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Faire rimer productivité agricole et pratiques agro écologiques à Madagascar

13/04/2017

Sur l’île, priorité au développement du secteur agricole, un secteur au fort potentiel qui contribue pour 38 % au PIB du pays. Le 5 avril dernier à Antsirabe a été lancé un nouveau projet pour le développement de l'agriculture à Madagascar. Objectif : de meilleurs revenus pour 150 000 agriculteurs grâce à des pratiques agro écologiques.

 

Améliorer les services pour les agriculteurs 

Signé en 2016, le projet d’amélioration de la productivité agricole à Madagascar (PAPAM) permettra au ministère auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et de l’Élevage de développer les services d’appui aux agriculteurs et à leurs organisations

Ces services, qui vont du conseil à de l’infrastructure hydro-agricole ou du renforcement d’organisations professionnelles, sont rendus par le biais du dispositif CSA/FRDA (Centre de services agricoles et Fonds régionaux de développement agricole).

Ce dispositif, appuyé par l’AFD depuis plus de cinq ans, et qui a déjà bénéficié à près de 50 000 agriculteurs, sera encore renforcé. 

  

7 millions d’euros, 4 régions et 150 000 agriculteurs concernés 

Par ailleurs, la subvention, d’un montant total de 7 millions d’euros (environ 24 milliards d’ariary) sur quatre ans, met à l’honneur l’agro écologie, un modèle agricole au service d’une agriculture écologiquement et socialement plus responsable.

En favorisant le développement des pratiques agro-écologiques, le projet contribuera à améliorer la productivité des exploitations agricoles. Au programme entre autres : renforcement de capacités des acteurs et réhabilitations de périmètres irrigués. 

Officiellement lancé à Antsirabe, au centre de l’île, le projet se concentrera sur les régions du Vakinankaratra et Alaotra Mangora, ainsi que Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana.

 

Jérôme Bertrand-Hardy, directeur de l'AFD à Madagascar, était présent pour le lancement du projet PAPAM

 

150 000 agriculteurs devraient bénéficier de ce projet

 

 



Les inondations au cœur d'une conférence à Antananarivo le 6 avril

05/04/2017

Inondations des bas quartiers d’Antananarivo : une fatalité ? C'est la question à laquelle tenteront de répondre des experts jeudi 6 avril lors d'une conférence-débat organisée par l’AFD à l’Institut Français de Madagascar.

À partir de 15h, entrée gratuite.

 

700 000 personnes vivent en zone inondable à Antananarivo

À chaque saison des pluies, et encore davantage lors du passage d’un cyclone comme Enawo, les habitants de quartiers entiers de la capitale malgache se retrouvent les pieds dans l’eau.

Début 2015, plus de 100 000 personnes étaient déplacées ou sinistrées, et les récentes ruptures de digues de protection de la rivière Sisaony ont obligé 18 000 personnes à quitter leur logement. À  Antananarivo, on estime à 700 000 le nombre de personnes vivant en zone inondable.

 

Les causes des inondations ? Des experts apporteront des réponses et des solutions

Devant cette situation, le gouvernement a sollicité un appui technique et financier de l’AFD afin de financer le programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA). L'objectif du programme : remédier à cette situation en étudiant de manière précise les causes de ces inondations et en réalisant des investissements prioritaires.
 
Après plusieurs mois d’études techniques poussées, des experts partageront avec le public leur compréhension des raisons de la situation actuelle et les solutions d’amélioration envisageables sur les court et moyen termes. Les principaux acteurs de l’assainissement et de la gestion des inondations à Antananarivo présenteront leur analyse des principaux enjeux et répondront aux questions de l’auditoire.
 

 

Les intervenants à la conférence :

  • Gérard Andriamanihisoa, directeur général de l'Aménagement du territoire et de l'Équipement ;
  • Andrianaritsifa Ravaloson, directeur de l'Assainissement et de l'Hygiène ;
  • Colonel Jaona Andrianaivo, responsable de la GRC pour la communauté urbaine d'Antananarivo ;
  • Mbolatiana Razafimanantsoa, directrice de l'APIPA ;
  • John Heriniandry Razafimandimby, directeur du CERVO-BNGRC ;
  • Nicolas Petijean, directeur Madagascar de BRL ;
  • Jérémie Janssen, chef de projet hydraulique de BRL ;
  • Bertrand Ficini, directeur adjoint de l'AFD à Madagascar.


2016, année record pour le partenariat AFD - Madagascar

04/04/2017

2016, une année exceptionnelle pour les projets de l’AFD à Madagascar.  Avec près de 100 millions d’euros (plus de 340 milliards d’ariary) accordés cette année à la Grande Île, l’AFD atteint un niveau d’engagement record et la France réaffirme sa position de principal partenaire bilatéral de Madagascar.

 

Priorité développement urbain

Actuellement, la capitale malgache compte près de 2 millions d’habitants. Un chiffre qui augmente chaque année de 150 000 personnes s’installant à Antananarivo. Cette croissance urbaine explique l’accent mis sur le développement urbain à Madagascar, l’une des trois priorités de la stratégie de l’AFD dans le pays qui représente un tiers de son action. 

Cet engagement, qui comprend la construction d’une rocade au Nord-Est d’Antananarivo pour 24 millions d’euros (près de 80 milliards d’ariary), un programme d’assainissement de la capitale à 25 millions d’euros (environs 83 milliards d’ariary) et l’amélioration des infrastructures dans six villes secondaires du pays (25 millions d’euros), reflète une année dense pour le développement de Madagascar et consacre son retour sur la scène internationale. 

Les trois projets lancés cette année traduisent la volonté d’améliorer le quotidien des populations, notamment les plus défavorisées, que ce soit dans la capitale ou en province. 

  

L’agriculture et la formation professionnelle, deux axes essentiels de l’action 

L’action de l’AFD à Madagascar s’illustre également par son accompagnement à l’agriculture et à l’environnement. Ainsi, début 2016, un projet d’appui à la politique agricole (7 millions d’euros, soit 23 milliards d’ariary) a été signé afin de renforcer la productivité des agriculteurs malgaches en développant les services d’appui qui leur sont dédiés. 

Enfin, parce que la jeunesse représente le monde de demain et qu’il est essentiel de préparer les jeunes à entrer sur le marché du travail dans les meilleures conditions, la formation professionnelle, troisième pilier de la stratégie de l’AFD à Madagascar, et le 11e fonds d’étude et de renforcement des capacités ont bénéficié d’appuis importants. 

  

La société civile, actrice du développement malgache

Un bilan qui n’oublie pas la société civile : 2016 est également une année sans précédent pour le soutien aux ONG menant des projets de développement à Madagascar. 

Parmi les 75 pays dans lesquels l’AFD est présente, c’est Madagascar quidétient l e record du nombre d’initiatives soutenue s. Ainsi en 2016, 6 projets ont reçu un financement de l’AFD pour un total de 10 millions d’euros. La qualité des organisations présentes sur la Grande Île, les impacts des projets proposés et les outils de financement mis en place par l’Agence sont les principales raisons de cette réussite et doivent être prolongés pour le futur. 

 

271 millions d’euros engagés, près de 1000 milliards d’ariary 

Partenaire de Madagascar depuis 65 ans, l’AFD n’a jamais interrompu son action aux bénéfices de la population de Madagascar même durant la Transition. Cette volonté sans faille et ce travail sur le long terme permettent aujourd’hui à l’AFD d’avoir engagé 271 millions d’euros sur des projets en cours, soit plus de 920 milliards d’ariary. 



Face au lourd bilan du cyclone Enawo, l’AFD soutient la PIROI dans son action

17/03/2017

Le cyclone Enawo, qui a frappé Madagascar début mars, a fait plusieurs dizaines de victimes et des milliers de sinistrés. La France a adressé ses condoléances à toutes les familles des victimes : l'AFD, qui soutient la Plateforme d'intervention régionale pour l'océan Indien (PIROI) , s'y associe.

Le plus puissant cyclone depuis 2012

Le cyclone tropical Enawo a frappé le 7 mars dernier Madagascar, laissant derrière lui un lourd bilan : 81 morts et près de 250 000 personnes déplacées, selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes malgache . Quant aux dégâts causés par la catastrophe, ils ne cessent de s’accroître. De nombreuses régions sont encore menacées d'inondations et de glissements de terrain à la suite des pluies torrentielles causées par le cyclone.

Classé au niveau 4 sur une échelle d’intensité qui en compte 5, le cyclone est le plus puissant frappant l’île depuis le cyclone Giovanna qui avait sinistré le pays en 2012.

 

500 tonnes de matériel d'urgence financées dès 2009

L'AFD soutient depuis 2009 un mécanisme régional mis en place par la Croix-Rouge française et basé à La Réunion : la Plateforme d'intervention régionale pour l'océan Indien (PIROI)

Le financement de l'AFD a permis à la PIROI de constituer des stocks de matériel à Madagascar, aux Comores et aux Seychelles, pour un total de 500 tonnes de matériel. 

 

Dispositif de secours depuis La Réunion

Après le passage d'Enawo, les besoins immédiats sont nombreux : hébergement, eau, hygiène, nourriture, biens de première nécessité… Des besoins immenses qui ont conduit le gouvernement malgache a appelé à une aide internationale pour faire face à l’urgence.

Le stock PIROI d'Antananarivo a quant à lui immédiatement été mobilisé pour la Croix-Rouge malgache. En complément, la PIROI, avec l'aide des autorités françaises, achemine depuis La Réunion 45 tonnes de matériel de reconstruction d'habitats à Madagascar.

 

Réagir face à l’urgence aux côtés des secours locaux

L'AFD est engagée dans le développement durable des 75 pays dans lesquels elle intervient. 

Afin de faire face aux situations de crise, l'Agence soutient depuis de nombreuses années des dispositifs portés par des organisations à la pointe de ces sujets qui, en complémentarité avec les services de secours nationaux, sont capables de mener des actions de grande ampleur sur le terrain, au plus près des populations sinistrées en des temps records. 

 

Le directeur général de l'AFD Rémy Rioux s'était rendu en juillet 2016 à La Réunion pour rencontrer les équipes de la PIROI

 

►  Pour en savoir plus sur les actions de l'AFD en cas de crise ou conflit



Exportations : les produits malgaches rayonnent en France !

01/03/2017

La 18ème édition du Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation s’est tenue à Lyon fin janvier 2017. Invité d’honneur, Madagascar a séduit par ses produits : neuf entreprises malgaches avaient fait le voyage grâce au projet Cap Export soutenu par l’AFD ! 

Cacao, riz rose et miel de baobab : quand les produits malgaches se découvrent 

Le Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation (SIRHA), qui se tient tous les deux ans, est destiné aux professionnels des métiers de « bouche », que ce soient les restaurateurs, les gérants d’épiceries fines ou les distributeurs.

Plus de 200 000 visiteurs professionnels, venus de 135 pays, dont 25 000 chefs cuisiniers étaient présents. Une véritable chance pour les producteurs de Madagascar de promouvoir leurs produits et de leur donner une visibilité sur le territoire français !

 

Mettre en lumière des produits du terroir…malgache !

Grâce au soutien du projet Cap Export soutenu par l’AFD et la Chambre de commerce et d’industrie France Madagascar , neuf entreprises malgaches ont pu présenter quelques-uns des produits phares de la Grande Île sur le Pavillon d’honneur, sous la bannière « Madagascar Truly Authentic ». 

 
L'espace "Madagascar Truly Authentic" sur le pavillon d'honneur du SIRHA  
 
 
Ainsi, durant plusieurs jours, les visiteurs ont pu découvrir le cacao de Madagascar, classé parmi les meilleurs du monde grâce au label « Cacao fin », le riz rose, le poivre vert ou encore la cannelle
 
La fameuse vanille de Madagascar était également présente, tout comme des produits moins connus : le miel de litchi ou de baobab, mais aussi le rhum et le poulpe.
 
Tous ces produits malgaches ont pu être mis en lumière et en bouche grâce à des dégustations préparées par le chef Lalaina, disciple d’Auguste Escoffier, membre de l’académie culinaire de France. 
 
  
À l’origine, le soutien français aux exportations malgaches
 
Cap Export , c’est un programme d’appui piloté par la Chambre de commerce et d’industrie France Madagascar (CCIFM) et financé par la Direction générale du Trésor et l’AFD, dans le cadre du Programme de renforcement des capacités commerciales .
 
L’objectif : améliorer le secteur des exportations malgaches en accompagnant les entreprises locales ayant des projets à l’export. Un accompagnement qui comprend un panel varié de services : formations, compagnonnage, participation à des salons etc, le tout au service de la promotion de leurs produits et de leurs actions commerciales.
 
Un soutien d’autant plus bénéfique qu’à Madagascar, la majorité des producteurs et des opérateurs peinent à imposer leurs produits sur le marché de l’exportation, à cause des contraintes normatives en matière de sécurité alimentaire ou des normes de packaging, très onéreuses. 
 
 
Les exportations à Madagascar : déjà plus de 10 ans de soutien de l’AFD 
  
Alors que le salon vient de fermer ses portes, les participants ont exprimé leur satisfaction d’avoir pu y participer et d’avoir contribué à la promotion de Madagascar. 
 
Bien qu’il soit encore trop tôt pour dresser un bilan définitif, les intentions de commandes s’élèvent à près de 3 millions d’euros
  
L’AFD, qui soutient le projet Cap Export depuis plus de 10 ans, est heureuse de contribuer à la réussite d’une telle initiative au bénéfice des entreprises de Madagascar et de l’emploi
 
 
Les dégustations des produits malgaches ont joué un rôle dans le succès du pavillon
 
 
Le salon en chiffres :
  • 60 m² dédiés à Madagascar ;
  • 9 entreprises présentes ;
  • 1 seul pays africain représenté : Madagascar ;
  • 1 200 contacts professionnels ;
  • 2500 dégustations.

La délégation malgache sous le feu des projecteurs du Salon international de la restauration, de l'hôtellerie et de l'alimentation à Lyon

 

 

 

 

 



Zoom sur : la sécurité foncière à Madagascar

24/02/2017

La terre, une ressource essentielle pour toute société. Toutefois, l’accès à la terre demeure inégal au Sud et fragilise les populations locales. Afin d’améliorer les revenus des producteurs, sécuriser leurs parcelles et diminuer les conflits liés au foncier, l’AFD met l’accent sur la sécurisation foncière à Madagascar.

 

La sécurité foncière, clé du développement agricole ?

La terre, source de nourriture, d’habitat, de revenu et d’identité. L’accès à la terre constitue ainsi une question vitale dans les sociétés rurales, surtout dans les pays où la concurrence et la pression foncières sont fortement marquées.

C’est notamment le cas dans les pays où l’agriculture et l’élevage occupent une place importante dans l’économie.

Face à des défis comme la croissance démographique, le changement climatique, l’amenuisement de la fertilité des sols et le besoin de sécurité alimentaire et énergétique au niveau mondial, la pression foncière s’aggrave.

Afin de favoriser l’essor économique d’un pays, et donc l’amélioration des conditions de vie de sa population, la sécurité foncière offre un ensemble de mesures et d’outils qui permet aux détenteurs de droits fonciers de jouir de ces droits et d’être protégés contre d’éventuelles contestations. Les propriétaires peuvent ensuite investir dans leurs terres. 

 

Une demande urbaine en produits alimentaire non satisfaite

Comme dans bien d’autres secteurs, la crise politique qui s’est achevée en 2013 a aggravé le niveau de pauvreté des populations de Madagascar

Deux régions ont été particulièrement touchées : Analamanga et Itasy, où l’on trouve le plus grand nombre de ménages pauvres parmi les 22 régions du pays.

 

Une parcelle de rizière dans la région d'Itasy

 

Particulièrement agricoles et, du fait de leur proximité avec la capitale, soumises à la demande urbaine en produits issus de l’agriculture, ces deux zones revêtent une importance particulière. Toutefois, l’offre ne correspond pas à la demande : on constate un déficit en produits alimentaire par rapport à la demande urbaine.

Conséquence : une tension inflationniste se retrouve sur les prix de vente.       

 

Vers une gestion plus équitable et durable des terres
 
Outre des projets de développement agricole ou de meilleures pratiques pour un meilleur rendement, la sécurité foncière est un aspect sous-traité sur lequel l’AFD s’attarde depuis plus de 10 ans
 
En 2004 déjà, l’AFD avait financé le premier guichet foncier de Madagascar à Amparafaravola, dans la région Alaotra Mangoro. 
 
La sécurité foncière est un problème récurrent qui porte préjudice au développement agricole. La micro-parcellisation des zones agricoles périurbaines, les difficultés et les lenteurs d’obtention de titres ou le manque d'accès aux certificats fonciers freinent les investissements et handicapent les initiatives d’intensification agricole
 
Travaux de marcotage des litchis à Ambarikely, Itasy
 
C’est la raison pour laquelle l’AFD soutient, aux côtés de l’Union européenne, un projet d’appui à la réforme et à la sécurisation foncière : le projet ARSF .
 
Une initiative qui s’inscrit dans la stratégie de l’Agence pour le développement de l’agriculture mais aussi la protection de l’environnement en promouvant des pratiques agroécologiques et du reboisement.
 
Ce projet, initié en 2016 prévoit notamment de doter 75 communes rurales de dispositifs de sécurisation des droits fonciers, de gestion du territoire et de fiscalité foncière. 
 
 
 
Des résultats déjà visibles 
 
Des résultats étaient déjà facilement observables en décembre 2016 :
  • quelques-uns des 4000 certificats et titres fonciers ont été délivrés ;
  • 11 nouveaux guichets communaux ont été officiellement déclarés ouverts ;
  • et 22 maires ont été formés pour une gestion foncière décentralisée efficace. 

 

Lors de la cérémonie, quelques unes des 2016 personnes ont reçu leur certificat foncier
 
Des chiffres encourageants qui devraient être suivis d’autres résultats, que ce soit sur les plans économique, social, environnemental ou institutionnel. 
 
Une loi sur la propriété privée est également en cours de préparation et l’AFD continuera à être pleinement mobilisée sur ce sujet. 
 
        
 
Un exemplaire de certificat foncier remis durant la cérémonie
 
L'un des certificats de formation dispensée à près de 200 personnes dans le cadre du projet
 


 
 
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