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L’Union des Comores fait partie des 17 pays prioritaires de l’aide française. L’AFD y est présente depuis plus de 50 ans.

 

 

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Activité

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Vers une coopération renforcée avec les Comores

04/10/2016

Dans le cadre de son déplacement pour la tenue du Haut Conseil paritaire France/Comores le 4 octobre, le Président de l’Union des Comores Azali Assoumani s’est entretenu avec le directeur général de l’AFD Rémy Rioux. L’occasion de parler stratégie d’intervention et nouveaux défis de l’archipel.

Un partenariat de longue date 

Présente aux Comores depuis plus de 50 ans, l’AFD y a financé de nombreux projets de développement.

Depuis 2007, ses engagements aux Comores s’élèvent à 61,7 millions d’euros, la quasi-totalité en don. Les projets financés sont concentrés principalement sur trois secteurs :

  • la santé (19,6 millions d’euros) ;
  • l’ eau potable et l'environnement (22,1 millions d’euros) ;
  • et le secteur financier / l’appui au tissu productif (11,6 millions d’euros).

Actuellement, deux projets sont en cours d’instruction pour un total de plus de 10 millions d’euros : 

  • un projet visant à renforcer la gouvernance du secteur de l’eau (6 millions d’euros) ; 
  • un projet lié à la diversification de l’offre financière pour dynamiser le secteur productif via des microcrédits (4 millions d’euros)

La visite d’Azali Assoumani à Paris intervient quelques mois après son élection à la tête des Comores en avril dernier et la nomination de son gouvernement début juin. Lors de sa rencontre avec Rémy Rioux, le président comorien a confirmé que le nouveau gouvernement souhaitait réaliser un état des lieux des actions de l’AFD afin d’envisager des inflexions pour l’avenir.

 Rencontre entre le Président AZALI Assoumani, sa délégation et le DG de l'AFD (c AFD)

Vers une nouvelle stratégie d’intervention aux Comores

L’AFD travaille actuellement sur l’adaptation de sa stratégie d’intervention aux Comores aux priorités du gouvernement et aux nouveaux défis du développement de l’archipel. 

Cette nouvelle stratégie, tout en maintenant les secteurs de concentration actuels de l’agence, intègre de nouveaux enjeux liés à la gouvernance, au climat et à l’éducation. L’AFD entend également appuyer l’émergence d’un secteur privé générateur de croissance économique et d’emplois et soutenir les acteurs non étatiques. 

Le Président de l’Union des Comores a insisté sur la plus grande visibilité attendue de l’aide bilatérale française.



Sitti Chihabiddine parmi les « Leaders pour l'Afrique de demain » !

10/09/2016

Une chef d’entreprise comorienne à l’honneur de la première promotion du programme LeAD Campus ! À la tête d’une société spécialisée dans la vanille, Sitti Chihabiddine a suivi cette formation inédite et fait partie des vingt-trois cadres africains diplômés en septembre.

Une formation pour développer son projet…

Parmi ces profils de haut niveau reflétant la diversité socio-professionnelle et géographique du continent, une représentante comorienne a eu l’opportunité de faire partie de la première promotion du programme LeAD Campus. 

Directrice générale de l’entreprise Vaniacom , Sitti Chihabiddine fait la promotion de la vanille et des autres produits de rente de son pays sur le marché international depuis plus d’une décennie. 

Son savoir-faire a permis à la vanille comorienne biologique et équitable de pénétrer les marchés européens mais également l’Australie, le Japon et les États-Unis.

Pourquoi avoir souhaité participer au programme LeAD Campus ? Pour Sitti, la formation était l’opportunité d’affiner son approche entrepreneuriale, d’étoffer son réseau professionnel avec des homologues et des décideurs africains et de se munir d’outils managériaux et de pilotage dans un contexte de développement d’activité. 

La réussite entrepreneuriale de Sitti est à la clé, puisque les projets de sa société Vaniacom avancent à grand pas. C’est ainsi que le Comptoir des Épices, structure de commercialisation des épices et produits de rente « made in Comoros », a ouvert à Moroni le mois dernier.

 

… et pour valoriser le potentiel du continent africain

Initié par la fondation AfricaFrance avec le soutien de l’AFD, le programme de formation supérieure LeAD Campus est proposé par un consortium composé de Sciences Po, l’Institut Supérieur de Management (ISM) de Dakar au Sénégal et l’Université du Cap (UCT) en Afrique du Sud. 

Ce programme permet à des cadres dirigeants africains du secteur privé ou public - entrepreneurs, responsables de programmes économiques, cadres de multinationales, dirigeants d’institutions de microfinance ou d’entreprises sociales - de suivre pendant cinq mois une formation certifiante permettant d'acquérir des compétences entrepreneuriales et managériales. 

Objectif : devenir les « leaders économiques de l'Afrique de demain » et assurer la croissance durable du continent. 

La prochaine promotion débutera en avril 2017.

 


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


L’AFD renouvelle son appui à l’accompagnement des administrations publiques des Comores

13/05/2016

L’Etat comorien a obtenu de l’AFD un fonds permettant de réaliser des études de faisabilité préparant des projets de développement liés à l’eau, à la santé et au secteur financier.

 

Améliorer la gouvernance du secteur de l’eau

L’AFD poursuit son accompagnement des administrations publiques de l’Union des Comores en termes de développement de compétences et de renforcement de capacités. Une subvention de 420 000 euros a été consentie pour la constitution d’un 4ème Fonds d’études et de renforcement de capacités (FERC). 

Ce fonds va permettre de financer prioritairement :

  • l’étude de faisabilité d’un projet de gouvernance du secteur de l’eau ayant pour but de :
    • développer les compétences et la capacité d’action des structures techniques de l’Etat (la Direction générale et les Directions régionales de l’eau) dans l’exercice de tutelle du secteur ;
    • de consolider les compétences des acteurs locaux du secteur (communes, associations d’usagers, gestionnaires, etc.) ;
  • et les études pour la réalisation de projets d’adaptation au changement climatique, en lien avec les objectifs indiqués dans le document de la contribution de l’Union des Comores à la COP21.

Il pourra aussi servir à financer des études pour des projets dans le secteur de la santé et d’appui à la gouvernance, notamment pour le renforcement des établissements financiers de l’Union des Comores.

Ce 4ème fonds d’études, conjugué avec les trois premiers consentis respectivement en 2006 (750 000 euros), 2014 (300 000 euros) et 2015 (500 000 euros), porte le total d’engagement pour cet outil de financement à 1 970 000 euros. 

La gestion du fonds a été confiée au ministère des Finances des Comores.

La cérémonie de signature de la convention de financement s’est déroulée le vendredi 13 mai 2016 en présence de la ministre des Finances de l’Union des Comores, de l’Ambassadeur de France aux Comores et du Directeur de l’agence AFD de Moroni.

 

 

 



Avec l’appui de l’AFD, trois ONG renforcent leur engagement dans le secteur de la santé aux Comores

12/05/2016

Dans le cadre de la troisième phase du  programme d’appui au secteur de la santé aux Comores, financé par l’AFD à travers une subvention de 7 millions d’euros, trois ONG - Croix Rouge Française, Santé Diabète et CARITAS - ont été retenues pour mettre en œuvre une partie significative des activités prévues.

Renforcement des capacités du ministère de la Santé

A travers un contrat de prestations pour un montant de 1,5 M €,  la Croix Rouge française, en collaboration le Croissant Rouge comorien, apportera son expertise dans le renforcement des capacités du ministère de la Santé et réalisera un important programme de prévention et de formation dans l’ensemble du pays, ayant pour objectif l’amélioration de l’état de santé de la population comorienne et la réduction des évacuations sanitaires.

Grace à une subvention d’un montant de 300 000 €, Santé Diabète appuiera le ministère de la Santé dans le renforcement la mise en place d’une stratégie de lutte intégrée contre les maladies non transmissibles et les facteurs de risque communs fréquents.

Un apport essentiel des ONG face aux défis sanitaires

Par ailleurs, le ministère de la Santé apporte son soutien à Caritas Comores à travers une subvention de 400 000 € afin de permettre à cette organisation de poursuivre ses programmes de prise en charge des brûlés et développer ses actions d’information et de prévention contre les accidents domestiques.

Au total c’est un montant de 2,2 M € qui sera engagé par les trois ONG dans le secteur de la santé aux Comores au cours des prochaines années dans le cadre du programme PASCO 3. Ceci montre bien l’importance de la contribution que peuvent apporter des organisations de la société civile, les ONG, face aux défis sanitaires, dans le cadre de partenariats bien réfléchis avec la partie publique.

La cérémonie de signature des deux conventions de rétrocession des fonds et du contrat de prestation s’est déroulée le 12 mai 2016, sous la présidence du Vice-Président, ministre en charge de la Santé aux Comores, Dr. Fouad Mohadji et en présence du directeur de l’ AFD à Moroni.



La formation professionnelle au cœur du programme d’appui au secteur de la santé aux Comores

26/04/2016

Nouvelle étape du programme d’appui au secteur de la santé aux Comores avec l'inauguration des nouvelles classes de l’Ecole de médecine et de santé publique comorienne  de l'Union des Comores.

Inauguration

Le 26 avril dernier, s'est tenue la cérémonie officielle d’inauguration de bâtiments réhabilités et de deux nouvelles classes de l’Ecole de médecine et de santé publique (EMSP) de l’Union des Comores, financés par l’AFD, à travers le programme programme d’appui au secteur de la santé aux Comores (Pasco).

Premiers impacts

  • 15 agents de santé ont bénéficié depuis 2013 de bourses de formation pour des spécialisations dans différentes filières : biomédical, infirmier instrumentiste, anesthésie réanimation, stérilisation, gestion hospitalière, santé publique.
  • 82 personnes ont suivi des formations organisées aux Comores par l’Ecole de médecine et de Santé publique dont certaines réalisées en partenariat avec le CHU de la Réunion et l’Institut national de santé publique et Communautaire d’Antananarivo (Madagascar) : 58 cadres de santé (formation de major) 13 cadres d’administration et de gestion des établissements de santé (CAGES), 11 aides anesthésistes

Entre 2007 et 2016, le montant cumulé des appuis du Pasco consacrés au développement des ressources humaines s’élève 748 M de KMF, soit  1,5 M €. Cet accompagnement  se poursuivra avec un important volet de renforcement des capacités du ministère de la Santé, prévu dans la 3ème phase du Pasco, dont la convention de financement d’un montant de 3, 4 Md de KMF soit 7 M €  a été  signée en janvier 2016 entre l’Union des Comores et l’AFD.

Un partenariat tripartite

La  Croix-Rouge française, en lien avec le Croissant Rouge comorien, apportera son expertise pour appuyer le ministère de la Santé dans le cadre d’un partenariat tripartite Ecole de Médecine / Université des Comores - Croissant Rouge Comorien - Croix Rouge Française dans la mise en œuvre du volet renforcement des capacités.


Inauguration Ecole de Santé (c Said Ali Pasco)

 Cette manifestation, qui s’est déroulée  en présence du Vice-président en charge du ministère de la Santé, de l’ambassadeur de France en Union des Comores, du directeur Adjoint du département Afrique de l’AFD Paris et du Directeur de l’Agence AFD de Moroni, a permis de mettre en relief la forte contribution du programme PASCO à la formation du personnel de santé.



 
 
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