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Aménagement durable et équilibré de Saint-Paul : l'action continue

14/02/2017

Opérateur historique de l’aménagement de Saint-Paul depuis 1969, la Société d’équipement du département de La Réunion (SEDRE) va pouvoir, grâce à un financement de l’AFD, poursuivre deux opérations majeures pour le compte de la commune. À la clé : une croissance urbaine maîtrisée, équilibrée et durable.

Besoins de la population et des acteurs de terrain : vers un aménagement concerté

L’aménagement du territoire, l’habitat et le logement sont au cœur de l’intervention de l’AFD à La Réunion, aux côtés des collectivités territoriales et établissements publics.

Preuve du dynamisme de l’action de l’Agence, son partenariat renouvelé en 2016 avec la ville de Saint-Paul. L’objectif ? Accompagner le programme pluriannuel d’investissement de la commune, qui comprend le programme de renouvellement urbain (PRU) et la zone d’aménagement concerté (ZAC) de l’Eperon.


Prendre en compte les dynamiques de demain

Le programme de renouvellement urbain (PRU), dans lequel la ville est engagée depuis plusieurs années, entend promouvoir une ville durable et équilibrée qui prenne en compte les enjeux et les dynamiques socio-économiques et démographiques de demain. 

La mise en œuvre du PRU a été confiée à la SEDRE en 2004, dans le cadre d’une concession d’aménagement.

 

  Plan du Programme de renouvellement urbain de la ville de Saint-Paul 

Plan du programme de renouvellement urbain (PRU) de Saint-Paul (@SEDRE)

 

Soutenir la SEDRE, « assembleur de compétences et constructeur de ville »

Constructeur et bailleur social, conducteur d’opérations d’équipements publics et aménageur du territoire pour le compte des collectivités territoriales, la SEDRE bénéficie de deux prêts de long-terme de l’AFD pour un total de 25 millions d’euros.

Grâce à ce financement, l’opérateur poursuivra le programme de renouvellement urbain du centre-ville de Saint-Paul et le développement de la ZAC Eperon

Opération La Caroline sur le pôle Front de Mer

Opération de La Caroline sur le pôle Front de mer (@SEDRE)

 

 

Objectif bien-être pour les Saint-Paulois

La SEDRE assurera ainsi la mise en œuvre du PRU de Saint Paul jusqu’en 2024. 

Mot d’ordre : revitalisation du centre-ville ! Le programme verra ainsi la construction de 1500 nouveaux logements qui devront répondre :

  • à la diversité de la demande sur le secteur (logements sociaux, intermédiaires et libres) ;
  • à la résorption de l’habitat précaire ;
  • à l’aménagement du littoral ;
  • et à la valorisation du patrimoine culturel.

Plusieurs opérations notables ont déjà été mises en place dans la ville par la SEDRE comme :

  • la remise en état des voies et réseaux du centre-ville ;
  • la réalisation de la place du peuplement et du débarcadère ;
  • l’aménagement des sites vert et bleu du front de mer ;
  • ainsi que diverses études transversales qui servent de support à l’engagement d’actions opérationnelles. 

D’autres projets sont en cours : la restructuration de l’espace autour du marché forain, l’aménagement de l’entrée sud face au cimetière marin et la résorption de l’habitat précaire dans trois zones.

 

L’aménagement de la ZAC Eperon, un quartier à très fort potentiel

À 5 minutes du centre-ville, majoritairement habitée par une population très modeste et dotée à 80 % de logements sociaux, la ZAC de l’Eperon jouit d’une attractivité importante.

Portant sur un périmètre de 100 hectares, le projet a pour vocation première la résorption de l’habitat précaire et la création d’un véritable quartier pour toutes les catégories de population bénéficiant d’équipements, de commerces, de bureaux et de services.

Cette rénovation urbaine, dont la concession d’aménagement est confiée depuis 1992 à la SEDRE, a permis une véritable extension et rénovation urbaine du territoire comprenant :

  • une agence Pôle emploi ;
  • un institut médico-social d’accueil pour enfants handicapés ;
  • un pôle médical en projet ;
  • des terrains de sport ;
  • des espaces verts ;
  • un pôle tertiaire comprenant 3000 m² de bureaux ;
  • des équipements éducatifs (groupe scolaire et crèche) ;
  • et un village artisanal au cœur du quartier.

 

La SEDRE, qui assurait jusqu’alors le portage financier de la trésorerie de ces opérations, sollicite à présent des financements de l’AFD pour disposer de nouvelles ressources jusqu’en 2024 afin de finaliser les projets restants.



L’AFD participe au renouvellement de la flotte d’Air Tahiti

29/12/2016

Afin d’accompagner le développement touristique de la Polynésie française et l’accès des populations au service aérien, l’AFD appuie la compagnie locale Air Tahiti dans ses efforts pour disposer d’une flotte plus performante et adaptée au marché.

 

Une mission de service public sur un territoire de la taille de l’Europe

En Polynésie française, c’est l'avion qui constitue le moyen de transport le plus rapide et le plus utilisé. L'archipel est très bien desservi par voie aérienne : les avions de la compagnie locale Air Tahiti relient ainsi 47 îles.

Air Tahiti SA est aujourd’hui l’une des plus grandes entreprises privées de Polynésie française

Son activité de transport aérien interinsulaire s’est considérablement développée sous l’impulsion du tourisme et des échanges locaux. 

Desservant l’intégralité des terrains polynésiens ouverts à la circulation aérienne, elle assure une mission de service public, qui lui est confiée par la collectivité de Polynésie française via une obligation de service public (OSP) renouvelée régulièrement.

 

Objectif sécurité et économie d'énergie

Depuis quelques années, la compagnie modernise sa flotte : Air Tahiti exploite actuellement une flotte de neuf ATR , en cours de renouvellement. 

Ses deux derniers aéronefs, des ATR-600 livrés en octobre et décembre 2016, ont été financés par l’AFD, qui accompagne le secteur des transports aériens pour un développement ambitieux du territoire

L’opération s’est effectuée avec les banques locales pour un montant total de près de 20 millions d’euros, dont 30 % financés par l’AFD. Le deuxième avion a également bénéficié de l’aide fiscale à l’investissement outre-mer.

Avec ces deux nouveaux appareils, la compagnie dispose désormais d’une flotte de sept appareils de dernière génération.

Pourquoi un tel renouvellement des avions ? Tout simplement pour moderniser la flotte  dans un souci de sécurité et d’économie d’énergie, les nouveaux ATR étant moins consommateurs de carburant.

 

Une action phare du schéma directeur des transports interinsulaires financé par l’AFD

L’intervention de l’AFD permet non seulement :

  • d’accompagner le développement touristique de la Polynésie, principal vecteur de croissance économique exogène et de revenus du territoire ;
  • mais aussi de participer à la mise en œuvre du schéma directeur des transports interinsulaires qu’elle a cofinancé. 

L'objectif de ce schéma ? Assurer aux habitants des archipels éloignés la continuité territoriale du service public et réduire les inégalités d'accès à ce service.

En apportant sa quote-part au financement du renouvellement de cette flotte, l'AFD comble le déficit de capacités d'intervention des banques de la place, déjà fortement exposées sur cette compagnie.



Santé mentale : construction d’un pôle psychiatrique pour renforcer l’offre de soins

15/12/2016

La première pierre du futur pôle psychiatrique de Polynésie française est posée ! Financée presque intégralement par l’AFD, cette infrastructure permettra de rattraper le retard pris par le Pays en matière de santé mentale en regroupant et en étendant plusieurs services.

Un  « secteur en déshérence » 

La Polynésie française souffre d’un retard considérable dans la prise en charge de la santé mentale, qui repose essentiellement sur le secteur public. 

Cette offre est largement insuffisante, à tel point que le Conseil économique, social et environnemental, dans un rapport de 2009, avait qualifié la santé mentale en Polynésie de « secteur en déshérence ». 

Le taux d’équipements est l’un des plus faibles des Outre-mer : on compte ainsi 26 lits de psychiatrie pour 100 000 habitants en Polynésie contre 153 en métropole, 140 à la Martinique, 139 en Guadeloupe et 91 à La Réunion. 

Cette carence a des conséquences importantes sur la santé publique : de nombreux malades ne sont pas pris en charge ou sont suivis de manière inadéquate. 

Cela conduit aussi à des problématiques de mal-être social et parfois de sécurité publique

Afin de renforcer l'offre de soins en santé mentale, l'AFD soutient la construction d'un pôle dédié. Le projet a fait l’objet d’une inscription au nouveau Schéma d’organisation sanitaire (SOS 2016-2021). 

 

40 lits et 110 places 

Le pôle de santé mentale sera constitué de 3 blocs : 2 sur 4 niveaux (dont un sous-sol) et un de plain-pied.

Construit sur le site d’un ancien hôpital militaire, il fera le lien entre l’hôpital et le bâtiment actuel de psychiatrie.

Il permettra la constitution d’un grand pôle psychiatrique en synergie fonctionnelle et logistique avec l’hôpital. Il comprendra 40 lits et 110 places. 

Le secteur d’hospitalisation comprendra notamment :

  • un centre de crise psychiatrique de 8 lits pour adolescents ;
  • une unité d’hospitalisation de 12 lits en alcoologie-toxicologie ;
  • et une unité d’hospitalisation de psychiatrie adulte de 18 lits. 

La prise en charge ambulatoire s’appuiera sur de nombreuses structures d’aide et d’accueil thérapeutique destinées aux enfants, aux adolescents et aux adultes. 

 

Mutualisations et décloisonnement 

Outre l’extension capacitaire, ce projet regroupera des services aujourd’hui éclatés, ce qui devrait permettre des mutualisations et un décloisonnement de certaines activités assurées aujourd’hui par l’hôpital et le ministère de la Santé. 

C’est le Président de la Polynésie française qui a posé le 23 novembre dernier la première pierre de ce chantier qui devrait durer environ 36 mois. 

 

 

Le coût de l’ensemble de l’opération, hors équipement, est estimé à un peu plus de 4 milliards de francs CFP. L’AFD participera à ce projet à hauteur de 3,257 milliards de francs CFP (soit 27,3 millions d’euros).

 
 


Hava’i : la communauté de communes des Iles-sous-le-Vent développe sa compétence déchets

09/12/2016

L’AFD accompagne le développement de la communauté de communes des Iles-sous-le-Vent à travers le financement de ses investissements en matière de traitement des ordures ménagères. Une compétence au cœur de la volonté de mutualisation des communes concernées.

Des compétences obligatoires et facultatives

Hava’i réunit depuis décembre 2015 l’ensemble des communes de l’archipel des Iles-Sous-le-Vent, à l’exception de Bora Bora. 

La communauté de communes (CC) est appuyée par une forte volonté politique des maires concernés (Huahine, Maupiti, Tahaa, Taputapuatea, Tumaraa et Uturoa), et cette démarche de mutualisation est soutenue par l’État et la Polynésie française.

Plusieurs compétences ont ainsi été transférées à la CC Hava’i, des compétences qui sont :

  • soit obligatoires comme la valorisation du patrimoine historique , le développement du tourisme nautique, le développement de l’agriculture biologique ;
  • soit facultatives : gestion des animaux errants, collecte et traitement des ordures ménagères

Cette liste de compétence devrait s’allonger dans les prochaines années. 

 
Améliorer la performance en matière de gestion des ordures ménagères
La communauté de communes de Hava’i est en train de se structurer administrativement, que ce soit en matière de ressources humaines ou au niveau des équipements nécessaires à l’accomplissement de ses compétences. C’est dans ce cadre qu’elle a sollicité mi-2016 un emprunt auprès de l’AFD.
 
 
Vers un véritable service public de traitement des déchets
Une convention de prêt de 39 millions de francs CFP a ainsi été signée le 8 décembre 2016 pour soutenir la compétence de gestion des déchets.
Les différentes communes qui composent la CC Hava’i font ainsi un pas important vers un véritable service public de traitement des déchets, dont la mise en place effective est obligatoire avant fin 2024, conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales. 
À la clé : 
  • l’acquisition de véhicules dont un camion avec grue à grappin ;
  • et la participation à l’extension et à l’aménagement du hangar de traitement des déchets
Il s’agit du premier emprunt réalisé par cette jeune communauté de communes.


Un soutien de plus en plus prononcé au secteur médico-social guyanais

09/12/2016

Le secteur médico-social occupe une place de plus en plus importante dans l’action de l’AFD en Guyane. L’humain est au cœur de deux nouveaux projets soutenus par l’Agence qui prévoient la création de deux centres : l’un dédié aux enfants handicapés et l’autre aux femmes en situation d’addiction.

 

Vers une meilleure prise en charge des enfants handicapés

En termes d’institut d’éducation motrice, la Guyane est en retard par rapport aux moyennes de l’Outre-mer et de la métropole. Elle accuse en effet un déficit important dans la mise en place de structures spécialisées que nécessite la prise en charge des enfants et adolescents handicapés.
 
C’est pourquoi l’AFD participe au financement de la construction et de l’équipement d’un institut d’éducation motrice à Roura (à 27 kilomètres de Cayenne) avec l’association les PEP Guyane .
 
Le centre accueillera 60 enfants et adolescents avec des déficiences motrices, dont 20 en internat et 40 en accueil du jour.
 
Ouverte aux enfants et adolescents du territoire, cette « école adaptée » assurera une prise en charge globale (éducatrice, scolaire, paramédicale et médicale) des jeunes en leur proposant un travail en effectifs réduits, suivant des rythmes scolaires adaptés.
 
Les enfants alterneront par exemple les leçons et les séances de kinésithérapeute ou d’un autre spécialiste.
 
L’AFD y contribue via un prêt d’investissement bonifié d’un montant de 1,57 million d’euros.
 
 
 
Signature de l'accord avec les PEP Guyane par Albert Cezar, président des PEP Guyane et Laurent Fakhoury, drecteur de l’agence AFD de Cayenne ; en présence du maire de Roura David Riche, du directeur de l’Autonomie à la CTG Jean-Pierre Constance et la représentante de l’ARS Guyane Nathalie Rassat
 
 
Apprendre à vivre sans addiction : une communauté thérapeutique dédiée aux femmes
 
Il n’existe pas en Guyane d’offre de soins résidentiels destinés spécifiquement aux femmes en situation d’addiction, avec ou sans enfants. Elles sont ainsi orientées vers des dispositifs mixtes des Antilles ou de métropole, et cela sans leurs enfants.
 
Face à ce constat, l’association « An Nou Kombat Ansanm Tout Inégalité di Jodla » (AKATIJ) a décidé d’ouvrir une communauté thérapeutique pour femmes dépendantes aux stupéfiants ou à l'alcool à Awala-Yalimapo, village amérindien dans le nord-ouest de la Guyane.
 
L’association bénéficie du soutien de l’AFD qui va contribuer à financer la construction et l’équipement de cette communauté thérapeutique.
 
La communauté thérapeutique pour femmes a pour vocation l’accompagnement et le soin en addictologie de femmes concernées par la consommation de substances psychoactives (stupéfiants, alcool).
 
Sa spécificité ? Les enfants des femmes hébergées seront également accueillis, étant eux aussi  soumis à de nombreux risques (risques socio-économiques, scolaires, psychologiques, familiaux et risques de transmissions intergénérationnelles des conduites addictives).
 
L’approche communautaire est centrale dans ce projet qui pourra accueillir 25 femmes, avec leurs enfants. Il s’agit de la première communauté thérapeutique en France dédiée aux femmes.
 
L’AFD finance le projet à hauteur de 2 millions d’euros via un prêt d’investissement bonifié.
 
Les deux prêts ont été annoncés le 9 décembre 2016.
 

Signature de la notification de financement de l’AFD pour l’association AKATIJ,
par Jean-Louis De Blanes, président d’AKATIJ et Laurent Fakhoury, directeur de l’agence AFD de Cayenne.

 



Quel modèle économique pour quelle Guyane ?

07/12/2016

Dans le cadre du cycle sur la croissance en Outre-mer proposé par l’AFD, l’agence de Cayenne a organisé le 28 septembre 2016 une conférence en partenariat avec la Collectivité territoriale de Guyane (CTG). Objectif : réfléchir à des modèles économiques pour la Guyane.

Rassembler les acteurs économiques guyanais

La conférence « Quel modèle économique pour quelle Guyane ? » a souhaité rassembler et faire dialoguer les acteurs économiques guyanais : 

  • dans un premier temps, un portrait des caractéristiques structurelles du modèle économique et social guyanais a été présenté par les partenaires CEROM (INSEE/IEDOM/AFD), ainsi que par des acteurs socio-professionnels et les collectivités locales ;
  • dans un second temps, un éclairage a été apporté sur un secteur dont les perspectives de développement pourraient contribuer à diversifier l’économie de la Guyane : celui des mines ; avec l’intervention de Michel Jebrak, professeur au département des Sciences de la terre et de l’atmosphère de l’Université du Québec à Montréal et spécialiste des mines.

À cette occasion, Thierry Gonzalez, directeur adjoint du département Outre-mer de l’AFD, s’est rendu en mission en Guyane pour rencontrer différents acteurs et échanger sur les enjeux du territoire.

 

Dessiner les leviers de la croissance future des Outre-mer

Cette conférence s’inscrit dans un cycle organisé en 2016 par l’AFD sur les relais de croissance dans les Outre-mer : une conférence a ainsi été organisée dans chacun des sept territoires ultra-marins. 

Le cycle de conférences a pris fin le 5 décembre au Palais Brongniart à Paris : un événement qui a permis de mettre en perspective les conclusions et de dessiner les leviers d’une croissance future pour les Outre-mer français. 

En effet, l’AFD a la conviction qu’il faudra repenser les leviers du développement, redynamiser le contrat social et renforcer les capacités des porteurs de projet puisque ces derniers constituent des objectifs majeurs pour ces territoires en transition. 

 

► Retour sur l'événement en vidéo

 

 



 
 
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