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© Thomas Melonio
Au Kenya, l’appui de l’AFD vise en priorité :
- les infrastructures énergétiques et de transport, avec une attention marquée sur les questions environnementales, tel que la biodiversité, la gestion des ressources naturelles et la lutte contre le changement climatique
- les dynamiques urbaines, par le financement de programmes intégrés et d’investissements essentiels, en particulier dans le domaine de l’eau et de l’assainissement
- la croissance économique, à travers la promotion du secteur privé, moteur de croissance et créateur d’emplois.
À la une
70 ans d’engagement pour le développement
L’histoire de l’AFD a débuté avec la Seconde Guerre Mondiale en 1941 lorsque la Caisse Françaises de la France Libre fut crée et établie à Londres pour financer les Forces Françaises Libres. Sous la direction d’André Diethelm, son premier directeur, la Caisse était chargée d’émettre et de gérer la monnaie dans les territoires de la France Libre.
70 ans après l’AFD s’engage toujours à contribuer au développement à travers le monde. Géographiquement, l’AFD détient 59 bureaux locaux dans les pays en voie de développement et émergents, et neuf bureaux dans les départements et collectivités d’outre-mer français. Malgré la croissance des pays en développement, l’AFD dirige toujours la majorité de l’aide publique française au développement vers les pays les plus pauvres, en particulier en Afrique Sub-saharienne.
Au Kenya, l’agence de Nairobi a été ouverte en 1997 et sa présence s’est faite grandement ressentir à travers les secteurs de l’énergie, du transport et des infrastructures, de l’eau et assainissement, et du développement urbain. Ses engagements sur la période de 2002-2011 s’élèvent à plus d’un milliard d’euros. Les prêts concessionnels représentent la majorité des engagements financiers de l’AFD, environ 90% de prêts accordés au Kenya ces dix dernières années, comprenant à la fois les prêts souverains et non-souverains.
Pour célébrer cet anniversaire, la photographie est à l’honneur pour illustrer les thématiques de l’intervention de l’AFD autour du globe dans les domaines de l’agriculture, de la croissance économique, de l’eau et de l’assainissement, de l’éducation du développement urbain, de la santé et du changement climatique, parmi tant d’autres. Une exposition de 4 semaines destinée au grand public afin de améliorer la connaissance des activités de l’AFD s’est déplacée dans les deux principales villes du Kenya, Mombasa (du 14 au 25 novembre 2011) et Nairobi (du 5 au 16 décembre 2011). A Mombasa, l’exposition a été officiellement lancée par le directeur régional de l’AFD, Yves Terracol. Le 6 décembre 2011 à Nairobi, elle a été officiellement inaugurée par Mr. l’Ambassadeur de France au Kenya, Etienne de Poncins, et le directeur régional de l’AFD en la présence de nombreuses personnalités du gouvernement kenyan, notamment le Secrétaire Permanent du Ministère des Collectivités Locales, le Professeur Karega Mutahi, le Directeur du Département des Ressources Extérieures ; Mr. Jackson Kinyanjui, du Ministère des Finances. Parmi eux, étaient également présents les principaux partenaires de développement et les entreprises partenaires de l’AFD ainsi que la presse.
L’agence régionale de Nairobi est fière de faire partie de cette grande révolution !
Visite du ministre de la coopération français en Afrique de l’Est 8-11 décembre 2011 : l’AFD à l’honneur
Le Ministre français de la coopération, Henri de Raincourt, s’est rendu en Afrique de l’Est du 8 au 11 décembre en visitant successivement l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie. Dans chacun des trois pays, il a visité ou inauguré un projet important de l’AFD et a pu constater l’importance des appuis apportés par notre institution au développement de ces pays.
En Ouganda, cette visite a été l’occasion pour lui de se rendre aux cotés du Secrétaire d’Etat Ougandais à l’Energie, M. Simon d’Ujanga, sur le site du Barrage de Bujagali, cofinancé par Proparco et l’AFD qui a également financé les aspects environnementaux et sociaux. Il a pu ainsi évoquer la prochaine mise en service de la première turbine d’une puissance de 50MW, vivement attendue en Ouganda.
Le Ministre aura également eu l’occasion de s’entretenir avec le Président Museveni puis avec la Ministre des Finances, de la Planification et du développement économique, Mme Maria Kiwanuka, afin d’évoquer la coopération entre les deux pays, notamment dans le domaine des infrastructures avec des perspectives de financements de projets par l’AFD dans le domaine de l’énergie et de l’irrigation, mais également de soutien au secteur privé avec l’appui fourni au secteur bancaires dans le cadre de ligne de crédit dans le domaine des énergies renouvelables et efficacité énergétique.
Au Kenya, après un entretien avec le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, qui lui a permis de mesurer l’étendue de l’appui apporté par l’AFD au développement du pays, le ministre a inauguré avec lui et la ministre kényane de l'eau et de l'irrigation, Charity Ngilu, la nouvelle station de traitement d'eau de la ville de Kisumu et la conduite d'eau brute en aval. Cette conduite est connectée au système de Dunga, qui pompe l'eau dans le lac Victoria.
D'une capacité de 24.000 m3 d'eau par jour, ce nouveau système permet de doubler le volume d'eau traitée disponible pour le réseau de distribution de la ville. Il vient ainsi répondre à la demande actuelle (mais aussi pour les 20 prochaines années) en eau des 450.000 habitants de la troisième ville du Kenya, Kisumu, située sur les rives du lac Victoria, l'une des principales réserves d'eau douce d'Afrique. Les travaux inaugurés, mais aussi ceux engagés par ailleurs en termes de renforcement des réseaux de distribution d'eau potable et des systèmes d'assainissement (à travers un prêt souverain de 39 millions d'euros), permettront à Kisumu, choisie par les Nations-Unies comme ville du Millénaire pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, de se rapprocher des objectifs sur l'accès à l'eau potable et à l'assainissement.
Enfin, en Tanzanie, le ministre a inauguré avec le Président Jakaya Kikwete le collège national du tourisme (NCT) dédié aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme. La capacité d’accueil du bâtiment (500 étudiants) et la très grande technicité des équipements installés font actuellement du NCT un outil de formation aux métiers de l’hôtellerie sans équivalent dans la région. Les étudiants seront encadrés par 14 enseignants, tous formés dans le cadre d’un programme d’assistance technique confiée à un bureau d’études français. Ces enseignants ont aussi suivi une formation de trois mois en France, confiée au Lycée d’Hôtellerie et de Tourisme de Guyancourt, et comprenant des cours théoriques et des stages pratiques en hôtel.
La Tanzanie possède de nombreux parcs animaliers, le mythique Kilimandjaro et un héritage culturel attractif issu principalement de l’ancien sultanat de Zanzibar. Sept sites tanzaniens ont été classés au patrimoine mondial par l’Unesco. Dans une allocution remarquée, le Président Kikwete a rappelé l’importance du tourisme dans l’économie tanzanienne, notamment pour sa capacité de création de richesse et d’emplois, et s’est félicité de l’ouverture de ce collège qui permettra d’améliorer sensiblement la qualité des services offerts par l’hôtellerie tanzanienne. Il a également demandé que le secteur privé soit étroitement associé au fonctionnement du collège.
Rédacteurs : Sabrina Guérard, Olivier Delefosse, Yves Terracol
Signature de lignes de crédit AFD en faveur de projets d’énergie verte
L’AFD et deux banques commerciales kenyanes - la Cooperative Bank of Kenya et la CfC Stanbic Bank - ont signé le 31 octobre des conventions de financement pour des lignes de crédit en faveur de projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique.
Ces lignes de crédit concessionnelles d’un montant de 39 millions d’USD, devraient bénéficier à une vingtaine de projets et permettre des investissements à hauteur de 56 millions d’USD.
Le secteur privé et les banques commerciales bénéficieront par ailleurs d’appuis techniques fournis par la Kenya Association of Manufacturers (KAM) leur permettant de mieux appréhender les projets « énergies vertes » et à réduire les coûts et les risques lors de leur identification et leur financement. Rappelons qu’une convention d’assistance technique entre l’AFD et KAM a été signée le 27 avril dernier pour un montant de 2,6 millions d'Euros, dont 2 millions d'Euros fournis par le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures.
Ces incitations contribueront à assurer la diversification des ressources énergétiques au Kenya et à faciliter la transition du Kenya vers des solutions énergétiques durables qui sont techniquement, économiquement et financièrement viable.
Ce programme qui complète la large palette, déjà existante, des interventions de l’AFD dans le domaine de l’énergie au Kenya (production, transport, distribution et gestion de la demande), illustre par ailleurs très concrètement la démarche engagée dans le cadre de l’initiative Paris Nairobi pour un accès à l’énergie propre pour tous en Afrique et dans les pays les plus vulnérables au changement climatique.
Il est envisagé de répliquer dès 2012 ce programme en Tanzanie et en Ouganda.
(de gauche à droite - Yves Terracol, directeur de l’agence de Nairobi, Etienne de Poncins, Ambassadeur de France au Kenya et Gideon Muriuki, Group Managing Director Co-operative Bank of Kenya lors de l’échange des conventions)
Améliorer l’accès à l’électricité au Kenya
L’AFD a approuvé en Septembre 2011 le financement de deux projets clés pour le développement du Kenya : le renforcement du réseau électrique de Nairobi (prêt de 78.5 m€) et un programme d’accès à l’électricité (prêt de 51 m €)
L’agglomération de Nairobi concentre plus de la moitié de la demande d’électricité du pays. La situation du réseau de transport électrique est devenue critique, et celui-ci n’aura plus la capacité pour répondre à la demande d’électricité prévue en 2013. Ce financement permettra de renforcer le réseau existant et de construire l’ossature du futur réseau régional reliant l’Ethiopie, le Kenya et la Tanzanie.
Par ailleurs, le taux d’accès à l’électricité du Kenya étant particulièrement bas (25% en moyenne et 10% dans les zones rurales), l’AFD prévoit de soutenir l’objectif gouvernement visant à connecter 200 000 foyers par an. Le projet permettra de rendre l’accès à l’électricité plus économique pour les ménages kenyans, en allégeant le poids du coût de la connexion et en limitant leur facture par la distribution d’ampoules à basse consommation. Cet accès à l’électricité permettra l’augmentation des revenus des ménages, l’amélioration de leur sécurité, et la mise en place d’activités économiques.
Kenya : renforcement du réseau électrique de Nairobi
Le conseil d'administration du 29 septembre 2011, a décidé, l'attribution d’un prêt de 78,5 M€ à la République du Kenya pour le renforcement du réseau électrique de Nairobi.
L’agglomération de Nairobi concentre plus de la moitié de la demande d’électricité du pays (588 MW en 2010). La situation du réseau de transport électrique est devenue critique, et celui-ci n’aura plus la capacité suffisante pour répondre à la demande d’électricité de l’agglomération et pour acheminer la demande supplémentaire prévue en 2013. Les autorités ont décidé de renforcer le maillage du réseau en créant une boucle autour de l’agglomération. Le projet consiste à renforcer le réseau existant, qui contourne l’agglomération par l’est, et à construire une ligne qui la contournera par l’ouest. Cette dernière ligne, qui sera financée par le concours de l’AFD, constituera l’ossature du futur réseau régional reliant l’Ethiopie, le Kenya et la Tanzanie.
Kenya : l’électricité économiquement plus accessible pour les ménages
Le conseil d'administration du 29 septembre 2011, a décidé, l'attribution d’un prêt de 51 M€ ainsi que, sur fonds de l’Union Européenne, d’une subvention de 5 M€ et d’une bonification d’intérêt de 5 M€ à la République du Kenya pour le renforcement de l’accès à l’électricité des populations.
Le taux d’accès à l’électricité du Kenya est particulièrement bas (20% en moyenne et seulement 10% dans les zones rurales). Le gouvernement s’est engagé dans une politique volontariste, avec l’objectif de connecter 200 000 foyers par an. Les trois composantes du projet permettront de rendre l’accès à l’électricité économiquement plus accessible pour les ménages kenyans, en allégeant le poids du coût de la connexion et en limitant la facture des ménages les plus pauvres par la distribution gratuite d’ampoules à basse consommation. Cette action permettra de maîtriser l’augmentation de la demande en pointe et donc d’économiser d’autant les moyens de production thermiques. Cet accès à l’électricité permettra notamment l’augmentation des revenus disponibles des ménages, l’amélioration de leur environnement et la mise en place d’activités économiques. Avec un éclairage de meilleure qualité, la scolarisation sera favorisée et les risques d’incendie seront réduits.

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