© Fabrice Dufresne, AFD

Financement des collectivités locales, accession à la propriété et développement des petites et moyennes entreprises sont les trois grands axes d'intervention de l'AFD à Saint-Pierre-et-Miquelon.

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Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement dans les Outre-mer : 1,5 milliard d’euros engagés et une hausse record des engagements auprès des acteurs publics

02/04/2015

Jean- Marc Gravellini, directeur des Opérations et Fabrice Richy, directeur du département Outre-mer de l’Agence Française de Développement (AFD) ont présenté ce jour, le bilan 2014 de l’activité de l’Agence dans les territoires ultramarins. En 2014, l’activité s’est maintenue au niveau élevé de 1,5 milliard d’euros, représentant 19% de l’activité du groupe AFD. En cohérence avec la ligne directrice de sa stratégie pour 2014-2016, l’AFD a renforcé le financement de projets dans le secteur privé, les énergies renouvelables et l’aménagement urbain et enregistre une  hausse record de 43% des engagements auprès des acteurs publics par rapport à 2013.

 

 

 

La consolidation des liens avec les acteurs publics

En 2014, l’engagement auprès du secteur public a atteint 919 M€, soit 43% de plus qu’en 2013. Grâce au soutien financier de l’Etat, l’AFD a notamment mis à disposition des acteurs publics un montant record de prêts bonifiés (500 millions d’euros). Cette activité dynamique consolide la relation de confiance que l’AFD entretient avec la sphère publique : en 2014, ce sont plus de 75% des collectivités territoriales ultramarines qui disposent d’un encours auprès de l’AFD. Les communes sont des bénéficiaires privilégiés du soutien de l’AFD : en 2014, la moitié des décisions de financement de l’Agence à destination du secteur public a concerné des communes. Parallèlement, l’AFD conforte son appui aux acteurs qui engagent des projets structurants avec une présence accrue auprès des grandes collectivités - Régions, Départements - ou encore des intercommunalités.

L’AFD est également restée mobilisée auprès du secteur privé, avec 629 millions d’euros de financements directs ou indirects, en prêts ou en garanties, de long ou de court-terme. Toute une gamme d’outils financiers a permis  le  renforcement des entreprises locales, essentielles au développement des Outre-mer. L’Agence a soutenu, pour un volume de 41 millions d’euros, les acteurs privés générant des co-bénéfices environnementaux et/ou de cohésion sociale : financement de diverses infrastructures d’énergies renouvelables, prêt en faveur d’une structure médico-sociale à destination de personnes âgées.

L’activité financière globale  a permis de financer des projets d’aménagement urbain et équipements pour 545 millions d’euros, de renforcement de la cohésion sociale (hôpitaux, écoles, etc.), pour un montant total de 159 millions d’euros. L’environnement, autre secteur d’intervention prioritaire de l’Agence, a bénéficié d’un soutien de 224 millions d’euros à travers des projets d’adduction en eau potable, d’assainissement, de collecte et de traitement des déchets.
 

 

Des outils financiers adaptés à la demande des acteurs

L’existence de tensions accrues en matière de financements de court-terme contrarie la conduite des investissements des acteurs publics locaux ultramarins. Pour contribuer à répondre à ces difficultés, l’AFD a fait évoluer en 2014 son offre de préfinancement des subventions publiques : désormais l’outil de préfinancement des subventions européennes est étendu aux subventions de l’Etat et élargi aux établissements publics locaux, nationaux, de santé, entreprises publiques locales et organismes consulaires.  Ainsi, en 2014, cette activité s’est élevée à 70,4 millions d’euros soit autant qu’au cours des dix dernières années.
 

L’activité Bpifrance Financement portée par l’AFD, pour sa première année d’existence dans les DOM, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre et Miquelon, a pleinement rempli l’objectif qui lui avait été fixé. L’AFD diffuse tous les produits « d’intérêt économique général » de Bpifrance Financement et a enregistré un montant d’activité conséquent : 516 millions d’euros d’engagements.

La présence de l’AFD dans le capital de sept sociétés immobilières (SIDOM) lui permet d’agir sur la construction de logements sociaux et intermédiaires. Fin 2014, leur parc atteint plus de  77 000 logements, dont 3 400 neufs. L’AFD a également financé leurs projets à hauteur de 41,3 millions d’euros (le plan de développement de la SIG et l’acquisition de deux Établissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) par la SIMAR).

Jean- Marc Gravellini, directeur des Opérations de l’Agence Française de Développement : "L’Agence au fil des ans, devient  un partenaire solide des acteurs ultramarins et elle prend sa part dans le défi du financement  de la croissance, de la cohésion sociale et de la protection de l’environnement. Dans un contexte économique marqué par le ralentissement de l’offre de financement et par la contraction des budgets de la sphère publique, l’AFD a su apporter une réponse adaptée avec plus d’1,5 milliard d’euros engagés dans le financement d’actions dans les Outre-mer".
 

 



Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



La conférence internationale sur la Biodiversité et le Changement climatique

19/11/2014

Huit ans après la Réunion, la Guadeloupe accueillait du 22 au 25 octobre 2014 une conférence internationale sur la Biodiversité et le Changement Climatique dans les Outres-mer Européens, intitulée "des Solutions pour l’action". Cette manifestation réunissant tous les acteurs concernés a été organisée par l’UICN avec le soutien de la Commission Européenne.
 

La conférence a réuni 200 représentants des gouvernements locaux des pays et territoires des Outre-mer européens et des régions ultra périphériques, des associations locales de défense de la nature, des ONG internationales, des chercheurs et institutions européennes (DG REGIO, ENVI et DEVCO). L’AFD a animé un atelier sur le financement au titre de sa contribution au fonds BEST (Biodiversity Ecosystem Services in Territories of European Overseas).

Le président du Conseil régional de Guadeloupe, Victorin Lurel, et Orlando Smith, premier ministre des Iles Vierges britanniques et président des PTOM, ont ouvert la conférence. L’envoyé spécial du Président de la République, Nicolas Hulot, la ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, sont intervenus avec la directrice générale de l’UICN et du secrétaire exécutif de la CBD (Convention sur la Diversité Biologique).

Le "message de la Guadeloupe" comprend cinq piliers

Le "mesage de la Guadeloupe", feuille de route adoptée, repose sur cinq piliers :

• Encourager l'adaptation et modifier les modèles énergétiques,

• Répondre au recul de la biodiversité,

• Développer les économies vertes et bleues,

• Miser sur des solutions innovantes

• Améliorer la gouvernance et les mécanismes financiers.

En clôture, Ségolène Royal a invité les Outre-mer à « retourner la situation » en s’engageant vers l’autonomie énergétique (solaire, éolienne, marine, géothermique et annoncé la création d’aires marines protégées de très grande taille (Mer de Corail, Sanctuaire des mammifères marins « AGOA », Parc marin des Glorieuses), du Parc national de la Martinique, des programmes de protection des zones humides du Marais de Cau, de la forêt boréale de Saint-Pierre-et-Miquelon, la restauration de 35 000 hectares de Mangroves en Guadeloupe… Elle a en particulier indiqué que la France contribuerait au partenariat BEST, dès lors que les collectivités territoriales seraient associées à sa gouvernance.

Cet évènement a été l'occasion pour l'AFD d'exposer l'ensemble de ses publications sur ce thême tout au long de ces conférences et pour la Guadeloupe de mettre à l'honneur les acteurs de la biodiversité du territoire. Le Conseil Régional de la Guadeloupe a tenu à valoriser toutes les structures locales au service de l'environnement : le Parc National de Guadeloupe, l'Office Nationale des Forêts, le Conservatoire du littoral et l'ensemble des associations au service de l'environnement. Ainsi, des projections de fims et des expositions ont été organisées en marge de la conférence à destination du grand public.

 Panneau extrait de l’exposition « 34 merveilles du monde » de Terre Sauvage avec la participation de l’AFD 



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



Les Outre-mer : une géographie au coeur de la mission de l’AFD

30/05/2014

En 2013, l’AFD conforte son activité dans les Outre-mer. La dynamique de forte croissance de l’activité de l’AFD dans les Outre-mer ne faiblit pas en 2013. Avec plus d’1,5 milliard d’euros de financements distribués sur tous les territoires, l’Agence est aujourd’hui devenue un partenaire incontournable du secteur public local et des acteurs économiques privés.

Appui-conseil et financement pour le secteur public local
L’AFD a répondu à l’appel des collectivités locales ultramarines ainsi qu’à celui des établissements publics, notamment ceux exerçant leur activité dans le secteur de la santé, en leur accordant plus de 50 % de leurs besoins de financement, soit près de 650 M€. Les prêts accordés par l’AFD, bonifiés par l’Etat ou à taux de marché, ont permis à ces acteurs majeurs de l’économie locale de mener à bien leurs programmes d’investissements et d’avoir un effet d’entraînement sur l’économie. Ils ont en outre pu bénéficier de l’appui-conseil apporté par l’Agence qui se manifeste par de l’analyse financière, de la formation professionnelle et de l’appui technique sur certains projets. Derrière ces volumes, des réalisations concrètes : l’amélioration de la collecte des déchets en Polynésie française, l’aménagement d’un éco-quartier en Guyane, l’accompagnement d’un plan de réhabilitation de logements sociaux à La Réunion selon des normes environnementales…

Une offre financière complète en faveur des entreprises
En faveur du secteur privé, l’AFD a octroyé plus de 860 millions d’euros en prêts, garanties et apports de fonds propres. Toutes les entreprises, des plus petites aux plus grandes, sont concernées par ces instruments qu’ils soient propres à l’AFD ou ceux de Bpifrance financement. L’Agence s’est en effet vue confirmée mi-2013 la responsabilité de représenter la nouvelle banque publique d’investissement dans les DOM et les collectivités locales de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. La palette d’instruments à destination du secteur privé s’accroît ainsi pour mieux accompagner les entreprises dans leurs stratégies de développement, d’innovation et in fine de création d’emplois.

Un rôle contracyclique
Cette forte activité est révélatrice de l’évolution du positionnement de l’AFD depuis la crise économique et financière de 2008. L’atonie du secteur bancaire et le resserrement du crédit ont amené l’Agence à jouer un rôle contracyclique important, grâce au soutien actif qu’elle a apporté aux opérateurs économiques publics comme privés et aux établissements financiers. Ceux-ci voient aujourd’hui en l’Agence un partenaire solide qui, sans se substituer aux banques commerciales, agit à leurs côtés en faveur de la croissance, de l’emploi, de la cohésion sociale et de la protection de l’environnement. Tous ces enjeux constituent le cœur de la mission que le Gouvernement a confié à l’AFD dans les Outre-mer.

Une production de connaissances soutenue
Au-delà des financements qu’elle apporte, l’Agence soutient le développement de la production de connaissances sur les territoires ultramarins. Dotés d’atouts parfois méconnus – espaces maritimes immenses, biodiversité exceptionnelle, potentiel important en matière d’énergies renouvelables, infrastructures de haut niveau –, ils souffrent de handicaps structurels qui pèsent sur leur compétitivité. Thème qui a inspiré la conférence organisée en novembre par l’AFD et d’autres acteurs réunis au sein de CEROM, et qui oriente les travaux de recherche que nous menons, par exemple sur les filières économiques porteuses.

L’ancrage des Outre-mer dans leur environnement régional et leur ouverture à l’international est à ce titre une priorité que l’AFD continuera de porter, aussi bien dans le cadre de son activité ultramarine que dans le reste de ses pays d’intervention.
 



 
 
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