Le Groupe de l’AFD à Madagascar contribue à l’élaboration et la réalisation de politiques sectorielles publiques, soutient le développement des services financiers et des entreprises, prend part au Cadre de partenariat des aides budgétaires et accompagne les initiatives des ONG.
 
Tous instruments confondus, les versements du Groupe AFD à Madagascar en 2010 ont atteint 27,2M € (35 M $). Les nouveaux engagements se sont élevés à 39 M€ (51 M$) dont 6,7 M€ en dons et 28,6M € en risques (prêts concessionnels, sous-participations et prises de participation). Fin 2010, les encours en risques s’élevaient à 54,7 M€ (71 M $).
 
 
Photo © Chronowizard

Actualités

Appui à l'entreprise sociale Nutri'zaza

08/04/2013

 

L'AFD a signé une convention de financement de 900 000 € avec l’entreprise Nutri’zaza le mardi 02 avril 2013. S'inscrivant dans le cadre de la lutte contre la malnutrition infantile, cette subvention contribuera à la promotion d'un modèle innovant d'enteprise sociale à Madagascar.

 

De Nutrimad à Nutri'zaza : le passage d'une logique associative à une logique entrepreneuriale
 
A travers son programme Nutrimad , le Gret, en partenariat avec l'Institut de Recherche pour le Développement, a mis en place à Madagascar des centres de conseils d’éducation nutritionnelle et de fourniture d’aliments adaptés pour les bébés – les hotelin-jazakely – dans lesquels est distribuée la Koba Aina (complément alimentaire fabriqué localement par l’entreprise TAF) à un prix abordable pour les couches défavorisées. Depuis sa création, ce projet a été financé par des subventions récurrentes, notamment de l’Union Européenne, de la coopération française et de l’Unicef.
 
Afin de pérenniser les activités menées, les porteurs de projet ont décidé de passer d’une logique associative à une logique entrepreneuriale à travers la création d’une entreprise sociale : Nutri’zaza. Créée en février 2013, cette entreprise a pour mandat de poursuivre le développement du réseau des hotelin-jazakely en l’étendant progressivement à l’ensemble des centres urbains de Madagascar et la commercialisation de la Koba Aina dans les réseaux d’épiceries du pays et auprès des réseaux sociaux (ONG, associations caritatives ou projets de développement). Nutri’zaza vise ainsi à concilier deux objectifs :
- un objectif social de lutte contre la malnutrition, au service de la couche la plus défavorisée de la population.
- un objectif d’autonomie financière dans une perspective de pérennisation des activités. La viabilité économique de l’entreprise devrait être atteinte au bout de la quatrième année d’exercice, après le déploiement du réseau sur une trentaine de communes, la mise en place de soixante hotelin-jazakely supplémentaires, et la distribution de 150 000 repas au moins par mois. Les bénéfices réalisés seront réinvestis dans l’entreprise.
 
 
 
  Vente en porte à porte de Koba Aina par l'animatrice d'un hotelin-jazakely de la capitale
 
L'entreprise sociale à Madagascar : un modèle innovant au service du développement
 
L’entreprise a pour originalité de regrouper autour de la table des actionnaires aux profils différents :
- l’Ong Gret, concepteur et porteur de l’innovation, qui a réalisé les tests à l’échelle pilote,
- des investisseurs solidaires, provenant du monde de la finance solidaire (Investisseur et Partenaire pour le Développement, Solidarité Internationale pour le développement et l’investissement), du monde de l’entreprise « classique » malgache (TAF, le producteur local de la Koba Aina) et de la société civile (l’Association pour la Promotion des Entreprises Malgaches).
 
L’AFD accompagnera le démarrage de cette entreprise sociale à travers une subvention de 900 000 €, qui contribuera à :
- atteindre l’équilibre budgétaire et comptable de l’entreprise au cours des quatre premières années d’existence
- renforcer les capacités de l’entreprise à travers le financement d’une assistance technique réalisée par le Gret pendant cinq ans.
 

De gauche à droite : Jean-David Naudet, Directeur de l'AFD Madagascar, François Goldblatt, Ambassadeur de France à Madagascar, Luc Arnaud, Administrateur de Nutri'zaza



Journée de partage Santé Sud : promotion de la santé communautaire privée

19/02/2013

L’ONG Santé Sud intervient à Madagascar en appui à l’installation de médecins privés de santé communautaire en zones enclavées, en collaboration avec le ministère de la Santé publique et avec le soutien de l’AFD. Un atelier de partage a été organisé autour de ce projet le 8 février dernier à Antananarivo.
 

Partage d'expériences autour de la santé communautaire en milieu rural à Madagascar

Co-organisé par Santé Sud et l'Agence AFD de Madagascar, l’atelier a été l’occasion pour plus d’une centaine de personnes – médecins partenaires du projet, représentants du ministère de la Santé, PTF, ONG, Ordre National des Médecins, étudiants en médecine, etc. – d’en savoir davantage sur les activités de Santé Sud, de partager leurs expériences et d’échanger sur la thématique de l’offre de santé en milieu rural. Un film documentaire présentant les conditions d’exercice et de vie de ces médecins a été projeté lors de la rencontre et des prix ont été décernés à certains d’entre eux afin de les récompenser pour leur engagement et la qualité de leur travail.

 

Projection du film "Aiza ianao dokotera?" (Où êtes-vous docteur?) lors de l'atelier
 
 
 
 Remise de prix à certains médecins généralistes communautaires participant au projet
 
L'installation de médecins privés de santé communautaire par Santé Sud : une composante du Programme d'Appui Conjoint au Secteur Santé (PACSS)
 
L'appui de l'AFD aux activités de Santé Sud s'inscrit dans le cadre du PACSS . Ce programme de 12 millions d'euros vise à accompagner le ministère de la Santé publique dans l'élaboration et la mise en oeuvre de sa politique nationale de Santé à Madagascar. Le financement des activités d'installation de médecins privés de santé communautaire a fait l'objet d'une convention entre le ministère et Santé Sud et s'élève à un montant de 1,3 million d’euros sur quatre ans (2010 – 2014). Ce financement permet :
 
- d’étendre l’installation de médecins privés afin de couvrir un bassin de 300 000 personnes. Ces bénéficiaires sont prêts à payer pour accéder à de soins mais vivaient jusqu’alors trop loin des structures sanitaires publiques. Rappelons que 40% des malgaches vivent à plus de 5km d’un centre de santé de base.
 
- de contribuer à une meilleure prise en compte des acteurs privés dans la définition et la mise en œuvre de la politique publique de santé. Les activités sont réalisées avec un souci constant de complémentarité et d’articulation entre l’offre de santé publique et privée.
 
- d’attirer l’attention sur l’urgence de la question des ressources humaines dans le secteur de la santé à Madagascar. Le projet a montré comment, grâce à un dispositif d’accompagnement approfondi, des médecins peuvent exercer leur métier dans de bonnes conditions au sein de communautés rurales et peuvent en vivre.
 
 
Consultation dans le cabinet d'Antanandava (région Boeny)
 
La collaboration entre Santé Sud et le ministère de la Santé publique va aller plus loin en 2013 avec une expérimentation à la gestion privée de 4 centres de santé de base publics non fonctionnels.


Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives Conférence le 8 février à 16h Retransmise en DIRECT

08/02/2013

Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…

Suivez cette conférence EN STREAMING et EN DIRECT
vendredi 8 février à partir de 16h
08 fev. 2013
de 16h00 à 18h00
 
 inscrivez-vous 
Les relations
Chine - Afrique :
impacts pour le continent africain et perspectives
Conférence-débat, animée par Alain Henry, directeur des études
et recherches de l’AFD
 
 
À l’agence française de développement / salle Jacques Alliot
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures… Cette attention de la Chine se traduit également par des échanges commerciaux et des investissements directs en forte croissance. Quel est l’impact de cette présence chinoise sur le continent africain ? Quel apport réel pour le développement du continent ? Quels défis ? Et ceux-ci sont-ils différents selon les pays africains ? Cette conférence sera l’occasion de débattre sur ces questions en présence de quatre experts qui apporteront leurs regards et partageront leur expérience avec le public.
 avec 
Henri-Bernard Solignac-Lecomte
Économiste au Centre de développement de l’Organisation de coopération
et de développement économiques (OCDE)
Jean-Jacques Gabas
Économiste, maître de conférences à l’université Paris 11
et chercheur détaché au CIRAD
Dr. Roland Amoussou-Guenou
Enseignant de droit à Asian Institute of Technology, co-fondateur et président
de la fondation Asiafricafoundation
Thierry Paulais
Directeur adjoint du département Afrique de l’AFD
 3 présentations suivies de questions/discussions 
Etats des lieux des relations Chine-Afrique
Henri-Bernard Solignac-Lecomte
La stratégie des entreprises chinoises en Afrique
Dr. Roland Amoussou-Guenou
Les coopérations agricoles chinoises en Afrique
Jean-Jacques Gabas
INSCRIPTION OBLIGATOIRE SUR AFD.fr
Retrouvez dès le 1er février une tribune de 
Jean-Bernard Véron, expert en 
Prévention des crises 
et sortie de conflit, sur 
le   blog ID4D
 inscrivez-vous 
 
Agence Française de Développement / 5 Rue Roland Barthes - 75012 PARIS
Transports en commun : Arrêt Gare de Lyon / Sortie 9


Deux jours de débat sur la coopération régionale dans l'océan Indien

29/11/2012

Partager les expériences et échanger avec les acteurs et partenaires réunionnais autour des principaux thèmes de la stratégie de coopération régionale de l’AFD dans l’océan Indien, adoptée récemment, étaient les objectifs du premier séminaire des directeurs d’agence AFD de l’océan Indien, qui s'est tenu les 6 et 7 novembre derniers à Saint-Denis de La Réunion. Près de 80 personnes ont répondu présents pour débattre avec eux des enjeux de la coopération dans la région. 

►Téléchager les Actes et toutes les présentations du séminaire

Egalement aux côtés des directeurs des agences de Saint-Denis,  Port-Louis , Moroni , Mamoudzou  et Antananarivo , plusieurs représentants des départements Afrique et Outre-mer du siège de l'Agence à Paris ont fait le déplacement pour participer à cette rencontre cruciale pour les activités d’appuis de l'Agence à la coopération régionale dans l’océan Indien. Après une matinée en session interne, le groupe des représentants AFD a ouvert ses travaux aux acteurs de la coopération régionale dans le cadre de 8 ateliers thématiques.

Un champ de réflexion large : de la santé aux clusters régionaux

En débutant par la santé, le séminaire a entamé par un secteur prioritaire. La présentation du directeur du tout récent CHU de La Réunion  a suivi la présentation de la stratégie sanitaire régionale assurée par la directrice de l'Agence régionale Santé océan Indien. Enjeu majeur pour l'océan Indien, la recherche de synergies volontaristes dans le secteur sanitaire est en bonne voie. Après une présentation de la coopération éducative centrée sur le cas emblématique de Madagascar, un focus sur le rôle de la coopération décentralisée réunionnaise a ensuite clôturé la première journée. Le besoin de concertation entre ces initiatives a été notamment mis à jour.

Vue de la salle de conférence © AFD

 

Globalement, la seconde journée a été davantage centrée sur les problématiques de la coopération économique. Acteurs du secteur privé, partenaires publics et institutions au cœur de la coopération économique dans l’océan Indien ont notamment pu débattre des enjeux des financements européens dans la région grâce aux présentations de l'ambassadeur délégué à la coopération régionale et du secrétaire général aux Affaires régionales de la préfecture.

Les opportunités pour la région ont par ailleurs été rappelées par le secrétaire général de la Commission de l'océan Indien , qui a également saisi l'occasion pour préciser les principales priorités de l’institution dans le domaine économique.

Après ces ateliers orientés sur des éléments de stratégie régionale, les deux dernières sessions du séminaire ont été consacrées aux résultats opérationnels de la coopération économique : dans le domaine du tourisme, du développement durable ou des déchets.
 
 

Jean-Claude de L'Estrac, Secrétaire Général de la COI © J. Couriaut - AFD

 

Près de 80 participants sur deux journées

Avec près de 80 participants, un haut niveau de représentation et une couverture de l’événement par les médias locaux, le séminaire a rencontré un important succès.

Cette première édition s’est déroulée en introduction de la Conférence de coopération régionale océan Indien à laquelle a participé le directeur général adjoint, Didier Mercier, les 8 et 9 novembre 2012. Cette conférence était co-organisée par le ministère des Affaires étrangères et le ministère des Outre-mer et a été clôturée par Victorin Lurel, ministre des Outre-mer.
 
Les actes du séminaire  de l'AFD et les présentations des intervenants sont téléchargeables sur la page dédiée du site.


7 millions d'euros pour le renforcement du système de santé malgache

21/11/2012

Le 21 novembre dernier l’AFD a signé, avec le ministère malgache des Finances et du budget, un avenant à la convention de financement du Programme d’appui conjoint au secteur de la santé (PACSS), permettant le déclenchement de la deuxième tranche du programme. Cette signature s’est déroulée en présence de Jean-Christophe Belliard, ambassadeur de France à Madagascar.

 

Déclenchement de la deuxième tranche du PACSS

Le PACSS est un programme de 12 M€ visant à renforcer le système de santé à Madagascar. Cette subvention est mise en œuvre en deux phases :

- une première phase d’un montant de 5 M€ lancée en octobre 2010 et achevée en septembre 2012. Cette phase a permis de contribuer à la préservation du système de santé malgache malgré la crise, en maintenant la disponibilité de certains services pour la population et à soutenir le fonctionnement du système de santé ;
 
- une deuxième phase d’un montant de 7 M€ qui s’inscrira dans la continuité des activités financées dans la première tranche et permettra également d’appuyer de nouvelles activités. Cette phase démarrera en novembre 2012 et s’étendra jusqu’au 1er semestre de 2014.
 
De gauche à droite : Jean-Christophe Belliard (Ambassadeur de France à Madagascar), Jean-david Naudet (Directeur de l’agence AFD Madagascar), Hery Rajaonarimampianina (Ministre des Finances et du budget)
 
Quatre grands axes d'intervention
 
S’inscrivant dans les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), la mise en œuvre de ce programme sera articulée autour de quatre axes d’intervention:
 
- le renforcement de l’offre de services de santé  par l’allocation de ressources additionnelles aux régions, aux districts et aux formations sanitaires, ainsi que par l’appui aux initiatives soutenues par l’ONG Santé Sud en vue de favoriser l’installation et le maintien de médecins privés dans des zones rurales enclavées.

- des interventions novatrices en faveur de la demande, notamment à travers l’élargissement de la couverture contre le risque maladie par un soutien aux Organismes sanitaires interprofessionnels (OSIE).

- le développement et la gestion des ressources humaines par l’appui à la finalisation du plan de développement des ressources humaines en santé, le financement de formations (chirurgie essentielle et infirmiers anesthésistes) et l’incitation à l’installation de médecins publics dans les centres de santé de base éloignés.

- le renforcement institutionnel et le suivi-évaluation avec un volet d’appui à la surveillance épidémiologique en complément avec le projet RSIE (Réseau régional de surveillance des épidémies) des Etats membres de la Commission de l’océan Indien (COI).


Réception des travaux de sécurisation de la décharge d'Andralanitra

25/10/2012

 

Le 10 octobre 2012, l’AFD a assisté à la réception provisoire des travaux de sécurisation de la décharge d’Andralinatra, en présence de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA, maître d’ouvrage), de la COLAS (entreprise de travaux), de SOMEAH (maître d’œuvre) et du Service Autonome pour la Maintenance de la Ville d’Antananarivo.

 

Financé par une subvention de 2 M€ à l’Etat malgache – rétrocédée à la CUA – le projet de sécurisation de la décharge d’Andralanitra vise à améliorer l’environnement et la santé publique dans la capitale. Cette décharge brute, sans système de confinement et de traitement des eaux ruisselées, située au milieu d’une zone de marécages et à proximité de zones urbanisées, engendre de multiples nuisances (impact sur la qualité des eaux et du sol, dégagement d’odeurs et de gaz toxiques, pullulation d’insectes).
 
 
L'équipe de réception des travaux en premiers plan, les familles de chiffoniers travaillant sur la décharge en arrière plan
 
Les travaux ont débuté en février 2012  et se sont structurés autour de cinq axes :
- La construction d’une digue de ceinture permettant la démarcation physique au sol des limites de la décharge ;
- L’aménagement d’une piste de service, permettant l’exploitation du site en période de pluies, ainsi qu’un remplissage organisé et séquentiel des alvéoles ;
- La construction d’un mur de ceinture, adossé à la digue de ceinture et permettant de restreindre l’accès au site, et ainsi mieux contrôler les activités en dépendant ;
- L’amélioration de l’environnement du site par l’aménagement d’une piste de contournement de la décharge, la construction de caniveaux de drainage, la pose d’un réseau d’eau potable alimentant les villages alentours, et la couverture des alvéoles pour limiter la production de lixiviats ;
- Le reprofilage des talus, permettant la formation progressive d’un dôme de déchets.
 
 
 
 
Avant / après : la piste de service permettant aux camions bennes de décahrger les ordures
 
En attendant la mise en place d’une nouvelle décharge contrôlée, ces travaux visent donc à autoriser une exploitation par tout temps de la décharge, à stopper ses extensions latérales, incompatibles avec sa fermeture à moyen terme, et à fermer l’accès du site au public.
 
  
Avant / Après : la digue de ceinture autour de la décharge
 
Les travaux constituent la première composante de ce projet de sécurisation de la décharge. Ils seront complétés par deux autres axes d’intervention :
i) l’organisation de l’exploitation;
ii) l’accompagnement social des familles pauvres exploitant actuellement la décharge. 
 

 



 
 
1 
2  3  4  5   ... 
 
 
Archives