La présence de l'AFD en Guinée

Le Groupe de l’AFD a repris ses activités en Guinée en 1979. L’activité et le suivi des opérations financées sont assurés à partir de l’agence de Conakry

À la une

Visite de Jean-Marc Ayrault en Guinée: l'intervention de l'AFD au coeur de la reprise post-Ebola

11/11/2016

En visite officielle en Guinée les 11 et 12 novembre, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international français a confirmé l’engagement de la France à soutenir la Guinée dans la relève de ses défis, à l’heure où le pays tourne la page d’Ebola.

Aider la Guinée à répondre à la sortie de crise 

La visite du ministre des Affaires étrangères et du Développement international les 11 et 12 novembre marque une étape charnière dans la reprise économique de la Guinée.

Point culminant, la signature d’une convention d’aide budgétaire de 15 millions d’euros de l’AFD, une aide qui intervient dans un contexte de sortie de crise Ebola et de situation économie atone.

Son objectif : accompagner les efforts du gouvernement guinéen dans l’amélioration des conditions de vie des populations et dans l’assainissement de ses finances publiques

 

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© AFD Conakry

Le pays a en effet débuté l’année 2016 dans une situation budgétaire contrainte, un budget resserré par des ajustements budgétaires substantiels, en faveur principalement de la rémunération des fonctionnaires et du service de la dette et au détriment, à court terme, des dépenses sociales et d’infrastructures.

Priorité santé, services publics et énergie

L’aide budgétaire de l’AFD appuiera les secteurs à fort impact économique et social, en particulier celui de la santé.
 

Après Ebola, l’heure est au renforcement du système de santé guinéen. 5 millions d’euros vont donc être consacrés aux centres hospitaliers, ce qui permettra à l’État de tenir sa promesse de doubler le budget de la santé en 2016 et aux établissements de campagne de couvrir leurs dépenses de fonctionnement courant.

Les 10 millions d’euros restants seront partagés entre :

  • le soutien aux collectivités locales pour la fourniture des services publics de base ;
  • et le secteur de l’énergie sous forme d’une subvention d’équilibre à la compagnie nationale de fourniture d’électricité, Électricité de Guinée (EDG).

 
Booster la relance économique post-Ebola

Cette aide budgétaire s’inscrit dans le cadre du  2ème contrat de désendettement et de développement (C2D) liant la France à la Guinée.

Signé entre la France et la Guinée le 11 juillet dernier dans le cadre de l’Initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), ce 2èmeC2D d’un montant de 91 millions d’euros sera engagé sur la période 2016-2020.

Il confortera l’ancrage de l’AFD en Guinée, notamment dans les secteurs :

  • du développement rural (25 millions d’euros) ;
  • de la formation professionnelle (20 millions d’euros) ;
  • du développement local (10 millions d’euros) ;
  • de l’éducation (12,5 millions d’euros).


L’aide budgétaire de 15 millions d’euros, quant à elle, couvrira ainsi partiellement le besoin de financement de l’État guinéen aux côtés d’autres sources de financement externes (en particulier l’Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement) et internes.



Première pierre du futur Institut Pasteur de Guinée : lutter durablement contre les épidémies

11/11/2016

La crise Ebola a révélé les faiblesses du système de santé guinéen. Afin de répondre aux urgences épidémiques et d’augmenter les capacités de recherche du pays, l’AFD soutient la création d’un Institut Pasteur, dont les travaux viennent de commencer !

L’AFD face à Ebola

Pendant la crise Ebola, l’AFD aura engagé 26 millions d’euros (hors aide budgétaire) dans le secteur de la santé, un secteur qui n’était jusqu’alors pas prioritaire en Guinée.

Lors de la crise, l’institut Pasteur a été l'un des premiers à réagir et est intervenu très tôt à Conakry, en détachant du personnel de leur institut de Dakar et en mettant en place des procédures pour confirmer des cas.

L’AFD a quant à elle su s’adapter en travaillant avec l’Institut Pasteur et en apportant son expertise et ses moyens dans le cadre du dispositif déployé alors par la France.

L’épidémie, qui a fait plus de 2400 victimes en Guinée, est aujourd’hui déclarée éteinte par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les trois pays les plus touchés (Guinée, Sierra Leone et Libéria).

 

Renforcer durablement les capacités de surveillance, de détection et de prévention

Décidée en réaction à la crise Ebola, la création d’un centre de recherche Pasteur en Guinée émane de la volonté conjointe de la France et de la Guinée de lutter durablement contre les épidémies émergentes.

La première pierre du futur Institut Pasteur a été posée le 11 novembre dernier par le ministre des Affaires étrangères et du développement international français Jean-Marc Ayrault, lors d'une visite officielle.

 

Jean-Marc Ayrault, discours précédant la pose de la première pierre de l'Institut Pasteur © AFD Conakry

 

En contribuant à l’augmentation des capacités de recherche du pays, la création aujourd’hui d’un Institut Pasteur en Guinée constitue une réponse sur le long terme dans la surveillance et la lutte épidémiologique.

Sa création a bénéficié d'un financement de l'AFD (sous forme de subvention) de 4 millions d’euros accordée à l’Institut Pasteur en novembre 2014.

 

Socle de la première pierre © AFD Conakry

 

Département autonome de l’université Gamal Abdel Nasser, l’Institut Pasteur de Guinée devient ainsi la 33ème entité du réseau international des Instituts Pasteur (RIIP).

Un laboratoire en virologie et un autre en entomologie (branche de la zoologie dont l'objet est l'étude des insectes) verront le jour. Ils concentreront leurs travaux sur les maladies à potentiel épidémique (Ebola, fièvre de Lassa, fière jaune, fière de la vallée du rift, grippe) qui, pour certaines, sévissent encore en Guinée.


Former sur place des ressources humaines qualifiées

Des échanges seront régulièrement organisés au sein du réseau des Instituts Pasteur, notamment à Dakar, afin de former les jeunes chercheurs guinéens et de promouvoir les synergies.

En attendant les bâtiments définitifs de l‘IP Guinée, opérationnels mi-2018, les travaux de recherche commenceront dans des locaux transitoires mis à disposition par l’université Gamal Abdel Nasser. 
 



La Guinée et la France ensemble pour un développement durable

11/11/2016

La visite du ministre des Affaires étrangères français en Guinée les 11 et 12 novembre derniers a permis de mettre le développement durable de la Guinée au cœur des discussions. Zoom sur les engagements pris par le pays et le soutien constant de l’AFD.

Quels engagements pour la Guinée ?

À l’heure où le président guinéen Alpha Condé préside l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables lancée suite à la COP21, les engagements pris par la Guinée dans sa contribution nationale (Intended Nationally Determined Contributions - INDC) ont fait partie des sujets abordés à l’occasion de la visite de Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères français.

Dans sa contribution, le  « château d’eau d’Afrique » s’engage ainsi à :

  • Réduire 1,3 % de ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1994 ;
  • Protéger et pérenniser les ressources naturelles ;
  • Être un pays stabilisateur de la sous-région à l’horizon 2030.
     

Bien que des études sectorielles manquent encore à ce diagnostic, le coût financier de l’adaptation est estimé à 1,7 milliard de dollars.

Principaux secteurs concernés : l’agriculture-élevage et l’eau, tandis que les zones côtière et forestière ont été identifiées comme prioritaires.

 

Et l’AFD dans tout ça ?

L’AFD est pleinement intégrée dans cette démarche ; c’est d’ailleurs l’Agence qui a financé l’élaboration de la contribution nationale guinéenne.

De plus, la Guinée fait partie des pays prioritaires de la nouvelle facilité de 30 millions d’euros mise en place par l’AFD pour l’adaptation au changement climatique.

En outre, plusieurs projets ayant un impact sur le climat sont actuellement en phase d’instruction ou de démarrage :

  • Le projet d’appui aux systèmes d’activités rizicoles en territoires de mangrove, qui s’inscrit dans la continuité de 30 ans d’intervention de l’AFD en Basse Guinée. Il démarrera début 2017 et accompagnera le développement de la filière riz en conciliant protection de l’écosystème de mangrove et intensification de la production locale ;
  • Plus récemment, l’AFD a financé la mise à  disposition gratuite pour la Guinée d’images satellites. Ces images, qui seront disponibles en janvier 2017, seront un précieux outil d’aide à la décision pour une meilleure gestion des forêts et pour un meilleur suivi de l’utilisation des sols ;
  • Enfin, l’instruction d’un projet de conservation et de gestion durable des forêts devrait également démarrer dès 2017 ainsi que celle de  programmes régionaux (Wildlife Conservation Society, Forest Trends).

 

« L’avenir de la Guinée, c’est maintenant »

Jean-Marc Ayrault a rappelé lors de sa visite à quel point l’AFD était un partenaire historique de la Guinée et compte le rester à travers sa contribution au plan de relance et de résilience post-Ebola.

Le message qu’ont véhiculé ensemble Alpha Condé, Jean-Marc Ayrault et Patricia Aubras, directrice de l’AFD à Conakry, est sans équivoque : à quelques semaines de la publication de son nouveau plan national de développement économique et social, « l’avenir de la Guinée, c’est maintenant ».
 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Investir dans le potentiel hydro-électrique de la Guinée : de nouveaux accords pour l’AFD

22/03/2016

Afin d’améliorer l’accès à l’électricité de la population guinéenne, l’AFD finance un programme de relance du secteur de l’énergie à hauteur de 50 millions d’euros. Les accords ont été signés lors de la venue de Jean-Pierre Marcelli, directeur Afrique subsaharienne de l’AFD.

Guinée : « le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest »

Surnommée « le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », la Guinée dispose d’un potentiel hydro-électrique estimé à 6000 mégawatts (MW), constituant pour elle un avantage comparatif exceptionnel vis-à-vis de ses pays voisins. 

Malgré ce potentiel et de récents investissements dans le secteur (centrale de Kaléta), le taux d’accès des populations à l’électrification reste encore bas (autour de 14%). Début 2012, le gouvernement et ses partenaires ont discuté et adopté un plan de redressement électrique comportant sept programmes prioritaires.

Sollicitée par les autorités, l’AFD a décidé de participer à la mise en œuvre de ces programmes via un prêt de 30 millions d’euros en cofinancement avec l’UE au travers de la mobilisation de 20 millions d’euros du Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures.  

 

Signature de la Convention Energie / AFD Conakry

Renforcer l’accès à l’électricité

Les programmes de redressement électrique comprendront :

  • la réhabilitation et l’extension du réseau de distribution du courant électrique de Conakry, dans les zones d’Ansoumaniah et de Kagbelen en périphérie de la capitale ;
  • la réhabilitation et le renforcement du réseau de transport électrique constitué des lignes et des sous-stations de haute tension acheminant l’énergie des centrales de production hydroélectriques vers les postes de distribution à Conakry.

À l’horizon 2019, année prévue de mise en service des réseaux, le projet permettra le raccordement de 27 000 abonnés et, à terme, l’accès à l’électricité de façon sécurisée de 400 000 personnes. 

Le projet a aussi pour objectif le renforcement de capacité du personnel de l’Électricité de Guinée (EDG), l’entreprise en charge de la fourniture du courant électrique sous contrat de gestion du groupe français VEOLIA depuis septembre 2015.

Une première visite en Guinée 

La signature des deux accords de redressement du secteur électrique a particulièrement marqué la première visite en Guinée du directeur Afrique subsaharienne de l’AFD, Jean-Pierre Marcelli, du 21 au 23 mars. 

Cette visite s’est inscrite dans le cadre d’une revue du portefeuille d’activités de l’AFD en Guinée et de partage de la stratégie pays de l’agence nouvellement actualisée avec nos principaux partenaires. 

Une occasion pour le directeur Afrique de l’AFD d’échanger avec le personnel de l’agence sur les problématiques du pays et la vie sociale, de rencontrer les principaux partenaires de l’AFD à savoir les représentants institutionnels, les acteurs du secteur privé et le réseau des entreprises françaises.



La gestion des ressources en Guinée : l’économiste Gaël Giraud sur le terrain

01/03/2016

Première imprégnation opérationnelle des activités du groupe dans un pays à peine sorti de la crise Ebola pour Gaël Giraud : une belle occasion de mettre en exergue des illustrations concrètes de la gestion des ressources.

 

Une approche terrain par les ressources 

Gaël Giraud, chef économiste de l’AFD, s’est rendu une semaine en Guinée du 29 février au 3 mars dernier.

La visite, structurée autour d’une approche par les communs, a commencé en Guinée forestière dans le sud-est du pays : rencontre des partenaires (autorités guinéennes, groupements de producteurs, collectivités locales) et de la population ayant vécu et subi au plus près l’épidémie Ebola.

Des rencontres ponctuées par la visite de trois projets :
  • le développement de la pisciculture en Guinée forestière : pêche de démonstration, débats avec les membres de la fédération des pisciculteurs, chaîne de valeur de l’activité créée avec l’Union des femmes vendeuses ;
  • le programme d’appui aux  communautés villageoises, en pleine concrétisation : appropriation du processus de décentralisation et de développement par la mise en commun  des moyens. L’équipe a visité Samoé, commune rurale bénéficiaire du projet en 2015 : l’occasion de discuter avec l’équipe municipale et avec le comité de gestion qui assure le fonctionnement de la nouvelle école et du centre de santé communautaire ; 
  • le programme d’appui à la santé (PASA) financé avec l’Union européenne : relance du système de santé dans la région.  Le déplacement dans la préfecture de Macenta a été l’occasion de visiter le centre de traitement Ebola (CTE) financé par l’AFD au pic de l’épidémie d’Ebola et Macenta puis celle d’un centre de santé de base à Seridou. 
Une opportunité pour échanger avec les acteurs opérationnels de la riposte Ebola : direction préfectorale de la santé, armée, sécurité civile, Croix-Rouge Française et Guinéenne, Nations Unies, CDC.
 

 Visite Seredou Gael Giraud

 Réunion publique à Seridou en Guinée Forestière / Pierre Borghi pour l'AFD

Ebola : quelles conséquences sur les communautés ?

 

Après cette échappée en Guinée forestière, une table ronde à Conakry consacrée à Ebola a été organisée. L’AFD a pu y partager son analyse de la crise et de ses conséquences et l’approfondir à partir de l’expérience personnelle et professionnelle des représentants d’organisations ayant  joué un rôle majeur pendant l’épidémie.

L’objectif de cette table ronde : étudier le lien et les conséquences de l’épidémie sur les plans économique et social et l’impact sur l’organisation des communautés.

La discussion a été très riche et complémentaire des témoignages des villageois rencontrés. Gaël Giraud a conclu sur la nécessité de la capitalisation de cette expérience accumulée notamment en ce qui concerne la consolidation du système de santé. 

 

 Table ronde Ebola / Pierre Borghi pour l'AFD

La gouvernance des ressources naturelles : au cœur des enjeux guinéens 

Cette mission a été clôturée par une conférence Idées pour le développement (ID4D), organisée à Conakry le 3 mars 2016 sur la thématique « Comment construire l’avenir dans le respect de notre capital naturel ? ».

Tiraillé entre développement économique et préservation environnementale, l’économie guinéenne est essentiellement portée par les secteurs agricole et minier, considérés comme des secteurs favorisant la croissance et la création d’emploi. Mais la richesse des sols constitue aussi bien un atout qu’une menace pour le développement du pays à long terme, notamment par la déforestation que cela engendre.

La gouvernance des ressources naturelles est donc au cœur des enjeux guinéens dans la construction de son avenir. Comment favoriser le développement économique tout en respectant le capital naturel du pays ?

Les échanges étaient animés par Coralie Pierret, correspondante RFI en Guinée. Sont intervenus Gaël Giraud, Didier Bazzo, géographe et conseiller technique de l’Observatoire national de la République de Guinée (ONRG), Moustapha Diop, socio-anthropologue, enseignant-chercheur à l’université de Sonfonia à Conakry  et M’mah Keita, géologue et responsable de la commission santé, environnement, sécurité et communauté au sein du réseau Women in Mining of Guinea.

Lors de son séjour, Gaël Giraud a été accompagné par Christophe Paquet, chef de la division santé à l’AFD, Laureline Triby, coordinatrice régionale pour la Guinée et le Niger, Laurent Favier, premier conseiller à l’ambassade de France de Conakry, Bénédicte  Brusset, chargée de mission agence et Patricia Aubras, directrice de l’agence

 Conférence ID4D / Pierre Borghi pour l'AFD

Retrouvez le compte-rendu de cette conférence sur http://ideas4development.org/



 
 
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