Le Congo

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Investir dans le capital humain pour un développement durable au Congo

21/03/2017

Dans la poursuite du partage des réflexions sur la problématique du développement au Congo,  l’agence AFD de Brazzaville a organisé le 24 février 2017 une conférence consacrée au capital humain, un investissement primordial pour le développement durable du pays afin de répondre aux enjeux actuels.

 

Au programme, une intervention de l’ancienne ministre congolaise des Affaires sociales Émilienne Raoul qui s’est articulée autour de trois points :

  • la définition des concepts liés au capital humain ;
  • les programmes qui concourent à la construction du capital humain pour un développement durable dans le pays ;
  • quelques pistes de réflexion pour atteindre la performance dans les politiques publiques.

L’événement a permis au directeur de l’agence AFD de rappeler «  l’importance du développement humain pour l’AFD en matière de protection sociale au Congo ».

 


 

 

Le capital humain, qu’est-ce que c’est ?

Le capital humain, c’est l’ensemble des capacités productives qu’un individu acquiert par l’accumulation des connaissances ou du savoir-faire. Ces connaissances et compétences accumulées permettent à une personne d’améliorer son efficacité et son revenu. Pour une nation, le capital humain est la première richesse et son capital le plus précieux car l’homme est à l’origine de la production de toutes les autres richesses destinées à la consommation humaine.

Investir dans le capital humain, c’est œuvrer en faveur de la prospérité économique, de l’emploi et de la cohésion sociale en promouvant le bien-être des populations. Les États agissant en ce sens résistent ainsi mieux aux chocs.


Un investissement tout au long de la vie, dans de multiples secteurs

L’investissement dans le capital humain est une dépense qui intervient à tous les cycles de la vie (naissance, adolescence, âge adulte) et qui touche le développement humain intégral, qu’il soit question d’éducation, de santé, de formation ou même d’environnement familial, qui a également sa part dans la formation de l’homme à travers les valeurs familiales, citoyennes et humaines.

Quant au développement durable, il répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Il repose sur trois piliers : le social, l’environnement et l’économique.

D’après l'ancienne ministre Émilienne Raoul, les ministères en charge du développement humain et ceux qui concourent indirectement par leurs interventions à la réalisation des objectifs du gouvernement dans ce secteur doivent prendre en main les programmes de développement du capital humain.

 

Projets de développement : quels freins au Congo ?

Au Congo, le développement humain se heurte à bien des obstacles : 

  • la confusion entre projets qui s’arrêtent et programmes qui nourrissent des politiques dans la durée ;
  • le fonctionnement du projet sans lien avec la structure de tutelle ;
  • le manque parfois des modalités de transferts de compétence dans l’élaboration des projets (rapidité des évaluations de projets réalisées par des experts internationaux) ;
  • l’absence d’une politique sectorielle à partager avec les partenaires et autres intervenants dans certaines administrations ;
  • le manque au Congo d’experts nationaux spécialisés dans le domaine du développement humain ;
  • l’administration publique non performante ;
  • et la faiblesse des contreparties gouvernementales dans le montage financier des projets ou programmes.

 

Exiger la performance pour atteindre les objectifs de développement

Pour l’ancienne ministre, la performance est une exigence qui doit être partagée par tous les acteurs du développement. Comment atteindre cette performance ? En améliorant la gouvernance, en développant des outils d’aide à la prise de décision pour mieux prévenir, protéger et prendre en charge les populations et enfin en soutenant le financement de la protection sociale pour un développement durable.

Car les conséquences d’une insuffisance d’investissement dans le développement humain sont larges : exclusion, chômage des jeunes, inégalités entre femmes et hommes... C’est pourquoi des notions comme la paix, la sécurité, l’équité, la justice sociale et le « vivre ensemble » apaisé constituent le « retour sur investissement » des pays.

Cette conférence a rassemblé de nombreuses personnalités dont la ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale ; la ministre de l’Économie forestière, du Développement durable et de l’Environnement ; le ministre du Travail et de la Sécurité sociale ; le ministre délégué chargé de la Décentralisation et du Développement local ; le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation ; des ambassadeurs (France, États-Unis, Brésil, …), des partenaires du développement (Banque mondiale,…) ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile. 



La formation et le numérique, clés du développement durable congolais ?

26/01/2017

Action collective, importance de la formation et du capital humain pour le développement, croissance numérique… Des sujets plus que jamais porteurs de sens au Congo. Afin d’aller plus loin dans la réflexion, l’agence AFD de Brazzaville a organisé le 25 novembre 2016 une conférence consacrée aux perspectives de développement du pays.

 

Quel modèle de développement pour le Congo ?

Cette conférence, deuxième du genre organisée par l’AFD, a mêlé prospective et développement durable en mettant l'accent sur la « politique de formation et l’intégration des nouvelles technologies pour un nouveau modèle de développement ». 

Un événement animé par le professeur Roger Armand Makany, chercheur à l’ université Marien Ngouabi , rédacteur en chef de la « Revue congolaise de gestion » et directeur de l’ École supérieure de gestion et d’administration des entreprises (ESGAE) .

 

 

L’action collective pour relever les défis

Pour le Pr Roger Armand Makany, la marche vers le développement durable passe nécessairement par une action collective qui doit dépasser de nombreuses contraintes : « On ne marche pas tous de la même manière, au même rythme, avec la même détermination, la même persévérance, la même conviction, la même motivation ». 

Faisant référence au livre de Stéphane Madaule, Plaidoyer pour une nouvelle modernité   , le professeur Makany souligne plusieurs facteurs prioritaires pour prendre le chemin du développement durable : atteindre un socle de l’indépendance et donc être capable de se nourrir, de se vêtir, de se loger, d’être éduqué et d’assurer sa santé par soi-même. 

Ce qui implique en filigrane l’importance d'un accès facilité à l’eau potable et à l’électricité. Autre facteur prioritaire : la nécessité d’une répartition équitable des richesses intragénérationnelle et intergénérationnelle, sans oublier les retraités.

 

La formation, investissement d’avenir 

La conférence a également souligné l’importance de la formation. Parce qu’« investir dans la formation, c’est investir dans l’avenir », les pouvoirs publics doivent encourager « la formation sur place au Congo » et accompagner les établissements qui développent la qualité et l’excellence. 

Une réflexion d’autant plus pertinente dans un pays où l es jeunes représentent près de 70 % de la population.

 

 

Le Congo à l’ère du numérique

Et l’économie congolaise de demain dans tout ça ? Priorité au numérique pour le professeur Makany.

Si l’économie numérique englobe bien sûr des activités économiques et sociales comme les réseaux Internet, mobiles et capteurs, y compris le commerce électronique, elle ne s’arrête pas là. 

Aujourd’hui, les nouvelles technologies ont en effet envahi plusieurs secteurs utilisateurs de TIC* : banques, tourisme, transport, agriculture, commerce, santé, automobile, formation… aucun secteur n’échappe à la révolution du numérique ! 

Encourager le développement du numérique au Congo apparaît alors essentiel : il s’agit de l’économie de demain, celle où le Congo a de l’avenir, à égalité avec d’autres nations.

 

Vers une stratégie de développement durable congolaise

La conférence s’est achevée par l’intervention du ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche Henri Djombo. Celui-ci a dévoilé le travail récemment réalisé par le Congo pour mettre au point une stratégie de développement durable. Un document, fruit de nombreuses contributions, qu’il convient maintenant de finaliser et de valider au plus haut niveau pour le rendre pleinement effectif. 

L’événement a réuni de nombreuses personnalités : ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, ambassadeurs (Chine, États-Unis…), acteurs du développement ( Banque mondiale , Organisation mondiale de la santé …) parmi lesquels l'AFD représentée par Philippe Chedanne, directeur Afrique centrale, représentants du secteur privé et de la société civile.

 

*pour technologies de l'information et de la communication.

 


Le Congo face aux objectifs de développement durable (ODD) : quelle vision du développement ?

21/12/2016

Offrir un espace dédié à la réflexion et aux échanges sur le développement du Congo et faire la part belle aux Congolais, voici les objectifs poursuivis par l’AFD à travers l’organisation d’une conférence-débat le 14 octobre. Au programme : Congo, ODD et développement durable !

Développement : donner la parole aux Congolais

Cette conférence de haut niveau a permis au directeur de l’agence du Congo de rappeler que « l’AFD souhaite donner un lieu d’expression nouveau aux Congolais qui réfléchissent depuis longtemps sur la problématique du développement de leur pays ». Un lieu qui leur permettra d’échanger leurs points de vue et de dialoguer avec un public de spécialistes ou de décideurs. 

Les sujets traités lors des débats ont ainsi été proposés et présentés par les Congolais eux-mêmes. Objectif : donner la parole aux Congolais afin qu’ils puissent eux-mêmes diffuser leurs propres travaux, sans être influencés de l’extérieur. 

L’exposé du professeur Hervé Diata, doyen honoraire de la faculté de sciences économiques de l’Université Marien Ngouabi et animateur de la conférence, s’est articulé autour de deux points principaux : 

  • le programme de développement durable à l’horizon 2030 ;
  • les implications pour le Congo-Brazzaville.

 

Vue des participants

   

Comment intégrer les ODD dans la vision nationale du développement ?

Après avoir rappelé le contexte politique, économique, financier, social et humain du Congo, la conférence a permis de s’interroger sur l’existence d’une vision du développement au Congo et sur l’intégration des objectifs de développement durable dans la vision nationale du développement. 

Mais qu’est-ce que recouvre le concept de « vision du développement » ? La vision du développement, c’est une manière particulière de représenter ou d’envisager le développement tant dans ses finalités, les modalités de sa réalisation que dans les résultats auxquels ce processus devrait aboutir. 

La conférence a été l’occasion de passer en revue les 17 objectifs de développement durable (ODD) ainsi que leur vision sous-jacente et de tirer des enseignements de la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui ont précédé les ODD. 

Autres sujets abordés : les caractéristiques de l’émergence, les priorités du développement durable, les rationalités conflictuelles, la participation et la rationalité du développement. 

Un programme très complet et une initiative de partage des réflexions des Congolais sur la problématique  du développement saluée par les participants : l’AFD a ainsi été encouragée à  poursuivre l’organisation de ces conférences-débats. 

L’événement, qui s’est tenu à Brazzaville, a réuni une cinquantaine de participants dont le Premier ministre et le ministre de l’Enseignement technique et de l’emploi, l’ambassadeur de France, d’anciens membres du gouvernement, des partenaires au développement, des représentants du secteur privé et des ONG.

       
 

Le Premier ministre Clément Mouamba entouré de quelques participants devant le siège de l’AFD.  Crédit photo AFD 



Rentrée officielle pour les Centres d’éducation, de formation et d’apprentissage de Brazzaville et Pointe-Noire

21/12/2016

Lancement des nouveaux Centres d’éducation, de formation et d’apprentissage (CEFA) de Brazzaville et Pointe-Noire le 9 novembre dernier. À la clé : des formations qualifiantes pour favoriser l’insertion professionnelle, la création d’emplois et contribuer au développement économique du Congo.

La formation professionnelle, enjeu majeur pour les jeunes

Le Premier ministre du gouvernement congolais a procédé au lancement officiel des Centres d’éducation, de formation et d’apprentissage (CEFA) de Brazzaville et Pointe-Noire le 9 novembre 2016. 

Deux centres qui s’inscrivent dans une politique visant l’alternance et la formation des jeunes congolais afin de faciliter leur insertion dans la vie économique et sociale. 

Leurs missions principales :

  • formation professionnelle des jeunes ;
  • insertion dans la vie professionnelle ;
  • et appui aux entreprises dans le perfectionnement technique des ouvriers et employés.

C’est dans le cadre du Projet d’appui à la refondation du système d’éducation et de formation (PARSEF) que ces deux nouveaux centres ont été mis en place, et ce grâce à une subvention de 6 millions d’euros de l’AFD. 

 

Séance de cours pratique de la soudure, CEFA de Brazzaville © AFD

 

Adapter les compétences aux besoins des entreprises

Au menu de ces centres de formation ? Des formations professionnelles sur les métiers du bâtiment et de la maintenance industrielle. 180 apprenants sont ainsi en formation initiale depuis la rentrée d’octobre 2016. 

De par leur gouvernance associant secteurs public et privé, les enseignements pratiques qui y sont délivrés et les périodes d’alternance organisées dans le réseau d’entreprises partenaires, ces centres ont pour vocation de produire toute une génération d’ouvriers qualifiés, dont les compétences correspondent aux besoins exprimés par le tissu économique.

 

Priorité à la lutte contre le chômage et à la réduction de la pauvreté

Cette action s’inscrit dans le cadre du Programme national de développement du gouvernement congolais (PND 2012-2016), dans lequel la lutte contre le chômage et la réduction de la pauvreté des populations occupent une place prépondérante. 

Il existe à ce jour cinq CEFA répartis sur le territoire congolais et couvrant divers secteurs professionnels

Bénéficiant d’un engagement politique fort du gouvernement congolais et d’un soutien renouvelé des partenaires impliqués, ce réseau devrait s’élargir dans les années à venir, au service de l’employabilité et du développement socioéconomique du pays.  

Le lancement officiel des CEFA a réuni représentants du gouvernement, du corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers et du secteur privé.

 

Séance de cours pratique de la maçonnerie, CEFA de Brazzaville © AFD



L’AFD et Bpifrance s’associent pour lancer un concours d’innovation numérique ouvert aux startups africaines et françaises qui agissent pour le développement en Afrique

11/10/2016

Pour la première fois, l’AFD, qui finance depuis près de 75 ans des projets de développement en Afrique, et Bpifrance, s’associent pour lancer le "Startup Challenge Digital Africa", concours d’innovation en faveur du développement des startups numériques en Afrique. Les startups africaines et françaises ont jusqu’au 15 novembre 2016 pour déposer leurs dossiers dans les secteurs fintech, santé, environnement-énergie et agriculture.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 novembre 2016 sur la plateforme ► http://digitalafrica.afd.fr 

 

 

Pourquoi ce challenge ?

L’Afrique est de plus en plus connectée, grâce notamment à l’adoption rapide du mobile, et est devenue une terre d’innovation numérique. Le développement du paiement mobile et l’adoption grandissante des smartphones et du haut-débit sont autant de facteurs qui permettent aux entrepreneurs du numérique de proposer de nouveaux produits et services dans l’ensemble des secteurs économiques. Le dynamisme des écosystèmes numériques se traduit par la multiplication des hubs technologiques, coworking, lab, incubateurs dont le nombre dépasse à présent 300 sur le continent.

Face à ce constat, l’AFD et Bpifrance ont souhaité mutualiser leur expérience en matière de financement de l’innovation numérique et du développement. Le "Startup Challenge Digital Africa" doit encourager et soutenir des nouveaux acteurs de l’économie numérique, accélérer la diffusion de savoir-faire et faciliter l’émergence de nouvelles solutions pour le développement.

Quatre secteurs ont été sélectionnés pour leur dynamisme et leur potentiel d’impact pour le développement du continent :

  • la fintech
  • la santé
  • l’environnement/énergie
  • l’agriculture
     

Qu’il y a-t-il à la clé ?

Un jury désignera deux startups lauréates, une africaine et une française, dans chacun des 4 secteurs (soit 8 startups).
Deux startups supplémentaires, une africaine et un française, seront sélectionnées via un vote en ligne.
Au total ce seront donc 10 startups qui seront récompensées.
Elles seront invitées à venir présenter leur initiative et rencontrer des partenaires lors du 27ème Sommet Afrique-France qui se tiendra à Bamako les 13 et 14 janvier 2017.

Comment candidater ?

Les entrepreneurs africains et français doivent soumettre en ligne ( http://digitalafrica.afd.fr ) avant le 15 novembre 2016 les éléments clef de leur projet entrepreneurial et indiquer s’il souhaite concourir dans les catégories fintech, santé, environnement/énergie ou  agriculture.
 

Un jury qualifié et deux parrains de choix

Le jury sera composé de personnalités qualifiées, africaines et françaises et de représentants de l’AFD et de Bpifrance. Le Startup Challenge Digital Africa est parrainé par deux entrepreneurs influents du monde des technologies et de l’innovation :
 

Karim Sy
Entrepreneur basé à Dakar
Fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain) 

Gilles Babinet
Entrepreneur français, Fondateur de Africa4Tech
Premier président du Conseil national du Numérique
Représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les sujets numériques (« Digital Champion »)

 

L’AFD et Bpifrance


Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD indique « Le numérique peut-être un formidable accélérateur de développement durable en Afrique, à la condition que chacun puisse bénéficier du tremplin de l’innovation. L’Agence Française de Développement veut accompagner cette transition porteuse de nouvelles trajectoires de croissance, soutenir des entrepreneurs du Sud dont les projets sont prometteurs pour leur continent et favoriser les interactions entre entrepreneurs du Nord et du Sud. C’est pour cette raison que l’AFD et Bpifrance ont souhaité s’associer pour lancer ensemble ce concours.».

Nicolas Dufourcq, Directeur général de Bpifrance, déclare « Les sauts technologiques qui s’opèrent actuellement en Afrique et l’émergence d’une classe moyenne jeune crée des opportunités exceptionnelles de développement pour les entreprises africaines et françaises. Nous sommes fiers de participer à ce concours qui s’inscrit dans la continuité de nos actions pour l’internationalisation des entreprises et la coopération avec le continent Africain. ».

 

À propos de Bpifrance


Bpifrance , filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État, partenaire de confiance des entrepreneurs français, accompagne les entreprises, de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance assure, en outre, des services d’accompagnement et de soutien renforcé à l’innovation, à la croissance externe et à l’export, en partenariat avec Business France et Coface. Bpifrance propose aux entreprises un continuum de financements à chaque étape clé de leur développement et une offre adaptée aux spécificités régionales.
Fort de 47 implantations régionales (90 % des décisions prises en région), Bpifrance constitue un outil de compétitivité économique au service des entrepreneurs. Bpifrance agit en appui des politiques publiques conduites par l’État et par les Régions pour répondre à trois objectifs :
• accompagner la croissance des entreprises ;
• préparer la compétitivité de demain ;
• contribuer au développement d’un écosystème favorable à l’entrepreneuriat.

Avec Bpifrance, les entreprises bénéficient d’un interlocuteur puissant, proche et efficace, pour répondre à l’ensemble de leurs besoins de financement, d’innovation et d’investissement.


 

 



Enfants et jeunes de la rue : une dynamique multi-acteurs pour une prise en charge individuelle de qualité

29/08/2016

Lié au développement des grandes villes, le phénomène des enfants et jeunes de la rue est l’une des conséquences de l’exclusion sociale contre laquelle lutte le Samusocial International. A Dakar, Bamako, Ouagadougou et Pointe-Noire, l’ONG a mis en œuvre un dispositif, soutenu par l’AFD, fondé sur la concertation avec les villes.

5884 enfants et jeunes de la rue pris en charge à Dakar

Le phénomène des enfants et jeunes de la rue est lié au développement des grandes villes. L’urbanisation croissante et mal contrôlée, le délitement des solidarités traditionnelles ou la précarisation des familles, sont autant de facteurs qui favorisent l’exclusion sociale d’innombrables enfants et jeunes.

« Contre la grande exclusion, nous avons besoin de grands professionnels ».

Par ces mots, le Docteur Xavier Emmanuelli, Président fondateur du Samusocial International, insiste à la fois sur la complexité des prises en charges individuelles et sur l’exigence de professionnalisme qu’il convient d’employer dès l’intervention en rue. L’approche Samusocial étant au carrefour de plusieurs disciplines (soin médical, travail social, soutien psychologique, assistance juridique et administrative…), le travail en réseau est un levier important de la réussite de cette méthode. A titre d’exemple, le Samusocial Sénégal a pris en charge 5884 enfants des rues à Dakar, depuis sa création.
Le renforcement des partenariats opérationnels et institutionnel constitue justement le fil rouge autour duquel s’articule la collaboration entre le Samusocial International et l’Agence Française de Développement.
Depuis 2013, trois thématiques principales ont mis en valeur l’importance du partenariat dans la relation d’aide :



La Ville au centre du débat sur l’exclusion sociale en milieu urbain

La première phase de l’action (2013 – 2015) a consisté à impliquer les pouvoirs publics, aux côtés de la société civile, dans des espaces de concertation. Alors que les processus de décentralisation sont en cours sur les territoires, les dispositifs Samusocial ont mis en relief le rôle prépondérant des municipalités pour soutenir les initiatives envers les enfants et les jeunes de leurs villes. Plus encore, des séminaires internationaux ont permis aux délégations municipales de Dakar, Bamako, Ouagadougou, Pointe-Noire, Brazzaville, Kinshasa, Dolisie et Bangui d’échanger sur leurs nouvelles prérogatives et sur les moyens à leurs dispositions pour relever ce défi.  
Suite au séminaire inter-municipalités de Pointe-Noire en 2015, la Mairie a par exemple renouvelé son soutien au Samusocial Pointe-Noire, en lui accordant pour cinq années supplémentaires, une dotation financière et la mise à disposition de locaux pour l’hébergement d’urgence des enfants et jeunes de la rue.

La seconde phase de l’action, débutée en 2016, met l’accent sur deux problématiques opérationnelles pour lesquels l’interaction entre organisations publiques et privées s’avère indispensable.

L’accès aux soins des enfants et jeunes de la rue

Alors que les Objectifs du Développement Durable entendent « faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle » à 2030, le Samusocial International appuie ses partenaires locaux pour que les besoins des franges les plus vulnérables de leurs populations soient représentés dans les débats.
Il s’agit notamment de faire exister le statut d’indigent, de clarifier le système de référencement depuis les structures associatives vers les centres de santé ou les hôpitaux et de réfléchir aux modalités de financement des consultations, des soins et des médicaments pour les sans-abris.
Grâce aux efforts du Samusocial Mali, aux côtés de la municipalité de Bamako, ce sont plus de 50 enfants et jeunes de la rue qui ont déjà été immatriculés au titre du régime d’assistance médical (RAMED), leur garantissant ainsi un accès aux soins gratuits et inconditionnels dans les hôpitaux de la ville. 

 



L’extension des services aux jeunes adultes

Ils ont entre 16 et 25 ans. Ils sont sortis ou s’apprêtent à sortir du cadre garantissant la protection de l’enfance. Emerge chez eux des désirs d’autonomie financière, de citoyenneté, parfois de parentalité. Pourtant, leur âge avancé et leurs longs épisodes de vie en rue, rendent insuffisantes les réponses des dispositifs Samusocial, des partenaires associatifs et des institutions publiques.
Ainsi, à travers une démarche de travail en réseau, les acteurs investissent le champ de l’insertion professionnelle des jeunes de la rue, et développent des réponses adaptées à ce public dans le cadre des prises en charge médico-psychosociales.   
Précurseur en la matière, le Samusocial Burkina Faso, avec le soutien de la Mairie de Ouagadougou, a mené un atelier de réflexion de 3 jours sur la prise en charge des jeunes adultes en situation de rue dès 2014. Des plateformes public/privé, auxquels seraient associés les acteurs économiques du territoire, sont désormais en cours de création, afin de mutualiser les réponses, notamment en matière de formation et d’insertion professionnelle.

Le Samusocial International s’efforce de capitaliser les expériences développées dans le cadre de ce projet et de partager avec le plus grand nombre, ses principes d’intervention auprès des populations en grandes exclusions. Pour aller plus loin, les cahiers thématiques et les guides méthodologiques sont mis à disposition du public dans un centre de ressources en ligne, le site www.samu-social-international.com.

Twitter : @SamusocialIntl
Facebook : SamusocialINTERNATIONAL



 
 
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