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© Photo E. Thauvin | Extension du réseau du tramway, Tunis
La division Evaluation et capitalisation définit les méthodologies et assure le processus qualité des évaluations rétrospectives de projets de l’AFD, conduit des analyses d’impact, pilote des évaluations globales ou stratégiques, et réalise des méta-évaluations et des capitalisations thématiques.
L’évaluation à l’AFD répond à deux buts principaux :
- améliorer les politiques, programmes et projets d’aide futurs grâce aux enseignements tirés et
- servir de base pour l’obligation de redevabilité, y compris vis-à-vis du public. Elle agit ainsi conformément aux orientations du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE.
Agenda
6ème réunion du Nonie : Network of Neworks on Impact Evaluations
La 6ème réunion du réseau NONIE est organisée par le groupe d'évaluation des Nations Unies (UNEG) et se tiendra au siège de la FAO à Rome (Italie) les 19-20 avril 2012.
L'évenement se déroulera autour de quatre thèmes identifiés :
- la conception alternative de méthodes mélangées au défi de l'attribution
- l'utilisation de politique comme influence
- le rôle de l'IE dans le système monitoring
- conseils et expériences d'IE sur le travail normatif et institutionnel
La réunion de NONIE 2012 est ouverte aux membres du réseaux, les experts intéressés et les chercheurs selon la disponibilité des places.
"L’APD est probablement la politique publique la plus évaluée mais on s’interroge toujours sur son efficacité"
Pourquoi avoir intitulé la conférence AFD - European Developpement Network (EUDN) « Malaise dans l’évaluation » ? De quel malaise parle-t-on ?
Au-delà de l’aspect un peu provocateur - cet intitulé fait référence au titre en français de l’ouvrage de Freud « Malaise dans la civilisation », il s’agissait bien pour nous de mettre en débat plusieurs questions : l’Aide publique au développement (APD) est probablement la politique publique la plus évaluée mais on s’interroge toujours sur son efficacité ; on parle toujours de « renforcer l’évaluation » et il n’y pas un contrôle externe qui concerne l’AFD qui ne le rappelle pas.
Pour autant, dans quelle mesure l’évaluation est-elle et peut elle être au centre d’un processus organisé de gestion par les résultats ?
De plus, l’approche expérimentale en matière d’évaluation qui a connu un engouement depuis quelques années a eu le mérite de reposer la question des « bonnes » méthodes d’évaluation, jusque dans nos grands quotidiens nationaux. Tout cela justifiait bien que l’on parle de « malaise ».
Quels sont les enjeux de l’évaluation de l’aide au développement ?
Aujourd’hui, les évaluateurs sont pris en étaux entre la croissance de la demande d'évaluation (redevabilité, transparence, rationnalisation) et lacontraction des budgets alloués à l'aide et à son évaluation.
Ils doivent trouver rapidement des résultats probants en termes de développement pour justifier les financements affectés à l’aide tandis qu’ils font face à une très grande complexité des méthodes à mettre en oeuvre pour évaluer de la façon la plus pertinente chaque projet, chaque stratégie
La création de nouvelles institutions dans les pays de l’OCDE, comme l’Independant Commission for Aid Impact, au Royaume Uni, qui cherche à mesurer « the value for money » de l’APD britannique illustre bien l’importance que revêt aujourd’hui la question de l’efficacité des évaluations pour la communauté des évaluateurs.
Quelles sont les tensions inhérentes à une mission d'évaluation ?
L’enjeu de l’évaluation en matière d’aide au développement est à mon sens de parvenir à gérer de manière satisfaisante certaines tensions. En premier lieu, il est fondamental de savoir concilier l’indépendance de l’évaluateur et la nécessaire collaboration des parties prenantes aux projets et politiques d’aide.
Par ailleurs, pour être utile, une évaluation doit non seulement être scientifiquement rigoureuse mais doit surtout livrer ses résultats au moment opportun, celui de l'ajustement, de la réorientation, de la prolongation - ou non - ou de la reproduction du projet.
Enfin, il s'agit de satisfaire à la fois les attentes des bailleurs de fonds fortement focalisées sur les résultats de l’évaluation et celles des partenaires qui s’intéressent le plus souvent également au processus lui-même d’évaluation. A l'AFD, nous sommes en permanence confrontés à ces questions à l’AFD, lorsqu’on évalue une opération ou une stratégie.
Michael Patton qui a été le « vérificateur indépendant » de l’évaluation de la Déclaration de Paris* - un exercice d’évaluation extrêmement ambitieux - nous résumait tout cela dans petit dessin où l’on voit l’évaluateur caricaturé en funambule, recherchant, en tremblant, équilibre entre «redevabilité » et « apprentissage » ; « rigueur » et «utilité », « indépendance » et «implication »…. L’enjeu, c’est bien cela : ne pas tomber…
* Déclaration de paris : l’objectif principal de la Déclaration de Paris (2005) est de réformer les modalités d’acheminement et de gestion de l’aide pour augmenter son efficacité, notamment en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités, de consolidation de la croissance, de renforcement des capacités et de progression vers les OMD.
Conférence AFD-EUDN 2012 : "Malaise dans l'évaluation : Quelles leçons tirer de l'experience du Développement" - 26 mars 2012, à Paris
A l'heure où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, les plus grands spécialistes mondiaux s'interrogeront et débattront avec le public sur le rôle de l'évaluation tel qu'il est conçu aujourd'hui, dans le champ de l’aide au développement. Participez à la 9ème édition de la conférence co-organisée avec European Development Network (EUDN).
L'efficacité de l'aide et son évaluation en question
La demande sociale pour l'évaluation des politiques économiques croît partout avec l'exigence chaque jour plus forte de transparence et de redevabilité de la part des décideurs, et souvent un doute persiste quant à l'efficacité de la dépense publique. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine du développement à un moment où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, et où la rigueur budgétaire chez nombre de pays donateurs rend l’effort encore plus difficile.
La demande sociale pour l'évaluation des politiques économiques croît partout avec l'exigence chaque jour plus forte de transparence et de redevabilité de la part des décideurs, et souvent un doute persiste quant à l'efficacité de la dépense publique. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine du développement à un moment où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, et où la rigueur budgétaire chez nombre de pays donateurs rend l’effort encore plus difficile.
Quels enseignements pour l'action ?
L'évaluation des politiques publiques n'est pourtant ni une idée ni une pratique nouvelle. La question se pose cependant de savoir si elle est correctement menée, si elle donne effectivement lieu à une accumulation de savoir, qui peut être utilisé ou non, par les décideurs, ou si le contexte dans lequel les politiques sont mises en œuvre change trop rapidement pour que les expériences d'hier puissent permettre de tirer des enseignements pour demain.
La conférence se tiendra au Centre de Conférences Pierre Mendès-France du Ministère de l’Economie, des finances et de l’industrie, à Paris.
Evaluation à mi-parcours du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation au Bénin
Cette évaluation du secteur de l'éducation au Bénin apporte plusieurs éclairages : si le développement de l'éducation de base répond aux objectifs quantitatifs de scolarisation, cette améliorations semble se faire au détriment de la qualité. En revanche, la formation professionnelle s'est nettement améliorée.
Quelques conclusions de l'évaluation
Une augmentation du taux de scolarisation au détriment de la qualité
L’ouvrage s’ouvre sur des constats similaires pour le préscolaire et le primaire : de nettes progressions quantitatives entre 2005 et 2010 et une amélioration de la parité filles/garçons.
Pourtant, de réelles questions se posent : d'un point de vue qualitatif, le bilan semble mitigé ; des disparités géographiques importantes existent encore ; et le manque d’actions à destination des enfants « ayant des besoins spécifiques » et non scolarisés est notable.
Une meilleure formation professionnelle pour moins d'étudiants
En revanche, en matière d'enseignement technique et de formation professionnelle, la tendance semble symétrique : on note une sensible amélioration de la qualité - avec l'introduction d’un système dual du type altenance... Mais une baisse des effectifs d'étudiants qui contredit les objectifs fixés dans le domaine.
Un enseignement supérieur en progression
On constate une courbe contraire pour l’enseignement supérieur et la recherche scientifique : augmentation massive du nombre d’étudiants… auxquels le pays ne sera pas en mesure de donner un emploi adéquat. Ce constat interpelle : risque-t-on une explosion sociale de la part de ces jeunes qualifiés et désoeuvrés, comme l'a connu le Maghreb en 2011 ?
A propos de cette évaluation conjointe
L'évaluation à mi-parcours du Plan décennal de développement du secteur de l'éducation (PDDSE 2006-2015) a été conçue par le gouvernement du Bénin, le ministère danois des Affaires étrangères (DANIDA) et par l'Agence Française de Développement (AFD), à la suite d'une initiative conjointe des partenaires au développement du secteur. Sa mise en oeuvre a étroitement associé ces partenaires, l'Observatoire béninois du changement social (OCS) et les différents acteurs du secteur de l'éducation.
Le présent document constitue le rapport final de cette étude réalisée en 2011 par un bureau d'étude indépendant (COWI) sélectionné après mise en concurrence. Il a fait l'objet d'une restitution et d'ateliers d'échange à Cotonou en présence des différentes parties présentes concernées. Les analyses produites et les recommandations formulées ont pour intention de contribuer, à côté d'autres travaux complémentaires, à l'amélioration de la pertinence des politiques, des stratégies et des activités conduites en faveur de l'atteinte des objectifs du secteur de l'éducation béninois. Ses conclusions serviront à la formulation de la deuxième phase du PDDSE.
The Executive Summary is available in English (pp. 31 - 53)
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Conférence : Créer de la valeur ajoutée et de l'emploi en Outre-mer
Dans le cadre de l’année des Outre-mer, l'AFD,
partenaire historique du
développement des départements et collectivités d’Outre-mer, inscrit cette conférence dans la lignée de deux précédentes organisées par l’AFD en 2007 et 2009 sur les économies ultramarines. La première portait sur le thème « s’ouvrir pour soutenir la croissance ? », la deuxième sur le thème « du vert dans l’Outre-mer ! ».
Alors que les Etats généraux de l’Outre-mer ont mis en évidence la nécessité de promouvoir un développement plus endogène de ces économies insulaires tout en favorisant une meilleure insertion dans leur environnement régional, sous quelles conditions ce développement peut-il avoir lieu ?
Espace du Centenaire
(Auditorium de la maison de la RATP)
189, rue de Bercy 75012 Paris
Conférence : Secteur forestier dans les pays du Bassin du Congo : 20 ans des interventions de l'AFD
Le département de la Recherche de l’AFD et sa division Evaluation, ainsi que le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) ont organisé une conférence - débat sur le secteur forestier dans le bassin du Congo. Cette conférence a eu lieu jeudi 6 octobre 2011 à 14h00 au siège de l'AFD : 5 rue Roland Barthes, Paris 12e en salle Jacques Alliot.
Cette conférence s’est articulée autour de la restitution des résultats de deux évaluations :
20 ans d'intervention de l'AFD
en présence de :
- Fabien Pousse. I&D : Consultant expert en sciences politiques, économiques et financières
- Constance Corbier-Barthaux . AFD : Evaluateur Environnement Ressources naturelles
-
Thierry Liabastre. AFD : Chargé de projets Forêts
Les actions du FFEM pour conserver la biodiversité
En présence de :
- David Brugière. BRL Ingénierie : Consultant expert, spécialiste en gestion de la biodiversité, des aires protégées et des zones périphériques
-
Christophe Du Castel. FFEM : Chargé de projets Forêts, Biodiversité et Eaux internationales
Dans le cadre de l’année internationale des Forêts, l'apport de ces résultats contribuent à préciser l’approche politique française, notamment pour l’actualisation du livre blanc sur les forêts tropicales.

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