Le groupe AFD intervient au Burundi depuis 1979. Suite à l’éclatement de la guerre civile en 1993, l’AFD a progressivement réduit puis interrompu ses activités dans le pays, conduisant éventuellement à la fermeture de l’agence de Bujumbura en 1996. La compétence sur le Burundi avait alors été transférée à l’agence régionale de Nairobi. Photo © IRRI Images

À la une

Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



Appel à contribution : Afrique contemporaine - « Une grande Afrique orientale en devenir ? »

22/09/2014

« Une grande Afrique orientale en devenir ? » Dossier coordonné par Marie-Aude Fouéré (EHESS) et Hervé Maupeu (LAM-UPPA)

L’Afrique orientale, entité à géométrie variable si l’on s’éloigne du sens que lui donna jadis la colonisation britannique et que l’on s’intéresse aux dynamiques politiques et économiques qui, aujourd’hui, contribuent à en redessiner les contours, a longtemps été appréhendée comme un patchwork de systèmes politiques et économiques de nature extrêmement différente. La divergence, dans les années 1960-1970, entre les voies de développement suivies par la Tanzanie et le Kenya, l’un socialiste, l’autre capitaliste, l’un attaché à ne compter que sur ses propres forces, l’autre ouvert aux investissements étrangers, illustre ces options politiques et économiques autonomes arrimées à des processus de construction des souverainetés nationales. Les régimes autoritaires installés dans nombre de pays allant de la mer Rouge aux portes de l’Afrique australe, et jusque dans les pays des Grands Lacs, les guerres civiles ou interétatiques qui les ont déchirés et en déchirent toujours certains, ou encore la lente désagrégation de certains États, ont interdit toute forme pérenne de régionalisme politique et économique. L’échec de la première Communauté est-africaine a témoigné de la difficulté d’une coopération à l’échelle régionale, encore plus d’une intégration, face aux crispations souveraines, aux divergences économiques, aux déstabilisations armées. Malgré une histoire ancienne de connexions et d’échanges entre les différents pôles socioculturels qui composent cette grande Afrique orientale (les Grands Lacs, la côte swahilie, l’hinterland ethnicisé, la Corne), le temps colonial et postcolonial a accru les divisions identitaires, les hiérarchisations économiques, les blocages dans la circulation des hommes, des biens, des idées.

Pourtant, depuis quelques années, la donne change. Les expériences et les approches nouvelles qui s’observent révèlent une interconnexion croissante entre les acteurs, qu’ils soient étatiques ou non étatiques, des pays de cette grande Afrique orientale. La vague des ajustements structurels enclenchée au milieu des années 1980, qui a eu pour effet de mettre fin aux divergences économiques antérieures entre socialisme et capitalisme, a entraîné l’apparition d’expériences de coopération régionale multisectorielle, sans délégation de souveraineté, appuyées sur des politiques d’harmonisation des régimes fiscaux ou juridique, du droit des affaires ou des assurances. Le renouveau des projets de construction de blocs d’intégration fondés sur des politiques économiques communes, des réductions tarifaires et la promotion du commerce interrégionale (EAC, SADC, COMESA) facilite les échanges des biens et des capitaux. Les acteurs privés (multinationales, PME et PMI, commerçants) sont aussi des agents de cette dynamique de développement par l’interconnexion, dans des domaines tels que les télécommunications, les banques, les réexportations automobiles, l’industrie mécanique, ou les biens de consommation. La stabilisation de pays anciennement en conflit, comme le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda ou le Mozambique, malgré des formes renouvelées d’autoritarisme, a facilité les circulations au sein du vaste hinterland est-africain. Elle rend possible le développement d’important projets d’infrastructure et de mises en place de réseaux techniques (rail, télécom, route, pipeline, lignes électriques), incluant l’Éthiopie et le Sud-Soudan.
Des zones grises affaiblissent cependant l’optimisme qui anime ces grands projets d’interconnexion destinés à renforcer les économies à l’échelle de la sous-région et à augmenter l’attractivité des investisseurs étrangers, qu’il s’agisse des acteurs internationaux historiquement privilégiés (États-Unis, Grande-Bretagne, pays de l’Union européenne) ou des pays émergents (principalement, la Chine et l’Inde, mais aussi la Turquie ou l’Indonésie) : les Grands Lacs, avec notamment les Kivu de la République démocratique du Congo, zone de non-droit qui perturbe la stabilisation du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda, et avec un Rwanda gouverné d’une main de fer qui refuse les compromis ; le Sud-Soudan, dont les ressources pétrolières sont convoitées par les pays de la sous-région, principalement l’Éthiopie, le Soudan et le Kenya, mais qui est toujours aux prises avec ses guerres intestines ; la Somalie, État sans État aux milliers de réfugiés, dont le terrorisme exporté déstabilise toute la zone, et affecte fortement le Kenya, moteur économique de l’Afrique orientale.

L’objet de ce dossier est de rendre compte des dynamiques économiques, politiques et sociales qui rendent possible ces nouvelles interconnexions, en cours ou à venir, mais qui sont et seront, en retour, transformées par celles-ci, donnant lieu à d’importantes recompositions politiques et économiques dans toute la sous-région que ce dossier vise à documenter et analyser. Parmi les thèmes possibles, les axes suivants seront privilégiés sans toutefois être restrictifs.

Infrastructures et développement. Les nouvelles interconnexions qui se développent en Afrique orientale et permettent la circulation des idées et des pratiques, des biens et des capitaux, et des hommes et des femmes, se cristallisent, dans les débats et les projets actuels, sur la construction d’infrastructures (rail, télécoms, route, pipeline, lignes électriques). Ces infrastructures transfrontalières doivent prendre la forme de « corridor(s) », terme récurrent dans les documents de description des projets de développement de la région, mais aussi chez les analystes et universitaires. Il s’agit ici de s’interroger sur cette nouvelle rhétorique de la promotion des interconnexions par ces couloirs multifonctionnels conçus comme la panacée pour désenclaver les pays de l’intérieur vers l’océan Indien, faciliter les échanges transfrontaliers, et créer de nouveaux maillons de développement dans des espaces jusqu’à présent périphérique, comme dans le cas du LAPPSET au Nord-Kenya. Sur quels fondements (calculs économiques, modélisation) ces projets d’interconnexions sont-ils rendus légitimes ? Comment le « corridor » ou l’interconnexion par l’infrastructure coexistent-t-ils avec les nouveaux projets de développement lancés par les États, en particulier pour la lutte contre la pauvreté ? Comment est-il instrumentalisé par chaque État, partie prenante du projet, en interne ? Est-il possible de construire à travers un projet transnational à caractère régional, une idée nationale ? On notera que la thématique du corridor a une certaine historicité dans la région et un regard rétrospectif sur les projets de corridors sera bienvenu. Dans le cas des ressources naturelles, on se demandera à quelles conditions les infrastructures envisagées ne renvoient pas à une logique de pillage des régions par quelques acteurs, et pourront au contraire bénéficier aux populations locales, comme les plans de développement nationaux l’annoncent ? Enfin, il s’agit aussi de s’interroger sur les rapports qui se dessinent entre interconnexion régionale par des infrastructures de type corridor et la construction régionale. Au sein des rhétoriques étatiques, le corridor, dans sa forme matérielle, est fait le symbole du tissage de relations entre les États, mais ces rhétoriques font l’économie d’une réflexion sur l’intégration politique nécessaire à la pérennité des relations financières et économiques que le corridor devrait créer, et sur l’asymétrie dans le contrôle de ces corridors et des bénéfices devant être dégagés.

Financement et coopération internationale. Le financement des infrastructures permettant une interconnexion physique et géographique des pays de la grande Afrique orientale, condition indispensable au développement des flux des hommes, des capitaux et des biens/ressources, est le nerf de la guerre. Il importe de rendre compte de ses modalités et mécanismes, actuels et à venir, parce que l’intervention actuellement observée, et qui va en se renforçant, de nouveaux acteurs publics et privés du financement (en particulier issus des pays émergents, principalement la Chine et l’Inde, et quelques pays de la péninsule arabique dans des secteurs particuliers) va contribuer à transformer le paysage du financement du développement (avec notamment le retour des aides bilatérales après des décennies de financement par l’aide internationale, les IDE et les PPP), et plus généralement des relations internationales. Quelles en sont (et seront) les conséquences sur le repositionnement des acteurs traditionnels du développement (en particulier, la Banque mondiale, mais aussi les États du Nord) ? Comment les modes de négociations des pays est-africains, à l’échelle de chaque État ou à celle des blocs politiques et économiques en construction, vont-ils se transformer face à des financeurs dont les conditionnalités sont faibles ? Comment les États de la zone, qui ont des ressources humaines et naturelles, et des savoir-faire différents, vont-ils réussir (ou non) à coopérer face aux acteurs du développement, sachant que les pays où de ressources naturelles ont récemment été mises à jour (pétrole au Kenya et en Ouganda, gaz naturel au Mozambique et en Tanzanie) vont être des pôles d’attractivité forts face à des États moins bien pourvus ? Est-ce que l’exploitation de ces ressources naturelles va influencer les structures de coopération régionale ? Dans quelle mesure l’Occident va-t-il participer à cette nouvelle phase du développement socio-économique de cette région ?

Recompositions politiques. L’interconnexion actuellement observée en Afrique orientale est un phénomène impulsé par des processus globaux de mondialisation de l’économie auquel les États de la sous-région doivent faire face, mais que ces mêmes États contribuent aussi actuellement à favoriser par leurs choix politiques et économiques. Ces États, pour la plupart convertis au pluripartisme et qui, pour certains d’entre eux, ont adopté une nouvelle Constitution – bien que la démocratisation de la vie politique soit très inégale d’un pays à l’autre – jonglent entre renforcement de l’idée nationale et tissage de réseaux de relations bilatérales ou multilatérales à l’échelle de la sous-région. L’équation entre nation et région, entre local, régional et international, n’est pas aisée. On se demandera donc comment les projets d’interconnexion sont appropriés (ou non) par les différents acteurs politiques en présence, et comment les acteurs non étatiques (société civile, acteurs privés, acteurs internationaux) se positionnent. Les rapports entre le monde politique, économique et financier face à ces interconnexions en cours, notamment à la vue des chevauchements évidents entre les acteurs qui composent ces mondes, doivent être dessinés pour saisir combien le destin de ces projets en est tributaire. On insistera sur le rôle des entrepreneurs politiques et des élites politiques (les chefs d’État, les hommes de pouvoir) de ces pays, à la fois par le biais d’une sociologie des acteurs et d’une sociologie des relations interétatiques. La question des échéances électorales nationales est cruciale pour comprendre le devenir de ces projets, comme le montrent les dernières élections kényanes. Les recompositions politiques que ces nouvelles connexions servent et opèrent tout à la fois ne s’observent pas qu’à l’échelle nationale : ce sont les relations entre États qui sont affectées et peuvent mener à des heurts et conflits concernant les « pratiques d’exploitation verticale des États », les interdépendances vécues comme trop contraignantes par les États, ou la remise en question des monopoles sur les marchés et sur les rentes.

Sécurité. D’après les sondages, la sécurité est la préoccupation première des citoyens de la plupart de ces pays. Elle est le fait d’acteurs variés, allant de l’État par ses politiques publiques mais aussi ses pratiques autoritaires, policières et/ou criminelles, aux groupes de miliciens de quartier ou instrumentalisés pendant les élections, en passant par le terrorisme international, principalement venu de Somalie. Les projets actuels d’interconnexion par les infrastructures sont fortement tributaires de la sécurité des régions concernées, comme dans le cas du grand projet de corridor du LAPSSET, dans le Nord-Kenya. Comment ces considérations sécuritaires se concrétisent-elles sur les choix de financement de ces projets, et sur leur dessin ? Comment les pays essaient-ils de se prémunir contre ces différents types d’insécurités, qui peuvent être locaux, nationaux ou régionaux, mais qui se chevauchent et s’entrecroisent de manière croissante, comme le montre le terrorisme somalien infiltrant la jeunesse des pays qu’il vise ? Quels dispositifs spécifiques sont mis en place (redistribution, dispositif sécuritaire national et régional) pour que les interconnexions accrues souhaitées, voire l’intégration régionale visée, qui sont conditionnées par la paix dans et entre les États, puissent être fonctionnelles, sachant pourtant que certains États profitent en sous-main du terrorisme pour accroître leurs activités criminelles (trafics de drogue et d’armes, racket organisé) ? Comment la question sécuritaire, enfin, affecte-t-elle les déplacements humains indispensables aux flux de biens et de capitaux, qu’il s’agit des migrations volontaires de travail, courtes ou pérennes, ou des déplacements forcés, sachant que certains pays de la sous-région doivent faire face à des milliers de réfugiés internes et internationaux ?

Calendrier

Le calendrier de ce dossier, susceptible de modifications est le suivant.
Faire acte de candidature en envoyant une courte note d’une page (problématique du texte, exposé du déroulé de l’argumentaire, exposé des données et terrains mobilisés) : le 20 novembre 2014 au plus tard.
Réponse de la rédaction d’Afrique contemporaine aux auteurs : le 30 novembre 2014 au plus tard.
Envoi d’une première version des articles présélectionnés : le 30 mars 2015.
Publication du numéro : 3e trimestre 2015.

Les articles devront avoir un format de 50 000 signes espaces compris (notes de bas de page et bibliographie comprises) dans leur version destinée à la publication. Ils suivront la procédure d’évaluation scientifique auprès de deux référés anonymes et du comité de lecture d’Afrique contemporaine.

Soumission des articles

La soumission des appels à propositions se fait sur la plateforme Editorial Manager à l’adresse suivante : http://www.editorialmanager.com/afriquecontemporaine/
Vous pouvez nous contacter pour toutes précisions aux adresses suivantes : marieaude.fouere@gmail.com et fortuiti@afd.fr

Bibliographie indicative

Infrastructures et développement

Boone, C. (2014), Property and Political Order in Africa. Land Rights and the Structure of Politics, Cambridge, Cambridge University Press.
Borras, S.M., Franco, J.C. (2012), “Global Land Grabbing and Trajectories of Agrarian Change. A Preliminary Analysis”, Journal of Agrarian Change, vol. XII, p. 34-59.
Porhel, R., Leon, A. (2013), « L’influence des corridors dans le développement régional : le cas de l’EAC », Observatoire des Grands Lacs en Afrique, Note n° 2.

Financement et coopération internationale

Auge, B., Nakayi, R. (2013), “Eastern Africa. A New Oil and Gas Frontier”, Observatoire des Grands Lacs en Afrique, note n° 1.
Patey, L.A. (2014), The New Kings of Crude. China, India, and the Global Struggle for Oil in Sudan and South Sudan, Hurst & Co Publishers.< Recompositions politiques
Arriola, L.R. (2013), Multiethnic Coalitions in Africa. Business Fianncing of Opposition Election Campaigns, Cambridge, Cambridge University Press.
Hansen, S.J. (2013), Al-Shabaab in Somalia. The History and Ideology of a Militant Islamist Group (2005-2012), Londres, Hurst & Company.
Tripp, A.M. (2010), Museveni’s Uganda. Paradoxes of Power in a Hybrid Regime, Boulder, Lynne Rienner Publishers.

Sécurité

Baker, B. (2008), Multi-Choice Policing in Africa, Uppsala, Nordiska Afrikainstitutet.
Kaarsholm, P. (2006), Violence, Political Culture and Development in Africa, Oxford, James Currey.



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



L’AFD soutient 19 nouveaux projets d’organisations françaises de la société civile pour un montant de 16 millions d’euros

15/05/2014

Le Comité spécialisé du Conseil d’administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 29 avril 2014. Il a approuvé l’attribution des subventions suivantes :

Agrisud international – Foresterie et agroforesterie au Nord du Laos

Subvention de 430 000 euros sur 4 ans à Agrisud international, pour un projet de foresterie et agroécologie en zone de montagne au Nord Laos, une région fortement menacée par la dégradation de l’environnement. L’objectif est de faire évoluer les systèmes agricoles vers des pratiques plus durables et de mettre en place un système de suivi environnemental. Le projet prévoit la formation des agriculteurs sur les techniques agro-écologiques, la réhabilitation et la protection de plus de 10 000 hectares de forêts, la mise en œuvre de plans d’aménagement locaux et la protection de sources et de points d’eau. Un volet de capitalisation est aussi prévu, avec la rédaction de guides d’évaluation de l’empreinte environnementale et des bonnes pratiques agro-écologiques, en langue locale. Ce projet devrait toucher directement 600 familles de producteurs soit 3 600 personnes, dans 20 villages.

 

SFE – Développement rural au Sud Laos

Subvention de 312 000 euros sur 3 ans au Service fraternel d’entraide (SFE) pour un projet de développement rural intégré dans la province du Sekong, au Sud Laos, classée parmi les plus pauvres du pays. Le projet permettra d’appuyer la production agricole (riz, maraîchage, cultures fruitières, élevage et pisciculture). Les activités comprennent des formations sur de nouvelles techniques, la fourniture de variétés améliorées et de petits équipements, la vaccination d’animaux et l’amélioration des réseaux d’irrigation. Des volets complémentaires seront aussi développés sur l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que des formations sur la santé et la nutrition. Les actions menées s’intègreront dans des plans locaux de développement. Le projet concernera près de 6 000 bénéficiaires directs dans 14 villages.

 

CFSI – « Coopérer autrement, en acteurs du changement »

Subvention de 845 000 euros sur 4 ans au Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) pour un projet de structuration du milieu associatif visant à aider les acteurs français à mettre en œuvre de nouvelles pratiques de coopération internationale. Le projet soutiendra 10 initiatives de coopération entre territoires du Nord et du Sud, pluri-acteurs, innovantes, visant à réduire la pauvreté et les inégalités. Ces projets seront proposés par les membres du CFSI et leurs partenaires locaux, et sélectionnés sur la base d’appels à propositions. L’approche retenue est la coopération de territoire à territoire, avec une forte synergie entre le société civile, les pouvoirs publics et les acteurs économiques. Le projet vise également à partager et diffuser les connaissances issues de ces initiatives afin de faire évoluer les pratiques. Des séminaires d’échanges et la publication de documents de capitalisation permettront de toucher les acteurs économiques des territoires concernés, les collectivités locales, les acteurs régionaux français, les réseaux nationaux et internationaux.

 

Association Salon des solidarités  - Appui à la 5e édition du Salon des solidarités

Subvention de 150 000 euros sur 21 mois pour un appui à la 5e édition du Salon des solidarités qui se tiendra du 12 au 14 juin 2014 à Paris, Porte de Versailles. L’événement attend 22 000 visiteurs et 230 exposants sur 3 jours. Au-delà de cette opération, il s’agit de contribuer à la structuration du milieu de la solidarité internationale. L’objectif est de développer les liens entre les acteurs, en les faisant sortir de l’isolement via l’adhésion à des réseaux et des collectifs et contribuer à leur professionnalisation, notamment par la création et la diffusion d’informations et de méthodologies. Il s’agit aussi de sensibiliser le grand public sur les enjeux de la solidarité internationale et l’engagement bénévole. Cette édition s’ouvrira cette année aux entreprises afin de promouvoir leur engagement dans le secteur.

 

GRDR – Inscrire les acteurs de la migration dans le paysage de l’éducation au développement

Subvention des 484 757 euros sur 3 ans au Groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural (GRDR) pour un projet d'éducation au développement qui vise à articuler deux finalités importantes de la solidarité internationale : la valorisation des actions de développement portées par les migrants et la sensibilisation des différents publics tant au Nord qu'au Sud aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le projet permettra ainsi de renforcer les capacités des associations de migrants à construire une offre d'éducation au développement et à s'investir dans des actions de sensibilisation à l’échelle locale. Il contribuera aussi à renforcer le dialogue entre les associations de migrants et les acteurs de la solidarité internationale et de l'éducation au développement. L'action se déroulera majoritairement en France dans les territoires d'implantation des fédérations de migrants partenaires du programme.

 

Ligue de l’enseignement – Développer le volet « éducation au développement » de la Campagne  de solidarité internationale « Pas d’éducation pas d’avenir »

Subvention de 165 000 euros sur 2 ans pour un appui à la campagne nationale « Pas d'Education, pas d'Avenir! ». Cette campagne qui se déroule chaque année en mai depuis bientôt 12 ans, vise à accroître le nombre d’actions de solidarité en faveur de l’éducation et à sensibiliser, en France, la communauté enseignante, les éducateurs, les enfants et plus largement le grand public, à la question du droit à l’éducation pour tous. Porté par la Ligue de l'enseignement en partenariat avec Solidarité Laïque, Milan Presse et le ministère de l’Education nationale, le projet articule trois modalités d’intervention : appel à la générosité et aux dons, financement de projets éducatifs au Sud et éducation au développement et à la solidarité internationale.

 

Coordination Sud - Soutien aux activités de Coordination Sud (2014-2016)

Subvention de 2 910 850 euros sur 3 ans à Coordination Sud, la coordination nationale des ONG française de solidarité internationale qui compte 138 membres. Ce nouveau projet triennal a pour objectif d’une part de renforcer les capacités des ONG françaises à conduire des actions de qualité, développer la connaissance mutuelle et la cohésion au sein du réseau et développer  des synergies avec d’autres acteurs de la solidarité internationale. Il s’agit aussi de  promouvoir un environnement favorable et influencer les décideurs politiques et économiques français et européens sur les enjeux majeurs de développement et de solidarité internationale. Ce financement fait suite à une évaluation externe des activités de Coordination Sud finalisée en 2013 et portant sur la période 2006/2012.

 

Coordination Sud – Contribution à la structuration de la société civile mondiale

Subvention de 587 500 euros sur 33 mois pour financer le Forum international des plateformes (FIP) qui vise à contribuer à la construction et à la structuration de la société civile mondiale. L’objectif est de renforcer les capacités des membres du FIP et partager les connaissances et porter la voix collective des ONG dans la contribution à un cadre international de développement durable. La mission du FIP est d’avoir un impact positif sur l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités, la promotion de la justice et de la paix dans le monde en coordonnant la production et l’échange d’informations et de savoirs entre ses membres, en influençant les décisions des politiques publiques qui affectent les questions de développement et en renforçant la capacité des plateformes nationales d’ONG et de leurs membres.

 

Eau Vive – Appui à la Coalition eau

Subvention de 600 000 euros sur 3 ans et demi pour le projet « Coalition eau » porté par Eau Vive. L’objectif de la coalition est un accès universel et durable à l’eau potable et à l’assainissement, tout en préservant les ressources. Ce programme vise à influencer les décideurs, les politiques publiques et la gouvernance du secteur, tant en France qu’à l’international, valoriser et renforcer l’expertise et la force de proposition de la société civile, informer, sensibiliser et mobiliser les citoyens sur les enjeux du secteur. Le programme entend inscrire durablement la Coalition eau comme l’interlocuteur français de référence, pour la solidarité internationale du secteur de l’eau et de l’assainissement, force collective de proposition, d’analyse et d’action.

 

CFSI – Renforcer la société civile au Congo 

Subvention de 2 290 000 euros sur 3 ans pour la deuxième phase du Programme concerté pluri acteurs (PCPA) au Congo dont l’objectif consiste à renforcer la société civile congolaise afin qu’elle participe à l’élaboration et au suivi des politiques publiques dédiées à la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Le programme mettra l’accent sur trois axes majeurs : renforcer la crédibilité et l’exemplarité des organisations de la société civile congolaise, appuyer la structuration collective et l’expertise de la société civile et expérimenter des initiatives de développement local participatives. Ce programme bénéficie d’un cofinancement important des autorités congolaises et de l’Union européenne, signe d’un engagement fort sur ces enjeux de gouvernance démocratique.

 

CCFD TS – Réduire les conflits agricoles et environnementaux au Guatemala

Subvention de 271 708 euros sur 3 ans au Comité catholique contre la faim et pour le développement – Terre solidaire pour un projet visant à réduire les conflits agro-environnementaux dans la région Sud-Ouest du Guatemala. Le projet propose des mécanismes alternatifs de résolution des conflits, basés sur le dialogue entre les acteurs non étatiques et institutionnels et une meilleure articulation entre le mouvement paysan et indigène. Il s’agit d’une deuxième phase d’une action qui avait été cofinancée par la Commission européenne. L’enjeu de cette nouvelle phase est de parfaire les méthodologies de résolution des conflits et de former et outiller davantage les acteurs parties prenantes à la résolution pacifique des conflits que sont les organisations paysannes et indigènes et les fonctionnaires de l’Etat.

 

AEDH – Accompagner les initiatives des organisations de défense des droits de l’homme en Afrique centrale

Subvention de 316 994 euros sur 3 ans à l’association Agir ensemble pour les droits de l’homme (AEDH) pour un projet visant à renforcer sur le plan structurel de très petites organisations de défense des droits de l’Homme au Cameroun, en RDC, au Congo, au Gabon et au Burundi. Le projet prévoit un mécanisme d’appels à projets doublé d’une stratégie d’accompagnement sous la forme de suivi-formation sur mesure et la mise en place d’échanges entre organisations au niveau régional. L’enjeu est d’appuyer la professionnalisation de structures indispensables à la construction de l’Etat de droit en accompagnant d’organisations souvent isolées et dont les besoins sont peu soutenus.

 

AFRANE – Soutien à l’enseignement en Afghanistan

Subvention de 883 038 euros sur 3 ans à Afrane (Amitié franco-afghane) pour un projet visant à améliorer la qualité de l'enseignement et des conditions d'apprentissage des élèves de 32 écoles des provinces de Kaboul, Hérat, Parwam, Nangarhar et Bamyan. L’ONG organisera la formation continue de 600 professeurs par an (dont 70% de femmes) dans les matières fondamentales (mathématiques, patchou, dari) et en sciences expérimentales. Suivant les besoins des établissements, le projet permettra d’apporter un soutien matériel, administratif et organisationnel aux écoles, ainsi qu'un appui à la mise en place d'activités culturelles et d'éducation citoyenne. Il favorisera par ailleurs l'accès des filles aux études supérieures, et renforcera l'insertion professionnelle des jeunes dans le Waras avec la construction d'un lycée agricole.

 

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine - Mieux agir pour le respect du droit dans les territoires palestiniens

Subvention de 225 000 euros sur 3 ans en appui au fonctionnement et aux activités de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Ce financement permettra d’une part d’accompagner la structuration du milieu associatif français mobilisé sur le sujet, autour des 42 ONG de ce collectif, et d’autre part d’informer le public sur le conflit et ses enjeux (élus, acteurs de la solidarité internationale institutionnels ou non-gouvernementaux, journalistes, grand public dont la jeunesse). Il s’agit de diversifier le public ciblé par les activités et les publications en s’ouvrant à la jeunesse et aux journalistes, et en parallèle d’accroître la visibilité de la Plateforme et de ses membres.

 

CCFD-TS – Education et implication citoyenne des enfants et des jeunes de Gaza

Subvention de 770 032 euros pour 3 ans pour un projet éducatif et citoyen mis en œuvre à Gaza par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - Terre Solidaire et son partenaire gazaoui Culture et Pensées Libres. Il permettra de développer des activités socio-éducatives dans la zone de Khan Younis. Elles incluent des méthodes pédagogiques alternatives, un soutien psychosocial et des activités de plaidoyer pour les enfants et jeunes. Il s’agit d’améliorer la qualité de l’éducation à Khan Younis et de développer les capacités d’expression des enfants et des jeunes. Les activités bénéficieront quotidiennement en 3 ans à 1 140 jeunes. Grâce à  la vitalité des centres communautaires et les activités récréatives (programmes radio, blogs, pièces de théâtre et films, etc.), il touchera aussi indirectement 25 000 personnes.

 

AIDES – Appui à 4 Plateformes régionales de lutte contre le VIH/Sida

Subvention de 1 465 398 euros sur 2 ans à AIDES pour un programme qui  vise à installer des dynamiques régionales de renforcement de capacités au Sud et à mettre en place des leaderships d’acteurs de la lutte contre le sida. Il s’agit pour AIDES de transférer ses méthodes, outils et bonnes pratique vers quatre associations partenaires leaders dans leur sous-région (ARCAD Mali, ANSS Burundi, ALCS Maroc et PILS Maurice) et d’accompagner la mise en place de chaque plateforme au sein de l’association partenaire. Il s’agit aussi d’accompagner la nouvelle plateforme dans ses missions de renforcement des associations locales qui en émettent le besoin (appui à la vie associative et à la mobilisation communautaire, appui à la méthodologie de projet, à la démarche qualité, au suivi-évaluation, à la mobilisation de ressources financières, appui à la gestion financière et appui à des activités en direction des groupes clefs). En fin de programme, une quarantaine d’associations de lutte contre le sida seront ainsi appuyées.

 

Coalition Plus – Renforcer le plaidoyer de 4 associations leader de lutte contre le VIH/Sida.

Subvention de 755 484 €eurospour un projet de 3 ans, qui  vise à améliorer la réponse VIH/Sida dans 4 pays francophones d’Afrique par le renforcement du métier de plaidoyer de 4 associations membres de Coalition Plus (ARCAD Mali, ANSS Burundi, ALCS Maroc et PILS Maurice). Le premier volet permettra de structurer la fonction du plaidoyer au sein des 4 associations (recrutement, appui au fundraising, plan d’action de plaidoyer…). Le second accompagnera la mise en œuvre de plaidoyers nationaux et internationaux sur la qualité des soins et l’acceptation sociale des personnes vivant avec le VIH. Le troisième volet vise à impliquer les équipes dans des actions régionales de plaidoyer. A la fin du projet, les quatre associations leader auront intégré et professionnalisé le plaidoyer et seront en capacité d’interpeller les dirigeants des institutions nationales et internationales qui jouent un rôle majeur dans la définition et la mise en œuvre des politiques de lutte contre le sida (gouvernement, élus nationaux ou locaux, cadres de la fonction publique, fonctionnaires internationaux) mais aussi les prescripteurs de normes et d’opinion (organes de presse, leaders religieux et communautaires).

 

Handicap International – Lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale

Subvention de 2 192 482 euros à Handicap international pour un programme de 4 ans visant à accompagner les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale dans 4 pays en situation de crise ou de post-crise (Togo, Madagascar, Liban et Sud Soudan). L’objectif est de développer une prise en charge globale de ces personnes et de leur environnement afin qu’elles retrouvent une place au sein de la communauté. Il s’agit de renforcer la gouvernance des politiques publiques dans les secteurs sanitaires, sociaux et pénitentiaires, d’améliorer la protection des droits des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale par une approche communautaire et de promouvoir le modèle d’intervention innovant pour construire un plaidoyer international sur ce thème. Dans les 4 pays d’intervention, le programme visera les enfants et adultes vivant avec des problèmes de santé mentale, les personnes en conflit avec la loi, les familles, les professionnels de santé mentale des service de santé, les professionnels de l’administration pénitentiaire et les personnels et volontaires des organisations de la société civile. A terme, ce sont près de 21 500 bénéficiaires directs qui seront impactés.

 

Développement sans frontières – Accompagner les personnes en situation de handicap au Maroc 

Subvention de 407 887 euros sur 3 ans à Développement sans frontières pour un projet visant à améliorer la prise en charge des personnes en situation de handicap au Maroc. Il s’agit de mettre en place un programme de formation à destination du personnel médical et paramédical, de renforcer les capacités organisationnelles des structures de santé spécialisées en rééducation et réadaptation fonctionnelle et de mettre en œuvre un volet plaidoyer afin de sensibiliser les pouvoirs publics sur une meilleure prise en compte du handicap dans la stratégie nationale de santé. Cette initiative est mise en œuvre en étroite collaboration avec l’Amicale marocaine des handicapés (AMH). Au terme du projet, près de 210 professionnels auront bénéficié de formations et 10 associations verront leurs capacités organisationnelles renforcées. Deux centres de rééducation fonctionnelle seront opérationnels et bénéficieront de personnels qualifiés. Près de 1800 personnes en situation de handicap et issus de milieux défavorisés bénéficieront d’une offre de soins accessible et adaptée à la rééducation fonctionnelle.



Conte du Congo : la forêt, les villageois et l'exploitant

05/05/2014

Avec près de 230 millions d’hectares de forêt, le Bassin du Congo constitue le deuxième massif forestier tropical du monde après l’Amazonie. La forêt est un enjeu majeur du développement économique du Congo. Elle représente plus de 65% de son territoire national. Sa préservation et son exploitation durable sont des atouts essentiels pour la diversification de l'économie et le développement social.
 

Présenter le projet d'appui à la gestion durable de forêts du Congo (PAGEF) par le biais d’une bande dessinée animée, c’est le pari qu’a fait l’AFD pour rendre compte de l’évolution du projet auprès des populations locales et souligner l’opportunité pour les différents acteurs de participer à une gestion des forêts bénéfique pour tous.


Le PAGEF , mis en place en 2007, a pour but l’appui à la gestion durable des forêts dans le Sud Congo. Cette partie des forêts a été depuis longtemps exploitée de manière anarchique et très intensive : les autorités congolaises souhaitaient donc mettre en œuvre des plans d’aménagement afin de rationaliser et pérenniser la gestion de ces massifs.

Ce sont ainsi près de 4 millions d’hectares de forêts qui sont actuellement en cours d’aménagement. Le projet offre un service d’assistance technique aux sociétés engagées dans la démarche, pour conduire le processus d’inventaires écologique et d’études socio-économiques, puis concevoir leur plan d’aménagement.

Il comprend également un volet important de transfert de compétences techniques à l’administration forestière ainsi qu’auprès des ouvriers des sociétés, des universités congolaises qui dispensent des formations forestières, et appuie l’émergence de bureaux aménagistes locaux compétents. Figurant parmi les actions emblématiques de l’AFD dans le secteur forestier du Bassin du Congo, ce projet est au cœur du dialogue entre l’Agence et les autorités du Congo pour la gestion durable de leurs forêts. Il s'achèvera en octobre 2014 ; la seconde phase est en cours d’élaboration.
 

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