La Guyane connait un développement important de son économie depuis le début des années 1990, avec un doublement du PIB dans les 20 dernières années, couplé avec une croissance démographique exceptionnelle de 3,5% par an.

© R.Hentinger

À la une

Quelles sont les entreprises innovantes en Guyane ?

01/12/2014

Dans le but de mieux connaître le tissu économique guyanais pour optimiser ses actions, l'AFD a cofinancé une enquête sur les entreprises innovantes avec l'INSEE et l’Agence Régionale de Développement et d’Innovation de la Guyane. Les résultats ont été présentés lors d'une conférence de presse en novembre.

Une enquête appliquée pour la première fois en Guyane

L’enquête s’adressait aux entreprises qui comptent de 10 à 250 salariés de certains secteurs, seules 130 d’entre elles étaient concernées en Guyane et elles ont toutes répondu. Les résultats feront partie de l’enquête communautaire biannuelle pour l’innovation (CIS 2012-2014). Cette dernière s’adresse à toutes les régions européennes et sera pour la première fois appliquée en Guyane. À l’échelle européenne, elle permet de disposer d’un état des lieux de l’innovation en Guyane. Pour l’AFD, il s’agit avant tout de mieux connaître le tissu économique guyanais pour être plus efficace dans l’action.

90% des entreprises sont des TPE
 
L'enquête a notamment révélé que seulement 4% des entreprises de Guyane emploient plus de dix salariés et 90% des entreprises sont des TPE. L’ensemble des participants s’accordent à dire qu’il y a nécessité de posséder des indicateurs pour les entreprises de moins de dix salariés pour mieux cerner les spécificités locales. De plus, il existe différents types d’innovations répartis en deux grands groupes, les innovations technologiques (de produit, de procédé) et les innovations non technologiques (d’organisation, de marketing).
Il ressort de l’étude que les entreprises guyanaises ont principalement recours à des innovations d'organisation et d'adaptation. En revanche il n’y a que peu de ruptures technologiques, de nouveaux produits, de nouveaux procédés.
 
 
Les entreprises guyanaises doivent innover pour survivre
 
59% des entreprises guyanaises ont innové contre 51% en métropole
 
D’après l’enquête, 59% des entreprises guyanaises ont innové contre 51% en métropole ce qui classe la Guyane à la première place des régions françaises pour l’innovation au sens large. Le taux d’innovation attendu était de 45% selon les prémisses d’un comportement similaire aux entreprises de métropole.
Il apparait également que le premier déterminant de l’innovation en Guyane est la part des cadres et ingénieurs :  75% des entreprises ayant une part moyenne ou élevée d’ingénieurs et cadres (plus de 7% des salariés) innovent contre 48% de celles en employant moins de 7%.
Le secteur d’activité joue également un rôle important avec des secteurs particulièrement innovants (chimie, pharmacie, produits informatiques et électroniques, métallurgie, produits métalliques,…).
 
 
Le secteur d’activité joue également un rôle important pour l'innovation
 
Les enseignements des premiers résultats
 
La Guyane doit accentuer le développement de la formation de cadres et d’ingénieurs, véritables vecteurs de l’innovation et encore sous-représentés dans les entreprises guyanaises.
Au final, il y a un réel besoin de poursuivre à la fois les études pour mieux connaitre la situation des petites entreprises et la collaboration avec la région pour trouver des solutions adaptées au besoin des entreprises.

 



La conférence internationale sur la Biodiversité et le Changement climatique

19/11/2014

Huit ans après la Réunion, la Guadeloupe accueillait du 22 au 25 octobre 2014 une conférence internationale sur la Biodiversité et le Changement Climatique dans les Outres-mer Européens, intitulée "des Solutions pour l’action". Cette manifestation réunissant tous les acteurs concernés a été organisée par l’UICN avec le soutien de la Commission Européenne.
 

La conférence a réuni 200 représentants des gouvernements locaux des pays et territoires des Outre-mer européens et des régions ultra périphériques, des associations locales de défense de la nature, des ONG internationales, des chercheurs et institutions européennes (DG REGIO, ENVI et DEVCO). L’AFD a animé un atelier sur le financement au titre de sa contribution au fonds BEST (Biodiversity Ecosystem Services in Territories of European Overseas).

Le président du Conseil régional de Guadeloupe, Victorin Lurel, et Orlando Smith, premier ministre des Iles Vierges britanniques et président des PTOM, ont ouvert la conférence. L’envoyé spécial du Président de la République, Nicolas Hulot, la ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, sont intervenus avec la directrice générale de l’UICN et du secrétaire exécutif de la CBD (Convention sur la Diversité Biologique).

Le "message de la Guadeloupe" comprend cinq piliers

Le "mesage de la Guadeloupe", feuille de route adoptée, repose sur cinq piliers :

• Encourager l'adaptation et modifier les modèles énergétiques,

• Répondre au recul de la biodiversité,

• Développer les économies vertes et bleues,

• Miser sur des solutions innovantes

• Améliorer la gouvernance et les mécanismes financiers.

En clôture, Ségolène Royal a invité les Outre-mer à « retourner la situation » en s’engageant vers l’autonomie énergétique (solaire, éolienne, marine, géothermique et annoncé la création d’aires marines protégées de très grande taille (Mer de Corail, Sanctuaire des mammifères marins « AGOA », Parc marin des Glorieuses), du Parc national de la Martinique, des programmes de protection des zones humides du Marais de Cau, de la forêt boréale de Saint-Pierre-et-Miquelon, la restauration de 35 000 hectares de Mangroves en Guadeloupe… Elle a en particulier indiqué que la France contribuerait au partenariat BEST, dès lors que les collectivités territoriales seraient associées à sa gouvernance.

Cet évènement a été l'occasion pour l'AFD d'exposer l'ensemble de ses publications sur ce thême tout au long de ces conférences et pour la Guadeloupe de mettre à l'honneur les acteurs de la biodiversité du territoire. Le Conseil Régional de la Guadeloupe a tenu à valoriser toutes les structures locales au service de l'environnement : le Parc National de Guadeloupe, l'Office Nationale des Forêts, le Conservatoire du littoral et l'ensemble des associations au service de l'environnement. Ainsi, des projections de fims et des expositions ont été organisées en marge de la conférence à destination du grand public.

 Panneau extrait de l’exposition « 34 merveilles du monde » de Terre Sauvage avec la participation de l’AFD 



Parution des Comptes économiques rapides de la Guyane en 2013

30/09/2014

La présentation des comptes économiques rapides élaborés s'est tenu le 30 septembre 2014 dans le cadre du partenariat CEROM (Comptes Economiques Rapides pour l’Outre-Mer) entre l’INSEE, l’Institut d'émission des départements d'Outre-mer (IEDOM) et l’AFD.

Cette présentation fut l’occasion de faire le bilan de la situation économique de la Guyane pour l’année 2013 : une croissance soutenue malgré la stagnation de l’investissement et le ralentissement de la consommation des ménages.

 
Conférence de presse CEROM 

Une croissance soutenue en Guyane

Avec une augmentation en volume de 2,9% du PIB guyanais, la croissance en Guyane est nettement supérieure à celle observée aux Antilles (+0.7% en Guadeloupe et - 0.5% en Martinique) et en métropole (+0.3%). En raison d’une croissance démographique toujours très dynamique (+2,7%) le PIB par habitant ne croit que très légèrement (+0,2% en euros constant). Cette croissance guyanaise est soutenue par le commerce extérieur et la consommation des administrations publiques. Les exportations ont augmenté de 8,8% en 2013 portées par l’activité spatiale.

Malgré une stagnation de l'investissement et la ralentissement de la consommation des ménages

L’investissement public et privé n’augmentent que très faiblement, pénalisant ainsi le secteur de la construction avec une baisse de 28% des autorisations de construction de logement en 2013.  Il en est de même pour la consommation des ménages qui évolue peu (+1.2%) au regard de la croissance de la population. (+2.7%); et ceci malgré une inflation stable sur l’année 2013. Les ménages préfèrent épargner : pour la première fois les dépôts de particuliers dépassent le milliard d’euros. Malgré un taux de croissance soutenu, on constate une inquiétude de la part des investisseurs avec une baisse de l’indicateur du Climat des affaires. Pour relever les défis du rattrapage, la Guyane a besoin d’une croissance encore supérieure.

En 2013, l'AFD a engagé 115 millions d’euros de financement en Guyane pour soutenir le secteur public et privé.  

La présentation s'est déroulée dans les locaux de l’INSEE .



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



Les Outre-mer : une géographie au coeur de la mission de l’AFD

30/05/2014

En 2013, l’AFD conforte son activité dans les Outre-mer. La dynamique de forte croissance de l’activité de l’AFD dans les Outre-mer ne faiblit pas en 2013. Avec plus d’1,5 milliard d’euros de financements distribués sur tous les territoires, l’Agence est aujourd’hui devenue un partenaire incontournable du secteur public local et des acteurs économiques privés.

Appui-conseil et financement pour le secteur public local
L’AFD a répondu à l’appel des collectivités locales ultramarines ainsi qu’à celui des établissements publics, notamment ceux exerçant leur activité dans le secteur de la santé, en leur accordant plus de 50 % de leurs besoins de financement, soit près de 650 M€. Les prêts accordés par l’AFD, bonifiés par l’Etat ou à taux de marché, ont permis à ces acteurs majeurs de l’économie locale de mener à bien leurs programmes d’investissements et d’avoir un effet d’entraînement sur l’économie. Ils ont en outre pu bénéficier de l’appui-conseil apporté par l’Agence qui se manifeste par de l’analyse financière, de la formation professionnelle et de l’appui technique sur certains projets. Derrière ces volumes, des réalisations concrètes : l’amélioration de la collecte des déchets en Polynésie française, l’aménagement d’un éco-quartier en Guyane, l’accompagnement d’un plan de réhabilitation de logements sociaux à La Réunion selon des normes environnementales…

Une offre financière complète en faveur des entreprises
En faveur du secteur privé, l’AFD a octroyé plus de 860 millions d’euros en prêts, garanties et apports de fonds propres. Toutes les entreprises, des plus petites aux plus grandes, sont concernées par ces instruments qu’ils soient propres à l’AFD ou ceux de Bpifrance financement. L’Agence s’est en effet vue confirmée mi-2013 la responsabilité de représenter la nouvelle banque publique d’investissement dans les DOM et les collectivités locales de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. La palette d’instruments à destination du secteur privé s’accroît ainsi pour mieux accompagner les entreprises dans leurs stratégies de développement, d’innovation et in fine de création d’emplois.

Un rôle contracyclique
Cette forte activité est révélatrice de l’évolution du positionnement de l’AFD depuis la crise économique et financière de 2008. L’atonie du secteur bancaire et le resserrement du crédit ont amené l’Agence à jouer un rôle contracyclique important, grâce au soutien actif qu’elle a apporté aux opérateurs économiques publics comme privés et aux établissements financiers. Ceux-ci voient aujourd’hui en l’Agence un partenaire solide qui, sans se substituer aux banques commerciales, agit à leurs côtés en faveur de la croissance, de l’emploi, de la cohésion sociale et de la protection de l’environnement. Tous ces enjeux constituent le cœur de la mission que le Gouvernement a confié à l’AFD dans les Outre-mer.

Une production de connaissances soutenue
Au-delà des financements qu’elle apporte, l’Agence soutient le développement de la production de connaissances sur les territoires ultramarins. Dotés d’atouts parfois méconnus – espaces maritimes immenses, biodiversité exceptionnelle, potentiel important en matière d’énergies renouvelables, infrastructures de haut niveau –, ils souffrent de handicaps structurels qui pèsent sur leur compétitivité. Thème qui a inspiré la conférence organisée en novembre par l’AFD et d’autres acteurs réunis au sein de CEROM, et qui oriente les travaux de recherche que nous menons, par exemple sur les filières économiques porteuses.

L’ancrage des Outre-mer dans leur environnement régional et leur ouverture à l’international est à ce titre une priorité que l’AFD continuera de porter, aussi bien dans le cadre de son activité ultramarine que dans le reste de ses pays d’intervention.
 



Les Outre-mer : une géographie au coeur de la mission de l’AFD

30/05/2014

En 2013, l’AFD conforte son activité dans les Outre-mer. La dynamique de forte croissance de l’activité de l’AFD dans les Outre-mer ne faiblit pas en 2013. Avec plus d’1,5 milliard d’euros de financements distribués sur tous les territoires, l’Agence est aujourd’hui devenue un partenaire incontournable du secteur public local et des acteurs économiques privés.

Appui-conseil et financement pour le secteur public local
L’AFD a répondu à l’appel des collectivités locales ultramarines ainsi qu’à celui des établissements publics, notamment ceux exerçant leur activité dans le secteur de la santé, en leur accordant plus de 50 % de leurs besoins de financement, soit près de 650 M€. Les prêts accordés par l’AFD, bonifiés par l’Etat ou à taux de marché, ont permis à ces acteurs majeurs de l’économie locale de mener à bien leurs programmes d’investissements et d’avoir un effet d’entraînement sur l’économie. Ils ont en outre pu bénéficier de l’appui-conseil apporté par l’Agence qui se manifeste par de l’analyse financière, de la formation professionnelle et de l’appui technique sur certains projets. Derrière ces volumes, des réalisations concrètes : l’amélioration de la collecte des déchets en Polynésie française, l’aménagement d’un éco-quartier en Guyane, l’accompagnement d’un plan de réhabilitation de logements sociaux à La Réunion selon des normes environnementales…

Une offre financière complète en faveur des entreprises
En faveur du secteur privé, l’AFD a octroyé plus de 860 millions d’euros en prêts, garanties et apports de fonds propres. Toutes les entreprises, des plus petites aux plus grandes, sont concernées par ces instruments qu’ils soient propres à l’AFD ou ceux de Bpifrance financement. L’Agence s’est en effet vue confirmée mi-2013 la responsabilité de représenter la nouvelle banque publique d’investissement dans les DOM et les collectivités locales de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. La palette d’instruments à destination du secteur privé s’accroît ainsi pour mieux accompagner les entreprises dans leurs stratégies de développement, d’innovation et in fine de création d’emplois.

Un rôle contracyclique
Cette forte activité est révélatrice de l’évolution du positionnement de l’AFD depuis la crise économique et financière de 2008. L’atonie du secteur bancaire et le resserrement du crédit ont amené l’Agence à jouer un rôle contracyclique important, grâce au soutien actif qu’elle a apporté aux opérateurs économiques publics comme privés et aux établissements financiers. Ceux-ci voient aujourd’hui en l’Agence un partenaire solide qui, sans se substituer aux banques commerciales, agit à leurs côtés en faveur de la croissance, de l’emploi, de la cohésion sociale et de la protection de l’environnement. Tous ces enjeux constituent le cœur de la mission que le Gouvernement a confié à l’AFD dans les Outre-mer.

Une production de connaissances soutenue
Au-delà des financements qu’elle apporte, l’Agence soutient le développement de la production de connaissances sur les territoires ultramarins. Dotés d’atouts parfois méconnus – espaces maritimes immenses, biodiversité exceptionnelle, potentiel important en matière d’énergies renouvelables, infrastructures de haut niveau –, ils souffrent de handicaps structurels qui pèsent sur leur compétitivité. Thème qui a inspiré la conférence organisée en novembre par l’AFD et d’autres acteurs réunis au sein de CEROM, et qui oriente les travaux de recherche que nous menons, par exemple sur les filières économiques porteuses.

L’ancrage des Outre-mer dans leur environnement régional et leur ouverture à l’international est à ce titre une priorité que l’AFD continuera de porter, aussi bien dans le cadre de son activité ultramarine que dans le reste de ses pays d’intervention.
 



 
   
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