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L'AFD et Bpifrance s'engagent pour l'innovation numérique en Afrique avec le concours de startups Digital Africa 2017

13/01/2017

À l’occasion du 27ème sommet Afrique-France à Bamako, l’AFD et Bpifrance présentent les 10 startups lauréates du concours d’innovation numérique "Digital Africa 2017" : 5 startups africaines et 5 françaises dans les secteurs fintech, santé, environnement, énergie et agriculture ;10 entrepreneurs dont les innovations font émerger de nouvelles opportunités pour dynamiser le développement en Afrique.

► Découvrez les lauréats

L’appel à candidature, lancé par l’AFD et Bpifrance le 11 octobre dernier, auprès des startups africaines et françaises du numérique, a permis de sélectionner 463 startups innovantes sur plus de 800 candidatures reçues : 64 françaises et 399 africaines (nombreuses candidatures du Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Cameroun, Nigéria et Kenya notamment) et de retenir dix pépites lauréates.

► En savoir plus sur le challenge

Si les secteurs énergie et fintech rassemblent une majorité de projets, toutes startups confondues, l’agriculture et la santé représentent un intérêt majeur pour les entrepreneurs africains. Les 10 startups lauréates, invitées au Sommet de Bamako, profitent ainsi d’un tremplin unique pour rencontrer de nouveaux partenaires économiques et industriels. Elles bénéficieront par ailleurs d’un programme d’accompagnement et de soutien personnalisés de la part de l’AFD et de Bpifrance.

10 innovations lauréates prometteuses

Le jury du concours de startups Digital Africa, composé d'une quinzaine de professionnels et experts de l'innovation numérique, emmené par ses deux parains, Karim Sy, entrepreneur basé à Dakar, fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain) et Gilles Babinet, entrepreneur français, fondateur de Africa4Tech, représentant de la France aurpès de la Commission européenne sur les sujets numériques ("Digital Champion"), a été conquis par des solutions rendant l'innovation accessible au plus grand nombre et favorisant un développement plus durable.
Le Prix du public (vote en ligne) a en outre distingué deux startups développant des innovations dans le secteur de la santé.

Parmi les innovations primées, des outils numériques à destination des petits agriculteurs qui leur apportent conseils, aide à la décision, prévisions et simulations de rendement, ou encore analyse du risque afin de leur ouvrir les portes des institutions financières. Dans le secteur de la plusieurs innovations facilitent l' accès aux soins, orientent vers la prise charge appropriée et accompagnent le patient. D'autres innovations proposent des solutions durables de mobilité ou des solutions de prépaiement pour l'accès à l'eau potable.
 

► Téléchargez le dossier de presse

 


Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD

"La révolution numérique est en marche en Afrique, elle transforme les modes de vie, l’économie et les emplois. Puissant facteur d’inclusion sociale, les technologies permettent de dépasser les distances en créant de nouveaux services qui stimulent les économies locales. L’AFD est fière de contribuer à l’émergence de cette
économie innovante en soutenant 5 startups africaines, sélectionnées parmi près de 500 projets avec un
programme d’accompagnement, de mentoring, d’incubation et de networking. Leurs solutions apportent des réponses concrètes aux questions de santé, d’agriculture, d’énergie et de financement. L’enjeu numérique est au coeur de la croissance durable de l’Afrique et l’AFD mobilise ses expertises pour accélérer la transformation
du continent."
 


 Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance

"Le nombre de candidatures - près de 500 ! - illustre les défis à relever dans ce continent en plein renouveau. L’Afrique change à une vitesse enthousiasmante. Ce développement amène un lot de problématiques sociétales et environnementales nouvelles. Les entreprises doivent se saisir de cette transformation et travailler ensemble pour relever ces défis. À nous et nos homologues africains, en partenariat avec les acteurs privés, de fournir le capital à la jeunesse pour qu’elle renverse la table."
 



Le secteur privé à l'heure du chèque-service

12/01/2017

Le Cameroun vient de lancer, avec l’appui de l’AFD et du C2D , un nouvel outil pour appuyer ses entreprises dans le secteur agro-alimentaire : le chèque-service.

Développer l’or vert du Cameroun avec le secteur privé

Forêts équatoriales, hauts-plateaux herbeux, plaines sahéliennes : le Cameroun jouit d’une diversité géographique unique en Afrique. Fort de cet atout, le pays est aujourd’hui le grenier de la sous-région

À lui seul, le Cameroun représente ainsi 70 % des échanges agricoles à l’intérieur de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (zone CEMAC) et son agriculture pèse pour 40 % de ses exportations non-pétrolières. Le secteur agro-alimentaire représente donc une chance pour l’économie du Cameroun de demain.

Cependant, le secteur privé peine encore à se structurer. La frilosité du secteur bancaire empêche les entrepreneurs de financer leurs investissements et l’absence de services professionnels adaptés limite leur productivité.

Depuis 2015, grâce au Contrat de désendettement et de développement  (C2D), le Cameroun et l’AFD testent et déploient des solutions pour répondre à ces défis.

Au travers du Programme d’appui aux PME agro-alimentaires (PMEAA), un nouvel outil vient donc d’être déployé : le chèque-service.

 

Alexander Schueke, 2014

 

Le chèque service : un nouvel instrument au service des entreprises

Le chèque-service est une subvention offerte à des entreprises pour leur permettre d’accéder plus facilement aux prestations de bureaux d’études, d’ONG spécialisées, de centres de formation professionnelle etc. C'est l’un des leviers permettant d’appuyer concrètement le tissu productif local.

En faisant tomber la barrière financière, le chèque incite des chefs d’entreprise – parfois peu familiers de ce genre de démarches – à faire appel à des professionnels pour les appuyer dans la montée en gamme de leurs activités.

Il a ainsi un double intérêt :

  • à la fois pédagogique : il familiarise les entrepreneurs avec ce type de produits ;
  • et économique : il contribue à stimuler une offre privée, souvent plus efficace que celle de l’État.

 

Kaizen ! L'exemple japonais

Huit entreprises camerounaises ont récemment pu bénéficier des premiers chèques dans le cadre d’une collaboration entre le PMEAA et le projet KAIZEN, financé par la coopération japonaise.

Des experts camerounais, formés aux techniques de management nippones et encadrés par des référents japonais, se sont ainsi rendus chez leurs nouveaux clients pour mettre en place la méthode « 5S ».

Cette méthode, créée par Toyota durant l’après-guerre, décrit comment organiser un lieu de travail de manière efficace en y associant ses salariés. Utilisée par un grand nombre d’entreprises à travers le monde, elle réduit de manière fiable les pertes de matériel et les accidents tout en rendant l’environnement de travail plus agréable ( parfois même en musique ).

 

Exemple de mise en application de la méthode 5S dans une PME de Bafoussam

 

Pour ce premier test, il a été demandé une contribution réduite aux entreprises bénéficiaires. Compte tenu de la très bonne appréciation du service reçu, les entreprises souhaitent désormais un accompagnement plus poussé, notamment dans la définition d’un plan d’affaires.



Soutenir les communautés frappées par Boko Haram grâce à l'emploi des jeunes

28/12/2016

Le Cameroun et l’AFD s’associent, au travers du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne, pour offrir des emplois à 3500 jeunes dans les communes frappées par la guerre contre Boko Haram. Un projet qui vient renforcer une démarche de reconstruction initiée en 2015.

L’Extrême-Nord : un territoire fragilisé par la lutte contre Boko Haram

Autrefois plus connue pour la beauté de ses paysages et la richesse de sa culture, la région de l'Extrême-Nord est, depuis 2014, durement éprouvée par les affrontements avec le groupe terroriste Boko Haram.

Initialement circonscrit au Nigéria, le conflit s'est étendu au Cameroun où il a causé la mort directe de plus de 1500 civils et militaires.

La crise n’a pas épargné les populations : plus de 250 000 Nigérians et Camerounais ont été contraints de fuir leur foyer pour se réfugier dans des camps ou des villages épargnés par la guerre.

Ces mouvements de masse dans une région sèche déjà frappée par le changement climatique constituent un facteur de stress supplémentaire.

Selon la dernière enquête du gouvernement, trois habitants sur quatre gagnent moins de 1000 francs CFA (1,5 euro) par jour à l’Extrême-Nord.

 

 

Allier emploi jeune et redressement économique : l’approche HIMO

Depuis 2015, l’AFD s’engage aux côtés du Cameroun pour permettre aux populations de reconstruire leur région et de renouer avec l’emploi.

Grâce aux fonds du Contrat de désendettement et de développement (C2D), le Programme national de développement participatif (PNDP) a déployé dans onze communes de l’Extrême-Nord des chantiers à haute intensité de main d’œuvre (HIMO).

Cette approche simple et relativement nouvelle au Cameroun consiste à mobiliser des populations marginalisées – jeunes, femmes – sur des chantiers de première nécessité (forage de puits, tracé de pistes rurales) dans leur commune.

Un tiers de leur salaire est versé directement sur un compte d’épargne, ouvert dans un établissement de microfinance, ce qui leur permet de reconstituer une partie du capital qu’ils ont perdu durant la crise.

Un projet d’insertion est mené en parallèle avec une ONG accompagnatrice – CARE International . L’objectif est d’aider les travailleurs à transformer cette épargne en une activité plus durable une fois le chantier achevé.

Les résultats obtenus à ce jour sont probants : six projets communaux ont déjà été achevés, avec mille jeunes recrutés et 400 projets individuels ont été appuyés.

 

Extension de la démarche avec 3500 emplois

Pour prolonger cette dynamique positive, le Cameroun et l’AFD ont obtenu un financement supplémentaire du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne.

Cet accord, formalisé par la signature d’une nouvelle convention de financement de 6,6 milliards de francs CFA (10 millions d'euros) le 20 décembre dernier, va permettre d’élargir l’approche HIMO à 20 nouveaux projets communaux.

Ces nouveaux chantiers pourront employer 3500 jeunes et contribueront, à leur échelle, à renforcer le redressement de l’Extrême-Nord.



L’AFD et Bpifrance s’associent pour lancer un concours d’innovation numérique ouvert aux startups africaines et françaises qui agissent pour le développement en Afrique

11/10/2016

Pour la première fois, l’AFD, qui finance depuis près de 75 ans des projets de développement en Afrique, et Bpifrance, s’associent pour lancer le "Startup Challenge Digital Africa", concours d’innovation en faveur du développement des startups numériques en Afrique. Les startups africaines et françaises ont jusqu’au 15 novembre 2016 pour déposer leurs dossiers dans les secteurs fintech, santé, environnement-énergie et agriculture.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 novembre 2016 sur la plateforme ► http://digitalafrica.afd.fr 

 

 

Pourquoi ce challenge ?

L’Afrique est de plus en plus connectée, grâce notamment à l’adoption rapide du mobile, et est devenue une terre d’innovation numérique. Le développement du paiement mobile et l’adoption grandissante des smartphones et du haut-débit sont autant de facteurs qui permettent aux entrepreneurs du numérique de proposer de nouveaux produits et services dans l’ensemble des secteurs économiques. Le dynamisme des écosystèmes numériques se traduit par la multiplication des hubs technologiques, coworking, lab, incubateurs dont le nombre dépasse à présent 300 sur le continent.

Face à ce constat, l’AFD et Bpifrance ont souhaité mutualiser leur expérience en matière de financement de l’innovation numérique et du développement. Le "Startup Challenge Digital Africa" doit encourager et soutenir des nouveaux acteurs de l’économie numérique, accélérer la diffusion de savoir-faire et faciliter l’émergence de nouvelles solutions pour le développement.

Quatre secteurs ont été sélectionnés pour leur dynamisme et leur potentiel d’impact pour le développement du continent :

  • la fintech
  • la santé
  • l’environnement/énergie
  • l’agriculture
     

Qu’il y a-t-il à la clé ?

Un jury désignera deux startups lauréates, une africaine et une française, dans chacun des 4 secteurs (soit 8 startups).
Deux startups supplémentaires, une africaine et un française, seront sélectionnées via un vote en ligne.
Au total ce seront donc 10 startups qui seront récompensées.
Elles seront invitées à venir présenter leur initiative et rencontrer des partenaires lors du 27ème Sommet Afrique-France qui se tiendra à Bamako les 13 et 14 janvier 2017.

Comment candidater ?

Les entrepreneurs africains et français doivent soumettre en ligne ( http://digitalafrica.afd.fr ) avant le 15 novembre 2016 les éléments clef de leur projet entrepreneurial et indiquer s’il souhaite concourir dans les catégories fintech, santé, environnement/énergie ou  agriculture.
 

Un jury qualifié et deux parrains de choix

Le jury sera composé de personnalités qualifiées, africaines et françaises et de représentants de l’AFD et de Bpifrance. Le Startup Challenge Digital Africa est parrainé par deux entrepreneurs influents du monde des technologies et de l’innovation :
 

Karim Sy
Entrepreneur basé à Dakar
Fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain) 

Gilles Babinet
Entrepreneur français, Fondateur de Africa4Tech
Premier président du Conseil national du Numérique
Représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les sujets numériques (« Digital Champion »)

 

L’AFD et Bpifrance


Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD indique « Le numérique peut-être un formidable accélérateur de développement durable en Afrique, à la condition que chacun puisse bénéficier du tremplin de l’innovation. L’Agence Française de Développement veut accompagner cette transition porteuse de nouvelles trajectoires de croissance, soutenir des entrepreneurs du Sud dont les projets sont prometteurs pour leur continent et favoriser les interactions entre entrepreneurs du Nord et du Sud. C’est pour cette raison que l’AFD et Bpifrance ont souhaité s’associer pour lancer ensemble ce concours.».

Nicolas Dufourcq, Directeur général de Bpifrance, déclare « Les sauts technologiques qui s’opèrent actuellement en Afrique et l’émergence d’une classe moyenne jeune crée des opportunités exceptionnelles de développement pour les entreprises africaines et françaises. Nous sommes fiers de participer à ce concours qui s’inscrit dans la continuité de nos actions pour l’internationalisation des entreprises et la coopération avec le continent Africain. ».

 

À propos de Bpifrance


Bpifrance , filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État, partenaire de confiance des entrepreneurs français, accompagne les entreprises, de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance assure, en outre, des services d’accompagnement et de soutien renforcé à l’innovation, à la croissance externe et à l’export, en partenariat avec Business France et Coface. Bpifrance propose aux entreprises un continuum de financements à chaque étape clé de leur développement et une offre adaptée aux spécificités régionales.
Fort de 47 implantations régionales (90 % des décisions prises en région), Bpifrance constitue un outil de compétitivité économique au service des entrepreneurs. Bpifrance agit en appui des politiques publiques conduites par l’État et par les Régions pour répondre à trois objectifs :
• accompagner la croissance des entreprises ;
• préparer la compétitivité de demain ;
• contribuer au développement d’un écosystème favorable à l’entrepreneuriat.

Avec Bpifrance, les entreprises bénéficient d’un interlocuteur puissant, proche et efficace, pour répondre à l’ensemble de leurs besoins de financement, d’innovation et d’investissement.


 

 



L'AFD, Nantes Métropole et la Ville de Dschang partenaires dans la réalisation des Objectifs de développement durable

28/09/2016

À l’occasion du Sommet Climate Chance , la Métropole de Nantes, représentée par sa Vice-présidente Marie-Hélène Nedelec et l’AFD, représentée par son Directeur général délégué, Jérémie Pellet, ont signé une convention de financement dont l’objet est de soutenir les échanges entre les deux villes, en particulier dans le secteur de l’énergie renouvelable.

Agir ensemble pour le développement durable au Cameroun

La subvention de 405 000 € versée par l’AFD permettra aux deux collectivités en coopération d’apporter des réponses concrètes au problème d’approvisionnement en électricité dans la commune de Dschang. Le projet comprend la construction de deux micros-centrales hydroélectriques et le déploiement d’un mini-réseau de distribution, desservant prioritairement les équipements d’intérêt public (écoles, centres sociaux) et économique. La production au niveau communal d’hydroélectricité, encouragée par le gouvernement, s’inscrit donc dans une démarche de développement local. Rendue possible par le grand potentiel hydraulique de la ville de Dschang, cette production est une alternative aux énergies fossiles et un exemple à exporter dans d’autres communes. La commune de Dschang bénéficiera de l’expérience de l’ONG Electriciens sans Frontières dans ce projet.

À travers cette subvention, l’AFD reconnait la qualité du dialogue technique et institutionnel établi entre les deux collectivités depuis 1996 et les résultats concrets obtenus.

Verbatim de Marie-Hélène Nedelec

"Ce projet s'inscrit dans la cadre d'une longue coopération entre les villes de Nantes et Dschang, dont on a célébré cette année les 20 ans. Il correspond pleinement à notre manière de concevoir la coopération décentralisée : soutenir les initiatives locales, conforter la gouvernance locale au service du développement et de l'amélioration des conditions de vie des populations."


L’AFD une agence ancrée dans les territoires français

L’AFD est aujourd’hui présente à Nantes pour rencontrer les acteurs qui s’engagent, sur leur territoire comme à l’international sur le sujet du développement durable. L’Agence souhaite partager avec eux son expérience et présenter les modalités et financements dont elle dispose pour accompagner les acteurs dans leur projection internationale (collectivités, ONG, agences, opérateurs). Les échanges entre les collectivités françaises et leurs partenaires sont un levier fondamental dans la réalisation des Objectifs de développement durable.

Verbatim Jérémie Pellet 

"L’AFD est une agence partenariale. Notre alliance avec les acteurs qui agissent ici pour le développement – les collectivités, les entreprises – permet de répondre plus efficacement aux demandes de nos partenaires étrangers, en attente d’expertises concrètes. Les collectivités ont un rôle central dans les processus de développement comme en témoigne le partenariat Nantes  / Dschang. Avec sa connaissance locale, son réseau d’agences mais également avec sa force financière, l’AFD peut apporter un élan utile à ces coopérations qui font rayonner notre pays, notamment en terme économique. A l’inverse, c’est dans les territoires et dans les expériences développées localement, que l’AFD puise son expertise et doit ancrer son action".

 


La Facilité de financement des collectivités françaises – FICOL – est un instrument financier de l’AFD permettant de soutenir les partenariats internationaux noués par les collectivités territoriales françaises dans des pays éligibles à l’aide publique au développement. Les projets œuvrent à faire dialoguer les deux collectivités sur des sujets de développement commun (santé, éducation, formation, développement urbain, lutte contre le changement climatique, etc.), dans l’esprit des « Objectifs de développement durable ».  Les financements permettent de financer desinvestissements dans les pays dits « prioritaires » et de l’échange d’expertise dans les pays dits « émergents ». Le montant moyen des financements accordés depuis 2014 est de 450 000 euros.
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L’Union Européenne délègue 75 M€ de fonds à l'AFD pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes des migrations au Sahel

21/09/2016

L'AFD a signé avec l’Union européenne cinq conventions de financement d’un montant total de 75 M€, pour des actions d’urgence destinées à lutter contre les migrations irrégulières et les causes profondes de celles-ci, conformément aux engagements pris par la France au sommet de la Valette en novembre 2015.

"Face aux enjeux globaux du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, l’AFD et l’Union européenne œuvrent de concert, dans la dynamique d’intégration d’une Europe premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement", souligne Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD.

Des projets qui répondent aux enjeux majeurs du Sahel et de la zone Lac Tchad



Deux des cinq projets visent ainsi en priorité la stabilité et la sécurité des pays soutenus, avec un accent spécifique sur le renforcement des capacités de résilience des populations face aux crises :

  • Programme national de développement participatif au Cameroun (10 M€) :

Le projet améliorera les opportunités et les conditions de vie des populations rurales des 329 communes rurales du Cameroun par le développement de l’offre en services socio-économiques de base

  • Projet Sécurité Humaine et développement au Nord Mali (13 M€) :

Le projet soutiendra la réalisation d’infrastructures locales à mise en œuvre simple et rapide, destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions du Nord du Mali. -    Le projet contribuera ainsi à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Et trois d’entre eux répondent aux enjeux de migrations au Sahel, en ciblant en particulier le développement de programmes économiques créateurs d’opportunités d’emplois pour les jeunes :

  • Projet d’appui aux filières agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez au Niger, zones de transit des migrants (30 M€) :

Le projet réalisera des aménagements et des infrastructures destinés à la préservation des ressources naturelles ainsi qu’à la protection et à l’accroissement des disponibilités en terres et en eau pour l’agriculture dans un contexte fortement marqué par les effets des changements climatiques

  • Projet d’appui aux initiatives de la diaspora malienne en France et en Espagne (6 M€) :

Le projet accompagnera l’investissement productif au Mali de la diaspora malienne, à accroître leurs impacts sur l’emploi, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de migration (PONAM) du Mali

  • Projet d'appui au renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ au Sénégal (16 M€) :

Le projet proposera une mise à niveau d'entreprises dans des secteurs à fort potentiel, tels que l'agro-alimentaire en Casamance, l'horticulture  dans la région de Louga, ou encore le secteur de la sous-traitance dans les zones minières de Kedougou et Matam


Deux nouveaux projets devraient être signés d’ici fin octobre sur ces deux thématiques prioritaires, un projet de formation professionnelle pour les jeunes tchadiens  (10,3 M€) et un projet dans le domaine de la gouvernance au Niger (6 M€). Les 5 projets s’inscrivent pleinement dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action pour un engagement renouvelé de l’AFD au Sahel, adopté fin 2015.

 


Des fonds délégués qui renforcent le partenariat de l’AFD avec l’Union européenne

En 2013, avec 56 milliards d’euros, l’Union européenne (institutions de l’UE et États membres) était le premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement.
 
Entre 2008 et 2015, l’Union européenne a délégué 904 M€ à l’AFD pour financer des projets dans les pays où elle intervient, dont 409 M€ en Afrique subsaharienne (soit 67 projets).

Via le Fonds Fiduciaire d’Urgence européen en 2016, l’AFD mettra en œuvre sept nouveaux projets pour un montant total de 91,3 M€.

Un fonds européen en faveur de la stabilité et pour lutter contre les migrations irrégulières

En réponse à l'ampleur sans précédent de la crise migratoire, l’UE a créé lors du Sommet de La Valette du 11 novembre 2015, le Fonds Fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, aussi appelé Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique (FFU). Adossé au plan d’action de La Valette adopté par les dirigeants africains et européens, le FFU est destiné à venir en aide aux pays d’Afrique les plus fragiles et les plus affectés par la situation migratoire. Son objectif principal est de renforcer la stabilité régionale afin de répondre aux défis de la migration irrégulière et des déplacements forcés, ainsi que faciliter la gestion de la migration.

Les objectifs de ce fonds sont les suivants :

  • Etablir des programmes économiques pour créer de l'emploi, avec un accent sur les jeunes et les femmes ainsi que sur la formation technique et professionnelle et la création de PME ;
  • Améliorer la capacité de résilience des populations locales et l'accès aux services de base, avec un accent sur les plus vulnérables, les réfugiés et les déplacés ;
  • Contribuer à la lutte contre le trafic et la traite des êtres humains et une gestion améliorée des frontières ;
  • Construire une meilleure gouvernance, surtout en termes de prévention des conflits et d'amélioration de l'Etat de droit.

23 pays sont éligibles dont 9 pour la région du Sahel et du Lac Tchad : le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria et le Sénégal. Les pays voisins sont également éligibles dans le cas de projets présentant une dimension régionale et ayant pour but de gérer les flux migratoires régionaux et les défis qui y sont liés.

La dotation initiale du fonds s’élève à un total de 1,88 Md€ dont 1,8 Md€ proviennent  des contributions financières de la Commission Européenne. Le reste est financé par les contributions des Etats Membres de l’UE ainsi que d’autres donateurs. Toutes fenêtres confondues, environ 900 M€ ont été à ce jour octroyés par le FFU à des agences d’exécution/coopération d’Etats membres ainsi qu’à des ONG, dont 541 M€ pour le Sahel et la zone Lac Tchad. Un nouvel abondement du Fonds est en préparation à hauteur de 500 M€.

 


Description des projets



Niger - Projet d’appui aux filières agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez

Le coût total du projet est de 67 M€, financés par un prêt de 30 M€ et une subvention de 7 M€ de l’AFD à l’Etat du Niger et par l’UE (FFU) pour 30 M€.

Dans les régions d’Agadez et de Tahoua, le projet appuiera le développement d’une agriculture durable et intensive en main d’œuvre reposant sur des exploitations familiales plus performantes (rendement, qualité, gestion…) et dont l’activité est orientée vers le marché. Les jeunes issus de ces régions dites « de transit » migrent en saison sèche vers la Libye et l’Algérie, certains tentés d’aller vers l’Europe en suivant le mouvement des migrants ouest-africains (ghanéens, nigérians, etc.). Pour cela, le projet réalisera des aménagements et des infrastructures destinés à la préservation des ressources naturelles ainsi qu’à la protection et à l’accroissement des disponibilités en terres et en eau pour l’agriculture dans un contexte fortement marqué par les effets des changements climatiques. Il financera également le développement d’équipements destinés à mieux valoriser la production, en favorisant notamment les conditions d’accès au marché, et renforcera l’accès des producteurs agricoles et des autres acteurs des filières à des services financiers et non financiers adaptés.

Mali - Sécurité Humaine et développement au Nord Mali, phase 2

Le coût total du projet est de 19 M€, financés par l’Etat malien pour 1M€, par une subvention de 5 M€ de l’AFD et par l’UE (FFU) pour 13 M€.

Le projet Sécurité et Développement au Nord du Mali – phase 2 (SDNM 2) vise à contribuer à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, en soutenant  la réalisation d’infrastructures locales à mise en œuvre simple et rapide, destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions du Nord du Mali.

Il prend la suite du projet SDNM 1, actuellement en cours de réalisation, qui a été mis en œuvre aussitôt après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali dans la région de Kidal. D’un montant de 1 M€ (750 k€ de l’AFD et 250 k€ de l’Etat malien), le SDNM 1 a été mis en œuvre en un an (juillet 2015 - juillet 2016), et aura permis la réalisation d’un programme d’investissements (ouvrages hydrauliques, infrastructures sociales, énergie…) identifiés comme prioritaires par les populations.

Le projet SDNM 2 s’inscrit dans la continuité du projet SDNM 1 tout en étendant son champ géographique initial, la région de Kidal, à cinq autres régions : Tombouctou, Gao, Ménaka et Taoudéni (ces deux dernières ayant été créées récemment), et la partie de la région de Mopti située en zone rouge au moment de l’instruction du projet (cercles de Douentza, Koro, Bankass, Bandiagara, Youwarou et Ténenkou).

Mali - Projet d’appui aux initiatives de la diaspora malienne

Le coût total du projet est de 8,2 M€, financés par une subvention de 2,2 M€ de l’AFD et par l’UE (FFU) pour 6 M€.

Le projet vise à promouvoir les initiatives collectives de développement dans les zones d'origine (généralement à travers des associations de migrants dans les pays d’immigration) et à accompagner l’investissement productif au Mali de la diaspora malienne, à accroître leurs impacts sur l’emploi et à participer à  la mise en œuvre de la politique nationale de Migration du Mali. Il consolidera les résultats des programmes bilatéraux franco-maliens et européo-maliens « migration et développement » mis en œuvre depuis 2002 et qui ont mobilisé la diaspora malienne établie en France et en Espagne, pour contribuer au développement économique et social de leurs régions d’origine.

Ce projet a déjà démarré avec un financement en subvention de 2,2 M€, actuellement mis en œuvre par l’AFD sous l'intitulé "programme Mobilité Migration Développement" et destiné à appuyer les investissements et les transferts de normes de la diaspora malienne de France.

Sénégal - Projet d'appui au renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ au Sénégal

Le coût total du projet est de 40,2 M€, financés par une subvention de 200 k€ de l’AFD (guichet ONG) et par l’UE (FFU) pour 40 M€.

Ce programme d'appui au développement local et à l'employabilité vise la promotion de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes dans les zones de départ de migrants.

Il vise à agir à la fois sur la demande et sur l'offre sur le marché de l'emploi en proposant une mise à niveau d'entreprises dans des secteurs à fort potentiel, tels que l'agro-alimentaire en Casamance, l'horticulture  dans la région de Louga, ou encore le secteur de la sous-traitance dans les zones minières de Kedougou et Matam, tout en professionnalisant la main d'œuvre employable sur ces mêmes filières et régions. Il contribuera en outre à renforcer l’employabilité des jeunes sans qualification dans le secteur artisanal (les corps de métiers pré-identifiés sont la menuiserie bois, la menuiserie métallique, la couture-habillement, la mécanique auto, la cordonnerie et la transformation agricole) grâce à l’amélioration de la formation par apprentissage au sein des ateliers artisanaux, dans les régions de Dakar, Diourbel, Thiès et Saint-Louis.

L'action sera complétée par un important plan de communication pour promouvoir le "Réussir au Sénégal" et déconstruire les "imaginaires migratoires", ciblant les potentiels candidats au départ à travers des cas concrets et des médias adaptés.

Cameroun - Programme national de développement participatif au Cameroun

Le coût total du projet est de 10 M€, entièrement financés par l’UE (FFU) pour 6 M€.

Les régions historiquement marginalisées du Septentrion  camerounais, et en particulier de l’Extrême Nord, sont profondément affectées par la crise liée aux attaques de Boko Haram. Les jeunes de ces territoires qui connaissent des taux de natalité élevés ont vu leurs principales activités économiques (commerce transfrontalier, moto-taxis, activités liées au tourisme, élevage/agriculture, etc.) brutalement interrompues par l’insécurité. Faute de perspectives d’insertion économique et sociale, ils optent de plus en plus pour la migration (vers les grandes villes du pays, la sous-région ou l’Europe) ou des activités criminelles (coupeurs de route, kidnapping, combat dans les rangs de Boko Haram).

Le Programme National de Développement Participatif (PNDP) s’inscrit dans la politique de décentralisation du Gouvernement camerounais et après 10 ans de mise en œuvre, il est aujourd’hui perçu par les communes comme un outil ayant fait ses preuves d’efficacité pour développer leurs projets prioritaires. Il a pour objectif d’améliorer les opportunités et les conditions de vie des populations rurales des 329 communes rurales du Cameroun par le développement de l’offre en services socio-économiques de base et le renforcement du processus de décentralisation, afin d’accroître les capacités des communes dans leur mission de promotion du développement local et de planification. Face au risque de perte de légitimité des pouvoirs publics dans des zones historiquement marginalisées, ce programme public bien connu de la population est l’un des seuls à montrer des autorités publiques au service de leurs citoyens, en particulier dans les régions du Septentrion.

 



 
 
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