Lutter contre le sida et la tuberculose

Lutter contre le sida et la tuberculose

Contexte :

A Djibouti, le taux de prévalence du VIH/SIDA est de 3% pour l’ensemble de la population adulte mais il est supérieur à 5% dans le groupe d’âge des 20-35 ans, qui représentent près de 50% des malades enregistrés. Par ailleurs, le taux d’incidence de la tuberculose est l’un des deux plus élevés du monde. Les patients tuberculeux ne sont pas diagnostiqués pour le VIH/SIDA, alors que plus de 20% d’entre eux seraient co-infectés.

En outre, Djibouti, comme l’ensemble de la sous-région, est fortement exposé à une propagation du VIH/SIDA le long des corridors ferroviaire et routier qui relient la capitale aux grandes villes d’Ethiopie et du Somaliland. Dans les régions voisines, la prévalence du VIH est de 12,6% en Ethiopie (régions de Dire Dawa et de Samara) et de 1,4% au Somaliland.

En 2004, le Ministère de la santé a engagé une phase d’accélération du programme de prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH/SIDA, qui devait permettre la mise sous traitement de 3 000 malades. Pour ce faire, le dépistage, le suivi biologique et le traitement ambulatoire ont été progressivement étendus aux structures de soins périphériques. Au Centre Paul Faure, qui accueille près de 90% des patients tuberculeux, la mise en route de ces activités a permis d’assurer le suivi et la mise sous traitement de 500 personnes environ chaque année.

 

 

Objectifs :

En 2006, l’Agence Française de Développement a mis à la disposition de la République de Djibouti, une subvention d’un montant total de six millions d’euros pour appuyer les efforts du Gouvernement djiboutien dans la lutte contre le VIH /Sida et la tuberculose. 

L’objectif du projet consistait à réduire la prévalence et à améliorer la qualité des soins, la prise en charge et plus généralement les conditions de vie des personnes vivant avec le VIH/Sida et la tuberculose.

Descriptif :

Les principales composantes de ce projet visaient à renforcer le Centre de Transfusion Sanguine, le laboratoire de l’Hôpital Général Peltier (HGP) ainsi que les unités périphériques, la création d’un Service des maladies infectieuses à l’HGP (II) et enfin l’organisation du dépistage et de la prise en charge des patients co infectés au Centre Paul Faure (CPF).

  • Infrastructures  : réhabilitation du bâtiment principal du Centre Paul Faure, rénovation en cours du réseau d’assainissement et de la construction d’un réfectoire sur ce même, site, construction d’un l’hôpital de jour au sein de l’Hôpital Général
  • Equipements  : achat, livraison et montage sur site d’équipements médicaux destinés au Centre Paul Faure et à l’Hôpital Général Peltier
  • Formation  : formation de cadres et techniciens de la santé.
  • Fonctionnement et consommables  : acquisition et maintenance d’équipements de laboratoire.
  • Assistance Technique  : mise à disposition pour une mission de longue durée (3 an) de 3 experts techniques internationaux pour les services techniques chargés de l’exécution de projet, en l’occurrence un médecin auprès du services des maladies infectieuses (HGP), un biologiste après du centre national de transfusion sanguine et du laboratoire national de référence, et un spécialiste de la tuberculose au CPF. 

 
Hôpital de jour à l'hôpital Peltier

 

 

  Centre Paul Faure

    

Impact : 

Ce projet a permis d’opérer un transfert de compétences des assistants techniques aux personnels en charge du diagnostic et de la prise en charge thérapeutique des malades atteints du VIH/SIDA et de la tuberculose. Il a également consolidé les appuis apportés par la coopération française notamment dans la lutte contre le VIH/SIDA et la tuberculose et a complété les appuis des autres partenaires dans ce domaine.

Ce projet a été volontairement axé sur la formation des personnels clés de façon à ce que les structures appuyées puissent fonctionner progressivement sans assistance technique extérieure. L’impact positif à plus grande échelle a été la mise à niveau de l’ensemble du système de santé djiboutien afin de permettre la mise en œuvre des composantes les plus complexes du programme.

Le projet a permis, dans son volet  prévention et sensibilisation au VIH/Sida, l’instauration et la poursuite des échanges entre professionnels de la lutte contre cette pandémie à Djibouti et dans les pays limitrophes, notamment en Ethiopie et au Somaliland.

 

 

 

Détails des opérations :

Projet d'appui à la lutte contre le Sida
Financement : AFD
Bénéficiaire : La République de Djibouti
Maître d'ouvrage : Ministère de la Santé
Période : 2006 - 2011
Concours : Subvention de 6 Millions d'euros