© Fabrice Dufresne, AFD

Financement des collectivités locales, accession à la propriété et développement des petites et moyennes entreprises sont les trois grands axes d'intervention de l'AFD à Saint-Pierre-et-Miquelon.

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Approche comparée des évolutions économiques des Outre-mer français sur la période 1998-2010. Document de travail n° 13 1

13/03/2013

L’Outre-mer français, mise à part la Polynésie française, a connu au cours de la décennie qui a précédé la crise de 2008 une croissance économique remarquable portée par le secteur marchand. Malgré ce dynamisme, des retards en matière d’équipement, d’aménagement et de certains services publics, par rapport aux régions de métropole, subsistent. En Guyane et en Polynésie française, les gains de croissance sont plus faibles que l’accroissement de la population, d’où un PIB par habitant qui stagne. La crise économique récente, qui a touché fortement la plupart des territoires ultramarins, montre que cette croissance est fragile.
De Claude Parain (INSEE, La Réunion) et Sébastien Merceron (ISPF, Polynésie française). Contacts AFD : Virginie Olive et Françoise Rivière

La présente étude est une analyse comparative des données macroéconomiques disponibles pour les départements et collectivités d’Outre-mer sur la période 1998-2010. Les résultats ont été présentés le 25 novembre 2011, lors de la troisième conférence économique AFD-CEROM sur le thème : « Créer de la valeur ajoutée et de l’emploi en Outre-mer ».



Document de travail n° 129 | Quel niveau de développement des départements et collectivités d’outre-mer ? Une approche par l’indice de développement humain

27/11/2012

Olivier Sudrie, cabinet DME
Contact AFD: Vincent JOGUET

Le PNUD calcule chaque année la valeur de l’IDH pour quelque 200 nations. Mais, compte tenu de leur statut institutionnel, les territoires ultramarins français ne figurent pas dans ce classement. L’étude ici proposée a donc pour objectifs (i) de calculer l’IDH selon la dernière méthodologie du PNUD pour chaque territoire sur la période 1990-2010 (dans la mesure des statistiques disponibles) et (ii) d’évaluer et expliquer les écarts de développement entre les géographies ultramarines, entre celles-ci et la métropole ou encore avec les pays limitrophes ainsi qu’avec les autres régions ultrapériphériques européennes.

Les territoires ultramarins français concernés par cette étude sont : (i) pour les DOM : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et Mayotte ; (ii) pour les COM : la Polynésie française, Saint-Pierre-et- Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ; (iii) la Nouvelle-Calédonie.
 



Quel niveau de développement humain dans les outre-mer ?

23/11/2012

L’AFD a révélé aujourd’hui les résultats de l’étude « Quel niveau de développement des départements et collectivités d’outre-mer, une approche par l’Indice de Développement Humain». Menée par Olivier Sudrie pour l’AFD, l’étude calcule le niveau de développement de tous les outre-mer* grâce à l’Indice de Développement Humain*(IDH) et les compare entre eux, avec celui des pays voisins et avec la métropole sur la période 1990-2010.

Les outre-mer, parmi les territoires les plus développés de la planète

Le rapport indique que le niveau de développement humain atteint par les départements et collectivités d’outre-mer (DCOM) en 2010 les place dans la catégorie des pays à développement humain très élevé (Guadeloupe, Martinique et Nouvelle-Calédonie) ou élevé (Guyane, Réunion et Polynésie). Un seul département français (Mayotte) figurait, en 2005, dans le groupe des pays à développement humain moyen.
 
A l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé à proximité du continent nord-américain, les DCOM affichent un niveau de développement humain bien supérieur à celui prévalant dans leur environnement régional. Ainsi, les départements français d’Amérique possèdent le plus haut niveau de développement humain de la Caraïbe et la Guyane devance le Brésil et le Suriname. Le niveau de développement de Mayotte, pourtant le plus bas de tous les DOM, était, en 2005, 50 % plus élevé que celui des Comores.

20 ans d’écart en moyenne avec la métropole

L’étude estime l’année au cours de laquelle la France métropolitaine avait atteint, le niveau de développement actuel des DCOM. Ainsi, l’IDH de la Guadeloupe en 2010 serait celui de la France métropolitaine de 1998, soit 12 années d’écart. Il est de l’ordre d’une génération pour la Guyane (27 années), de 25 années à La Réunion et de 28 années pour la Polynésie française.
 
Graphique : nombre d’années d’écart de développement par rapport à la métropole
 

Classement par département : la Guadeloupe entre le Pas-de-Calais et l’Yonne

En termes relatifs, les IDH des territoires ultramarins (0,775 en moyenne en 2010) sont tous faiblement inférieurs à celui de la France métropolitaine (0,883) : moins de 12% en moyenne. Cependant, territoire par territoire, on note une différence de 17% entre la métropole et la Polynésie et de 7% avec la Guadeloupe. Le classement départemental place la Guadeloupe à côté du Pas-de-Calais (à 3% d’écart IDH) et de l’Yonne (5% d’écart).
 
Des performances sociales élevées, mais un IDH tiré à la baisse par l’indice de revenu

A l’échelle mondiale, les pays plus économiquement développés sont ceux qui affichent aussi le plus haut niveau de développement social. Une évidence qui ne se vérifie pas pour les territoires ultramarins, ou ces dimensions ne sont pas corrélées. En effet, la valeur de l’IDH dans les DCOM est tirée à la hausse par sa dimension sociale et à la baisse par les performances économiques (revenu par tête). Plus précisément, ces performances sociales doivent beaucoup aux valeurs élevées de l’indice de la santé (espérance de vie) plutôt qu’a celles de l’éducation : dans le domaine de la santé, l’écart moyen avec la métropole était de l’ordre de 5% seulement en 2010, alors qu’il était de 25% en matière d’éducation.

Tableau : Valeur des indices constitutifs de l’IDH (et rang mondial)
 


 

* L’Indice de Développement Humain (IDH) est un indice composite sommaire qui mesure les réalisations moyennes d’un pays dans trois aspects fondamentaux du développement humain : une vie longue et saine (santé), l’accès aux connaissances (éducation) et un niveau de vie décent (revenu). La disponibilité des données définit la couverture d’un pays par l’IDH ou pas. Pour permettre des comparaisons parmi les pays, l’IDH est, dans la mesure du possible, calculé sur la base des données provenant des agences de données internationales les plus importantes et d’autres sources de données crédibles disponibles au moment de la rédaction.

*Les territoires ultramarins français concernés par cette étude sont : (i) pour les DOM : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et Mayotte ; (ii) pour les COM : la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ; (iii) la Nouvelle-Calédonie.

A propos de l’étude :
Les analyses et conclusions de cette étude son formulées sous la responsabilité de son auteur. Elles ne reflètent en pas nécessairement le point de vue de l’Agence Française de Développement ou de ses institutions partenaires.

 



Le développement humain et la cohésion sociale dans les Outre-mer. Conférence le 23 novembre au Sénat

07/11/2012

Quels sont les enjeux du développement humain et de la cohésion sociale dans les Outre-mer ? Quels ont été les progrès réalisés ? Comment se situent les territoires par rapport à leur environnement régional ? Comment anticiper les bouleversements démographiques qui s’annoncent dans certains d’entre eux en termes de santé, d’éducation, d’emploi ? Autant de questions abordées lors de cette conférence organisée par l'AFD à l’initiative de la délégation sénatoriale à l’Outre-mer.


 

Depuis 2009, les crises sociales dans les Outre-mer se succèdent et se ressemblent ; d’un océan à l’autre, elles touchent tous les territoires. Ces tensions démontrent l’écart persistant entre les aspirations et les besoins des populations ultramarines et la réalité quotidienne.

La focalisation du débat sur les seuls indicateurs économiques n’est pas pertinente ; les problématiques de développement humain, de cohésion sociale et de répartition des richesses doivent être, encore plus qu’hier, au cœur des préoccupations des pouvoirs publics nationaux et locaux. 

Il s’agit de mettre en résonance des travaux récents sur les principales dynamiques en cours avec les expériences concrètes d’élus et d’acteurs de terrain. 
 

Résultats de deux nouvelles études

La conférence est ainsi l’occasion de présenter les résultats de deux nouvelles études.
La première propose une mesure exhaustive du niveau de développement humain des différentes géographies ultramarines et son évolution dans le temps, en s’appuyant sur la méthodologie mise en place par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Elle conduit à montrer que, si le rattrapage par rapport la France hexagonale a été effectif ces dernières décennies, la poursuite de cette dynamique nécessitera de résorber les inégalités économiques et sociales qui perdurent et parfois se creusent.

La seconde étude présente les mutations démographiques en cours en matière de vieillissement, de composition familiale, de mouvements migratoires au départ et à destination des Outre-mer ainsi que leur impact prévisible sur le tissu social.

 

Conférence Le développement humain et la cohésion sociale dans les Outre-mer

23 novembre 2012

De 9h à 13h


Palais du Luxembourg (15, rue de Vaugirard 75006)
Salle Clemenceau


S'INSCRIRE

 

Programme prévisionnel

9h00 : Accueil des participants

9h30 : Ouverture par Serge Larcher, sénateur de la Martinique, président de la Délégation sénatoriale à l’Outre-mer
Propos introductif par Dov Zerah, directeur général de l’Agence Française de Développement

9h45 : Table ronde n° 1 : « Développement humain et inégalités »
Introduction par Olivier Sudrie, consultant, maître de conférences à l’Université de Saint Quentin-en-Yvelines

Sophie Élizéon, déléguée interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer

Éric Fruteau, maire de Saint-André, président de l’union départementale des centres communaux d’action sociale de La Réunion

Georges Patient
, sénateur de la Guyane

Thani Mohamed Soilihi, sénateur de Mayotte

Débat avec la salle

 

11h00 : Table ronde n° 2 : « Les nouveaux défis de la cohésion sociale »
Introduction par Claude-Valentin Marie, sociologue, démographe et conseiller pour l’Outre-mer à la direction de l’Institut national d’études démographiques

Juliette Corré, chef du département de la cohésion sociale, de la santé et de l’enseignement au ministère des Outre-mer

Jacques Moineville, directeur délégué de l’Agence Française de Développement

Katia Vespasien, directrice de l’autonomie du Conseil général de la Guadeloupe

Thani Mohamed Soilihi, sénateur de Mayotte

Débat avec la salle

12h15 : Clôture par Sophie Élizéon, déléguée interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer

12h30 : Cocktail

 

Animation générale par François-Xavier Guillerm, journaliste.

 

Télécharger le document de présentation



Soutenir la télémédecine pour offrir aux habitants un accès à des soins de qualité

23/10/2012

À l'occasion de la construction d'un nouveau Centre hospitalier à Saint-Pierre, l'AFD participe au financement d’un projet de télémédecine qui prévoit l'acquisition d'équipements biomédicaux et informatiques nécessaires à la mise en service des outils de téléconsultation, télé-dialyse et télé-radiologie.

La convention d’ouverture de crédit, d'un montant de 3 M€, à été signée le 21 septembre par Martine Béguin-Kerboul, directrice du Centre hospitalier François Dunan (CHFD), en présence de Bruno Clavreul, directeur de l'IEDOM à Saint-Pierre et représentant de l'Agence dans l'archipel (cf. photo ci-dessous).

 

La télémédecine, levier essentiel du projet d’établissement du Centre hospitalier

Le CHFD de Saint-Pierre-et-Miquelon développe depuis quelques mois un programme de télémédecine pour améliorer l’accès aux soins spécialisés de la population de l’archipel (6 500 habitants), seul territoire français en Amérique du Nord. Il s’inscrit dans le cadre du projet d’établissement du CHFD qui a retenu, comme axe de progrès prioritaire, l’aide au diagnostic, l’accompagnement et le suivi des missions de spécialistes métropolitains.
Le projet d’établissement vise à assurer aux patients de l’archipel un accès à des soins de qualité, comparable à celui offert à la population résidant en métropole, à garantir une prise en charge rapide et à reconsidérer les coûts actuels de l’offre de soins, notamment ceux générés par les évacuations sanitaires (EVASAN) pour de simples avis de médecins spécialistes. Pour atteindre cet objectif, la télémédecine devient ainsi un levier essentiel en permettant au CHFD de mieux structurer sa mission de second recours spécialisé, en la rendant permanente et non plus seulement dépendante des visites des missionnaires ou des EVASAN.

 

Adapter l'offre de soins aux besoins locaux

Le déploiement de la télémédecine à Saint-Pierre-et-Miquelon s’entend donc comme un moyen au service d’objectifs de santé majeurs, marqués par le vieillissement des populations et l’accroissement des maladies chroniques.
Cette première opération dans le secteur de la santé à Saint-Pierre-et-Miquelon s’insère dans la stratégie de l’AFD dans l’Outre-mer visant à améliorer la cohésion sociale. L’Agence répond par ailleurs à la demande exprimée au travers du Conseil interministériel de l'Outre-mer de prendre davantage en compte les spécificités des Outre-mer afin de mieux adapter l’offre de soins et les politiques de prévention des risques sanitaires.


Vue du Centre hospitalier François Dunan (CHFD)



Pour la cohésion sociale dans les Outre-mer et en Méditerranée, un accord avec l'UNCCAS

08/10/2012

L’union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS) et l'AFD ont signé le lundi 8 octobre un accord de partenariat pour soutenir la cohésion sociale en Outre-mer et dans les pays de la Méditerranée.

Les deux organisations partenaires prévoient trois types d’actions sur trois années : le repérage de besoins sociaux à travers des diagnostics territoriaux, l’échange d’outils méthodologiques et le partage d’expériences.

En Outre-mer, le partenariat prévoit notamment le développement de l’outil d’analyse de la demande sociale – DOMEO – mis en place par l’UNCCAS à l’attention des CCAS/CIAS d’Outre-mer.

Concernant les pays de la Méditerranée, le partenariat a pour objectif de développer les méthodes et outils d’aménagement durable des territoires pour améliorer les conditions de vie en ville mais aussi le développement de mécanismes de couverture de certains risques sociaux.

Par ce partenariat, et dans le prolongement de ses activités européennes, l’UNCCAS entend promouvoir la coopération et le partage d’expériences dans le champ social, au plan international.

En s’associant avec un réseau qui fédère de nombreux adhérents dans les Outre-mer et qui souhaite travailler dans les pays du pourtour méditerranéen, l’AFD entend jouer sur la complémentarité de son activité et de celle de l’UNCCAS afin de renforcer ses interventions dans le domaine de la cohésion sociale.

Ce partenariat a été signé par le Directeur Général de l’AFD, M. Dov Zerah, et le Président de l'UNCCAS, M. Patrick Kanner, à Marseille.

 

A propos de l’UNCCAS

Fondée en 1926, l’UNCCAS est la seule association représentant les élus communaux/intercommunaux chargés de l’action sociale et leur CCAS/CIAS. Elle fédère 3900 CCAS/CIAS (6300 communes) au service de plus de 44 millions de citoyens, en métropole et outre-mer. La quasi totalité des villes de plus 10 000 habitants, les trois quarts des communes de 5 000 à 10 000 habitants et près de 2000 CCAS de communes de moins de 5000 habitants ont rejoint le réseau national. Les CCAS et CIAS, établissements publics locaux, ont un rôle de prévention et de développement social dans leur commune/intercommunalité. Ils gèrent de nombreux équipements et services de proximité en direction des familles, des personnes en difficulté, des personnes âgées ou handicapées.

L’UNCCAS compte 85 CCAS/CIAS adhérents outre-mer (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Nouvelle Calédonie, Saint-Martin), lesquels représentent environ 2 millions d’habitants.

www.unccas.org



 
   
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