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Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives Conférence le 8 février à 16h Retransmise en DIRECT
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…
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Éducation et formation en Afrique : quels enjeux ? Quels nouveaux outils ?
Où en est aujourd'hui l'Afrique subsaharienne en matière d'éducation et de formation professionnelle ? Est-elle en mesure d'accompagner ses futures générations vers l'emploi ? De quels atouts et outils dispose t-elle? Quatre experts de la division éducation (EDU) nous apportent dans une interview vidéo des éléments de réponse à travers un panorama de la problématique éducative et formative en Afrique subsaharienne.
Crédit photo : 2iE, AFD
En Afrique, les deux tiers de la population ont moins de 24 ans
L’éducation est à la fois un droit fondamental et l’une des clés du progrès social et du développement économique, essentiel à la lutte contre les inégalités. En
Afrique
, 2/3 de la population a moins de 24 ans. Cette jeunesse est l’avenir du continent, son plus grand espoir mais constitue aussi un énorme défi pour le développement puisque 20% des jeunes sont actuellement au chômage.
Cette croissance doit à tout prix rester un atout pour bâtir une Afrique innovante, productive, économiquement solide et socialement solidaire, et non devenir un obstacle à ses chantiers de développement. Pour y parvenir, il lui faut miser en priorité sur l'éducation et la formation professionnelle.
Éducation de base mais aussi formation professionnelle
Avec cette tendance démographique et la montée du chômage, il est nécessaire d'intégrer dans notre approche non seulement les préoccupations relatives à
l'éducation de base
mais également à l'enseignement secondaire, supérieur, la formation professionnelle, avec un accent mis sur
l’insertion et l’emploi des jeunes
. Face à ces défis, l'AFD au cours des dix dernières années a investi plus d'un milliard d'euros dans le secteur de l'éducation/formation, dont 2/3 sur le continent africain. Et dans les trois prochaines années, ses financements dans l'éducation devraient s'élever à plus de 500 millions d'euros, toujours majoritairement sur le continent africain.
(Synthèse de l'intervention de Virginie Bleitrach).
L’effectif scolarisé a augmenté de 31% en dix ans
Depuis une dizaine d’années, des progrès considérables ont été faits en termes d’accès à l’école primaire. L’Afrique subsaharienne a enregistré les résultats les plus importants ces dix dernières années.
Entre 1998 et 2009, l’effectif scolarisé a augmenté de 31% (soit 58 millions d'élèves supplémentaires).
En dépit de ces résultats, 1/4 des enfants qui devraient être à l’école n'est toujours pas scolarisé. C’est désormais aux autres cycles d’enseignement qu’il faut améliorer l'accès, notamment le cycle secondaire. Seuls 34% des enfants y accèdent à l'heure actuelle.
Le défi de la qualité de l'enseignement
Actuellement, 47 millions de jeunes en Afrique subsaharienne ne disposent pas des compétences de base pour lire et écrire. L’AFD s’est attachée ces dernières années à soutenir les réformes nationales éducatives en appui avec les autres partenaires techniques et financiers.
(Synthèse de l'intervention de Marion Butigieg)
La formation professionnelle est un secteur en pleine expansion dans la majorité des pays d'Afrique subsaharienne. Leurs dirigeants ont placé parmi leurs priorités la formation professionnelle et l'insertion des jeunes.
Cela dit, l'on part de loin, car beaucoup de pays ont des dispositifs de formation sous-dimensionnés, des équipements obsolètes, des formateurs n'ayant pas bénéficié de recyclage de formation continue depuis très longtemps.
Faire correspondre l'offre et la demande sur le marché du travail
Il résulte des éléments précédemment énoncés qu'un grand nombre de jeunes en fin de cursus, bien qu'effectivement formés, ont un profil en inadéquation avec les besoins du marché du travail qu'il faut, par ailleurs, identifier et anticiper. La situation est difficile, mais reste cependant encourageante puisque de nombreux pays ont mis ce point leur agenda politique.
L'AFD reçoit de plus en plus de demandes visant à réunir les conditions d'un rapprochement de la formation professionnelle et du marché de l'emploi. Cela passe par une mise en relation entre les centres professionnels et les entreprises (par le biais de partenariats publics-privés), de façon que les secondes puissent indiquer aux dispositifs de formation et d'apprentissage quels sont exactement leurs besoins de compétences actuels et les emplois à venir.
Revaloriser la formation aux métiers
Cette volonté se traduit par la mise en place de dispositifs de formations plus souples, courtes, orientées vers le métier, certifiées et reconnues et qui, de facto, vont bénéficier d'une image plus positive qu'elle ne l'est actuellement. En effet, dans ces pays, l'apprentissage ou la formation aux métiers est encore considéré comme peu valorisant par les parents et par les jeunes eux-mêmes.
Fédérer les compétences pour faire de la formation un outil complet
Dans la plupart des pays, on peut constater que seulement 5% du budget de l'Éducation nationale est alloué à la formation professionnelle. Ce qui est totalement insuffisant. Pour relever ces défis, nous essayons de travailler en synergie avec d'autres types de compétences que les nôtres - la formation professionnelle n'étant qu'un outil dans le paysage de l'aide au développement. Il faut des synergies avec, par exemple, les départements et les divisions qui s'occupent de l'appui au secteur privé et de la microfinance, ou encore les départements spécialisés dans l'appui au développement agricole et aux métiers en milieu rural.
L'AFD a appuyé un peu plus de 60 projets dans une quinzaine de pays pour un montant d'environ 280 millions d'euros et la demande est de plus en plus forte.
(Synthèse de l'intervention de Christian Fusillier)
Les NTIC, une solution pour améliorer l'accès et la qualité de l'éducation et de la formation ?
De manière générale, les problèmes identifiés ont trait à la qualité de l'éducation, au delà de l'accès proprement dit, et à l'adéquation des formations avec les besoins des secteurs productifs. À l'AFD, nous sommes convaincus que les outils numériques sont tout à fait adaptés au développement et à l'amélioration de la qualité de l'éducation et de la formation en Afrique. Aujourd'hui, beaucoup de freins sont levés. Le taux de pénétration du téléphone mobile en dix ans est considérable. On était au début des années 2000 à 10% de taux de couverture géographique en Afrique subsaharienne. Aujourd'hui, nous sommes à 80%. Cela représente par ailleurs 30 % de la population.
L'investissement dans les NTIC, un indicateur de performance des systèmes éducatifs ?
L'OCDE élabore des études et tests de performances des élèves, le PISA (acronyme de "Programme for International Student Assessment "), en français, "Programme international pour le suivi des acquis des élèves". Celui-ci montre que les pays qui utilisent de manière poussée les outils numériques sont les plus performants. Les jeunes Finlandais qui bénéficient d'un ordinateur pour deux élèves au collège sont les premiers en maths au test PISA, les Sud-Coréens, très bien équipés également, sont seconds alors que les français arrivent au 17ème rang parmi la soixantaine de pays évalués.
L'investissement dans les technologies joue un rôle déterminant dans les performances des élèves et donc des systèmes éducatifs. En Corée du sud, pays qui a fortement investi pour ses technologies en éducation dès le début des années 90, les enseignants utilisent les TIC pour enseigner. Avec l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), nous mettons en place des programmes et des dispositifs pour accompagner et sensibiliser les enseignants à la prise des nouvelles technologies de l'information
Trop de projets isolés, pas assez de coordination
Il existe aujourd'hui beaucoup de projets pilotes sans suite, sans écho du fait d'un manque de coordination entre les bailleurs de fonds et les programmes sectoriels de l'éducation mis en oeuvre par les gouvernements. Cette coordination est pourtant une condition pour que ces projets puissent être déployés à l'échelle d'un pays ou d'un système éducatif.
L'AFD a donc réuni un groupe de travail avec des bailleurs de fonds, des utilisateurs du sud, des universitaires et des chercheurs pour essayer de formuler des propositions qui aideront à passer du stade de l'expérimentation des projets à leur mise en oeuvre effective dans les systèmes éducatifs africains.
(Synthèse de l'intervention de Jean-Christophe Maurin)
Séminaire collaboratif sur l’accès à l’éducation et la formation par les TIC en Afrique subsaharienne : Des pistes de partenariat et de projets innovants à explorer
Comment créer, par le biais des TIC, une nouvelle dynamique en Afrique subsaharienne dans les domaines de l’éducation de base, de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle?
Un séminaire sur invitation organisé par l’AFD, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), Orange et la Fondation World Wide Web, les 4 et 5 octobre 2012 au siège de l'AUF, entend explorer les pistes de réflexion déployées par un groupe d'étude formé en septembre 2011.
Plaider pour davantage de partenariats Nord-Sud et public-privé (PPP)
Les nouvelles technologies de l’information pour l’éducation (TICE) sont porteuses de perspectives pour le continent africain, lequel s’ouvre lentement mais sûrement aux autoroutes de l’information et voit sa jeunesse manifester un intérêt certain pour les multiples possibilités offertes par les technologies numériques.
L’objectif de ce séminaire est, en outre, de consolider les mises en réseau des acteurs de ce secteur, d’identifier les partenariats innovants et les possibles financements de projets éducatifs à fort potentiel.
Dans leur démarche, la division Éducation et Formation professionnelle de l’AFD et les autres organisateurs souhaitent réaffirmer un fort ancrage du Sud à travers la participation à distance et en multiplex des campus numériques de l’AUF répartis sur 6 pays africains. Outre les deux partenaires que sont Orange et l’AUF, de nombreuses autres entreprises, organisations et opérateurs de la Francophonie prennent part à l’événement : Alcatel, la Fondation World Wide Web, l’UNESCO, l’Alliance française, TV5, la Chambre de commerce de Paris, les ONG concernées (Gret, Aide & Action, etc.). L'intervention de directeurs d’entreprises, recteurs d’université, éditeurs et hauts-fonctionnaire de l’éducation du Sénégal, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire et de Madagascar est également prévue.
Le séminaire doit permettre de croiser et d’harmoniser le niveau d’information entre ces acteurs aux parcours et horizons divers, de confronter les visions de chacun pour définir des thématiques communes, et enfin, de faciliter le réseautage et la mise en place de partenariats innovants.
Des tables rondes pour évoquer les opportunités et les premiers retours d'expériences de terrain
Le séminaire se base sur les travaux d’un groupe de réflexion pluridisciplinaire composé de différents acteurs (entreprises du secteur des TIC ou de l’édition, organismes de formation, institutions internationales, ONG) qui s’est reuni à quatre reprises depuis sa formation septembre 2011.
Deux expérimentations très récentes sont respectivement conduites et en cours de gestation à Madagascar et au Niger. La première, mise en œuvre depuis juillet 2012, cible la formation des enseignants via la mise à disposition de téléphones mobiles (basiques) dotés d’une carte SIM de 4 Go et d’une fonction MP3 (permettant l’accès à des ressources audio destinées notamment à l’enseignement du français). Le téléphone sert également à suivre le paiement des salaires des enseignants, à mettre en relation des enseignants via un réseau social, et à assurer une assistance grâce à un numéro vert en cas de problème. Le projet est financé par l’AFD, mené par l’AUF (en tant que partenaire technique) et l’OIF.
La deuxième expérimentation en gestation a pour but de mettre des tablettes à bas prix à disposition des élèves des collèges défavorisés du Niger (principe du cartable numérique). Ce projet soulève différentes questions inhérentes à la gestion du matériel défectueux, l’acceptation et la maîtrise de ces nouveaux outils, l’alimentation régulière en contenus pédagogiques par les différents acteurs.
L’une des ambitions majeures de cette rencontre est de faire en sorte que les projets pilotes TICE mis en oeuvre puissent inspirer des initiatives similaires dans d’autres pays subsahariens et sur le reste du continent.
"Paris, Ouagadougou, même combat?" Promenade vidéo
Penser avant tout les villes comme des réseaux
Chaque ville , quel que soit son degré de modernité, ressemble à un maillage, une superposition de réseaux, pour la plupart visibles dans le paysage urbain. Qu'il s'agisse des réseaux d'électricité, de gaz, de télécommunication, de drainage des eaux usées ou des eaux pluviales , toutes ces fonctions sont tendues vers un but commun : garantir la sécurité, le bien-être et le mieux-vivre des populations citadines.
Première caractéristique d’une ville du Sud : une gestion publique lacunaire
Les éléments les plus banals d'une ville d'un pays du "Nord", perçus comme "allant de soi" - car ancrés depuis très longtemps dans le quotidien de sa population - sont encore inexistants ou alors extrêmement rares dans les villes du "Sud". L’on pense, entre autres, à des objets urbains ordinaires tels que les plaques de rues, d’égouts, les lampadaires, les routes goudronnées qui contribuent respectivement à la fois à l’adressage et l'identification des lieux et de leurs résidents, à la préservation de l’hygiène et de la santé publique , à la circulation des personnes et des biens de consommation ; comme autant de missions dont sont en charge les collectivités.
Les villes du Sud se signalent en général par l'absence de tels réseaux consolidés et dotés d'un fonctionnement optimal. Au mieux va-t-on trouver quelques éléments communs, comme des réseaux téléphoniques, des routes, des rues, mais sans revêtement, sans pavés et inondables à cause de canalisations peu fonctionnelles ou saturées, des quartiers et habitations sans panneaux de signalisation, un déficit d’éclairage public etc.
Cadastres et signalisations : des prérequis pour la gestion urbaine
A Paris, la présence de plaques de rue nous paraît normale. Pourtant, celles-ci sont inexistantes dans la plupart des villes et capitales des pays en développement. Or, en l'absence de telles indications, il n'est pas possible d'adresser des courriers, d'envoyer des avis d’imposition, de collecter correctement les taxes qu'en définitive, aucun dispositif n'oblige à payer. Cet état de fait est l'un des symptômes de l'absence de systèmes cadastraux véritablement opérationnels dans ces pays, s'agissant de la gestion, entre autres, des unités foncières et de l'historique des parcelles.
Dans ces conditions, il est difficile voire impossible de savoir avec exactitude qui habite à tel ou tel endroit, ni combien de ménages, d'enfants, de personnes âgées ou ayant un handicap y résident. Pas plus qu'il n'est possible de déterminer qui est le propriétaire ou le locataire du lieu concerné, et ainsi d'être en mesure, par exemple, de collecter les taxes de vente.
Parvenir à une combinaison efficace du politique, de l'administratif et du technique
Si l'adressage est important, il ne suffit pas de peindre un numéro sur une porte comme on le voit dans beaucoup de pays africains, en espérant que cela suffise à résoudre le problème. Pour pouvoir organiser la vie de la cité, sa gestion, son développement, le processus est plus complexe et long à mettre en œuvre. C’est toute la gestion dans l’administration publique qu'il faut organiser et réformer, car c'est par cet instrument que l'Etat est en mesure de recencer, de savoir en temps réel ce qui se passe, et de gérer la ville dans le long terme. La plaque de rue est en quelque sorte le symbole de la gestion urbaine, laquelle englobe la plupart des services dont les citadins bénéficient au quotidien.
Le grand enjeu pour ces Etats et les institutions d'aide au développement, dont l’AFD, est de savoir comment créer tous ces réseaux urbains essentiels, les mettre en place, financer à la fois l’investissement dans ces infrastructures et mettre en œuvre les services adéquats pour les entretenir.
Sans réseaux d’assainissement, par exemple, dans les villes du sud, toutes les eaux usées se déversent dans les rues, les parcs, les cours d'eau naturels. Le défi n'est peut-être pas de parvenir à un résultat se rapprochant au plus près de Paris, ville particulièrement moderne, mais a minima, de disposer des services essentiels pour éviter que les déchets et eaux usées restent dans les maisons ou souillent les rivieres, garder les rues praticables et permettre aux citadins d'avoir accès à l’eau potable.
L'îlot Chalon : un exemple de reprise en main urbaine réussie
La transformation de ce quartier parisien, longtemps abandonné à sa paupérisation atteste qu'il n'existe pas de technique ou de modèle prédéfini à même de créer une ville moderne, agréable et bien gérée. Il faut penser à la fois aux équipements, aux logements, aux réseaux susdécrits, à la nature des activités que l'on veut y développer (des bureaux, un centre d'affaires, ou un espace vert par exemple) et notamment reconnecter cet ensemble avec les axes de transports. Tous ces projets nécessitent une réflexion globale, politique au sens de "gestion de la cité", qui doit se traduire par des politiques puliques qui doivent être cohérentes et complémentaires dans un même espace donné. L’autre élément est la manière dont ces opérations sont menées, en tenant compte d’abord de la durée : l'on parle en effet de projets dont le financement et les travaux s'échelonnent sur 20 ou 25 ans. Il faut, à cet égard, s'assurer de tenir la distance grâce à des institutions solides, politiquement, techniquement, financièrement pour porter de grands chantiers.
"La ville finance la ville" car l’opération se finance au fur et à mesure par la plus-value que la collectivité obtient en revendant les terrains qu’elle a achetés à bas prix dans les quartiers pauvres, après les avoir réaménagés. Cette plus-value permet de financer les équipements et, au bout du compte, l’opération urbaine s’autofinance sur une durée de 20 ans ou plus. Ce principe de l’aménagement n’existe pas en général dans les pays où l’AFD intervient. Il s'agit d'une véritable lacune qui va bien au-delà de la contrainte financière stricto sensu – puisqu' une petite avance de trésorerie suffirait pour acheter des terrains. Plus fondamentale est la question du fonctionnement et de la capacité des autorités locales à porter ces projets, et d'un point de vue technique, de disposer des ressources humaines suffisantes pour élaborer et mettre en œuvre une politique d’aménagement du type de l’îlot Chalon.
La procédure à suivre, selon le principe "La ville finance la ville"
Comment les choses se font concrètement ? La puissance publique commence par prendre possession des quartiers en déshérence via des expropriations, des préemptions voire des achats simples. Une fois que la puissance publique s'est rendue maître des terrains, elle peut détruire, reconstruire, aménager et réaménager à sa guise pour créer des nouveaux quartiers qui vont continuer à évoluer plus ou moins positivement, en fonction des choix qui auront été faits.
Si les villes sont constituées partout des mêmes choses, elle ne fonctionnent pas de la même manière. La raison est en partie liée au financement. Le maire de Paris dispose de 4000 euros par an et par habitant pour entretenir et investir. Le maire de Ouagadougou (commune de 1.300 000 habitants) dispose de 20 euros par an et par habitant. A titre de comparaison, le budget de cette ville, capitale du Burkina Faso, est inférieur de moitié au budget de la ville de Rodez, qui compte 25 000 habitants. Le maire de Lomé va disposer d’environ 8 à 10 euros par an et par habitant, le maire d’une petite ville du
Bénin
d’un demi-euro par an et par habitant... L’enjeu est donc évidemment d’augmenter les financements, les capacités pour une collectivité locale d’avoir à sa disposition suffisamment de financement pour investir dans le territoire sous sa juridiction, et l'entretenir. L’écart entre villes du Nord et villes du Sud est aujourd’hui abyssal, et notre défi est de parvenir à le combler.
Afrique centrale, orientale et australe & Madagascar, Lesotho, Liberia, Madagascar, Mali, Zambie, Zimbabwe, Dvpt Urbain, Djibouti, Maurice, Malawi, Mozambique, Mauritanie, Collectivités locales, Ouganda, Nigeria, Ethiopie, Erythrée, Tanzanie, Namibie, Angola, Niger, Togo, Botswana, Tchad, Gabon, Burkina Faso, Soudan du Sud, Burundi, Sao Tome et Principe, Afrique de l'Ouest, Bénin, Kenya, Soudan, Cap Vert, Comores, Sierra Leone, Sénégal, Somalie, Guinée-Bissau, Côte d'Ivoire, Congo, République centrafriaine, Rwanda, Gunée équatoriale, République démocratique du Congo, Guinée, Gambie, Cameroun, Ghana
Renforcer les capacités de dessalement du Cap-Vert
L'AFD et le Gouvernement cap-verdien ont signé le 4 juillet dernier une convention de financement destinée à améliorer l’efficacité de la production et de la distribution d’eau potable. Ce programme, financé par un prêt souverain-FMI de 22,2 M €, entend faire face à l'explosion de la demande en eau et contribuer ainsi à réduire son prix.
L'eau potable, un enjeu de la croissance cap-verdienne
Au regard de la faible pluviométrie (environ 100 mm par an sur les îles les plus arides) et de la cherté de cette ressource vitale extrêmement rare, le Cap-Vert a entrepris un ambitieux programme de renforcement de ses capacités de dessalement d'eau de mer mises en place au début des années 70.
L'augmentation des capacités de production d'eau dessalée est une mesure rendue d'autant plus indispensable et urgente que les îles de São Vicente et Sal ont vu la demande en eau potable fortement s'accroître à la faveur de la croissance démographique, de l’élévation du niveau de vie et du développement touristique.
C'est donc la satisfaction des besoins des 100 000 habitants de ces deux îles, ainsi que des centaines de milliers de touristes annuels que l'Etat se fixe comme objectif.
Une réponse transversale aux besoins des structures de production
La société nationale de l’eau et de l’électricité, Electra, a donc fait appel au gouvernement pour financer deux nouvelles unités de dessalement de 5 000 m3/jour sur São Vicente et Sal. L’enjeu est d’augmenter la production, mais aussi d’améliorer la performance globale de l’entreprise.
Le programme comprend également la réhabilitation des unités de dessalement existantes à Mindelo et à Sal, ainsi que l’amélioration de la distribution et la réduction des pertes à São Vicente, Sal et Praia. L’amélioration de l’efficacité de la production et de la distribution d’eau potable contribuera à réduire le prix de l’eau, qui est l’un des plus élevés au monde.
Le financement de ce programme - le plus important jamais accordé par le groupe AFD au Cap-Vert - concrétise la reprise de son activité dans ce pays depuis 2009
Trois conférences sur les perspectives de l'économie africaine
Dans le cadre du cycle de conférences "Des idées pour le développement", l'AFD organise trois conférences sur les prespectives de l'économie africaine : le 29 mai, en collaboration avec le FMI, "Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain"; le 31 mai, avec les revues Politique africaine et Afrique contemporaine, " Macroéconomie et politique en Afrique" et le 6 juin "Enjeux et défis de la question foncière : regards croisés sur la situation foncière en Afrique"
Du 29 mai au 13 juin, l’AFD organise le cycle "Des idées pour le développement" : cinq conférences interdisciplinaires et abordant des thématiques variées. Ces rendez-vous constituent un cadre de réflexion sur les problématiques de développement, avec la participation de nombreux experts engagés dans ce domaine, de par leur métier et leurs convictions personnelles. Ils permettent d’offrir un nouveau lieu de débat et de rencontre entre chercheurs, étudiants, professionnels de divers horizons et grand public.
Voici les trois premières conférences, dont les réflexions sont axées autour de l'économie africaine : ses performances, ses opportunités, ses écueils et ses perspectives.
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2° conférence : "Macroéconomie et politique en Afrique"
Le 31 mai, en partenariat avec les revues Politique africaine et Afrique contemporaine
La macroéconomie est le plus souvent abordée comme un corpus théorique, celui des économistes et des techniciens de l’action publique. Mais ne peut-on également le comprendre comme expression du politique par excellence ? L’objet de cette réunion est de proposer une lecture autre de la macroéconomie, comme un lieu de luttes sociales, de conflits entre groupes, un matériau pour comprendre les logiques de l’État et les mécanismes de pouvoir. Analysées « par le bas», les techniques de la macroéconomie mettent en lumière l’émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux instruments, de nouvelles positions de pouvoir et de rapports de force, autrement dit de nouvelles façons d’appréhender la réalité des sociétés africaines :
Intervenants
Béatrice Hibou, CNRS, Sciences Po / CERI, FASOPO
Boris Samuel, SciencesPo CERI, FASOPO
Un débat sera ensuite ouvert avec la salle.
Conférence le 31 mai 2011 de 10h00 à 12h30 à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris, 12°.
Conférence gratuite dans la limite des places disponibles, réservation obligatoire
En savoir plus et s'inscrire à la conférence
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1° conférence : "Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain"