OUTRE-MER

L’AFD contribue au développement durable des économies ultra-marines en finançant les investissements des collectivités locales et en soutenant la croissance et la compétitivité du secteur privé.

En savoir plus

L'AFD dans l'Outre-mer

La stratégie

L’AFD assure dans les départements et collectivités d’Outre-mer son mandat de solidarité nationale que lui a confié l’Etat.

En savoir plus

Notre réseau d'agences Outre-Mer

Le réseau

Cette publication donne la parole à celles et ceux qui, par leurs engagements professionnels, politiques, associatifs et citoyens, accompagnent les Outre-mer dans leur développement économique et social.

Pour en savoir plus

 

Paroles d'acteurs

Paroles d'acteurs

À la une

Financement du programme d’extension et de modernisation de Port Reunion

16/04/2012

Port aux multiples fonctions - commerce, pêche, plaisance, activité militaire -, Port Réunion est un atout majeur pour l'île. La convention de financement de son extension et de la modernisation de ses installations, qui vient d'être signée, permettra de favoriser son insertion dans le commerce international et régional et d'accompagner la création de nouvelles activités de services et de loisirs.

Le principal point de passage de marchandises

Situé sur la côte nord-ouest de l’île, Port Réunion est un port d’intérêt national concédé par l’Etat à la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion ( CCIR ). Ce port aux multiples fonctions (commerce, pêche, plaisance, activité militaire…) est le principal point de passage des marchandises.

Il se compose de deux sites distants de 3 km : à l'est le port industriel et commercial et à l'ouest, le site historique attenant au centre-ville.

Depuis 2004, Port Réunion met en œuvre un programme d’extension et de modernisation de ses installations afin de répondre à l’évolution de la taille des navires et des volumes de trafic et d’occuper une place significative dans le commerce maritime régional. Côté Port Ouest, la problématique majeure se concentre sur un aménagement du port en cohérence avec l'aménagement de la commune du Port, à travers la création de nouvelles activités de services et de loisirs et le maintien de certaines activités portuaires (pêche, plaisance, croisière).

Accroissement de la capacité du terminal et la création d’une darse de plaisance

L’AFD a signé au mois d'avril 2012 une convention de financement de 11 M€ avec la CCIR pour le financement des investissements de Port Réunion concernant l’extension et l’approfondissement de la darse du terminal à conteneurs, l’accroissement de la capacité du terminal et la création d’une darse de plaisance.



Les portiques du Port Est, © J. Couriaut
 

Pour une plus grande intégration régionale et internationale

Ce financement permettra de favoriser l’insertion de La Réunion dans le commerce international et régional en réduisant les délais d’attente des navires et le coût d’affrètement des marchandises et en accroissant le taux de rotation des stocks. L’accroissement des installations pour les bateaux de plaisance se traduira par des avantages économiques avec l’augmentation des réparations navales, des loisirs nautiques et de diverses activités commerciales.

L’activité de Port Réunion repose principalement sur les flux d'importation (86% du trafic total en tonne) pour les besoins propres de l’île. L’activité de transbordement est faible dans la mesure où Port-Louis, capitale de l'île Maurice, dispose d’avantages comparatifs en termes de coûts et de surface de stockage.

Les travaux engagés sur Port Réunion ont principalement pour objectifs d’augmenter les capacités d’accueils, en particulier au niveau des portes-containers et de réduire les délais d’attente. L’allongement des quais permettra ainsi d’accueillir simultanément deux porte-containers (contre un seul aujourd’hui).

En ce qui concerne l’activité de pêche, la volonté est de développer la filière d’approvisionnement locale. La darse de pêche a été livrée en 2009 sur le Port Ouest, et les travaux sur les superstructures (magasin, entrepôt frigorifique,…) doivent être entrepris sur le Port Ouest.
 
Au niveau régional, l’activité maritime est appelée à se développer sous l’effet de l’accroissement des échanges entre l’Afrique et l’Asie. Dans cette perspective, Port Réunion souhaite jouer un rôle complémentaire à Port-Louis en se positionnant au travers de la modernisation de ses équipements et de ses infrastructures.

La crise de 2009 en Guadeloupe : le rôle des statistiques dans le dialogue social

29/03/2012

Boris SAMUEL, SciencesPo – CERI
Contacts : Virginie DIAZ et Thomas MELONIO, département de la Recherche, AFD

Le  mouvement  social  de  2009  en  Guadeloupe,  mené  par  le  collectif  Liyannaj  Kont’ Pwofitasyon (LKP), a donné lieu à une grève générale de 44 jours ayant pour revendication phare la revalorisation du pouvoir d’achat. Les demandes du LKP visaient à la fois la diminution des  prix, la mise en place de revalorisations salariales et la promotion de la transparence sur la formation des prix.  De nombreux travaux d’analyse économique et statistique visant une meilleure compréhension de la formation des prix et de leurs écarts avec la France métropolitaine ont alors été lancés pour répondre à la crise et fonder une politique de lutte contre la vie chère. Des techniques visant la mesure et l’audit se sont ainsi retrouvées au centre d’une scène politique en ébullition.

Quels rôles les objets techniques ont-ils joué dans le déroulement du dialogue social et dans les négociations entre acteurs sociaux et politiques depuis 2009 ? Comment la réponse à la crise s’est-elle construite autour des démarches « expertes » ? Telles sont les questions auxquelles la présente étude tente d’apporter des éléments de réponse.

Interventionnisme public et handicaps de compétitivité : analyse du cas polynésien

21/03/2012

Florent Venayre, Maître de conférences en sciences économiques, université de la Polynésie française et LAMETA, université de Montpellier

Contact : Cécile Valadier  département de la Recherche, AFD  

Les petites économies insulaires connaissent des difficultés structurelles de compétitivité liées à leurs caractéristiques propres. Pour tenter de lutter contre ces handicaps, les autorités politiques de ces territoires ont eu recours à des politiques économiques actives qui peuvent se répertorier en trois catégories : aides aux investissements, protection des productions locales et intervention directe dans la production des biens et services.

Pour autant, les résultats de ces interventions, en termes d’amélioration de la compétitivité des économies ultramarines, paraissent très mitigés. En revanche, le développement marqué de cet interventionnisme a conduit à construire et/ou renforcer des systèmes économiques générateurs d’effets pervers nombreux sur la concurrence et la contestabilité des positions de marché, le niveau général des prix et la considération de l’intérêt général au détriment d’intérêts sectoriels, privés ou individuels.

L’AFD prend la tête d’une « caravane de l’entrepreneuriat » dans le cadre du plan de sortie de crise

15/03/2012

Après les sept semaines de grève générale et les violentes émeutes qui ont frappé Mayotte en 2011, l’Etat a mis en place un « plan de sortie de crise » dont l’AFD est l’un des acteurs principaux. Pour informer les entrepreneurs mahorais des outils mis à leur disposition dans ce cadre, une caravane de l’entrepreneuriat sillonne l’île à leur rencontre.

Les manifestations contre la vie chère ont paralysé l’économie mahoraise pendant de longues semaines fin 2011. L’Etat a réagi en mettant en place, à destination des entreprises, un dispositif d’aide de 1 M€ diffusé par trois organismes : l’AFD, l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) et les boutiques de gestion (BGE).
Ils se sont associés pour lancer une vaste campagne d’information – la caravane de l’entrepreneuriat – auprès des chefs d’entreprises pour vulgariser les outils mis à leur disposition. Ont été notamment créés :


Après une information détaillée par voie de presse, la « caravane » a ciblé ses interventions auprès des organisations socioprofessionnelles, des organisations consulaires, des centres de formation professionnelle, sans oublier les cabinets comptables et les banques de la place.

Cette campagne est aussi l’occasion de rappeler les différents dispositifs existants sur l’île. Pour l’AFD, il s’agit de faire connaître les produits mezzanines d’ Oséo, disponibles à Mayotte suite à la départementalisation.

Les premières présentations ont rencontré un fort intérêt et répondent à un réel besoin de la part des interlocuteurs qui sont nombreux à solliciter l’intervention de l’Agence depuis le lancement de cette initiative.

 

Plateau des Guyanes - Bilan positif pour le projet de gestion durable des ressources naturelles en partenariat avec le WWF

07/03/2012

Le comité de pilotage du projet s’est réuni une dernière fois au Suriname pour faire le point sur quatre années d’actions en faveur des écosystèmes du Plateau des Guyanes. Bilan plus que positif pour ce projet emblématique de protection de la biodiversité.

En 2008, le WWF lance un projet de gestion durable des ressources naturelles sur le Plateau des Guyanes financé à hauteur de 19 % par le FFEM. Il concerne la Guyane, le Suriname, le Guyana et le Brésil (Etat de

 l’Amapá). Le projet visait à assurer une protection durable des écosystèmes forestiers et marins et à préserver les services environnementaux rendus par ces différents écosystèmes aux populations locales.


Le comité de pilotage final du projet, auquel étaient représentés l’AFD et le FFEM, s’est tenu les 6 et 7 mars à Paramaribo au Suriname. Il a été l’occasion de revenir sur ses réalisations et ses succès.


Les actions ont été menées principalement sur les thématiques de la gestion des aires protégées, la réduction des impacts liés à l’orpaillage, la gestion forestière durable, ainsi que la gestion et la conservation des écosystèmes aquatiques et des espèces.

 

 

A destination des gouvernements (règlementation, renforcement des capacités), des entreprises et des agences nationales (amélioration des pratiques et éco-certification, sites pilotes, formations à l’écotourisme) ou encore des communautés locales (travail sur une meilleure utilisation des ressources dont elles dépendent), ces opérations ont été accompagnées d’importantes actions de communication, de sensibilisation et d’éducation. 


Le projet a permis des avancées positives vers des pratiques d’exploitation aurifère sans mercure ou encore sur la mise en place de processus REDD+.

De nouvelles aires protégées ont été créées et les connaissances environnementales ont été nourries par la production d’études scientifiques.

De nombreux ateliers d’échanges entre territoires ont également été organisés. En conclusion, une véritable prise de conscience sur la conservation de l’environnement est apparue à l’échelle de la région.


 

Le FFEM poursuivra à l’avenir ses actions sur le Plateau des Guyanes, notamment à travers sa participation au projet de plate-forme régionale de développement de REDD+.

 

 

Médipôle : le futur hôpital de référence du territoire calédonien

16/02/2012

Le 31 janvier, le centre hospitalier de Nouvelle-Calédonie et l’AFD ont signé une convention de crédit d’un montant de 40 millions d'euros pour le financement partiel du futur Médipôle de Koutio. Ce projet d’envergure nationale – l’un des plus gros chantiers de construction hospitalière de France - vise à rassembler dans un lieu unique les services de l’actuel hôpital.

Le Centre hospitalier territorial est l’hôpital de référence du territoire calédonien. Etablissement public, il accueille chaque année 25 000 patients et 46 000 urgences. Sa capacité est de 454 lits et 28 places d’hospitalisation de jour qui se répartissent sur 4 sites dont le site principal remonte à 1854. L’activité de l’établissement enregistre une hausse significative du nombre d’hospitalisations, du taux d’occupation et du nombre d’opérations chirurgicales. Malgré un effort de rénovation générale au fil des ans, l’ensemble des bâtiments est aujourd’hui obsolète.

L’un des plus gros investissements de la Nouvelle-Calédonie pour les 10 ans à venir

La reconstruction complète du CHT est prévue sur un site unique à Koutio dans la banlieue de Nouméa. Ce projet représente un des plus gros investissements de la Nouvelle-Calédonie pour la prochaine décennie. Il mobilisera tous les acteurs financiers. En plus du soutien de l’Etat, il été inscrit au Plan Hôpital 2012.
A terme, le Médipôle regroupera deux infrastructures publiques – le bâtiment principal du Médipôle, qui rassemblera tous le service clinique et médico-technique du CHT et le Logipôle qui regroupera en un seul lieu toute la logistique nécessaire au nouvel hôpital – et une infrastructure privée, le centre de soins de suite et de rééducation.

Les travaux de construction devront démarrer d’ici juin 2012 pour s’achever fin 2015. La quasi-totalité du gros œuvre et une partie du second œuvre sera réalisée par des entreprises locales. Au total, l’édification du bâtiment principal du Médipôle (le nouvel hôpital) devrait mobiliser entre 600 et 700 personnes au plus fort du chantier.


 

Un hôpital de Haute qualité environnementale

L’établissement, labellisé HQE comptera 645 lits et aura vocation à réaliser 58 000 consultations médicales par an. Il permettra 40 000 hospitalisations et comprendra notamment 8 salles d’opération, une halle opératoire et deux salles de coronarographie. Pour l’heure, le Médipôle est l’un des plus gros chantiers de construction hospitalière de France.

Le concours de 40 M€ de l’AFD sous forme de prêt a pour objet d’apporter au CHT une partie des ressources qui lui seront nécessaires pour financer sa part dans l’investissement du bâtiment principal du Médipôle et la réalisation du Logipôle.

 
 
1 
2  3  4  5 
 
 
Archives