Sénégal

L'AFD est présente au Sénégal depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Elle est représentée à Dakar par une agence régionale, qui couvre également le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et la Gambie.

L’AFD finance des projets ou programmes qui s’insèrent dans les priorités définies par les Gouvernements sénégalais et français : amélioration de la compétitivité de l'économie et, notamment, des performances des entreprises, croissance soutenue et préservation du capital naturel, amélioration de l'accès des populations aux services sociaux de base. Photo © Bumpy Tours

À la une

« Un continent que l'on regarde autrement »

22/09/2011

Une croissance économique forte, une explosion démographique inédite dans son histoire... L'Afrique subsaharienne, au centre des regards, fait face à des défis considérables, nous dit Yves Boudot, directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD.

Yves Boudot a passé 27 ans de sa vie professionnelle dans une dizaine de pays  d’Afrique. Il a été nommé depuis quelques semaines directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD.

Peut-on dire que l’Afrique est le continent prioritaire pour l’AFD ?
L’Afrique est la première priorité de la politique française de coopération*. L’AFD est chargée de la mise en œuvre de cette vision. Cette priorité donnée au financement du développement en Afrique subsaharienne répond à l’importance des enjeux et des défis posés par l’émergence du continent.
Cette priorité est également le fruit de l’histoire même de l’aide publique au développement française et de notre maison.
C’est en Afrique subsaharienne que plongent les racines opérationnelles, financières et affectives de l’AFD. Cette spécificité dans le paysage des bailleurs de fonds en fait d’ailleurs sa principale expertise et sa première valeur. L’Afrique au sud du Sahara concentre près de 40% de l’activité globale de l’AFD, et 60% de l’effort budgétaire de l’Etat.

Quel regard peut-on porter sur le contexte africain aujourd’hui ?
Il faut se méfier de la tendance que nous avons à généraliser dès que l’on parle de ce continent. Les généralités sur l’état et l’avenir de l’Afrique font osciller sans nuance et depuis trop longtemps entre une vision pessimiste ou résignée et un optimisme béat. L’Afrique au sud du Sahara est diverse, complexe et inégale.
Ce qui ne fait en revanche plus aucun doute aujourd’hui, c’est que l’Afrique subsaharienne est au centre des enjeux et des défis globaux d’aujourd’hui et des décennies à venir.
Tel est peut être le véritable contexte africain.
La dynamique démographique inédite, la croissance économique forte et résiliente depuis quelques années, le potentiel des ressources naturelles, toujours rappelé mais encore peu mis en valeur, et la progression continue de la paix et de la démocratie en font effectivement un continent que l’on regarde autrement.
L’Afrique du Sud en est une illustration saisissante. Qui aurait pu prévoir en 1990, lorsque Nelson Mandela est sorti de prison, que ce pays serait vingt ans plus tard la puissance économique qu’il est en train de devenir ?

Quels sont pour les pays au sud du Sahara les principaux défis à relever ?
Ils sont considérables. L’Afrique devra nourrir près d’un milliard de personnes supplémentaires d’ici 2050. Le rythme d’accroissement de sa population est estimé à près de 15 millions de personnes supplémentaires par an. Son agriculture devra alimenter les villes qui vont rester en forte croissance et faire vivre les campagnes.
En 2050, deux milliards d’Africains devront avoir accès à l’eau, à l’énergie, à l’éducation ou à la santé, alors que les capacités de production et de distribution ne suffisent aujourd’hui pas à satisfaire les besoins.
Enfin, la croissance économique africaine, bien supérieure à la croissance actuelle de nos économies, devra d’abord être synonyme de création massive d’emplois pour la jeunesse du continent, et de ressources fiscales pour les Etats. L’émergence d’un secteur privé formel est un enjeu majeur pour l’Afrique au sud du Sahara.

Quels sont les grandes orientations stratégiques de l’AFD en Afrique subsaharienne ?
Encore une fois, elles dépendent de la situation économique et sociale des pays que l’on accompagne. Elles dépendent donc d’abord de la demande et des besoins des bénéficiaires de nos financements mais également de la capacité des Etats à s’endetter pour financer leurs investissements.
Trois grands axes, définis par le gouvernement français, guident aujourd’hui l’activité de l’AFD en Afrique subsaharienne : le financement des grandes infrastructures, le développement d’une agriculture plus productive et l’accompagnement d’une croissance plus inclusive.
Le premier consiste donc à accompagner le développement des grandes infrastructures et de rendre accessibles les services essentiels aux populations des villes et des campagnes. Ils concernent l’accès à l’énergie, aux transports, à l’eau, à l’irrigation, à l’éducation et à la santé.
Une étude récente de la Banque mondiale a mis en lumière le déficit de ces infrastructures, le prix élevé de leur accès et les montants additionnels considérables nécessaires à un rattrapage de la situation actuelle sur dix ans.
L’énergie et les transports en sont objectivement les deux premières priorités. Ces deux secteurs nécessitent des investissements lourds, Il faut, pour les mettre en œuvre, faire converger les efforts des bailleurs, des partenaires privés et des Etats. Par exemple, le potentiel hydroélectrique est considérable et les projets, nécessairement régionaux, s’inscrivent dans un temps long. Il nous faut dès à présent concentrer nos efforts dans ce secteur.
Le transport ferroviaire, quant à lui, a été abandonné au profit de la route depuis la fin des années 1970. Sur les corridors commerciaux principaux et pour le transport des matières premières issues de l’activité minière, il est pourtant le mode de transport adapté aux besoins.

Le développement de l’agriculture vivrière et des filières agro-alimentaires sont le second axe prioritaire pour les années à venir. Le secteur représente 13% du PIB d’Afrique subsaharienne et concerne près de 70% de la population active. Il favorise la création de valeurs, la stabilisation des populations en milieu rural et la lutte contre la désertification. L’agriculture africaine doit être plus productive pour assurer la sécurité alimentaire des villes et des campagnes, et générer des surplus d’exportation. Ces enjeux sont au cœur du rapport des mouvements entre les villes africaines en expansion et les campagnes

Enfin,  il n’a échappé à personne que les taux de croissance économique du continent sont, depuis maintenant près de dix ans, bien supérieurs à ceux de nos propres économies.
Cette croissance régulière est notamment tirée par l’évolution favorable des cours des matières premières, notamment minières et pétrolières. Elle est d’ailleurs souvent inégale d’un pays à l’autre.
Il est indispensable de favoriser le développement d’une croissance plus inclusive, portée par un secteur privé formel dans des secteurs fortement créateurs d’emplois.
L’AFD poursuit donc son effort pour favoriser le développement d’un système bancaire et financier tourné vers le développement de ce secteur privé.


A-t-on des priorités géographiques ?
En termes de répartition de l’effort budgétaire de l’Etat français, l’activité de l’AFD est fortement concentrée sur les 14 pays prioritaires de la coopération française .
Mais l’AFD est aujourd’hui présente dans tous les pays d’Afrique subsaharienne et y adapte son action et décline ses outils en fonction des besoins exprimés et de notre capacité à y répondre.
La véritable priorité consisterait à penser autrement l’approche géographique du continent au sud du Sahara. Il nous faut d’abord penser régionalement, pour les grands projets d’infrastructures notamment, tout en conservant une action nationale dans d’autres secteurs.
La dimension des défis que nous venons d’évoquer et la taille critique des ensembles économiques sont telles qu’une approche régionale est inévitablement indispensable.
Cela est vrai pour le financement des grands projets d’infrastructures d’énergie ou de transports, mais également pour le développement d’espaces économiques cohérents et intégrés générateurs de dynamisme et d’émulation, en synergie avec les Unions régionales qui émergent progressivement.


* Cette priorité a effectivement été rappelée dans le document cadre de la Coopération au Développement du Ministère des affaires étrangères et européennes pour 2011.


** Les 14 pays prioritaires en Afrique subsaharienne : Bénin, Burkina Faso, Comores, Ghana, Guinée Conakry, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo


8,5 millions d'euros pour améliorer la qualité de l’éducation de base en Afrique

08/09/2011

Deux  conventions de financement pour l'amélioration de l'education de base en Afrique ont été signées par l'Organisation internationale de la francophonie et l’AFD, ce 8 septembre 2011, à Paris. Cette signature, faite en présence des ambassadeurs des huit pays concernés, lance le projet Ecole et langues nationales (ELAN) et l’Initiative francophone de formation à distance des maîtres (IFADEM).

La première convention a été signée par Clément Duhaime, Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, et Dov Zerah, Directeur général de l'AFD, pour un montant de 4,5 millions d’euros destinés au projet Ecole et langues nationales (ELAN).

La seconde convention a été signée par Bernard Cerquiglini, le Recteur d’Agence universitaire de la francophonie (AUF) et Dov zerah pour un montant de 4 millions d’euros destinés au projet de l’Initiative francophone de formation à distance des maîtres (IFADEM).

Les conventions ont été co-signées par le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE), représenté par Delphine Borione, directrice de la politique culturelle et du français.

Les signatures ont eu lieu en présence des ambassadeurs des huit pays concernés : Benin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, RD Congo, Mali, Niger et Sénégal.

A cette occasion, des accords de partenariat ont également été signés entre l’OIF, l’AUF, le MAEE et l’AFD, ce qui souligne l’engagement de la coopération française et des institutions de la francophonie à conjuguer leurs efforts en faveur d’une éducation de base de qualité en Afrique prenant en compte la diversité linguistique du continent.

Le projet Ecole et langues nationales

Le projet Ecole et langues nationale en Afrique (ELAN) aidera huit pays d’Afrique subsaharienne francophone adhérant à l’initiative dans l’organisation d’un enseignement bilingue articulant, dans les premières années de l’école primaire, l’utilisation d’une langue africaine comprise par les enfants et l’apprentissage de la langue française.

Le projet soutiendra la planification de la réforme, la production de matériel didactique approprié, le renforcement de capacités des acteurs et des formateurs et la sensibilisation des décideurs et des partenaires de l’école.

Le projet de formation à distance des maîtres

Le projet de formation à distance des maîtres (IFADEM) aidera une dizaine de pays africains volontaires, ainsi que le Madagascar, à mettre à niveau les instituteurs recrutés massivement et souvent sans formation professionnelle, au cours de la décennie passée.

Le projet financera l’appui aux systèmes nationaux de formation continue des enseignants pour intégrer les modalités de formation à distance à travers la mise en place du dispositif IFADEM. Il en sera de meme pour les cycles de formation, le développement et le partage de ressources pédagogiques innovantes, en particulier sur support numérique, ainsi que le suivi et l’évaluation des impacts sur la formation des enseignants et les apprentissages des élèves.

Ces conventions de financement participent de l’effort spécifique de la France en faveur de l’Education pour tous et s’inscrivent dans une nouvelle génération d’opérations d’assistance technique.

Ces opérations mutualisent les ressources pour offrir aux pays d’Afrique subsaharienne francophone l’appui à long terme d’opérateurs spécialisés capables d’accompagner la mise en place de solutions répondant aux objectifs des réformes des systèmes éducatifs africains.

La signature a eu lieu au siège de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Recherches n° 3 : L’économie politique de la décentralisation dans quatre pays d’Afrique subsaharienne : Burkina Faso, Sénégal, Ghana et Kenya

07/09/2011

Depuis deux décennies, les expériences de décentralisation et de fédéralisation se sont développées dans de nombreux pays, notamment d’Afrique subsaharienne. Comment les appréhender et les améliorer ? Cet ouvrage, focalisé sur quatre pays sub-sahariens (Burkina Faso, Ghana, Kenya et Sénégal) adopte pour ce faire une approche originale. Il ne cherche pas à transposer un modèle idéal occidental – modèle qui n’existe pas. Bien au contraire, la décentralisation est appréhendée ici comme une démarche séquentielle, qui suppose des choix relevant de la seule responsabilité du pays concerné.
 

Les auteurs proposent pour chacun des quatre pays un diagnostic de l’état de l’organisation effective de la décentralisation et la confrontent à l’architecture institutionnelle choisie. L’analyse des écarts entre ce qui est formellement voulu et ce qui a été réalisé sur le terrain permet de suggérer des pistes de réformes. Une grille d'analyse des politiques décentralisées est proposée,qui devrait aider à cerner les enjeux, révéler les difficultés et in fine, assurer la cohérence des décisions de décentralisation. Cet ouvrage devrait ainsi permettre aux acteurs des négociations de la décentralisation de s’approprier cette grille de lecture et d’en faire usage dans le contexte de leur démarche décentralisatrice.

8 M€ pour l'éducation et la formation professionnelle (Conseil d'administration du 07/07/2011)

07/07/2011

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’un financement de 8 M€ (subvention de 4M€ et prêt de 4 M€) à la République du Sénégal pour un projet en faveur de l’éducation de base et de la formation professionnelle.

Les performances actuelles du système éducatif et de formation professionnelle au Sénégal sont insuffisantes et inadaptées. Cette situation constitue un handicap pour le pays, qui doit créer des emplois pour faciliter l’insertion professionnelle des 100 000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail. De nouvelles politiques d’emploi, d’éducation et de formation doivent permettre de faire face à ces enjeux. Le renforcement des capacités du ministère de l’éducation contribuera à améliorer l’efficacité de l’éducation de base au Sénégal. La mise en place de deux centres de formation, spécialisés dans les domaines de la maîtrise énergétique et de la mécanique, permettra aux entreprises du bâtiment et de la mécanique de recruter les personnels qualifiés qui leur font actuellement défaut.

Un geste qui peut sauver une vie

28/06/2011

Afin de récolter des fonds et venir en aide aux enfants malades indigents (atteints de tuberculose, diabète, cancer, cardiopathie...) de la pédiatrie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, l'Amicale des Secrétaires de l'Agence de Développement   (ASAFD) organise un concert avec le Groupe DARADJI à l’Institut Français Léopold Sédar Senghor le jeudi 30 juin 2011 à partir de 21 heures.

 

 

Les objectifs de l'ASAFD

L'Amicale des Secrétaires de l'Agence Française de Développement de Dakar a été fondée le 19/03/2007. Evoluant dans un organisme d’aide au développement depuis plusieurs années, les secrétaires de l'AFD ont décidé de se lancer dans l’action sociale. L'ASAFD a pour objectif principal d’apporter un soutien financier ou matériel aux institutions (hôpitaux, centres spécialisés, centres de santé, écoles…) ayant en charge des personnes défavorisées, malades, handicapées physiques, moteurs ou psychomoteurs. Elle participe également à la politique de communication de l'AFD.

Ses réalisations :

  • 27/10/2007 : Reboisement du « Centre Verbo Tonal de Dakar », avec l’appui d’une équipe de la Direction des Eaux et Forêts.
  • 03/11/2007 : Cérémonie officielle de remise des travaux de réhabilitation du Centre Verbo Tonal (établissement médico-scolaire spécialisé dans l'éducation des enfants déficients auditifs ou souffrant de troubles de la parole), en présence du Ministre de l’Education Nationale. Les travaux financés par l’Amicale, d’un coût de 5.000.000 FCFA, ont permis aux 100 pensionnaires du Centre Verbo Tonal ainsi qu’a leurs 34 encadreurs (éducateurs spécialisés, médecins) de voir leurs conditions de travail améliorées par : 
    • l’aménagement du bureau de la directrice et l’acquisition de meubles de rangement (les dossiers étaient superposés à même le sol),
    • la climatisation du secrétariat,
    • le carrelage, la peinture et la climatisation de la salle informatique (certaines salles n’étaient pas suffisamment aérées et n’étaient dotées ni de brasseurs d'air, ni de climatiseurs),
    • le carrelage, la peinture et l’installation de brasseurs d’air dans la salle de consultation du médecin, la salle de travaux manuels, la joujouthèque et la bibliothèque (le sol de ces salles n’était pas carrelé et était recouvert de tapis en mauvais état et poussiéreux),
    • la réfection de deux blocs sanitaires qui étaient défectueux,
    • la peinture de l’intérieur du centre,
    • la réfection et la réalisation de fresques sur le mur de clôture du centre,
    • la réalisation de tables-bancs pour les élèves de la grande section qui n’avaient pas de tables-bancs adaptés.

A cela sont venus s’ajouter des dons en nature : meubles de rangement et climatiseurs offerts par l’Agence Française de Développement (AFD), ordinateurs offerts par le Crédit Mutuel du Sénégal (CMS), matériel médical offert par la Maison du Médecin pour l’infirmerie ainsi que de nombreux dons en nature de nos partenaires.

 

 

  • 11/12/2008  : Remise de dons au Centre Verbo Tonal : Changement de la vieille balançoire et du tourniquet se trouvant dans l’aire de jeu du centre pour un coût d’environ 500.000 FCFA
  • 30/06/2010 : Remise de dons au centre « Keur Xaleyi » : centre de pédopsychiatrie de l’Hôpital de Fann. Ce centre a mis en place le concept « hôpital de jour », qui est une thérapie alternative entre l’hôpital et le milieu familial. Ces dons d’une valeur de plus de 600.000 FCFA ont permis aux 16 enfants constituant l’effectif permanent du centre d’avoir : 
    • 16 tables-bancs neufs, du matériel pédagogique (tableau blanc, crayons, feutres, gouaches, pâte à modeler, pinceaux …),
    • les instruments de musique pour l’atelier d’expression corporelle (djembés, balafons…), atelier qui occupe une place importante dans la thérapie de ces enfants,
    • une cuisinière 6 feux qui a une double utilité puisqu’elle permet de préparer les repas de ces enfants qui se restaurent sur place à midi, et en même temps de les faire participer à l’atelier de cuisine qui fait aussi partie de la thérapie.
    • Un scooter réformé, offert par l’AFD, qui sert de moyen de transport pour les éducateurs lors de leurs visites aux domiciles des enfants.
  • 05/02/2011  : Remise de dons, constitués essentiellement de denrées de première nécessité, d’une valeur de 600.000 FCFA  aux 16 pensionnaires du « Centre l’Abri », centre pour enfants handicapés moteurs. Le centre a pour but d’accueillir les enfants sénégalais âgés de 4 à 12 ans, ayant un handicap moteur, afin de les éduquer, opérer, appareiller et rééduquer. Les enfants vivent en internat au centre et y séjournent en moyenne 3 ans. Ces enfants sont entièrement à la charge de l’établissement qui fonctionne grâce la générosité de donateurs. Le centre reçoit aussi l’appui de bénévoles, parmi lesquels ceux du 23ème Bima et de Suffolk University Dakar Campus. 

Ses projets à court terme :

  • A partir de juillet 2011 : Soutenir les enfants malades indigents de la pédiatrie de l’Hôpital Le Dantec de Dakar. Ce soutient pourrait se faire par :
    • L’aménagement d’une salle polyvalente (qui pourrait servir d’espace de détente pour les enfants malades, de salle de réunion…),
    • La réhabilitation des sanitaires,
    • La confection de cloisons pour séparer les lits dans la salle d’urgence.
    • La mise en place d’ateliers d’expression artistique (dessin,  peinture), de contes…
  
Contacts :
Présidente : Palmira VARELA SENE
Vice Présidente : Oumy DIOP
Trésorière : Denise DIOP
S/c Agence Française de Développement
15 Avenue Nelson Mandela
BP 475 –Dakar
Tél. 221 33 849 19 99
Fax. 221 33 823 40 10

Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 

 
 
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