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L’AFD contribue au développement durable des économies ultra-marines en finançant les investissements des collectivités locales et en soutenant la croissance et la compétitivité du secteur privé.

L'AFD dans les Outre-mer

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L’AFD assure dans les départements et collectivités d’Outre-mer son mandat de solidarité nationale que lui a confié l’Etat.

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Bilan de l’activité 2016 de l’AFD dans les Outre-mer : 1,6 milliard d’euros d’engagements, soit 17% de l’activité totale du groupe AFD.

20/07/2017

Annick Girardin, Ministre des Outre-mer et Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD, ont présenté ce jour, au Ministère, l’activité de l’AFD dans les Outre-mer pour l’année 2016.  Pour la quatrième année consécutive, l’Agence a dépassé le seuil du milliard et demi d’euros d’engagements.

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Une activité financière en croissance dans les Outre-mer

En hausse par rapport à 2015, les engagements de l’AFD au profit des territoires ultramarins s’élèvent à 1,6 Md€ en 2016. Ce résultat traduit une volonté de l’Agence de soutenir de manière croissante les économies ultramarines à travers le financement et l’accompagnement des politiques publiques locales en 2016. 149 projets ont été financés dans le secteur public et privé.
 

Une présence dans l’ensemble des Outre-mer

L’AFD s’inscrit pleinement dans les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), universels, qui sont déclinés dans l’ensemble des territoires ultramarins. L’Agence accompagne les Outre-mer dans les cinq grandes transitions à l’œuvre : technologique, démographique, énergétique, territoriale et de gouvernance.
 

Carte de l'Outre-mer 

 

Afin de mieux répondre aux besoins des acteurs des territoires, l’AFD et la Caisse des Dépôts et Consignations ont coordonné étroitement leurs actions tout au long de l’année 2016 pour agir en complémentarité, notamment pour financer des projets complexes.


Une activité soutenue au bénéfice du secteur public…

En 2016, le soutien à l’investissement public local a représenté 938 M€, soit 58% du total de l’activité en faveur des Outre-mer. Il bénéficie aux Régions et Territoires (345 M€), aux entreprises publiques (217 M€) et aux communes (137 M€), notamment les petites communes de moins de 10 000 habitants et les communes en situation de tension financière qui constituent les premiers bénéficiaires des prêts bonifiés par l’Etat. Ces financements permettent de soutenir l’ensemble des acteurs publics et parapublics ultramarins.

  • En Guyane, différents prêts de préfinancement de subventions européennes et d’Etat ont été octroyé à la Collectivité Territoriale de Guyane (15,2 M€) pour déclencher et accélérer la réalisation de dix  projets dont la construction de collèges à Apatou, à Mana et à Kourou, la Maison des Cultures et des Mémoires de Guyane, et un internat à Maripasoula.
  • En Polynésie française à Punaauia un prêt de 630 000 € a été accordé afin d’entamer des travaux d’adduction en eau potable : réhabilitation des canalisations d’eau et pose des compteurs d’eau. Ils permettront aux habitants d’avoir accès à une eau de qualité, de moderniser le réseau et d’éviter les incidents à répétition nécessitant l’intervention régulière des équipes techniques en hydraulique.
     

… et du secteur privé

Le secteur privé représente un axe d’intervention important de l’AFD dans les Outre-mer.
En 2016, 656 M€ ont été consacrés aux financements de projets privés, soit 42% des engagements. Une vingtaine d’entreprises ont bénéficié directement d’un financement de l’AFD pour un total de 109 M€, soit une hausse de 54% par rapport à 2015. Les secteurs d’intervention sont variés : tourisme, énergies renouvelables, assainissement, transport, logement, banque, micro finance. Les projets accompagnés concernent principalement l’environnement, la transition énergétique et des secteurs créateurs d’emploi. L’activité des fonds de garanties, dont la SOGEFOM, enregistrent une progression de 2% en volume de dossiers octroyés, pour un montant total de 24 M€. L’activité pour le compte de Bpifrance s’est élevée à 518 M€ (garanties, financements court terme et prêt moyen, long terme aux entreprises). Enfin, l’AFD a conclu avec la Banque européenne d’investissement (BEI) un accord pour déployer le dispositif du Plan Juncker au bénéfice des départements d’Outre-mer.
 

La fin de l’année 2016 a également été marquée par la signature avec la Ministre des Outre-mer d’une lettre d’intention qui consacre un accroissement important et une diversification des ressources budgétaires confiées à l’AFD, portées à 41 M€. Au-delà des bonifications d’intérêts pour les secteurs environnementaux et de la santé, dont l’enveloppe sera accrue, ces ressources permettront dès 2017 la mise en œuvre de nouveaux outils financiers ciblés, en particulier un prêt à taux zéro vert pour accompagner les actions de lutte contre le changement climatique dans les territoires du Pacifique, et deux fonds de renforcement de capacité respectivement consacrés aux collectivités locales en difficulté financières dans les DOM et au secteur de l’eau et de l’assainissement à Mayotte pour catalyser la mobilisation des fonds structurels européens.
 

Au-delà du financement, un renforcement du rôle de l’agence dans le débat public sur les économies ultramarines.

Au-delà de son activité de financement, l’AFD apporte une expertise et conseille les porteurs de projets, renforce le dialogue avec les acteurs locaux et alimente  les débats publics sur les enjeux de développement des territoires ultramarins. En 2016, à travers son réseau d’agences, l’AFD a renforcé cette offre d’appui qui constitue désormais un axe de son activité dans les Outre-mer. En 2017, l’Agence poursuivra cette dynamique et contribuera aux réflexions menées dans le cadre des Assises des Outre-mer.

Annick Girardin, Ministre des Outre-mer : « Si j’ai souhaité que l’AFD soit à nos côtés, aujourd’hui, c’est avant tout pour souligner son rôle majeur en faveur des Outre-mer, pour valoriser ses interventions mais également pour évoquer nos ambitions communes pour demain. Je souhaite que l’Agence Française de Développement décloisonne ses activités internationales et outre-mer en s’appuyant sur des stratégies régionales de développement durable, en raisonnant par bassin géographique. Le « monde en commun » ça veut dire aussi que les difficultés des pays voisins de nos territoires d’outre-mer ont des répercussions sur le développement des Outre-mer eux-mêmes. »

Rémy Rioux, Directeur Général de l'AFD: « En 2016, l’année de ses 75 ans, l’Agence Française de Développement est restée un partenaire solide des acteurs ultramarins pour le financement des ODD avec 1,6 milliard d’euros d’engagements dans les Outre-mer. Au-delà de ces financements, dans un environnement toujours plus global, l’enjeu de l’intégration régionale des espaces ultramarins s’inscrit au cœur de notre stratégie dans les Outre-mer, territoires français dans le monde. L’AFD, acteur global, présente dans les états étrangers des Caraïbes, de l’Océan Indien et du Pacifique, s’impliquera pleinement dans ces mutations et adaptera son organisation à cet effet. Cette année a également été marquée par le rapprochement de l’AFD avec la CDC autour d’une alliance stratégique, structurante et ambitieuse, qui permettra de mieux répondre aux besoins des Outre-mer ».

 



2016, une année record pour l'AFD

11/05/2017

Avec un record 2016 de 9,4 milliards d’euros d’engagements, l’AFD investit de nouveaux chantiers, notamment en Afrique continentale.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD, a présenté ce jour les résultats de l’AFD pour l’année 2016, dans la perspective de sa stratégie pour 2020.

A la demande du Président de la République en 2015, l’AFD a nettement augmenté le volume de ses financements conformément aux objectifs de la communauté internationale (ODD, Accord de Paris sur le climat), scellé son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et étendu son champ d’intervention.
 

 

Rémy Rioux, son Directeur général, décrypte la stratégie de l’AFD : « 2016, l’année de ses 75 ans, a été marquée par l’accroissement des engagements de l’AFD, son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et le renforcement de ses partenariats avec la société civile, les collectivités territoriales, le secteur privé, les banques de développement bilatérales et multilatérales, les institutions européennes et les grandes fondations. Avec 9,4 Md€ d’engagements, l’AFD a repris une trajectoire de croissance ambitieuse pour accompagner les grandes transitions dans les pays en développement et dans les Outre-mer français. Avec sa nouvelle stratégie, l’AFD jouera un rôle moteur pour soutenir l’émergence d’un monde en commun. »

En 2015, l’AFD a reçu du Président de la République l’objectif d’accroître son activité de + 60 % d’ici 2020 pour atteindre près de 13 Mds € d’engagements annuels. En 2016, cette trajectoire de croissance est engagée.

9,4 milliards d’euros de projets ont été financés par l’AFD : c’est +13 % en 1 an.

L’Afrique, toute l’Afrique, est la priorité de l’Agence, avec près de 4 Mds € d’engagements en 2016 en hausse de +25%.

  • De 2010 à 2016, 22 milliards d’euros ont été engagés en Afrique
  • En janvier 2017, au Sommet de Bamako, le Président de la République a pris un engagement encore plus ambitieux pour l’AFD : sur les cinq prochaines années, 23 milliards d’euros seront engagés pour l’Afrique
  • Pour soutenir le développement des énergies renouvelables, l’AFD a engagé 600 millions d’euros en Afrique en 2016. Elle prévoit de leur consacrer 3 milliards d’euros d’ici 2020.

L’AFD agit dans de nouveaux pays et de nouveaux secteurs :
  

  • Argentine, Cuba, Balkans : l’AFD va élargir son champ d’intervention géographique, partout où l’accompagnement d’une banque de développement engagée et solidaire est utile.
  • La nouvelle stratégie de l’agence ouvre des chantiers d’avenir, dans des secteurs sur lesquels l’AFD n’intervenait pas ou peu jusqu’ici : la gouvernance, les industries culturelles, l’enseignement supérieur, l’innovation et le numérique, le social business, l’action extérieur des collectivités locales, l’éducation au développement et à la solidarité internationale.

L’AFD et la CDC : une alliance stratégique active sur le terrain
L’alliance stratégique entre les deux institutions, signée le 6 décembre 2016, se concrétise sur le terrain. A l’international, elle se traduit par des outils communs, comme le fonds d’investissement dans les infrastructures de 600 M€ dont la création a été annoncée récemment par les deux Directeurs généraux au Burkina Faso. En France, elle permet une collaboration plus étroite avec les collectivités territoriales et tous les acteurs du développement dans les territoires.

Pour aller plus loin, lire la présentation détaillée des résultats de l'AFD en 2016


L’action de l’AFD en 2016

Une action sur les cinq continents :

  • 50 % des engagements financiers de l’AFD dans les pays étrangers (près de 4 Mds € en 2016 soit +25% en un an) vont à l’Afrique, toute l’Afrique, priorité de l’action de l’Agence, où 84 % des moyens budgétaires accordés par l’Etat sont concentrés. Dans sa nouvelle stratégie, l’Agence considère l’Afrique comme un tout. Du Maroc à l’Afrique du Sud, du Sénégal à Djibouti, avec ses dynamiques régionales, sans séparer le Nord du Sud du Sahara.
  • 20 % en Asie et dans le Pacifique pour financer des projets sobres en carbone (1,3 Mds € en 2016)
  • 20 % en Amérique Latine et Caraïbes, en particulier au service du développement urbain durable (1,1 Mds € en 2016)
  • 10 % au Proche et Moyen-Orient : pour financer une croissance inclusive et résiliente (741 Millions € en 2016)

L’AFD a également consacré 1,6 Md€ en 2016 au financement des Outre-mer français.

Les marqueurs de l’action de l’AFD : 6 x 50%

L’AFD, banque de développement de la France, solidaire et engagée au service des populations des pays du Sud et de l’Outre-mer, agit avec 6 marqueurs forts :

  • 50% de ses engagements à l’étranger sont en Afrique
  • 50% de son activité concerne des pays et territoires francophones
  • 50% de ses projets ont des impacts positifs sur le climat
  • 50% de ses projets contribuent à la réduction des inégalités de genre
  • 50% de ses bénéficiaires sont des acteurs non-étatiques (entreprises publiques et privées des pays du Sud, collectivités locales, établissements publics, ONG, banques)
  • 50% de ses projets sont menés en cofinancement avec d’autres bailleurs

L’AFD finance des trajectoires de croissance durable contribuant aux cinq transitions majeures dans lesquelles les pays en développement, comme les pays développés, sont engagés : transitions démographique et sociale, transition territoriale et écologique, transition énergétique, transition numérique et technologique, transition politique et citoyenne.

Des solutions qui génèrent des impacts positifs pour les populations

En 2016, l’AFD a financé 657 projets de développement, qui ont notamment permis :

  • d’améliorer le transport urbain en Nouvelle-Calédonie ;
  • de gérer les tensions entre populations hôtes et réfugiées au Liban et en Jordanie ;
  • de construire l’autonomie électrique du Burkina Faso ;

Des projets aux impacts concrets mesurables chaque année. En moyenne depuis 5 ans : 

  • 730 000 exploitations agricoles familiales soutenues ;
  • 665 MW d’énergies renouvelables installés ;
  • un accès à l’eau et à l’assainissement amélioré pour 1, 2 million de personnes ;
  • 54 000 PME appuyées ;
  • 832 000 enfants scolarisés.

Accéder à l'infographie   



Aménagement durable et équilibré de Saint-Paul : l'action continue

14/02/2017

Opérateur historique de l’aménagement de Saint-Paul depuis 1969, la Société d’équipement du département de La Réunion (SEDRE) va pouvoir, grâce à un financement de l’AFD, poursuivre deux opérations majeures pour le compte de la commune. À la clé : une croissance urbaine maîtrisée, équilibrée et durable.

Besoins de la population et des acteurs de terrain : vers un aménagement concerté

L’aménagement du territoire, l’habitat et le logement sont au cœur de l’intervention de l’AFD à La Réunion, aux côtés des collectivités territoriales et établissements publics.

Preuve du dynamisme de l’action de l’Agence, son partenariat renouvelé en 2016 avec la ville de Saint-Paul. L’objectif ? Accompagner le programme pluriannuel d’investissement de la commune, qui comprend le programme de renouvellement urbain (PRU) et la zone d’aménagement concerté (ZAC) de l’Eperon.


Prendre en compte les dynamiques de demain

Le programme de renouvellement urbain (PRU), dans lequel la ville est engagée depuis plusieurs années, entend promouvoir une ville durable et équilibrée qui prenne en compte les enjeux et les dynamiques socio-économiques et démographiques de demain. 

La mise en œuvre du PRU a été confiée à la SEDRE en 2004, dans le cadre d’une concession d’aménagement.

 

  Plan du Programme de renouvellement urbain de la ville de Saint-Paul 

Plan du programme de renouvellement urbain (PRU) de Saint-Paul (@SEDRE)

 

Soutenir la SEDRE, « assembleur de compétences et constructeur de ville »

Constructeur et bailleur social, conducteur d’opérations d’équipements publics et aménageur du territoire pour le compte des collectivités territoriales, la SEDRE bénéficie de deux prêts de long-terme de l’AFD pour un total de 25 millions d’euros.

Grâce à ce financement, l’opérateur poursuivra le programme de renouvellement urbain du centre-ville de Saint-Paul et le développement de la ZAC Eperon

Opération La Caroline sur le pôle Front de Mer

Opération de La Caroline sur le pôle Front de mer (@SEDRE)

 

 

Objectif bien-être pour les Saint-Paulois

La SEDRE assurera ainsi la mise en œuvre du PRU de Saint Paul jusqu’en 2024. 

Mot d’ordre : revitalisation du centre-ville ! Le programme verra ainsi la construction de 1500 nouveaux logements qui devront répondre :

  • à la diversité de la demande sur le secteur (logements sociaux, intermédiaires et libres) ;
  • à la résorption de l’habitat précaire ;
  • à l’aménagement du littoral ;
  • et à la valorisation du patrimoine culturel.

Plusieurs opérations notables ont déjà été mises en place dans la ville par la SEDRE comme :

  • la remise en état des voies et réseaux du centre-ville ;
  • la réalisation de la place du peuplement et du débarcadère ;
  • l’aménagement des sites vert et bleu du front de mer ;
  • ainsi que diverses études transversales qui servent de support à l’engagement d’actions opérationnelles. 

D’autres projets sont en cours : la restructuration de l’espace autour du marché forain, l’aménagement de l’entrée sud face au cimetière marin et la résorption de l’habitat précaire dans trois zones.

 

L’aménagement de la ZAC Eperon, un quartier à très fort potentiel

À 5 minutes du centre-ville, majoritairement habitée par une population très modeste et dotée à 80 % de logements sociaux, la ZAC de l’Eperon jouit d’une attractivité importante.

Portant sur un périmètre de 100 hectares, le projet a pour vocation première la résorption de l’habitat précaire et la création d’un véritable quartier pour toutes les catégories de population bénéficiant d’équipements, de commerces, de bureaux et de services.

Cette rénovation urbaine, dont la concession d’aménagement est confiée depuis 1992 à la SEDRE, a permis une véritable extension et rénovation urbaine du territoire comprenant :

  • une agence Pôle emploi ;
  • un institut médico-social d’accueil pour enfants handicapés ;
  • un pôle médical en projet ;
  • des terrains de sport ;
  • des espaces verts ;
  • un pôle tertiaire comprenant 3000 m² de bureaux ;
  • des équipements éducatifs (groupe scolaire et crèche) ;
  • et un village artisanal au cœur du quartier.

 

La SEDRE, qui assurait jusqu’alors le portage financier de la trésorerie de ces opérations, sollicite à présent des financements de l’AFD pour disposer de nouvelles ressources jusqu’en 2024 afin de finaliser les projets restants.



L’AFD participe au renouvellement de la flotte d’Air Tahiti

29/12/2016

Afin d’accompagner le développement touristique de la Polynésie française et l’accès des populations au service aérien, l’AFD appuie la compagnie locale Air Tahiti dans ses efforts pour disposer d’une flotte plus performante et adaptée au marché.

 

Une mission de service public sur un territoire de la taille de l’Europe

En Polynésie française, c’est l'avion qui constitue le moyen de transport le plus rapide et le plus utilisé. L'archipel est très bien desservi par voie aérienne : les avions de la compagnie locale Air Tahiti relient ainsi 47 îles.

Air Tahiti SA est aujourd’hui l’une des plus grandes entreprises privées de Polynésie française

Son activité de transport aérien interinsulaire s’est considérablement développée sous l’impulsion du tourisme et des échanges locaux. 

Desservant l’intégralité des terrains polynésiens ouverts à la circulation aérienne, elle assure une mission de service public, qui lui est confiée par la collectivité de Polynésie française via une obligation de service public (OSP) renouvelée régulièrement.

 

Objectif sécurité et économie d'énergie

Depuis quelques années, la compagnie modernise sa flotte : Air Tahiti exploite actuellement une flotte de neuf ATR , en cours de renouvellement. 

Ses deux derniers aéronefs, des ATR-600 livrés en octobre et décembre 2016, ont été financés par l’AFD, qui accompagne le secteur des transports aériens pour un développement ambitieux du territoire

L’opération s’est effectuée avec les banques locales pour un montant total de près de 20 millions d’euros, dont 30 % financés par l’AFD. Le deuxième avion a également bénéficié de l’aide fiscale à l’investissement outre-mer.

Avec ces deux nouveaux appareils, la compagnie dispose désormais d’une flotte de sept appareils de dernière génération.

Pourquoi un tel renouvellement des avions ? Tout simplement pour moderniser la flotte  dans un souci de sécurité et d’économie d’énergie, les nouveaux ATR étant moins consommateurs de carburant.

 

Une action phare du schéma directeur des transports interinsulaires financé par l’AFD

L’intervention de l’AFD permet non seulement :

  • d’accompagner le développement touristique de la Polynésie, principal vecteur de croissance économique exogène et de revenus du territoire ;
  • mais aussi de participer à la mise en œuvre du schéma directeur des transports interinsulaires qu’elle a cofinancé. 

L'objectif de ce schéma ? Assurer aux habitants des archipels éloignés la continuité territoriale du service public et réduire les inégalités d'accès à ce service.

En apportant sa quote-part au financement du renouvellement de cette flotte, l'AFD comble le déficit de capacités d'intervention des banques de la place, déjà fortement exposées sur cette compagnie.



Santé mentale : construction d’un pôle psychiatrique pour renforcer l’offre de soins

15/12/2016

La première pierre du futur pôle psychiatrique de Polynésie française est posée ! Financée presque intégralement par l’AFD, cette infrastructure permettra de rattraper le retard pris par le Pays en matière de santé mentale en regroupant et en étendant plusieurs services.

Un  « secteur en déshérence » 

La Polynésie française souffre d’un retard considérable dans la prise en charge de la santé mentale, qui repose essentiellement sur le secteur public. 

Cette offre est largement insuffisante, à tel point que le Conseil économique, social et environnemental, dans un rapport de 2009, avait qualifié la santé mentale en Polynésie de « secteur en déshérence ». 

Le taux d’équipements est l’un des plus faibles des Outre-mer : on compte ainsi 26 lits de psychiatrie pour 100 000 habitants en Polynésie contre 153 en métropole, 140 à la Martinique, 139 en Guadeloupe et 91 à La Réunion. 

Cette carence a des conséquences importantes sur la santé publique : de nombreux malades ne sont pas pris en charge ou sont suivis de manière inadéquate. 

Cela conduit aussi à des problématiques de mal-être social et parfois de sécurité publique

Afin de renforcer l'offre de soins en santé mentale, l'AFD soutient la construction d'un pôle dédié. Le projet a fait l’objet d’une inscription au nouveau Schéma d’organisation sanitaire (SOS 2016-2021). 

 

40 lits et 110 places 

Le pôle de santé mentale sera constitué de 3 blocs : 2 sur 4 niveaux (dont un sous-sol) et un de plain-pied.

Construit sur le site d’un ancien hôpital militaire, il fera le lien entre l’hôpital et le bâtiment actuel de psychiatrie.

Il permettra la constitution d’un grand pôle psychiatrique en synergie fonctionnelle et logistique avec l’hôpital. Il comprendra 40 lits et 110 places. 

Le secteur d’hospitalisation comprendra notamment :

  • un centre de crise psychiatrique de 8 lits pour adolescents ;
  • une unité d’hospitalisation de 12 lits en alcoologie-toxicologie ;
  • et une unité d’hospitalisation de psychiatrie adulte de 18 lits. 

La prise en charge ambulatoire s’appuiera sur de nombreuses structures d’aide et d’accueil thérapeutique destinées aux enfants, aux adolescents et aux adultes. 

 

Mutualisations et décloisonnement 

Outre l’extension capacitaire, ce projet regroupera des services aujourd’hui éclatés, ce qui devrait permettre des mutualisations et un décloisonnement de certaines activités assurées aujourd’hui par l’hôpital et le ministère de la Santé. 

C’est le Président de la Polynésie française qui a posé le 23 novembre dernier la première pierre de ce chantier qui devrait durer environ 36 mois. 

 

 

Le coût de l’ensemble de l’opération, hors équipement, est estimé à un peu plus de 4 milliards de francs CFP. L’AFD participera à ce projet à hauteur de 3,257 milliards de francs CFP (soit 27,3 millions d’euros).

 
 


Hava’i : la communauté de communes des Iles-sous-le-Vent développe sa compétence déchets

09/12/2016

L’AFD accompagne le développement de la communauté de communes des Iles-sous-le-Vent à travers le financement de ses investissements en matière de traitement des ordures ménagères. Une compétence au cœur de la volonté de mutualisation des communes concernées.

Des compétences obligatoires et facultatives

Hava’i réunit depuis décembre 2015 l’ensemble des communes de l’archipel des Iles-Sous-le-Vent, à l’exception de Bora Bora. 

La communauté de communes (CC) est appuyée par une forte volonté politique des maires concernés (Huahine, Maupiti, Tahaa, Taputapuatea, Tumaraa et Uturoa), et cette démarche de mutualisation est soutenue par l’État et la Polynésie française.

Plusieurs compétences ont ainsi été transférées à la CC Hava’i, des compétences qui sont :

  • soit obligatoires comme la valorisation du patrimoine historique , le développement du tourisme nautique, le développement de l’agriculture biologique ;
  • soit facultatives : gestion des animaux errants, collecte et traitement des ordures ménagères

Cette liste de compétence devrait s’allonger dans les prochaines années. 

 
Améliorer la performance en matière de gestion des ordures ménagères
La communauté de communes de Hava’i est en train de se structurer administrativement, que ce soit en matière de ressources humaines ou au niveau des équipements nécessaires à l’accomplissement de ses compétences. C’est dans ce cadre qu’elle a sollicité mi-2016 un emprunt auprès de l’AFD.
 
 
Vers un véritable service public de traitement des déchets
Une convention de prêt de 39 millions de francs CFP a ainsi été signée le 8 décembre 2016 pour soutenir la compétence de gestion des déchets.
Les différentes communes qui composent la CC Hava’i font ainsi un pas important vers un véritable service public de traitement des déchets, dont la mise en place effective est obligatoire avant fin 2024, conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales. 
À la clé : 
  • l’acquisition de véhicules dont un camion avec grue à grappin ;
  • et la participation à l’extension et à l’aménagement du hangar de traitement des déchets
Il s’agit du premier emprunt réalisé par cette jeune communauté de communes.


 
 
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