La Guyane connait un développement important de son économie depuis le début des années 1990, avec un doublement du PIB dans les 20 dernières années, couplé avec une croissance démographique exceptionnelle de 3,5% par an.

© R.Hentinger

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Les Outre-mer : une géographie au coeur de la mission de l’AFD

30/05/2014

En 2013, l’AFD conforte son activité dans les Outre-mer. La dynamique de forte croissance de l’activité de l’AFD dans les Outre-mer ne faiblit pas en 2013. Avec plus d’1,5 milliard d’euros de financements distribués sur tous les territoires, l’Agence est aujourd’hui devenue un partenaire incontournable du secteur public local et des acteurs économiques privés.

Appui-conseil et financement pour le secteur public local
L’AFD a répondu à l’appel des collectivités locales ultramarines ainsi qu’à celui des établissements publics, notamment ceux exerçant leur activité dans le secteur de la santé, en leur accordant plus de 50 % de leurs besoins de financement, soit près de 650 M€. Les prêts accordés par l’AFD, bonifiés par l’Etat ou à taux de marché, ont permis à ces acteurs majeurs de l’économie locale de mener à bien leurs programmes d’investissements et d’avoir un effet d’entraînement sur l’économie. Ils ont en outre pu bénéficier de l’appui-conseil apporté par l’Agence qui se manifeste par de l’analyse financière, de la formation professionnelle et de l’appui technique sur certains projets. Derrière ces volumes, des réalisations concrètes : l’amélioration de la collecte des déchets en Polynésie française, l’aménagement d’un éco-quartier en Guyane, l’accompagnement d’un plan de réhabilitation de logements sociaux à La Réunion selon des normes environnementales…

Une offre financière complète en faveur des entreprises
En faveur du secteur privé, l’AFD a octroyé plus de 860 millions d’euros en prêts, garanties et apports de fonds propres. Toutes les entreprises, des plus petites aux plus grandes, sont concernées par ces instruments qu’ils soient propres à l’AFD ou ceux de Bpifrance financement. L’Agence s’est en effet vue confirmée mi-2013 la responsabilité de représenter la nouvelle banque publique d’investissement dans les DOM et les collectivités locales de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. La palette d’instruments à destination du secteur privé s’accroît ainsi pour mieux accompagner les entreprises dans leurs stratégies de développement, d’innovation et in fine de création d’emplois.

Un rôle contracyclique
Cette forte activité est révélatrice de l’évolution du positionnement de l’AFD depuis la crise économique et financière de 2008. L’atonie du secteur bancaire et le resserrement du crédit ont amené l’Agence à jouer un rôle contracyclique important, grâce au soutien actif qu’elle a apporté aux opérateurs économiques publics comme privés et aux établissements financiers. Ceux-ci voient aujourd’hui en l’Agence un partenaire solide qui, sans se substituer aux banques commerciales, agit à leurs côtés en faveur de la croissance, de l’emploi, de la cohésion sociale et de la protection de l’environnement. Tous ces enjeux constituent le cœur de la mission que le Gouvernement a confié à l’AFD dans les Outre-mer.

Une production de connaissances soutenue
Au-delà des financements qu’elle apporte, l’Agence soutient le développement de la production de connaissances sur les territoires ultramarins. Dotés d’atouts parfois méconnus – espaces maritimes immenses, biodiversité exceptionnelle, potentiel important en matière d’énergies renouvelables, infrastructures de haut niveau –, ils souffrent de handicaps structurels qui pèsent sur leur compétitivité. Thème qui a inspiré la conférence organisée en novembre par l’AFD et d’autres acteurs réunis au sein de CEROM, et qui oriente les travaux de recherche que nous menons, par exemple sur les filières économiques porteuses.

L’ancrage des Outre-mer dans leur environnement régional et leur ouverture à l’international est à ce titre une priorité que l’AFD continuera de porter, aussi bien dans le cadre de son activité ultramarine que dans le reste de ses pays d’intervention.
 



Les Outre-mer : une géographie au coeur de la mission de l’AFD

30/05/2014

En 2013, l’AFD conforte son activité dans les Outre-mer. La dynamique de forte croissance de l’activité de l’AFD dans les Outre-mer ne faiblit pas en 2013. Avec plus d’1,5 milliard d’euros de financements distribués sur tous les territoires, l’Agence est aujourd’hui devenue un partenaire incontournable du secteur public local et des acteurs économiques privés.

Appui-conseil et financement pour le secteur public local
L’AFD a répondu à l’appel des collectivités locales ultramarines ainsi qu’à celui des établissements publics, notamment ceux exerçant leur activité dans le secteur de la santé, en leur accordant plus de 50 % de leurs besoins de financement, soit près de 650 M€. Les prêts accordés par l’AFD, bonifiés par l’Etat ou à taux de marché, ont permis à ces acteurs majeurs de l’économie locale de mener à bien leurs programmes d’investissements et d’avoir un effet d’entraînement sur l’économie. Ils ont en outre pu bénéficier de l’appui-conseil apporté par l’Agence qui se manifeste par de l’analyse financière, de la formation professionnelle et de l’appui technique sur certains projets. Derrière ces volumes, des réalisations concrètes : l’amélioration de la collecte des déchets en Polynésie française, l’aménagement d’un éco-quartier en Guyane, l’accompagnement d’un plan de réhabilitation de logements sociaux à La Réunion selon des normes environnementales…

Une offre financière complète en faveur des entreprises
En faveur du secteur privé, l’AFD a octroyé plus de 860 millions d’euros en prêts, garanties et apports de fonds propres. Toutes les entreprises, des plus petites aux plus grandes, sont concernées par ces instruments qu’ils soient propres à l’AFD ou ceux de Bpifrance financement. L’Agence s’est en effet vue confirmée mi-2013 la responsabilité de représenter la nouvelle banque publique d’investissement dans les DOM et les collectivités locales de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. La palette d’instruments à destination du secteur privé s’accroît ainsi pour mieux accompagner les entreprises dans leurs stratégies de développement, d’innovation et in fine de création d’emplois.

Un rôle contracyclique
Cette forte activité est révélatrice de l’évolution du positionnement de l’AFD depuis la crise économique et financière de 2008. L’atonie du secteur bancaire et le resserrement du crédit ont amené l’Agence à jouer un rôle contracyclique important, grâce au soutien actif qu’elle a apporté aux opérateurs économiques publics comme privés et aux établissements financiers. Ceux-ci voient aujourd’hui en l’Agence un partenaire solide qui, sans se substituer aux banques commerciales, agit à leurs côtés en faveur de la croissance, de l’emploi, de la cohésion sociale et de la protection de l’environnement. Tous ces enjeux constituent le cœur de la mission que le Gouvernement a confié à l’AFD dans les Outre-mer.

Une production de connaissances soutenue
Au-delà des financements qu’elle apporte, l’Agence soutient le développement de la production de connaissances sur les territoires ultramarins. Dotés d’atouts parfois méconnus – espaces maritimes immenses, biodiversité exceptionnelle, potentiel important en matière d’énergies renouvelables, infrastructures de haut niveau –, ils souffrent de handicaps structurels qui pèsent sur leur compétitivité. Thème qui a inspiré la conférence organisée en novembre par l’AFD et d’autres acteurs réunis au sein de CEROM, et qui oriente les travaux de recherche que nous menons, par exemple sur les filières économiques porteuses.

L’ancrage des Outre-mer dans leur environnement régional et leur ouverture à l’international est à ce titre une priorité que l’AFD continuera de porter, aussi bien dans le cadre de son activité ultramarine que dans le reste de ses pays d’intervention.
 



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



L'AFD s'engage comme partenaire d'une Ecole de commerce guyanaise

09/04/2014

Ce nouvel accord de partenariat conclu avec l’Ecole de Gestion et de Commerce de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane (EGC/CCIG) s'inscrit pour l'AFD dans une volonté de contribuer au renforcement du capital humain de la Guyane en valorisant sa jeunesse. Cet engagement se comprend également dans la logique de son plan d'actions 2013 - 2015 pour l'éducation, la formation et l'emploi .

Les enjeux de l'éducation pour la Guyane

Avec un taux de chômage de 22,3% la population guyanaise doit faire face à de nombreux défis liés à de fortes contraintes structurelles et une forte croissance démographique. Cependant, la Guyane présente des atouts considérables. Elle est ancrée en Amérique du sud et c’est la porte d’entrée vers l’Europe pour tous ses voisins. La jeunesse de la population (43,7% de la population a moins de 20 ans) est garante du dynamisme économique local pourvu que les conditions de formation et d’emploi soient réunies. Si beaucoup de guyanais partent en métropole ou à l’étranger pour suivre des études supérieures par manque d’infrastructures sur le territoire, il existe des solutions locales pour un certain nombre d’entre eux.

 
Appuyer une réponse locale à travers l'Ecole de Gestion et de Commerce du CCIG

L’EGC/CCIG est un Etablissement d’Enseignement Supérieur qui pour ambition de former des cadres et des entrepreneurs avec une orientation vers l’international durant un cursus de 3 ans et en leur délivrant à la sortie un « Bachelor in Business & Management » reconnu par l’Etat. Elle a ouvert ses portes le 27 septembre 2010 et appartient au Réseau National des Ecoles de Gestion et de Commerce, réseau de 32 écoles qui forment chaque année plus de 3000 étudiants, sous la tutelle du Ministère de l’Industrie et du Commerce. Dans le contexte des enjeux de l'éducation, trois grands axes structurent le partenariat avec l'AFD : la formation, le partage de connaissances, l’organisation et la participation à des évènements conjoints.
 


Les élèves assistent à la signature de la convention 

 
Une vision commune sur la coopération régionale
 
L’AFD et l’EGC/CCIG ont chacune choisi de porter la coopération régionale au cœur de leur stratégie.
Pour l’EGC/CCIG, cela se traduit par l’enseignement de deux langues vivantes parmi celles du bassin amazonien (portugais et espagnol) en plus de l’anglais pour les échanges internationaux. De plus, les élèves doivent suivre une « Mission Internationale » dans l’un des pays voisins de la Guyane, ce séjour est une véritable découverte de la culture et de l’économie de l’Amérique latine et des Caraïbes. Mais ce n’est pas tout, l’enseignement suit lui aussi des modifications afin de s’adapter à la situation particulière de la Guyane, à titre d’exemple des cours comparés de Droit Européen et de Droit Brésilien.
Pour l’AFD, son agence de Cayenne est compétente sur l’ensemble du Plateau des Guyanes et suit ainsi des projets dans les différents pays de la Région ou des projets d’intérêt transversal et de coopération (infrastructures de transport, de santé, d’interconnexion, de gestion de la forêt, …).
 
Signature de la convention de partenariat entre l'AFD et l'EGC/CCIG
 

En participant sur le long terme à renforcer la compétitivité des entreprises et des filières économiques et à soutenir les initiatives de coopération régionale, ce partenariat complète les axes d’intervention de l’AFD en Guyane

En savoir plus sur les projets de l'AFD en Guyane



Construction d’un nouveau centre d’incendie et de secours à Rémire-Montjoly

14/03/2014

Ce projet de construction répond à un besoin d'améliorer la sécurité civile et la qualité des premiers secours dispensés à la population. L'AFD  participe au projet à travers un prêt bonifié de trois millions d'euros au Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) de la Guyane en décembre 2013.

Les enjeux de la sécurité civile pour la population de la Guyane
La Guyane présente des caractéristiques particulières : 10% de la population ne bénéficie d’aucun premier secours, notamment sur le fleuve et dans l’intérieur du territoire. Les populations desservies peuvent avoir à patienter entre 1h30 et 2h pour l’arrivée des secours notamment après un accident sur la RN1 ou la RN2. Les enjeux du territoire en matière de sécurité civile sont donc majeurs.

Un ancien centre vétuste
Le Centre de Rémire-Montjoly est un centre de secours spécialisé dans les secours nautiques, qui compte 77 agents. Les bâtiments du CIS actuel sont vétustes et obsolètes, le dimensionnement correspondant à une capacité d’environ 1200 interventions par an. Or aujourd’hui, dans un contexte de forte croissance démographique du bassin de Cayenne et de la commune de Rémire-Montjoly, le besoin se chiffre à plus de 3000 interventions par an.La construction d’un nouveau CIS à Rémire-Montjoly est donc une opération indispensable au maintien de services d’incendie et de secours de qualité et adaptés à la taille de la population.

Le financement de l'AFD servira principalement à la construction d'une nouvelle caserne qui s'étalera sur environ 1300 m².
 
 
Centre d'Incendie et de Secours de Cayenne ©Didier Gentilhomme
 
Construire pour réduire les inégalités et anticiper l’avenir
Le nouveau centre sera construit sur un nouvel emplacement qui facilitera les départs vers toute la commune, l'hôpital et la route de l'est. Cet emplacement idéal a été cédé gratuitement par l’Etat.
Le projet de construction s’inscrit dans le projet d’établissement du SDIS, qui vise à remettre à niveau les infrastructures vétustes héritées de la période de gestion communale précédant la départementalisation, afin d’améliorer les conditions de travail du corps des sapeurs-pompiers en Guyane et de lui donner les moyens de faire face à l’évolution constante de la population guyanaise. L’objectif final est de veiller à la qualité des prestations et à l’équité dans l’accès aux services de secours et de sécurité civile sur l’ensemble du territoire guyanais.
 
 
Camion du CIS de Cayenne ©Didier Gentilhomme

Le prêt de l'AFD qui constitue 62 % des investissements pour le projet, intervient en complément des fonds propres du SIDS


Soutien d'un projet de coopération régionale et de réduction de l’enclavement numérique

17/02/2014

Le 11 février 2014, une convention de financement a été signée entre l’AFD et la PME guyanaise de télécommunication GUYACOM, concernant un projet d’interconnexion numérique par fibre optique reliant la Guyane au Brésil.

L’importance du secteur des télécommunications pour la cohésion territoriale de la Guyane
Afin d’assurer la majeure partie des communications dans le département, les opérateurs de la Guyane utilisent depuis 2000 le câble sous-marin America’s II (des Etats-Unis au Brésil en passant par les Antilles). La connexion en Guyane est donc soumise au bon fonctionnement de cet unique câble. On estime que la moitié des zones habitées de Guyane ne bénéficie pas d’un accès fiable au téléphone et à l’internet.
Créée en 2006, la société de télécommunication Guyacom s’est distinguée en étant la seule entreprise en Guyane à déployer ses services d’accès à l’internet haut débit satellitaire auprès des sites isolés de Guyane dans des zones non desservies par un réseau internet classique représentant 95% du territoire.


Camion de la société Guyacom ©Guyacom

Le premier exemple de coopération économique entre la Guyane et le nord du Brésil (Etat de l’Amapá)
Guyacom s’associe à l’entreprise brésilienne OI, premier opérateur de télécommunication au Brésil, pour la construction et l’exploitation d’une dorsale terrestre (système internet de haut débit pour commuter des flux de données) multi-technologique (faisceaux hertziens et fibre optique) reliant la Guyane et le Brésil (de Cayenne à Macapá).
Grace à ce projet, la Guyane devient une « autoroute de communication » indispensable au Plateau des Guyanes pour réduire les différences de connectivité entre les pays. L’Etat de l’Amapá, au Nord du Brésil, n’a pas de connexion haut débit terrestre ni avec le reste du Brésil, au Sud, ni avec la Guyane, au Nord. Il s’agit du dernier Etat brésilien à être ainsi isolé et uniquement connecté par des liens satellitaires coûteux. Le projet s’inscrit pleinement dans les logiques de désenclavement numérique poursuivi par la France et le Brésil.


Chantier de pose de la fibre optique ©Guyacom

Désenclaver pour redynamiser les territoires
Ce projet permettra dans un premier temps la vente de bande passante de la Guyane et l’Amapá, puis, à terme, lorsque l’Amapá sera connecté au reste du Brésil, la vente en Guyane de bande passante venant du Sud du Brésil, représentant ainsi une source de connectivité alternative pour la Guyane.
L’installation et l’exploitation d’une fibre optique entre Cayenne et Saint Georges de l’Oyapock permettra d’offrir une connexion à l’internet haut débit aux territoires de l’Est guyanais. L’amélioration de la rapidité et de la fiabilité des connexions internet permettra indirectement de stimuler le dynamisme économique du territoire mais également de faciliter les projets dans de multiples domaines (enseignement, santé, services aux citoyens).


Signature de la convention de financement entre l'AFD et la société Guyacom

Un prêt AFD d’un montant de 1,2 millions d’euros
C’est à l’occasion de la visite de M. Jean-Marc Gravellini, Directeur Exécutif en charge des Opérations à l’AFD, que la convention de financement a été signée entre l’AFD et la société Guyacom, représentée par Mme Christine Chung. L’AFD accompagne le projet de Guyacom par l’apport d’un prêt direct de 1,2 M€ au côté de financements bancaires, de subventions nationales (Conseil Régional et Général de Guyane, Centre National d’Etudes Spatiales (CNES)) et de l’Union Européenne (PO Amazonie). Les investissements en partie financés par l’AFD concernent principalement la pose de la fibre optique entre Cayenne et Saint-Georges de l’Oyapock.
 



 
   
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