La Guyane connait un développement important de son économie depuis le début des années 1990, avec un doublement du PIB dans les 20 dernières années, couplé avec une croissance démographique exceptionnelle de 3,5% par an.

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2016, une année record pour l'AFD

11/05/2017

Avec un record 2016 de 9,4 milliards d’euros d’engagements, l’AFD investit de nouveaux chantiers, notamment en Afrique continentale.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD, a présenté ce jour les résultats de l’AFD pour l’année 2016, dans la perspective de sa stratégie pour 2020.

A la demande du Président de la République en 2015, l’AFD a nettement augmenté le volume de ses financements conformément aux objectifs de la communauté internationale (ODD, Accord de Paris sur le climat), scellé son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et étendu son champ d’intervention.
 

 

Rémy Rioux, son Directeur général, décrypte la stratégie de l’AFD : « 2016, l’année de ses 75 ans, a été marquée par l’accroissement des engagements de l’AFD, son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et le renforcement de ses partenariats avec la société civile, les collectivités territoriales, le secteur privé, les banques de développement bilatérales et multilatérales, les institutions européennes et les grandes fondations. Avec 9,4 Md€ d’engagements, l’AFD a repris une trajectoire de croissance ambitieuse pour accompagner les grandes transitions dans les pays en développement et dans les Outre-mer français. Avec sa nouvelle stratégie, l’AFD jouera un rôle moteur pour soutenir l’émergence d’un monde en commun. »

En 2015, l’AFD a reçu du Président de la République l’objectif d’accroître son activité de + 60 % d’ici 2020 pour atteindre près de 13 Mds € d’engagements annuels. En 2016, cette trajectoire de croissance est engagée.

9,4 milliards d’euros de projets ont été financés par l’AFD : c’est +13 % en 1 an.

L’Afrique, toute l’Afrique, est la priorité de l’Agence, avec près de 4 Mds € d’engagements en 2016 en hausse de +25%.

  • De 2010 à 2016, 22 milliards d’euros ont été engagés en Afrique
  • En janvier 2017, au Sommet de Bamako, le Président de la République a pris un engagement encore plus ambitieux pour l’AFD : sur les cinq prochaines années, 23 milliards d’euros seront engagés pour l’Afrique
  • Pour soutenir le développement des énergies renouvelables, l’AFD a engagé 600 millions d’euros en Afrique en 2016. Elle prévoit de leur consacrer 3 milliards d’euros d’ici 2020.

L’AFD agit dans de nouveaux pays et de nouveaux secteurs :
  

  • Argentine, Cuba, Balkans : l’AFD va élargir son champ d’intervention géographique, partout où l’accompagnement d’une banque de développement engagée et solidaire est utile.
  • La nouvelle stratégie de l’agence ouvre des chantiers d’avenir, dans des secteurs sur lesquels l’AFD n’intervenait pas ou peu jusqu’ici : la gouvernance, les industries culturelles, l’enseignement supérieur, l’innovation et le numérique, le social business, l’action extérieur des collectivités locales, l’éducation au développement et à la solidarité internationale.

L’AFD et la CDC : une alliance stratégique active sur le terrain
L’alliance stratégique entre les deux institutions, signée le 6 décembre 2016, se concrétise sur le terrain. A l’international, elle se traduit par des outils communs, comme le fonds d’investissement dans les infrastructures de 600 M€ dont la création a été annoncée récemment par les deux Directeurs généraux au Burkina Faso. En France, elle permet une collaboration plus étroite avec les collectivités territoriales et tous les acteurs du développement dans les territoires.

Pour aller plus loin, lire la présentation détaillée des résultats de l'AFD en 2016


L’action de l’AFD en 2016

Une action sur les cinq continents :

  • 50 % des engagements financiers de l’AFD dans les pays étrangers (près de 4 Mds € en 2016 soit +25% en un an) vont à l’Afrique, toute l’Afrique, priorité de l’action de l’Agence, où 84 % des moyens budgétaires accordés par l’Etat sont concentrés. Dans sa nouvelle stratégie, l’Agence considère l’Afrique comme un tout. Du Maroc à l’Afrique du Sud, du Sénégal à Djibouti, avec ses dynamiques régionales, sans séparer le Nord du Sud du Sahara.
  • 20 % en Asie et dans le Pacifique pour financer des projets sobres en carbone (1,3 Mds € en 2016)
  • 20 % en Amérique Latine et Caraïbes, en particulier au service du développement urbain durable (1,1 Mds € en 2016)
  • 10 % au Proche et Moyen-Orient : pour financer une croissance inclusive et résiliente (741 Millions € en 2016)

L’AFD a également consacré 1,6 Md€ en 2016 au financement des Outre-mer français.

Les marqueurs de l’action de l’AFD : 6 x 50%

L’AFD, banque de développement de la France, solidaire et engagée au service des populations des pays du Sud et de l’Outre-mer, agit avec 6 marqueurs forts :

  • 50% de ses engagements à l’étranger sont en Afrique
  • 50% de son activité concerne des pays et territoires francophones
  • 50% de ses projets ont des impacts positifs sur le climat
  • 50% de ses projets contribuent à la réduction des inégalités de genre
  • 50% de ses bénéficiaires sont des acteurs non-étatiques (entreprises publiques et privées des pays du Sud, collectivités locales, établissements publics, ONG, banques)
  • 50% de ses projets sont menés en cofinancement avec d’autres bailleurs

L’AFD finance des trajectoires de croissance durable contribuant aux cinq transitions majeures dans lesquelles les pays en développement, comme les pays développés, sont engagés : transitions démographique et sociale, transition territoriale et écologique, transition énergétique, transition numérique et technologique, transition politique et citoyenne.

Des solutions qui génèrent des impacts positifs pour les populations

En 2016, l’AFD a financé 657 projets de développement, qui ont notamment permis :

  • d’améliorer le transport urbain en Nouvelle-Calédonie ;
  • de gérer les tensions entre populations hôtes et réfugiées au Liban et en Jordanie ;
  • de construire l’autonomie électrique du Burkina Faso ;

Des projets aux impacts concrets mesurables chaque année. En moyenne depuis 5 ans : 

  • 730 000 exploitations agricoles familiales soutenues ;
  • 665 MW d’énergies renouvelables installés ;
  • un accès à l’eau et à l’assainissement amélioré pour 1, 2 million de personnes ;
  • 54 000 PME appuyées ;
  • 832 000 enfants scolarisés.

Accéder à l'infographie   



Un soutien de plus en plus prononcé au secteur médico-social guyanais

09/12/2016

Le secteur médico-social occupe une place de plus en plus importante dans l’action de l’AFD en Guyane. L’humain est au cœur de deux nouveaux projets soutenus par l’Agence qui prévoient la création de deux centres : l’un dédié aux enfants handicapés et l’autre aux femmes en situation d’addiction.

 

Vers une meilleure prise en charge des enfants handicapés

En termes d’institut d’éducation motrice, la Guyane est en retard par rapport aux moyennes de l’Outre-mer et de la métropole. Elle accuse en effet un déficit important dans la mise en place de structures spécialisées que nécessite la prise en charge des enfants et adolescents handicapés.
 
C’est pourquoi l’AFD participe au financement de la construction et de l’équipement d’un institut d’éducation motrice à Roura (à 27 kilomètres de Cayenne) avec l’association les PEP Guyane .
 
Le centre accueillera 60 enfants et adolescents avec des déficiences motrices, dont 20 en internat et 40 en accueil du jour.
 
Ouverte aux enfants et adolescents du territoire, cette « école adaptée » assurera une prise en charge globale (éducatrice, scolaire, paramédicale et médicale) des jeunes en leur proposant un travail en effectifs réduits, suivant des rythmes scolaires adaptés.
 
Les enfants alterneront par exemple les leçons et les séances de kinésithérapeute ou d’un autre spécialiste.
 
L’AFD y contribue via un prêt d’investissement bonifié d’un montant de 1,57 million d’euros.
 
 
 
Signature de l'accord avec les PEP Guyane par Albert Cezar, président des PEP Guyane et Laurent Fakhoury, drecteur de l’agence AFD de Cayenne ; en présence du maire de Roura David Riche, du directeur de l’Autonomie à la CTG Jean-Pierre Constance et la représentante de l’ARS Guyane Nathalie Rassat
 
 
Apprendre à vivre sans addiction : une communauté thérapeutique dédiée aux femmes
 
Il n’existe pas en Guyane d’offre de soins résidentiels destinés spécifiquement aux femmes en situation d’addiction, avec ou sans enfants. Elles sont ainsi orientées vers des dispositifs mixtes des Antilles ou de métropole, et cela sans leurs enfants.
 
Face à ce constat, l’association « An Nou Kombat Ansanm Tout Inégalité di Jodla » (AKATIJ) a décidé d’ouvrir une communauté thérapeutique pour femmes dépendantes aux stupéfiants ou à l'alcool à Awala-Yalimapo, village amérindien dans le nord-ouest de la Guyane.
 
L’association bénéficie du soutien de l’AFD qui va contribuer à financer la construction et l’équipement de cette communauté thérapeutique.
 
La communauté thérapeutique pour femmes a pour vocation l’accompagnement et le soin en addictologie de femmes concernées par la consommation de substances psychoactives (stupéfiants, alcool).
 
Sa spécificité ? Les enfants des femmes hébergées seront également accueillis, étant eux aussi  soumis à de nombreux risques (risques socio-économiques, scolaires, psychologiques, familiaux et risques de transmissions intergénérationnelles des conduites addictives).
 
L’approche communautaire est centrale dans ce projet qui pourra accueillir 25 femmes, avec leurs enfants. Il s’agit de la première communauté thérapeutique en France dédiée aux femmes.
 
L’AFD finance le projet à hauteur de 2 millions d’euros via un prêt d’investissement bonifié.
 
Les deux prêts ont été annoncés le 9 décembre 2016.
 

Signature de la notification de financement de l’AFD pour l’association AKATIJ,
par Jean-Louis De Blanes, président d’AKATIJ et Laurent Fakhoury, directeur de l’agence AFD de Cayenne.

 



Quel modèle économique pour quelle Guyane ?

07/12/2016

Dans le cadre du cycle sur la croissance en Outre-mer proposé par l’AFD, l’agence de Cayenne a organisé le 28 septembre 2016 une conférence en partenariat avec la Collectivité territoriale de Guyane (CTG). Objectif : réfléchir à des modèles économiques pour la Guyane.

Rassembler les acteurs économiques guyanais

La conférence « Quel modèle économique pour quelle Guyane ? » a souhaité rassembler et faire dialoguer les acteurs économiques guyanais : 

  • dans un premier temps, un portrait des caractéristiques structurelles du modèle économique et social guyanais a été présenté par les partenaires CEROM (INSEE/IEDOM/AFD), ainsi que par des acteurs socio-professionnels et les collectivités locales ;
  • dans un second temps, un éclairage a été apporté sur un secteur dont les perspectives de développement pourraient contribuer à diversifier l’économie de la Guyane : celui des mines ; avec l’intervention de Michel Jebrak, professeur au département des Sciences de la terre et de l’atmosphère de l’Université du Québec à Montréal et spécialiste des mines.

À cette occasion, Thierry Gonzalez, directeur adjoint du département Outre-mer de l’AFD, s’est rendu en mission en Guyane pour rencontrer différents acteurs et échanger sur les enjeux du territoire.

 

Dessiner les leviers de la croissance future des Outre-mer

Cette conférence s’inscrit dans un cycle organisé en 2016 par l’AFD sur les relais de croissance dans les Outre-mer : une conférence a ainsi été organisée dans chacun des sept territoires ultra-marins. 

Le cycle de conférences a pris fin le 5 décembre au Palais Brongniart à Paris : un événement qui a permis de mettre en perspective les conclusions et de dessiner les leviers d’une croissance future pour les Outre-mer français. 

En effet, l’AFD a la conviction qu’il faudra repenser les leviers du développement, redynamiser le contrat social et renforcer les capacités des porteurs de projet puisque ces derniers constituent des objectifs majeurs pour ces territoires en transition. 

 

► Retour sur l'événement en vidéo

 

 



Un meilleur accès à l’eau potable pour le village amérindien de Favard

20/10/2016

Le nouveau système d’eau potable du village amérindien de Favard, financé partiellement par l’AFD, a été inauguré le 20 octobre dernier. Grâce à ces travaux, c’est toute la population du village qui bénéficie désormais d’un accès pérenne à l’eau potable.

Origines du projet : un village isolé

En 2015, l’AFD a contribué au financement de la sécurisation et de la mise aux normes de la production d’eau potable à Favard, sur la commune de Roura, par un prêt de 200 000 euros à la Communauté d’agglomération du Centre Littoral (CACL).

En effet, du fait de son isolement, le village de Favard se trouvait dans une situation difficile en matière d’accès à l’eau. Les habitants disposaient d’un modeste réseau d’eau potable mis en place par le Conseil général, qui alimentait deux bornes fontaines situées dans le centre du village.

Le captage en tant que tel était situé à trente minutes de marche le long d’un layon pentu et était relié à une unité de traitement hors service. Du fait de leur localisation, l’entretien de ces ouvrages était difficile, d’autant plus que le réseau EDF n’est pas disponible au village. 

  

Une eau de qualité pour 150 habitants

Les travaux engagés par la Communauté d’agglomération ont permis de garantir un accès à l’eau potable aux 150 habitants du village avec la création d’un réservoir d’une capacité de 6m3 et d’une unité de traitement alimentée par des panneaux solaires. 

Ce nouveau système aura également un impact favorable sur la santé de la population et permettra d’éviter les risques de contamination et de maladies grâce à un accès à une eau de qualité. 



Financer le programme d’investissement de la Collectivité territoriale de Guyane

13/10/2016

Le 13 octobre 2016, l’AFD a signé avec la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) un prêt de 26,5 millions d’euros pour financer la première phase de son Plan Pluriannuel d’Investissement 2016-2020.

Cette opération de l’AFD est menée conjointement avec la Caisse des Dépôts et des Consignations (CDC) à la demande de l’État (signature d’un protocole en mai 2016) et bénéficie d’une garantie de l’État.

Elle va permettre d’accompagner la Collectivité territoriale de Guyane dans son plan d’investissement pour répondre aux besoins de la Guyane. Les opérations d’investissement concernées visent prioritairement les secteurs de l’éducation (construction ou extension de collèges et lycées), du transport (aménagement de routes) et du bâtiment.



Favoriser l’éducation et la culture en Guyane

03/10/2016

La culture et l’éducation sont au cœur du nouveau financement de l’AFD pour la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) signé le 3 octobre dernier. Objectif : donner à la collectivité les moyens d’investir dans des infrastructures scolaires et culturelles

À travers ce financement, la Collectivité territoriale de Guyane bénéficiera d’une avance de trésorerie, d’un montant de 15,2 millions d’euros, en prévision des subventions qu’elle recevra de l’Europe et de l’État. 
 
Ce financement permettra de réaliser des travaux indispensables au développement de la collectivité, dont notamment la construction d’un collège à Apatou et à Kourou, la Maison des cultures et des mémoires de Guyane et un internat à Maripasoula. 
 
  
Éducation : relever le défi de la croissance démographique
 
Dans un contexte de fort dynamisme démographique, les constructions scolaires constituent un défi majeur à relever pour la collectivité territoriale, notamment dans l’ouest guyanais. 
 
Les travaux de construction des collèges à Apatou et à Kourou sont quasi finalisés. Quant à ceux de Maripasoula, ils vont permettre de transformer l’internat pour y accueillir un nombre grandissant de jeunes, et notamment plus de filles. 
 
  
Une Maison pour réunir culture et patrimoine guyanais
 
La Collectivité territoriale de Guyane restaure et valorise le site historique de l'ancien hôpital Jean-Martial, situé au cœur de Cayenne, pour y créer la Maison des cultures et des mémoires de la Guyane. 
 
Cette Maison regroupera le musée départemental Alexandre-Franconie, le musée des cultures guyanaises, les archives départementales  ainsi que le futur pôle d’excellence du multilinguisme et la cinémathèque. La structure sera complétée par un autre bâtiment à Rémire Montjoly (cf. photo), qui accueillera les réserves muséales, les ateliers de restauration et une salle de lecture. 
 


 
 
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