L'AFD au Bénin

L'AFD au Bénin

 

Le Groupe AFD est présent au Bénin depuis 1956 et est autorisé à intervenir depuis l'indépendance du pays en 1960. Ses actions s’inscrivent dans le cadre d’intervention de la France au Bénin, visent à soutenir la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et la croissance économique.

A ce jour, le portefeuille d’activités en subvention se compose de 9 projets vivants, dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture, des infrastructures et de l’environnement, correspondant à 57 millions d’euros d’engagements (29,8 millions d’euros restant à décaisser au 30 septembre 2011), auxquels s’ajoutent plusieurs interventions multi-pays (représentant un montant cumulé de plus de 15 millions d’euros) dont le Bénin bénéficie. L’activité en subvention de l’AFD au Bénin a connu une diminution ces trois dernières années en raison de la baisse générale des ressources sur subvention, à laquelle s’ajoute dans une certaine mesure la faible capacité d’absorption du pays.

Les perspectives d’intervention de l’AFD au profit de l’Etat béninois se sont récemment élargies suite à l’assouplissement de la doctrine française de réendettement des PMA post-PPTE et IADM. Ainsi, le Bénin, classé en risque faible selon l’analyse de viabilité de la dette du FMI, peut désormais bénéficier de financements sous forme de prêts souverains permettant à la France, via l’AFD, d’accompagner les investissements structurants de l’Etat béninois.
 
L’AFD, en sa qualité de banque universelle de développement, soutient également le développement du secteur privé béninois à travers une gamme étendue d’instruments financiers non souverains : prêts concessionnels (AFD) ou à taux du marché (PROPARCO), garanties ARIZ, participations en fonds propres directes ou via des fonds d’investissements, en particulier le FISEA (Fonds d’Investissement et de Soutien aux Entreprises en Afrique).

Le Bénin fait partie des 14 pays prioritaires retenus par le CICID de juin 2009, pour l’affectation des moyens d’APD de la France, en particulier les financements les plus concessionnels. Ainsi, l’activité de l’AFD au Bénin se fait encore principalement sous forme de subvention mais elle a connu une diminution sensible au cours des dernières années (3M€ en 2010 contre 14,5 M€ en 2006) en raison de la baisse générale des ressources budgétaires affectées aux subventions, à laquelle s’ajoute, dans une certaine mesure, la faiblesse des maîtrises d’ouvrage locales (par exemple, aucune subvention n’a pu être octroyée en 2010 alors qu’un appui de 6 millions d’euros aux filières agricoles avait été programmé). Les restes à verser sur nos financements s’élèvent en 2010 à 29,8 M€, soit plus de 3 années de décaissements au rythme moyen observé au cours des dernières années en raison notamment de la faible capacité d’absorption de l’APD au Bénin.

Selon l’analyse de viabilité de la dette du FMI réalisée en juillet dernier, le Bénin est classé en risque de surendettement faible. Toutefois, les résultats de cette analyse recommandent fortement le recours aux prêts concessionnels malgré la marge dont dispose le Bénin par rapport aux seuils de viabilité de sa dette. La nouvelle politique de prêt de l’AFD envers les pays éligibles au seul guichet concessionnel de la Banque mondiale (cf. lettre du 31 mars 2011 du Ministre de l’Economie de l’Industrie et de l’Emploi) lui permet désormais d’intervenir au Bénin sous forme de prêt souverain très concessionnel afin d’accompagner les investissements structurants du pays. Un concours sous forme d’un prêt souverain très concessionnel de 38 millions d’euros est en cours d’instruction avec comme point d’affectation le secteur de l’énergie (cf. infra).
 
Le Groupe AFD au Bénin, c’est aussi :
Enfin, l’AFD met en œuvre l’aide budgétaire de l’Etat français en faveur du Bénin, dans le cadre de l’appui conjoint régi par le protocole signé entre les bailleurs de fonds pourvoyeurs d’aide budgétaire et le gouvernement béninois. Les aides budgétaires annuelles ainsi mises en œuvre au cours des cinq dernières années représentent un montant cumulé de 14 millions d’euros.