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L’AFD et l'adaptation au changement climatique
Le choix d’un système de financement et de gouvernance de l’aide à l’adaptation étant encore sujet à négociations, l’AFD privilégie une approche-projet et inscrit ce volet dans sa stratégie de lutte contre le changement climatique. Au-delà de cette lutte, l’accroissement de la résistance d’une population participe à son développement et à la réduction de sa dépendance vis-à-vis des systèmes d’aide, qu’ils soient ponctuels (après un évènement climatique extrême) ou de long terme (aide au développement).
Les 4 principaux secteurs d’intervention de l’AFD en termes d’adaptation sont :
- l’énergie et les infrastructures (barrages avec système de protection contre les inondations, systèmes d’alerte précoce…)
- l’eau et l’assainissement (systèmes de drainage, réhabilitation des circuits de distribution ou réhabilitation de stations d’épuration avec récupération des eaux usagées, création de stations d’épuration…)
- les ressources naturelles, notamment l’agriculture (agroécologie, gestion des bassins versants, développement de cultures résilientes…)
- l’intermédiation financière (dispositif d’assurance contre les catastrophes naturelles).
L’AFD et le "Climate proofing"
De plus en plus utilisé par les bailleurs de fonds présents dans le champ de la lutte contre le changement climatique, le « climate proofing » des projets (à savoir l’amélioration de la résilience face aux risques climatiques) permet de protéger une infrastructure ou une zone habitée de façon à réduire considérablement ou totalement les impacts négatifs d’un évènement météorologique extrême.
Le manuel d’analyse de la vulnérabilité des projets préparé par J-M. Jancovici, est une check-list à destination des chefs de projet les aidant à améliorer l’instruction du projet en se posant les questions pertinentes, notamment au titre de la vulnérabilité face à un éventuel changement de donne climatique ou énergétique.
Engagements de l’AFD en faveur de l’adaptation
En 2008, 310 M€ ont été engagés – contre 211 M€ en 2007 – dans 23 projets d’adaptation, avec une forte prépondérance dans le secteur de l’eau et de l’assainissement (72%) et une concentration dans le pourtour méditerranéen (32%), en Afrique sub-saharienne (26%) et en Asie (24%).
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Pourquoi l'adaptation est encore négligée
L’adaptation occupe encore une place secondaire dans les négociations internationales sur le climat, notamment à cause de l’incertitude qui demeure sur les conditions climatiques futures, rendant difficile une évaluation précise de la vulnérabilité et des besoins à long terme. Les menaces sont toutefois réelles et déjà ressenties par certaines populations : des évènements extrêmes de plus en plus fréquents (pluies, inondations, sécheresses, cyclones), l’élévation du niveau des mers et la dégradation des sols agricoles contribuent à la fragilisation de ces populations, souvent défavorisées donc déjà vulnérables.
