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Proparco, filiale de l'AFD spécialisée dans le financement des entreprises privées, est active au Gabon depuis 1991.

 

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Suivi des forêts : le Centre de compétences en télédétection du Gabon est prêt !

29/08/2015

Inauguré le 29 février 2015, le projet a été mis en œuvre par l'Agence gabonaise d’Etudes et d’Observations spatiales (AGEOS). Le centre va contribuer à la structuration d’un réseau de suivi des forêts et de l’environnement au Gabon et en Afrique Centrale.

Cette inauguration marque l’aboutissement du projet de Surveillance de l’Environnement Assistée par Satellite (SEAS), qui consistait à réaliser une plate-forme technologique de réception directe des images satellitaires et à créer un centre de compétences en télédétection, afin de contribuer à la structuration d’un réseau de suivi des forêts et de l’environnement au Gabon et en Afrique Centrale.

Un centre unique en Afrique

Les capacités de suivi du centre s’inscrivent en adéquation avec les exigences de développement durable du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE) et les objectifs fixés dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le Changement Climatique (CNUCC). Unique en Afrique Centrale, le centre de compétences de l’AGEOS, appuiera son développement sur sa vocation régionale et la recherche de partenariats. A ce jour, un protocole d’accord a été signé entre l’AGEOS et l’Institut pour la Recherche et le Développement (IRD) afin de développer des programmes de recherche et des projets pilotes d’application « en pied d’antenne » sur l’utilisation des images satellitaires.

Le projet SEAS, dont la convention a été signée en 2010 pour un montant de 9 millions d’euros, est le premier projet conçu dans le cadre de l’Accord de Conversion de Dettes (ACD) conclu en 2008 entre la France et le Gabon pour un montant de près de 60 millions d’euros, finançant des projets de développement durable dédiés à la protection des écosystèmes forestiers gabonais. Depuis, cinq autres projets consacrés à l’appui à la filière forêt-bois, au contrôle de l’aménagement forestier et à la gestion des parcs nationaux au Gabon, ont été lancés dans le cadre de l’ACD. 

En déplacement à Libreville à l’occasion du New York Forum Africa (NYFA), la ministre française de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, et la Secrétaire d’tat au Développement et à la Francophonie, Annick Girardin, ont participé à l’inauguration du Centre de compétences en télédétection en présence du Président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba, du Directeur général de l’AGEOS, Etienne Massard, du ministre de l’Economie Numérique et de la Poste, Pastor Ngoua N’Neme et du Président du Centre National d’Etudes Spatiales, Jean-Yves Le Gall (CNES).



Financer la lutte contre le braconnage des éléphants et le trafic d’ivoire

29/08/2015

À l’occasion de la tenue du New York Forum Africa (NYFA) à Libreville du 28 au 30 août 2015, une convention pour la mise en œuvre d’un projet de lutte contre le braconnage des éléphants et le trafic d’ivoire a été signée par la secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, Annick Girardin, et le ministre de l’ Économie, de la Promotion des Investissements et de la Prospective du Gabon, Régis Immongault Tatangani samedi 29 février 2015.

Le Gabon abrite la moitié des éléphants d’Afrique centrale, avec une population d’environ 40 000 éléphants. Si la pression de braconnage des éléphants est restée modérée au Gabon jusqu’au milieu des années 2000, elle connait depuis une augmentation très marquée. Entre 2004 et 2012, près de 20 000 éléphants y ont été abattus. En 2013, dans le cadre d’une mobilisation internationale pour appuyer la lutte contre le braconnage et le trafic d’espèces, le Gabon a pris des engagements importants pour la préservation des éléphants sur l’ensemble de son territoire. De son côté, la France a pris des engagements au niveau européen et international dans le cadre de sa politique d’aide au développement et sur son territoire.

La mise en œuvre de ce projet de 18 millions d’euros, dont 10 sont  financés dans le cadre de l’Accord de Conversion de Dettes (ACD) conclu en 2008 entre la France et le Gabon pour le financement de la protection des écosystèmes forestiers gabonais, traduit la concrétisation de ces engagements.

Mis en œuvre par le Ministère de la Forêt, de l’Environnement et de la Protection des Ressources Naturelles, au travers de la Direction Générale de la Faune et des Aires protégées d’une part, et l’Agence Nationale des Parcs Nationaux d’autre part, le projet doit financer la lutte anti-braconnage sur le terrain, à l’intérieur et autour de trois parcs nationaux du Nord-Est du pays, en améliorant les moyens et les capacités des équipes d’intervention. Il renforcera également la coopération avec les opérateurs forestiers en périphérie des parcs. Il améliorera la coordination des différents services publics impliqués dans la lutte contre le commerce d’ivoire, au Gabon et dans le cadre de la coopération sous-régionale. Enfin, il permettra de développer les connaissances sur les éléphants au Gabon afin de caractériser avec précision les conflits homme-éléphant au Gabon et veillera à encourager l’adhésion des populations des zones concernées à leur protection.


Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



Conversion de dettes pour une gestion durable des écosystèmes forestiers au Gabon

24/02/2015

L’accord de conversion de dettes entre la France et le Gabon est un mécanisme original finançant des projets partipant à la gestion durable des écosystèmes forestiers gabonais. Deux nouveaux projets viennent d’en bénéficier : le projet luttant contre le braconnage des éléphants, et un projet d’appui à la filière forêt/bois.

Projet « Eléphant Gabon »

Le premier projet, financé à hauteur de 10 millions d’euros, a pour objectif de lutter contre le braconnage des éléphants sur le Nord Est. Afin d’assurer la pérennité de ces actions, un deuxième axe vise à lutter contre les réseaux de commerce illégal d’ivoire au niveau national et régional. Enfin, pour pallier les difficultés liées à la multiplication des conflits entre les hommes et les éléphants, une dernière composante s’attache à améliorer les connaissances sur les populations d’éléphants, au Gabon et à favoriser l’adhésion des populations à leur protection.

Projet « Appui Filière »

Le second projet, également financé à hauteur de 10 millions d’euros, a pour objectif d'élaborer une stratégie d’appui à la filière forêt/bois. Le secteur forestier est un des piliers historiques de l’économie gabonaise et reste un des premiers employeurs du secteur privé. Néanmoins, le ralentissement de la croissance mondiale et l’interdiction d’exporter des grumes ont eu un fort impact sur l’économie de la filière, qui doit maintenant se restructurer en prenant en compte l’évolution des marchés aux niveaux national, régional et mondial. Le projet mettra en place un cadre de concertation des acteurs publics et privés de la filière forêt-bois et permettra la construction d’une structure permanente. Cette structure, « La Maison Bois », sera un futur centre de promotion des produits de la filière.

Parallèlement, le projet finance l’accompagnement des entreprises forestières et de transformation du bois dans leurs adaptations indispensables à la conquête de nouveaux marchés, la modernisation de leurs process industriels, la conception de nouveaux produits et l’accès aux financements bancaires.

 Le septième Comité d'orientation stratégique

Signés le 27 janvier 2015 à l’occasion du septième Comité d’Orientation Stratégique (COS) de l’ACD, ces projets font partie de l’axe stratégique « Gabon vert », un pilier du Plan Stratégique « Gabon Emergent » dont la mise en œuvre opérationnelle est réalisée par l’AFD. Ces financements s’inscrivent dans le cadre de l’Accord de conversion des dettes  (ACD) de 60 millions d’euros,  signé entre la France et le Gabon en 2008. Salué comme un instrument innovant, l’ACD positionne ainsi le Gabon parmi les pays promoteurs de la lutte contre le changement climatique à la veille des négociations internationales de 2015, COP21.

Le septième COS, a eu lieu sous la co-présidence de Nelson Messone, ministre de la Forêt, de l’Environnement et de la Protection des Ressources Naturelles, et de Dominique Renaux, ambassadeur de France au Gabon, en présence du ministre du Budget, de parlementaires gabonais, de représentants d’ONG, du SCAC et de l’agence de Libreville.



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



Les images satellite au service de la lutte contre la déforestation

02/09/2014
A enjeu mondial, moyens spatiaux. Photographier et cartographier les espaces forestiers pour mieux lutter contre la déforestation dans le deuxième plus grand massif forestier du monde, celui du bassin du Congo, telle est l’ambition du projet initié par l’AFD, en partenariat avec Airbus Defence and Space. Projet qui affiche ses premiers résultats. Trois questions à Karen Colin de Verdière, chef de projet Biodiversité à l’AFD.
L’observation de la Terre par satellite est aujourd’hui reconnue comme un outil essentiel pour faire face aux défis environnementaux. Comment cette composante est-elle intégrée dans les programmes de l’AFD ?
 
L’observation de la Terre depuis l’espace, grâce aux satellites, est en effet un outil essentiel pour faire face aux défis mondiaux, que ce soit la gestion durable des ressources naturelles (forêts, pêche, biodiversité, ressources en eau), la lutte contre le changement climatique, la sécurité alimentaire (usage des sols, assurance, irrigation) ou l’aménagement des territoires (cadastre, aménagement urbain). 
 
Car les satellites d’observation de la Terre permettent d’obtenir des informations précises sur de très grandes superficies, de manière répétée et à moindre coût, dans des régions du monde parfois difficiles d’accès. Par exemple, il est possible de cartographier, grâce aux satellites, l’ensemble des forêts du bassin du Congo, qui couvrent plus de 3 millions de km² (soit cinq fois la superficie de la France), alors qu’il serait difficile, voire impossible, de réaliser une couverture exhaustive depuis le terrain, où les voies d’accès en milieu forestier sont souvent inexistantes . 
 

Image SPOT4 de résolution 20 mètres, en couleurs : la forêt dense apparaît en rouge © CNES 2000, Distribution Airbus DS/Spot Image

 
Cependant, les pays du Sud, dans lesquels intervient l’AFD, n’utilisent encore que très peu ces technologies car les données satellites disponibles sont peu nombreuses et les capacités à les interpréter et utiliser sont insuffisantes. 
 
L’accès aux données spatiales constitue ainsi un enjeu majeur de solidarité internationale et de préservation de l’environnement.
 
Quelles sont les caractéristiques du projet pilote d’observation spatiale des forêts tropicales d’Afrique centrale ? En quoi est-ce une démarche innovante ?
 
Lors du sommet de Copenhague en décembre 2009, l’AFD s’est engagée, au travers d’un partenariat avec Airbus Defence and Space, filiale du Groupe Airbus et fournisseur d’images satellites, à mettre à disposition, gratuitement, des images satellites de haute résolution SPOT aux administrations, instituts de recherche et organisations de la société civile qui travaillent au service de la gestion durable des forêts du bassin du Congo. 
 
Cette initiative vise à stimuler l’utilisation des données spatiales en Afrique Centrale, à renforcer les capacités des acteurs locaux à utiliser ces technologies et à développer des cartographies forestières nationales afin de mieux évaluer l’efficacité des politiques de lutte contre la déforestation.
D’un coût total de 8,5 millions d’euros sur cinq ans , ce projet est mis en œuvre par un consortium d’institutions françaises spécialisées dans le domaine de la télédétection. Ce consortium est  piloté par IGN France International et réunit l’IRD , le CNES et l’ IGN
 
Le projet ouvre ainsi aux pays d’Afrique centrale la possibilité de participer au développement de nouvelles applications utilisant les données issues des satellites d’observation de la Terre, pour leurs propres besoins. 
Ce projet contribue à l’atténuation du changement climatique, en luttant contre la déforestation ainsi qu’à la préservation de la biodiversité importante du bassin du Congo. 
 
Le projet GEOFORAFRI , financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), s’intéresse, de façon complémentaire, à favoriser l'adoption et la maîtrise méthodologique et technique des données satellitaires d'observation de la Terre au sein des pays d'Afrique Centrale et de l'Ouest grâce à des renforcements de capacités et d’accès à ces technologies.
 
Inventaire forestier en RDC, crédit ONF International


 
Quels sont les impacts attendus du projet d’observation spatiale des forêts tropicales d’Afrique centrale ? Les premiers résultats sont-ils encourageants ? Pensez-vous que l’usage de cette technologie soit réplicable dans d’autres géographies et d’autres secteurs d’intervention de l’AFD ?
 
Depuis son démarrage, le projet a financé l’acquisition de plus de mille nouvelles images de  haute résolution sur le bassin du Congo, constituant une couverture satellite complète des forêts de cette région. Son actualisation, avec de nouvelles images, est en cours. 
 
Le projet a également financé la réalisation d’une cartographie forestière historique de près de 300 000 km² en République Centrafricaine , permettant  de suivre l’évolution du couvert forestier entre 1990, 2000 et 2010. Un exercice de cartographie similaire est en cours sur plusieurs régions du Cameroun. 
 
Par ailleurs, l’AFD soutient le développement des applications des technologies spatiales à d’autres secteurs et d’autres géographies. 
 
Ainsi, en Indonésie, archipel constitué de plus de dix-sept mille îles, l’AFD finance la mise en place d’un centre de surveillance maritime par satellite , qui permettra le suivi des ressources halieutiques et de l’environnement marin (coraux, mangroves), des activités de pêche (légale et illégale), des pollutions par hydrocarbures, etc. Des discussions sont en cours avec d’autres pays de la sous-région ayant les mêmes problématiques. 
 
L’AFD va également lancer une étude qui réalisera un état des lieux de l’utilisation de ces technologies pour l’agriculture en Afrique sub-saharienne, afin de pouvoir répondre de manière plus économique et plus réactive aux besoins de pilotage des politiques agricoles des gouvernements africains (planification de l’usage des terres à différentes échelles, prévisions de rendements, épidémio-surveillance, état des infrastructures, etc.).
 
D’une manière générale, ces interventions dans un domaine de technologie de pointe, en constante évolution, nécessitent un engagement public important, pour la construction d’une infrastructure de production d’images exploitables par des acteurs publics comme privés et des systèmes rigoureux de vérification des interprétations. La formation des experts nationaux et leur association à des réseaux internationaux  sont indispensables. Dans tous les domaines d’application évoqués (forêt, océan, agriculture), des institutions et entreprises françaises peuvent grandement y contribuer.
 
 
En savoir plus sur le projet 
 
 
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Une gestion durable et originale de la forêt du bassin du Congo  

 

Cartographie montrant les changements d’usage des sols entre 2000 et 2010 (en vert foncé : forêt dense, en jaune : non forêt, en rouge : déforestation, en vert clair : régénération) © Traitement Airbus DS


 
 
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