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L’AFD contribue au développement durable des économies ultra-marines en finançant les investissements des collectivités locales et en soutenant la croissance et la compétitivité du secteur privé.

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L’AFD soutient le secteur médico-social polynésien

29/12/2015

Le directeur de l’agence AFD de Papeete a signé le 12 décembre dernier, en présence du Président de la Polynésie française, deux conventions de financement à l’attention des associations médico-sociales Apair et Apurad pour la construction, sur le site du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), de leurs nouveaux locaux médicalisés. Ces deux associations, à but non lucratif, portent des missions de service public.

 

L’Apair (association polynésienne d’aide aux insuffisants respiratoires) contribue à la prise en charge du traitement à domicile de l’insuffisance respiratoire sous toutes ses formes avec l’ensemble du secteur de soin. Elle participe également à la prévention des maladies respiratoires  et organise l’assistance médicotechnique à domicile au profit des patients atteints de toutes autres pathologies nécessitant un appareillage ou des dispositifs médicaux d’aide à la vie.

L’Apurad (association polynésienne pour l’utilisation du rein artificiel à domicile) traite les insuffisants rénaux en dialyse péritonéale chronique ambulatoire, en dialyse péritonéale automatisée et en unité de proximité. Cette structure est reconnue comme établissement de santé.  

Historiquement les deux associations ont toujours évolué suivant les besoins de l’une ou de l’autre (déménagements successifs, création de nouvelles activités). Cette synergie s’inscrit dans la maîtrise des coûts et des dépenses, la mutualisation des compétences, des postes et des stratégies.

Ce nouvel investissement d’envergure témoigne de cette synergie. Le projet consiste en l’aménagement d’un bâtiment et en la construction-aménagement d’un plateau situés tous les deux dans le CHPF. Ces nouveaux locaux complèteront l’offre de soin déficiente en matière d’hémodialyse pour répondre au besoin de prise en charge et pour éviter le surcoût liés aux évacuations sanitaires. Ils permettront aussi de créer une offre de soin à domicile pour élargir le panel d’offre de soins dans un contexte de vieillissement de la population et pour désengorger le CHPF qui souffre aujourd’hui de son attractivité. L’administration des deux associations se rapprochera ainsi du centre névralgique que constitue le CHPF et bénéficiera de sa logistique et de ses fluides.

Pour les deux associations, cet investissement centralisera les professionnels de santé au plus près du partenaire hospitalier et optimisera la gestion et l’organisation des stocks de la pharmacie et du service technique pour répondre aux impératifs de superficie et d’efficience.

Les infrastructures permettront d’accueillir 48 nouveaux patients en unités médicalisées. 15 nouveaux emplois seront à terme créés dans les deux associations sans compter les emplois induits par le chantier. Par ailleurs, le prêt octroyé par l’AFD intègre une forte bonification qui permet aux associations de bénéficier de taux d’intérêt très avantageux. 

L’ouverture des activités est prévue pour le dernier trimestre 2017.



Conférence AFD-CEROM "Les enjeux climatiques et énergétiques dans les Outre-mer et les Petits États Insulaires"

11/12/2015

Quelques semaines avant la COP21, l’AFD a souhaité consacrer la 5ème conférence biennale Outre-mer AFD-CEROM aux enjeux climatiques et énergétiques dans les Outre-mer et les Petits États Insulaires. Cette conférence a réuni tout au long de la journée du 30 octobre 2015 quelques 250 personnes à l’auditorium de la RATP.

 

Les économies de l’Outre-mer français et les Petits États Insulaires sont particulièrement vulnérables aux aléas et aux conséquences du changement climatique, et de nombreux travaux montrent que la plupart des risques actuels iront en s’amplifiant. Fortement dépendantes des énergies fossiles,  même si elles contribuent de manière limitée à l’émission de gaz à effet de serre à l’échelle planétaire, ces économies insulaires sont, de fait, fortement exposées au risque de leur raréfaction et à leur volatilité. Toutefois, en raison de leur capital naturel, ces territoires disposent d'un potentiel important en énergies renouvelables : photovoltaïque, éolien, mais aussi biomasse (bois, bagasse...), géothermie et énergies marines.

Les collectivités françaises d’Outre-mer et la plupart des Petits États Insulaires se caractérisent également par leur biodiversité unique, avec notamment neuf "hotspots" de la biodiversité mondiale. Le changement climatique, la destruction des habitats naturels, la surexploitation, la pollution et la prolifération d’espèces invasives constituent autant de menaces qui pèsent sur la préservation de cette biodiversité.

Pour tenter de relever les défis de la transition énergétique et écologique dans ces territoires, se sont succédées présentations de travaux de recherche inédits, tables rondes croisant les expériences et les regards d’élus et de représentants des secteurs public et privé, et débat avec le public. Ces échanges se sont articulés autour de trois sessions :

  1. Le climat dans les Outre-mer et les Petits Etats Insulaires : enjeux et politiques
  2. Les défis de la transition énergétique et écologique : changer de mix
  3. Concilier préservation de la biodiversité et développement économique : quels outils ?

 

 

 

Télécharger le programme et la synthèse des présentations et des débats

 

Retrouver toutes les vidéos de la conférence, ou en particulier :

 

► Télécharger les supports de présentation des intervenants :

Variabilité des impacts du changement climatique dans les Outre-mer français des océans Indien et Pacifique
Virginie Duvat, Professeure, Université de la Rochelle, Membre du GIEC, auteure du chapitre « Small Islands »

Les Outre-mer au futur : comprendre les trajectoires de vulnérabilité pour s'adapter au changement climatique,
Alexandre Magnan, Chercheur à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri, Sciences Po, Paris)

Evaluation de l'intrusion marine dans la Caraïbe insulaire et conséquences sur l'aménagement de l'espace
Pascal Saffache, Professeur d'aménagement à l'université des Antilles

Résilience socio-environnementale en situation de risque extrême dans les atolls du Pacifique : le cas de Tabiteuea Kiribati
Guigone Camus, Anthropologue, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris

Transition énergétique et modèles économiques insulaires
Julien Blanc, Directeur de Carbone 4

Obstacles et perspectives de développement des dispositifs de certification en Outre-mer : une application à la Guyane, La Réunion et Mayotte
Stéphane Guéneau (Chercheur au CIRAD), Françoise Rivière (Division Recherche, AFD)



L'Outre-mer, laboratoire de la transition énergétique

24/11/2015

Les innovations déployées pour la transition énergétique dans les Outre-mer français en font de véritables lieux d’expérimentation de solutions nouvelles pouvant être répliquées dans les Etats insulaires en développement. L’AFD favorise le partage d’expérience entre ces différents territoires.

La triple spécificité des Outre-mer français en matière énergétique

En matière énergétique, les Outre-mer français présentent une triple spécificité. La richesse et la diversité de leur capital naturel d’abord, entre le solaire, l’éolien, la biomasse, l’hydroélectricité mais aussi la géothermie…

Ensuite, le poids que fait peser leur forte dépendance aux importations d’hydrocarbures.

Enfin, grâce aux dispositifs de soutien aux Zones Non-Interconnectées françaises (Outre-mer – hors Polynésie française – et Corse) visant à compenser le coût élevé de la production locale d’électricité, ces économies isolées ont la possibilité de développer des technologies adaptées à leurs petits réseaux sans que leur population supporte l’intégralité du coût engendré par ces développements. 

Ces atouts font des Outre-mer un laboratoire pour les énergies renouvelables adaptées aux îles du Sud.

La Polynésie française concentre ainsi la plus grosse capacité de climatisation à l’eau de mer en milieu tropical.

La Martinique travaille au développement du premier dispositif de production d’énergie thermique des mers à échelle industrielle.

La Réunion, dont le taux de renouvelable dans son mix électrique avoisine déjà les 40%, va encore plus loin en développant des installations de valorisation des déchets de la canne à sucre particulièrement performantes.

A l’AFD, l’équipe secteur privé du département OMR met en place avec l’appui technique de la division TED des montages financiers destinés à accompagner les producteurs indépendants d’électricité – qui portent la majorité de ces installations.

Des solutions innovantes

Mais le savoir-faire développé n’est pas seulement technique et financier : les enjeux de contrainte foncière et d’acceptabilité locale des installations ont fait émerger des solutions innovantes de co-développement d’activités agricoles et de production d’énergie renouvelable (comme l’utilisation du photovoltaïque dans des serres maraîchères ou d'ombrières piscicoles à La Réunion). 

L’AFD, qui finance des projets intégrés à leur environnement dans les territoires ultra-marins français, cherche à en faire bénéficier les petits Etats insulaires en développement.
Ces derniers  sont particulièrement actifs dans la préparation de la COP21, à l’image de l’atelier organisé en mai en Martinique sous l’égide de l’Agence internationale des énergies renouvelables et du gouvernement français, qui a réuni petits états insulaires et collectivités d’Outre-Mer.



Favoriser la préservation de la biodiversité

23/10/2015

La Martinique appartient à l’un des premiers hotspots mondiaux de la biodiversité : la Caraïbe. La région se caractérise par une grande diversité d’écosystèmes et d’habitats. Pleinement conscients des atouts naturels de l’île et enjeux qui en découlent, les martiniquais initient depuis plusieurs années une politique volontariste de préservation et de mise en valeur des richesses naturelles.

 
La Martinique héberge sur l’ensemble de son territoire 396 espèces d’arbres dont 14 sont endémiques à l’ile, 65 espèces d’oiseaux dont 2 sont endémiques(1), 8 espèces de reptiles dont 2 sont strictement endémiques(2) à la Martinique, plus de 500 espèces de mollusques et 202 espèces d’orchidées. 

Les nouveaux prêts de l’AFD concernent l'appui au Parc naturel régional de la Martinique (PNRM) dans le cadre de la mise en œuvre des actions de restauration et de promotion du patrimoine naturel martiniquais. D’ores et déjà, trois projets ont été actés :
  • la création d’un pavillon pédagogique au domaine d’Emeraude au Morne Rouge :
Le projet a pour objectif de compléter l’offre du site en proposant une autre immersion en pleine nature par le biais d’activités, qu’elles soient de découverte, scientifiques ou pédagogiques en y hébergeant des classes nature, ou de rencontres avec la population locale pour une valorisation du patrimoine écotouristique. (Voir la fiche projet)
 
  •   la réfection et l’aménagement du local d’accueil de la forêt Vatable aux Trois-Ilets 
Le projet prévoit la création : d’un espace polyvalent destiné à recevoir tout public, d’un espace de bureau, d’un espace de confort équipé d’une kitchenette, et d’un espace sanitaire. (Voir la fiche projet)
 
 
  • et la réhabilitation du Jardin Botanique de Saint-Pierre
Le projet consiste à conforter les falaises du site, sécurisation qui permettra dans un deuxième temps de réaliser les aménagements pour l’ouverture au public. (Voir la fiche projet)
 
 
Les conventions ont été signées le 6 octobre dernier entre l’AFD et le PNRM. Cet engagement s’inscrit dans le cadre des actions de l’AFD en appui aux politiques publiques dans le domaine de l'environnement.
(1) Le carouge et la gorge blanche
(2) Le Trigonocéphale et la couleuvre couresse


La justice sociale à l’épreuve des printemps arabes

16/10/2015

A l’occasion de la sortie de l’ouvrage "L’Etat d’injustice au Maghreb. Maroc et Tunisie" aux éditions Karthala, l’AFD et le FASOPO organisent une conférence où les auteurs viendront présenter leurs travaux sur les trajectoires socio-politiques des pays de la région Méditerranée, notamment le Maroc et la Tunisie, et échanger autour des "printemps arabes", déclinés pour chaque pays dans leurs singularités et logiques spécifiques.

Cette conférence aura lieu le 27 octobre à l'AFD.

Sidi Bouzid, décembre 2010 a été dépeint dans les médias comme la scène inaugurale des "printemps arabes", présentée comme une pièce en trois en trois actes : d’abord, la révolution tunisienne ; puis l’effet domino à l’échelle régionale ;  enfin, les revirements - dont nous connaîtrions aujourd’hui le final marqué par  la guerre civile en Syrie, les tensions politiques en Tunisie, le chaos en Lybie, le retour autoritaire en Egypte, etc. Cette lecture simpliste et linéaire des années 2011-2015 dans les pays du sud et de l’est de la Méditerranée pose question.


Photo Lucas Mebrouk


Les "printemps arabes" constituent sans doute une importante transition politique, économique et sociale dans la région, en atteste le Prix Nobel de la Paix décerné le 9 octobre dernier au « Quartet » issu de la société civile, ayant permis la transition démocratique en Tunisie.  Ils marquent l’impasse d’un modèle de développement politiquement autoritaire, asphyxiant le secteur privé et l’initiative individuelle, et portent l’expression de fortes attentes en matière de garantie d’éducation, de protection sociale et d’emploi pour l’ensemble de la population. Ils redéfinissent le rapport des partis ou des organisations islamistes à l’Etat, à la nation, à l’exercice du pouvoir. Pour autant, constituent-ils une entrée pertinente pour l’analyse de l’injustice sociale dans les pays concernés ? La question de l’injustice sociale a précédé 2010, elle est à explorer dans l’histoire des politiques publiques d’inclusion des pauvres, dans la construction progressive de l’asymétrie régionale, etc. Elle implique de pouvoir dépasser l’uniformisation imposée par une lecture en termes de  « moment » historique.
 

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Programme



Introduction par Gaël Giraud, chef économiste  de l'AFD

Avec :

  •  Béatrice Hibou, politologue, directrice de recherche au CNRS (SciencesPo-CERI) et directrice adjointe du CRESC (Université Mohamed VI Polytechnique, Rabat)
  • Mohamed Tozy, politologue, Professeur des universités à Aix-en-Provence et à Casablanca, directeur du CRESC (Université Mohamed VI Polytechnique, Rabat)
  • Irene Bono, politologue, maître de conférences à L’Université de Turin, chercheur associée au CRESC (Université Mohamed VI Polytechnique, Rabat)
  • Hamza Meddeb, politologue, chercheur à la fondation Carnegie, ancien chercheur à l’Institut universitaire de Florence (2013-2015)
  • Mathieu Vasseur, directeur-adjoint du département Méditerranée de l’AFD
  • Marie-Pierre Nicollet, directrice du département Développement Humain de l’AFD
     
     
     

     


     


     


La santé dépasse les frontières

28/09/2015

Dans des régions particulièrement interdépendantes, intégrer une dimension transfrontalière aux interventions dans le secteur de la santé prend tout son sens. C’est le cas en Guyane, où ces sujets sont abordés en lien avec les voisins brésiliens et surinamais.

Des problématiques identiques

1250. C’est le nombre de kilomètres de frontière que la Guyane, petit bout de France en Amérique latine, partage avec le Suriname et le Brésil. Dans ces régions frontalières - lieux d’échange et d’interdépendance, aux mouvements de population continus - les problématiques communes liées à la santé sont quotidiennes. Les mêmes patients sont pris en charge de part et d’autre des frontières. Ils rencontrent les mêmes situations sanitaires, qui concernent autant des maladies transmissibles que des maladies chroniques, et qui sont souvent très différentes des réalités métropolitaines.

Renforcer la collaboration entre acteurs de santé

Ainsi, collaborer entre acteurs de santé des différents territoires pour la prise en charge des patients, à travers notamment l’échange d’informations, l’harmonisation des prescriptions et une complémentarité des structures de santé, s’avère essentiel. Il s’agit aussi d’assurer la cohérence des programmes de lutte contre les maladies et de mettre en place des études et des systèmes d’information conjoints entre zones frontalières.

Au Suriname, l’AFD finance un projet de coopération sanitaire avec la Guyane, en accompagnement d’importants projets d’infrastructures des deux côtés de la frontière. Des groupes de travail ont pu être structurés entre les deux territoires, et des études conjointes ont été réalisées afin de développer des plans d’action harmonisés. Enfin, dans la perspective d’une plus grande coopération avec l’Institut Pasteur guyanais, le Laboratoire national surinamais a vu ses capacités renforcées.

Une démarche partagée

Le dynamisme de nombreuses initiatives récentes au niveau guyanais confirme l’enjeu stratégique de cette coopération pour les acteurs guyanais autant que pour les Etats étrangers. Par exemple, l’hôpital de Cayenne cherche à développer une plateforme régionale de recherche et de formation sur la santé en Amazonie, tandis que l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni a mis en place en 2013 un pôle de santé publique dont l’un des axes est la coopération transfrontalière. Il en va de même, plus largement, pour les Départements Français d’Amérique (DFA), comme en témoignent s le financement par la France d’une assistance technique au siège de l’Organisation Panaméricaine de la Santé, ainsi que son implication dans la gouvernance de la Caribean Public Health Agency, ou encore le choix de la thématique « Coopération internationale dans la zone des DFA » pour le congrès 2015 de la Fédération Hospitalière Française Antilles/Guyane.



 
 
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