La présence de l'AFD en Guinée

Le Groupe de l’AFD a repris ses activités en Guinée en 1979. L’activité et le suivi des opérations financées sont assurés à partir de l’agence de Conakry

À la une

2016, une année record pour l'AFD

11/05/2017

Avec un record 2016 de 9,4 milliards d’euros d’engagements, l’AFD investit de nouveaux chantiers, notamment en Afrique continentale.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD, a présenté ce jour les résultats de l’AFD pour l’année 2016, dans la perspective de sa stratégie pour 2020.

A la demande du Président de la République en 2015, l’AFD a nettement augmenté le volume de ses financements conformément aux objectifs de la communauté internationale (ODD, Accord de Paris sur le climat), scellé son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et étendu son champ d’intervention.
 

 

Rémy Rioux, son Directeur général, décrypte la stratégie de l’AFD : « 2016, l’année de ses 75 ans, a été marquée par l’accroissement des engagements de l’AFD, son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et le renforcement de ses partenariats avec la société civile, les collectivités territoriales, le secteur privé, les banques de développement bilatérales et multilatérales, les institutions européennes et les grandes fondations. Avec 9,4 Md€ d’engagements, l’AFD a repris une trajectoire de croissance ambitieuse pour accompagner les grandes transitions dans les pays en développement et dans les Outre-mer français. Avec sa nouvelle stratégie, l’AFD jouera un rôle moteur pour soutenir l’émergence d’un monde en commun. »

En 2015, l’AFD a reçu du Président de la République l’objectif d’accroître son activité de + 60 % d’ici 2020 pour atteindre près de 13 Mds € d’engagements annuels. En 2016, cette trajectoire de croissance est engagée.

9,4 milliards d’euros de projets ont été financés par l’AFD : c’est +13 % en 1 an.

L’Afrique, toute l’Afrique, est la priorité de l’Agence, avec près de 4 Mds € d’engagements en 2016 en hausse de +25%.

  • De 2010 à 2016, 22 milliards d’euros ont été engagés en Afrique
  • En janvier 2017, au Sommet de Bamako, le Président de la République a pris un engagement encore plus ambitieux pour l’AFD : sur les cinq prochaines années, 23 milliards d’euros seront engagés pour l’Afrique
  • Pour soutenir le développement des énergies renouvelables, l’AFD a engagé 600 millions d’euros en Afrique en 2016. Elle prévoit de leur consacrer 3 milliards d’euros d’ici 2020.

L’AFD agit dans de nouveaux pays et de nouveaux secteurs :
  

  • Argentine, Cuba, Balkans : l’AFD va élargir son champ d’intervention géographique, partout où l’accompagnement d’une banque de développement engagée et solidaire est utile.
  • La nouvelle stratégie de l’agence ouvre des chantiers d’avenir, dans des secteurs sur lesquels l’AFD n’intervenait pas ou peu jusqu’ici : la gouvernance, les industries culturelles, l’enseignement supérieur, l’innovation et le numérique, le social business, l’action extérieur des collectivités locales, l’éducation au développement et à la solidarité internationale.

L’AFD et la CDC : une alliance stratégique active sur le terrain
L’alliance stratégique entre les deux institutions, signée le 6 décembre 2016, se concrétise sur le terrain. A l’international, elle se traduit par des outils communs, comme le fonds d’investissement dans les infrastructures de 600 M€ dont la création a été annoncée récemment par les deux Directeurs généraux au Burkina Faso. En France, elle permet une collaboration plus étroite avec les collectivités territoriales et tous les acteurs du développement dans les territoires.

Pour aller plus loin, lire la présentation détaillée des résultats de l'AFD en 2016


L’action de l’AFD en 2016

Une action sur les cinq continents :

  • 50 % des engagements financiers de l’AFD dans les pays étrangers (près de 4 Mds € en 2016 soit +25% en un an) vont à l’Afrique, toute l’Afrique, priorité de l’action de l’Agence, où 84 % des moyens budgétaires accordés par l’Etat sont concentrés. Dans sa nouvelle stratégie, l’Agence considère l’Afrique comme un tout. Du Maroc à l’Afrique du Sud, du Sénégal à Djibouti, avec ses dynamiques régionales, sans séparer le Nord du Sud du Sahara.
  • 20 % en Asie et dans le Pacifique pour financer des projets sobres en carbone (1,3 Mds € en 2016)
  • 20 % en Amérique Latine et Caraïbes, en particulier au service du développement urbain durable (1,1 Mds € en 2016)
  • 10 % au Proche et Moyen-Orient : pour financer une croissance inclusive et résiliente (741 Millions € en 2016)

L’AFD a également consacré 1,6 Md€ en 2016 au financement des Outre-mer français.

Les marqueurs de l’action de l’AFD : 6 x 50%

L’AFD, banque de développement de la France, solidaire et engagée au service des populations des pays du Sud et de l’Outre-mer, agit avec 6 marqueurs forts :

  • 50% de ses engagements à l’étranger sont en Afrique
  • 50% de son activité concerne des pays et territoires francophones
  • 50% de ses projets ont des impacts positifs sur le climat
  • 50% de ses projets contribuent à la réduction des inégalités de genre
  • 50% de ses bénéficiaires sont des acteurs non-étatiques (entreprises publiques et privées des pays du Sud, collectivités locales, établissements publics, ONG, banques)
  • 50% de ses projets sont menés en cofinancement avec d’autres bailleurs

L’AFD finance des trajectoires de croissance durable contribuant aux cinq transitions majeures dans lesquelles les pays en développement, comme les pays développés, sont engagés : transitions démographique et sociale, transition territoriale et écologique, transition énergétique, transition numérique et technologique, transition politique et citoyenne.

Des solutions qui génèrent des impacts positifs pour les populations

En 2016, l’AFD a financé 657 projets de développement, qui ont notamment permis :

  • d’améliorer le transport urbain en Nouvelle-Calédonie ;
  • de gérer les tensions entre populations hôtes et réfugiées au Liban et en Jordanie ;
  • de construire l’autonomie électrique du Burkina Faso ;

Des projets aux impacts concrets mesurables chaque année. En moyenne depuis 5 ans : 

  • 730 000 exploitations agricoles familiales soutenues ;
  • 665 MW d’énergies renouvelables installés ;
  • un accès à l’eau et à l’assainissement amélioré pour 1, 2 million de personnes ;
  • 54 000 PME appuyées ;
  • 832 000 enfants scolarisés.

Accéder à l'infographie   



Éducation au développement : l’AFD se tourne vers les lycéens pour partager sa vision de la Guinée

16/01/2017

Parce que les jeunes sont les citoyens de demain, l’AFD multiplie les rencontres afin d’expliquer son action et les enjeux du développement. Les élèves du lycée français de Conakry ont ainsi pu découvrir les projets de l’agence locale avec un focus sur le développement rural !

 

Penser la Guinée de demain

Invitée par le lycée français Albert Camus le 16 janvier dernier, l’agence AFD de Conakry a rencontré des élèves de seconde dans le cadre d’une réflexion prospective portée par le lycée sur la Guinée en 2040.

À travers ce projet, les élèves sont amenés à s’interroger sur l’avenir et les perspectives de la Guinée à l’horizon 2040 en rencontrant des professionnels du développement et en visitant des projets concrets sur le terrain. Une approche pédagogique pour les sensibiliser aux enjeux du développement.

Au programme de la rencontre : la présentation de l’action de l’Agence dans le pays et de ses projets majeurs.
 

Très rapidement, les discussions se sont axées sur le développement rural en Basse Guinée ; l’occasion pour l’agence de détailler ses projets actuels sur la riziculture de mangrove et de rappeler les axes de développement de l’AFD figurant dans son Cadre d’Intervention Pays .

 

Objectif développement rural !

Le secteur rural en Guinée (agriculture, pêche, élevage) concentre la majorité des populations pauvres et possède un fort potentiel de croissance ; c’est pourquoi le gouvernement en a fait une priorité depuis les années 2000.

Pour répondre aux besoins alimentaires de la population et dégager un excédent exportable, les stratégies de politique agricole mises en place font notamment du développement durable de la riziculture une priorité.

 

À la découverte des projets : les lycéens sur le terrain

Les lycéens ont ainsi découvert les différents projets de soutien aux riziculteurs de Basse Guinée.

Mené depuis plus de 30 ans, le programme d’appui au développement de la filière riz de Mangrove en Basse Guinée contribue à :

  • la réalisation d’aménagement hydro-agricoles collectifs et à la parcelle ;
  • l’aide à la structuration de la filière : appui aux organisations paysannes, aux activités en aval (collecte, transformation, etc.) et aux activités de recherche agronomique.

Au terme du projet « Guinée en 2040 », les élèves se rendront sur le terrain pour visiter certains des aménagements. Objectif : mieux comprendre cette technique de pratique de culture rizicole qui, en 2015, a appuyé plus de 1250 agriculteurs en Guinée maritime.

 

La mangrove, un milieu menacé et protégé

Pour rappel, le Cadre d’Intervention Pays de l’agence de Conakry (2016-2020) entend « développer les territoires ruraux et la conservation de leur capital naturel et contribuer à la sécurité alimentaire ».

Aujourd’hui, la Guinée est plus que jamais exposée au dérèglement climatique et au risque de disparition de la mangrove.  

Dans ce contexte, l’AFD prévoit d’engager 36 millions d’euros en 2017 dans le développement rural, en faisant la promotion d’un équilibre entre croissance économique et protection de cet écosystème qu’est la mangrove.

Ainsi :

  • 18 millions d’euros seront consacrés au projet d’appui au Système d’activité rizicole des territoires de mangrove (SARITEM) ;
  • 18 millions seront dédiés au projet de désenclavement des zones de production agricole en Guinée forestière et en Basse Guinée à travers la réalisation de pistes rurales.


Nouvel accord de partage du risque pour favoriser l’accès aux financements des entreprises guinéennes

11/01/2017

 L’AFD aux côtés de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie de la Guinée (BICIGUI) pour soutenir le développement du tissu économique national, source de croissance et de création d’emplois. Focus sur ce nouvel accord et les priorités 2017 !

L'activité ARIZ en hausse en 2016

L’agence de Conakry a signé un quatrième accord de partage du risque à hauteur de 3 millions d’euros le 11 janvier avec la Banque internationale pour le commerce et l'industrie de la Guinée (BICIGUI), filiale du groupe BNP Paribas.

Une signature qui vient conclure une année 2016 en forte hausse pour l’activité ARIZ (Accompagnement du risque de financement de l‘investissement privé en zone d‘intervention) en Guinée.

 

Le dispositif ARIZ, qu’est-ce que c’est ?

Opérationnel en Guinée depuis 2009 avec la BICIGUI, ARIZ est un dispositif de partage de risque destiné à faciliter l’accès au financement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPE/PME) et des institutions de microfinance.

Objectif : soutenir les projets de création et de développement des TPE/PME grâce à l’implication croissante des institutions financières dans leur financement.

L’AFD encourage ainsi les banques à répondre à des besoins précis et à financer des projets considérés comme plus « risqués » de création ou de développement d’une entreprise.

 

Entre l’AFD et la BICIGUI, une relation de confiance

Sur un total de 11 millions d’euros de garantie en 2016 en Guinée, près de la moitié (55 %) aura été signée avec la BICIGUI.

La banque aura ainsi bénéficié d’environ 3 millions d'euros de garanties individuelles sur ses grosses opérations et de 3 millions d'euros de garanties de portefeuille pour son activité auprès des PME.

Ce quatrième accord illustre la relation de confiance qu’entretiennent depuis de nombreuses années la filiale de la BNP en Guinée et l’agence AFD de Conakry.

 

Quelles orientations pour 2017 ?

L’année 2016 a été portée par d’importants besoins de financement dans le secteur des transports de produits pétroliers et les banques ont été fortement sollicitées.

Bénéficiant d’une reprise post-Ebola et d’un retour de la croissance économique, l’année 2017 sera davantage orientée vers le secteur minier, avec une augmentation significative des exportations de bauxite (le principal minerai permettant la production d'aluminium) grâce à l’entrée en production de nouveaux acteurs.

Le secteur agricole observe quant à lui une croissance de 5 % avec de réels besoins de financements.

Dans ce contexte, les besoins concerneront la monnaie locale mais aussi la devise.

Le produit ARIZ constituera un instrument privilégié des banques pour financer les besoins de tous les acteurs de la chaîne de valeur de ces secteurs, des fournisseurs aux producteurs et exportateurs en passant par les sous-traitants.



L’AFD fête ses 75 ans à Conakry !

09/12/2016

À l’occasion des 75 ans de l’AFD, l’agence de Conakry et l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone ont célébré cet anniversaire marquant le début d’une nouvelle ère lors d’une semaine dédiée.

 

75 ans d’engagement en Guinée

En 2016, l’AFD a fêté ses 75 ans d'engagement. Depuis trois générations, l’Agence se transforme, pour incarner toujours l’esprit d’innovation, de solidarité et d’ouverture au monde des Français.

Un anniversaire global qui rime avec les 75 ans de présence de l’Agence en Guinée. L’agence de Conakry a ainsi organisé toute une semaine de célébrations qui a réuni les plus proches partenaires de l’AFD dans le pays.

 

Quelle stratégie adopter en Guinée pour les années à venir ?

Au programme de ces célébrations, la présentation du Cadre d'intervention Pays (CIP) de l’AFD en Guinée pour les années 2015-2020.

L’occasion pour l’équipe opérationnelle de rappeler l’engagement de l’AFD à poursuivre son action autour des deux axes majeurs que sont la croissance économique équilibrée et durable et la lutte contre la pauvreté.

 

Présentation du CIP Guinée ©AFD Conakry

Les objectifs visés par le CIP :

  • un système éducatif plus performant ;
  • l’amélioration de l’employabilité des jeunes ;
  • la dynamisation des territoires ruraux vecteurs essentiels de croissance ;
  • l’exploitation et la valorisation durable des ressources naturelles ;
  • des infrastructures au service des acteurs économiques ;
  • une gouvernance à tout niveau à la hauteur des ambitions de développement du pays.

La semaine a été clôturée par une soirée à la résidence de France qui a rassemblé plus de 300 invités, dont de nombreux ministres guinéens et les principaux partenaires de l’agence.


Communautés rurales et développement local à l’honneur

L’AFD a profité de cet événement pour mettre en lumière certains de ses projets phares en Guinée, en mettant l’accent sur plusieurs secteurs clés comme le développement rural, l’éducation, le développement local et l’énergie.

Des stands de présentation des projets, animés par les bénéficiaires, ont été montés et ont remporté un vif succès auprès des invités.

À l’honneur sur l’un des stands, le Programme d’appui aux communautés villageoises (PACV) , élaboré en 1998 et mis en œuvre par le gouvernement avec l’aide de l’AFD et l’appui de partenaires extérieurs comme la Banque mondiale, le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et l’Union européenne.

 

Stand du Programme d’appui aux communautés villageoises ©AFD Conakry

 

Déployé en 3 phases pour un montant AFD total de 27 millions d’euros, le projet a pour but d’aider les communes rurales à :

  • identifier leurs priorités ;
  • élaborer un plan de développement local ;
  • mettre en place des infrastructures ;
  • gérer et améliorer les services rendus aux citoyens ;
  • et utiliser leurs ressources de manière transparente.

Le maire de Siguiri (ville située au nord-est du pays), invité spécial tout au long de cette soirée, a partagé son expérience de l’appui du PACV auprès des différents visiteurs.

 

À la découverte du sel solaire, du riz Bora Maalé et du café Ziamma !

Un second stand a été dédié à la présentation des produits agricoles soutenus ou qui ont bénéficié d’un appui de l’AFD au travers des projets. Trois produits ont ainsi été mis à l’honneur :

  • le sel solaire, alternative écologique au sel obtenu avec les techniques traditionnelles très consommatrices en bois de mangrove et toxiques pour les saliculteurs ;
  • le riz de mangrove Bora Maalé, marque collective qui assure un revenu décent aux acteurs de la filière, des producteurs aux commerçants, en promouvant des techniques de production et de transformation plus respectueuses de l’environnement ; 
  • le café Ziamma issu de la variété Robusta, première indication géographique du pays, que l’on retrouve en Guinée forestière à l’est du pays.

 

 

Le stand des produits agricoles ©AFD Conakry

Vers un monde en commun

Cette cérémonie, animée par le mythique Bembeya Jazz festival, a également été l’occasion pour la directrice de l’agence de remercier tous les acteurs ayant contribué à construire le positionnement actuel de l’AFD en Guinée.

2016 marque aussi l’arrivée d’une nouvelle identité visuelle pour l’AFD : le nouveau logo, dévoilé quelques jours plus tôt à Paris, a ainsi été présenté. Une nouvelle identité visuelle, une nouvelle ambition et une nouvelle devise pour "Un monde en commun".

Enfin, l’ambassadeur de France a rappelé l’évolution de la politique de l’aide au développement de la France et les grandes orientations du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du 30 novembre dernier.

Le représentant du gouvernement a insisté sur l’appui en continu de l’AFD au pays et le poids de son engagement dans la politique de développement.  



Visite de Jean-Marc Ayrault en Guinée: l'intervention de l'AFD au coeur de la reprise post-Ebola

11/11/2016

En visite officielle en Guinée les 11 et 12 novembre, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international français a confirmé l’engagement de la France à soutenir la Guinée dans la relève de ses défis, à l’heure où le pays tourne la page d’Ebola.

Aider la Guinée à répondre à la sortie de crise 

La visite du ministre des Affaires étrangères et du Développement international les 11 et 12 novembre marque une étape charnière dans la reprise économique de la Guinée.

Point culminant, la signature d’une convention d’aide budgétaire de 15 millions d’euros de l’AFD, une aide qui intervient dans un contexte de sortie de crise Ebola et de situation économie atone.

Son objectif : accompagner les efforts du gouvernement guinéen dans l’amélioration des conditions de vie des populations et dans l’assainissement de ses finances publiques

 

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© AFD Conakry

Le pays a en effet débuté l’année 2016 dans une situation budgétaire contrainte, un budget resserré par des ajustements budgétaires substantiels, en faveur principalement de la rémunération des fonctionnaires et du service de la dette et au détriment, à court terme, des dépenses sociales et d’infrastructures.

Priorité santé, services publics et énergie

L’aide budgétaire de l’AFD appuiera les secteurs à fort impact économique et social, en particulier celui de la santé.
 

Après Ebola, l’heure est au renforcement du système de santé guinéen. 5 millions d’euros vont donc être consacrés aux centres hospitaliers, ce qui permettra à l’État de tenir sa promesse de doubler le budget de la santé en 2016 et aux établissements de campagne de couvrir leurs dépenses de fonctionnement courant.

Les 10 millions d’euros restants seront partagés entre :

  • le soutien aux collectivités locales pour la fourniture des services publics de base ;
  • et le secteur de l’énergie sous forme d’une subvention d’équilibre à la compagnie nationale de fourniture d’électricité, Électricité de Guinée (EDG).

 
Booster la relance économique post-Ebola

Cette aide budgétaire s’inscrit dans le cadre du  2ème contrat de désendettement et de développement (C2D) liant la France à la Guinée.

Signé entre la France et la Guinée le 11 juillet dernier dans le cadre de l’Initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), ce 2èmeC2D d’un montant de 91 millions d’euros sera engagé sur la période 2016-2020.

Il confortera l’ancrage de l’AFD en Guinée, notamment dans les secteurs :

  • du développement rural (25 millions d’euros) ;
  • de la formation professionnelle (20 millions d’euros) ;
  • du développement local (10 millions d’euros) ;
  • de l’éducation (12,5 millions d’euros).


L’aide budgétaire de 15 millions d’euros, quant à elle, couvrira ainsi partiellement le besoin de financement de l’État guinéen aux côtés d’autres sources de financement externes (en particulier l’Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement) et internes.



Première pierre du futur Institut Pasteur de Guinée : lutter durablement contre les épidémies

11/11/2016

La crise Ebola a révélé les faiblesses du système de santé guinéen. Afin de répondre aux urgences épidémiques et d’augmenter les capacités de recherche du pays, l’AFD soutient la création d’un Institut Pasteur, dont les travaux viennent de commencer !

L’AFD face à Ebola

Pendant la crise Ebola, l’AFD aura engagé 26 millions d’euros (hors aide budgétaire) dans le secteur de la santé, un secteur qui n’était jusqu’alors pas prioritaire en Guinée.

Lors de la crise, l’institut Pasteur a été l'un des premiers à réagir et est intervenu très tôt à Conakry, en détachant du personnel de leur institut de Dakar et en mettant en place des procédures pour confirmer des cas.

L’AFD a quant à elle su s’adapter en travaillant avec l’Institut Pasteur et en apportant son expertise et ses moyens dans le cadre du dispositif déployé alors par la France.

L’épidémie, qui a fait plus de 2400 victimes en Guinée, est aujourd’hui déclarée éteinte par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les trois pays les plus touchés (Guinée, Sierra Leone et Libéria).

 

Renforcer durablement les capacités de surveillance, de détection et de prévention

Décidée en réaction à la crise Ebola, la création d’un centre de recherche Pasteur en Guinée émane de la volonté conjointe de la France et de la Guinée de lutter durablement contre les épidémies émergentes.

La première pierre du futur Institut Pasteur a été posée le 11 novembre dernier par le ministre des Affaires étrangères et du développement international français Jean-Marc Ayrault, lors d'une visite officielle.

 

Jean-Marc Ayrault, discours précédant la pose de la première pierre de l'Institut Pasteur © AFD Conakry

 

En contribuant à l’augmentation des capacités de recherche du pays, la création aujourd’hui d’un Institut Pasteur en Guinée constitue une réponse sur le long terme dans la surveillance et la lutte épidémiologique.

Sa création a bénéficié d'un financement de l'AFD (sous forme de subvention) de 4 millions d’euros accordée à l’Institut Pasteur en novembre 2014.

 

Socle de la première pierre © AFD Conakry

 

Département autonome de l’université Gamal Abdel Nasser, l’Institut Pasteur de Guinée devient ainsi la 33ème entité du réseau international des Instituts Pasteur (RIIP).

Un laboratoire en virologie et un autre en entomologie (branche de la zoologie dont l'objet est l'étude des insectes) verront le jour. Ils concentreront leurs travaux sur les maladies à potentiel épidémique (Ebola, fièvre de Lassa, fière jaune, fière de la vallée du rift, grippe) qui, pour certaines, sévissent encore en Guinée.


Former sur place des ressources humaines qualifiées

Des échanges seront régulièrement organisés au sein du réseau des Instituts Pasteur, notamment à Dakar, afin de former les jeunes chercheurs guinéens et de promouvoir les synergies.

En attendant les bâtiments définitifs de l‘IP Guinée, opérationnels mi-2018, les travaux de recherche commenceront dans des locaux transitoires mis à disposition par l’université Gamal Abdel Nasser. 
 



 
 
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