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L’AFD contribue au développement durable des économies ultra-marines en finançant les investissements des collectivités locales et en soutenant la croissance et la compétitivité du secteur privé.

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L’AFD assure dans les départements et collectivités d’Outre-mer son mandat de solidarité nationale que lui a confié l’Etat.

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L'Outre-mer, laboratoire de la transition énergétique

24/11/2015

Les innovations déployées pour la transition énergétique dans les Outre-mer français en font de véritables lieux d’expérimentation de solutions nouvelles pouvant être répliquées dans les Etats insulaires en développement. L’AFD favorise le partage d’expérience entre ces différents territoires.

La triple spécificité des Outre-mer français en matière énergétique

En matière énergétique, les Outre-mer français présentent une triple spécificité. La richesse et la diversité de leur capital naturel d’abord, entre le solaire, l’éolien, la biomasse, l’hydroélectricité mais aussi la géothermie…

Ensuite, le poids que fait peser leur forte dépendance aux importations d’hydrocarbures.

Enfin, grâce aux dispositifs de soutien aux Zones Non-Interconnectées françaises (Outre-mer – hors Polynésie française – et Corse) visant à compenser le coût élevé de la production locale d’électricité, ces économies isolées ont la possibilité de développer des technologies adaptées à leurs petits réseaux sans que leur population supporte l’intégralité du coût engendré par ces développements. 

Ces atouts font des Outre-mer un laboratoire pour les énergies renouvelables adaptées aux îles du Sud.

La Polynésie française concentre ainsi la plus grosse capacité de climatisation à l’eau de mer en milieu tropical.

La Martinique travaille au développement du premier dispositif de production d’énergie thermique des mers à échelle industrielle.

La Réunion, dont le taux de renouvelable dans son mix électrique avoisine déjà les 40%, va encore plus loin en développant des installations de valorisation des déchets de la canne à sucre particulièrement performantes.

A l’AFD, l’équipe secteur privé du département OMR met en place avec l’appui technique de la division TED des montages financiers destinés à accompagner les producteurs indépendants d’électricité – qui portent la majorité de ces installations.

Des solutions innovantes

Mais le savoir-faire développé n’est pas seulement technique et financier : les enjeux de contrainte foncière et d’acceptabilité locale des installations ont fait émerger des solutions innovantes de co-développement d’activités agricoles et de production d’énergie renouvelable (comme l’utilisation du photovoltaïque dans des serres maraîchères ou d'ombrières piscicoles à La Réunion). 

L’AFD, qui finance des projets intégrés à leur environnement dans les territoires ultra-marins français, cherche à en faire bénéficier les petits Etats insulaires en développement.
Ces derniers  sont particulièrement actifs dans la préparation de la COP21, à l’image de l’atelier organisé en mai en Martinique sous l’égide de l’Agence internationale des énergies renouvelables et du gouvernement français, qui a réuni petits états insulaires et collectivités d’Outre-Mer.



Favoriser la préservation de la biodiversité

23/10/2015

La Martinique appartient à l’un des premiers hotspots mondiaux de la biodiversité : la Caraïbe. La région se caractérise par une grande diversité d’écosystèmes et d’habitats. Pleinement conscients des atouts naturels de l’île et enjeux qui en découlent, les martiniquais initient depuis plusieurs années une politique volontariste de préservation et de mise en valeur des richesses naturelles.

 
La Martinique héberge sur l’ensemble de son territoire 396 espèces d’arbres dont 14 sont endémiques à l’ile, 65 espèces d’oiseaux dont 2 sont endémiques(1), 8 espèces de reptiles dont 2 sont strictement endémiques(2) à la Martinique, plus de 500 espèces de mollusques et 202 espèces d’orchidées. 

Les nouveaux prêts de l’AFD concernent l'appui au Parc naturel régional de la Martinique (PNRM) dans le cadre de la mise en œuvre des actions de restauration et de promotion du patrimoine naturel martiniquais. D’ores et déjà, trois projets ont été actés :
  • la création d’un pavillon pédagogique au domaine d’Emeraude au Morne Rouge :
Le projet a pour objectif de compléter l’offre du site en proposant une autre immersion en pleine nature par le biais d’activités, qu’elles soient de découverte, scientifiques ou pédagogiques en y hébergeant des classes nature, ou de rencontres avec la population locale pour une valorisation du patrimoine écotouristique. (Voir la fiche projet)
 
  •   la réfection et l’aménagement du local d’accueil de la forêt Vatable aux Trois-Ilets 
Le projet prévoit la création : d’un espace polyvalent destiné à recevoir tout public, d’un espace de bureau, d’un espace de confort équipé d’une kitchenette, et d’un espace sanitaire. (Voir la fiche projet)
 
 
  • et la réhabilitation du Jardin Botanique de Saint-Pierre
Le projet consiste à conforter les falaises du site, sécurisation qui permettra dans un deuxième temps de réaliser les aménagements pour l’ouverture au public. (Voir la fiche projet)
 
 
Les conventions ont été signées le 6 octobre dernier entre l’AFD et le PNRM. Cet engagement s’inscrit dans le cadre des actions de l’AFD en appui aux politiques publiques dans le domaine de l'environnement.
(1) Le carouge et la gorge blanche
(2) Le Trigonocéphale et la couleuvre couresse


La justice sociale à l’épreuve des printemps arabes

16/10/2015

A l’occasion de la sortie de l’ouvrage "L’Etat d’injustice au Maghreb. Maroc et Tunisie" aux éditions Karthala, l’AFD et le FASOPO organisent une conférence où les auteurs viendront présenter leurs travaux sur les trajectoires socio-politiques des pays de la région Méditerranée, notamment le Maroc et la Tunisie, et échanger autour des "printemps arabes", déclinés pour chaque pays dans leurs singularités et logiques spécifiques.

Cette conférence aura lieu le 27 octobre à l'AFD.

Sidi Bouzid, décembre 2010 a été dépeint dans les médias comme la scène inaugurale des "printemps arabes", présentée comme une pièce en trois en trois actes : d’abord, la révolution tunisienne ; puis l’effet domino à l’échelle régionale ;  enfin, les revirements - dont nous connaîtrions aujourd’hui le final marqué par  la guerre civile en Syrie, les tensions politiques en Tunisie, le chaos en Lybie, le retour autoritaire en Egypte, etc. Cette lecture simpliste et linéaire des années 2011-2015 dans les pays du sud et de l’est de la Méditerranée pose question.


Photo Lucas Mebrouk


Les "printemps arabes" constituent sans doute une importante transition politique, économique et sociale dans la région, en atteste le Prix Nobel de la Paix décerné le 9 octobre dernier au « Quartet » issu de la société civile, ayant permis la transition démocratique en Tunisie.  Ils marquent l’impasse d’un modèle de développement politiquement autoritaire, asphyxiant le secteur privé et l’initiative individuelle, et portent l’expression de fortes attentes en matière de garantie d’éducation, de protection sociale et d’emploi pour l’ensemble de la population. Ils redéfinissent le rapport des partis ou des organisations islamistes à l’Etat, à la nation, à l’exercice du pouvoir. Pour autant, constituent-ils une entrée pertinente pour l’analyse de l’injustice sociale dans les pays concernés ? La question de l’injustice sociale a précédé 2010, elle est à explorer dans l’histoire des politiques publiques d’inclusion des pauvres, dans la construction progressive de l’asymétrie régionale, etc. Elle implique de pouvoir dépasser l’uniformisation imposée par une lecture en termes de  « moment » historique.
 

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Programme



Introduction par Gaël Giraud, chef économiste  de l'AFD

Avec :

  •  Béatrice Hibou, politologue, directrice de recherche au CNRS (SciencesPo-CERI) et directrice adjointe du CRESC (Université Mohamed VI Polytechnique, Rabat)
  • Mohamed Tozy, politologue, Professeur des universités à Aix-en-Provence et à Casablanca, directeur du CRESC (Université Mohamed VI Polytechnique, Rabat)
  • Irene Bono, politologue, maître de conférences à L’Université de Turin, chercheur associée au CRESC (Université Mohamed VI Polytechnique, Rabat)
  • Hamza Meddeb, politologue, chercheur à la fondation Carnegie, ancien chercheur à l’Institut universitaire de Florence (2013-2015)
  • Mathieu Vasseur, directeur-adjoint du département Méditerranée de l’AFD
  • Marie-Pierre Nicollet, directrice du département Développement Humain de l’AFD
     
     
     

     


     


     


La santé dépasse les frontières

28/09/2015

Dans des régions particulièrement interdépendantes, intégrer une dimension transfrontalière aux interventions dans le secteur de la santé prend tout son sens. C’est le cas en Guyane, où ces sujets sont abordés en lien avec les voisins brésiliens et surinamais.

Des problématiques identiques

1250. C’est le nombre de kilomètres de frontière que la Guyane, petit bout de France en Amérique latine, partage avec le Suriname et le Brésil. Dans ces régions frontalières - lieux d’échange et d’interdépendance, aux mouvements de population continus - les problématiques communes liées à la santé sont quotidiennes. Les mêmes patients sont pris en charge de part et d’autre des frontières. Ils rencontrent les mêmes situations sanitaires, qui concernent autant des maladies transmissibles que des maladies chroniques, et qui sont souvent très différentes des réalités métropolitaines.

Renforcer la collaboration entre acteurs de santé

Ainsi, collaborer entre acteurs de santé des différents territoires pour la prise en charge des patients, à travers notamment l’échange d’informations, l’harmonisation des prescriptions et une complémentarité des structures de santé, s’avère essentiel. Il s’agit aussi d’assurer la cohérence des programmes de lutte contre les maladies et de mettre en place des études et des systèmes d’information conjoints entre zones frontalières.

Au Suriname, l’AFD finance un projet de coopération sanitaire avec la Guyane, en accompagnement d’importants projets d’infrastructures des deux côtés de la frontière. Des groupes de travail ont pu être structurés entre les deux territoires, et des études conjointes ont été réalisées afin de développer des plans d’action harmonisés. Enfin, dans la perspective d’une plus grande coopération avec l’Institut Pasteur guyanais, le Laboratoire national surinamais a vu ses capacités renforcées.

Une démarche partagée

Le dynamisme de nombreuses initiatives récentes au niveau guyanais confirme l’enjeu stratégique de cette coopération pour les acteurs guyanais autant que pour les Etats étrangers. Par exemple, l’hôpital de Cayenne cherche à développer une plateforme régionale de recherche et de formation sur la santé en Amazonie, tandis que l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni a mis en place en 2013 un pôle de santé publique dont l’un des axes est la coopération transfrontalière. Il en va de même, plus largement, pour les Départements Français d’Amérique (DFA), comme en témoignent s le financement par la France d’une assistance technique au siège de l’Organisation Panaméricaine de la Santé, ainsi que son implication dans la gouvernance de la Caribean Public Health Agency, ou encore le choix de la thématique « Coopération internationale dans la zone des DFA » pour le congrès 2015 de la Fédération Hospitalière Française Antilles/Guyane.



L'AFD appuie la modernisation des infrastructures électriques de la commune de Uturoa

14/09/2015

Pour aider à financer le budget d'investissement électricité 2015 d'Uturoa, l'AFD et la commune de Uturoa ont signé ce lundi 14 septembre une convention de prêt de 180 millions de francs pacifiques.

Ce financement s’inscrit dans le programme de modernisation des infrastructures électriques de la commune. Il servira notamment à l’achat et l'installation de deux nouveaux groupes électrogènes pour la centrale électrique., et vient compléter les fonds propres engagés par Uturoa pour la réalisation de ces opérations.

Sécuriser l’approvisionnement électrique de la commune
À Uturoa, la commune gère en régie directe la production et la fourniture d’électricité sur son territoire. L’achat de ces deux groupes électrogènes intervient en remplacement de deux anciens groupes désormais vétustes et consommateurs en carburant. Ces investissements permettront ainsi à la fois de sécuriser l’approvisionnement en électricité de la commune, et d’optimiser la consommation en énergie. Les nouveaux groupes permettront en effet de réduire l’émission de polluants atmosphériques en limitant la consommation de fuel nécessaire à leur fonctionnement.  Ces groupes seront à terme intégrés dans une centrale électrique hybride, plus respectueuse de l’environnement.  
Un partenariat fort avec l’AFD
Ce prêt s’inscrit dans une collaboration de longue date entre la commune d’Uturoa et l’AFD. En effet, l’AFD a accordé depuis 40 ans une dizaine de prêts à la commune pour financer ses investissements, principalement dans les secteurs de l’énergie et de l’eau. L’AFD a également financé la rénovation du marché municipal dans les années 2000.


L’AFD poursuit son accompagnement de l’action de l’Adie dans les Outre-mer avec une nouvelle convention de 4 M€

20/07/2015

L’Agence Française de Développement (AFD) vient d’octroyer à l’Adie, association pionnière du microcrédit en France, un nouveau prêt de 4 M€ pour refinancer, dans les Outre-mer, des microcrédits de plus de 6 000 euros permettant à des personnes n’ayant pas accès au crédit bancaire classique de créer leur petite entreprise et ainsi, leur emploi.

L’AFD est le partenaire financier historique de référence de l’Adie dans les Outre-mer. Depuis 2005, l’AFD a ainsi contribué au refinancement de 28% des prêts octroyés par l’Adie dans les Outre-mer, pour un montant de près de 21 M€. Les Outre-mer (départements et Collectivités) représentent à fin 2014, près de 35% de l’activité de l’Adie. La mise en place des financements de l’AFD a grandement contribué à la constitution du socle du financement des microcrédits dans les Outre-mer. Ils ont permis d’accompagner la croissance de l’activité de l’Adie dans ces géographies, tout en ayant un effet de levier sur les établissements bancaires locaux et nationaux.

Les microcrédits en Martinique

En Martinique, entre 2007 et mi-avril 2015, 2,0 M€ de microcrédits ont été octroyés, finançant ainsi la création ou le développement de 463 entreprises. Sur cette période, les microcrédits financés par l’AFD ainsi que l’accompagnement fournis par l’Adie, ont permis la création ou le maintien de 70 emplois en moyenne par an.

Les microcrédits en Guadeloupe

En Guadeloupe, entre 2007 et mi-avril 2015,  1,2 M€ de microcrédits ont été octroyés, finançant ainsi la création ou le développement de 390 entreprises. Sur cette période, les microcrédits financés par l’AFD ainsi que l’accompagnement fournis par l’Adie, ont permis la création ou le maintien 56 emplois en moyenne par an.

Les microcrédits en Guyane

En Guyane, entre 2005 et mi-avril 2015,  1,1 M€ de microcrédits ont été octroyés, finançant ainsi la création ou le développement de 270 entreprises. Sur cette période, les microcrédits financés par l’AFD ainsi que l’accompagnement fournis par l’Adie, ont permis la création ou le maintien de 36 emplois en moyenne par an.

Les microcrédits à La Réunion

A la Réunion, entre 2005 et mi-avril 2015,  5,6 M€ de microcrédits ont été octroyés, finançant ainsi la création ou le développement de 1 147 entreprises. Sur cette période, les microcrédits financés par l’AFD ainsi que l’accompagnement fournis par l’Adie, ont permis la création ou le maintien de 124  emplois en moyenne par an. Ces microcrédits permettent à des personnes n’ayant pas accès au crédit bancaire classique de créer leur petite entreprise et ainsi, leur emploi.

Les microcrédits en Polynésie Française
 
En Polynésie, entre 2009 et mi-avril 2015, 1,3 M€ de microcrédits ont été octroyés, finançant ainsi la création ou le développement de 260 entreprises. De plus, en 2009 l’AFD a doté un fonds de garantie pour les microcrédits octroyés par l’Adie en Polynésie pour un montant de 400 000 €.

Les microcédits en Nouvelle Caldédonie et à Wallis et Futuna

En Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna, entre 2005 et mi-avril 2015,  5,9 M€ de microcrédits ont été octroyés, finançant ainsi la création ou le développement de 1 469 entreprises. Sur cette période, les microcrédits financés par l’AFD ainsi que l’accompagnement fournis par l’Adie, ont permis la création ou le maintien de 338 emplois en moyenne par an.

Des retours encourageants

On note avec satisfaction que ces nouveaux entrepreneurs ont des résultats plus qu’encourageants. Les résultats d’une étude récemment conduite sur l’impact de l’action de l’Adie font apparaître que le microcrédit est un outil efficace d’insertion socio-professionnelle en Outre-mer. Le taux d’insertion, qui mesure la part des personnes en situation d’emploi à la date de l’enquête, qu’elles poursuivent ou non leur activité, est de 80% (84% en métropole). Avec un taux de pérennité à 2 ans de 74% et à 3 ans de 60%, les entreprises soutenues s’avèrent au moins aussi viables qu’en métropole (respectivement 70% et 58%, source : étude d’impact Adie-CSA 2013). Les domaines d’activité qu’ils choisissent sont extrêmement variés : restauration, transport, vente sur les marchés, pêche, apiculture, coiffure ou esthétique à domicile, services à la personne, tourisme, etc.
 

A propos de l' Adie :
Reconnue d’utilité publique, l'Adie est une association qui aide les personnes exclues du marché du travail et qui n’ont pas accès au crédit bancaire classique à créer leur entreprise, et donc leur emploi, grâce au microcrédit. Pionnière du microcrédit en France et en Europe, l'Adie en est l'acteur majeur.
L'Adie accompagne par ailleurs les porteurs de projet afin de les soutenir en amont et en aval du lancement de leur micro-entreprise pour en garantir la pérennité.
Depuis sa création en 1989 par Maria Nowak, lʼAdie a financé plus de 154 000 microcrédits, participant ainsi à la création de plus de 112 000 entreprises. L'Adie est présidée depuis 2011 par Catherine Barbaroux. En 2014, elle a financé plus de 16 600 personnes et ainsi permis la création de plus de 200 nouveaux emplois par semaine. Le taux de pérennité de ces entreprises après 2 ans est de 70%, et le taux d'insertion des personnes financées après deux ans est de 84%.



 
   
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