Bienvenue sur le portail de l'AFD à Maurice
La mission de l’Agence de Port-Louis est d’accompagner l’ouverture de l’économie mauricienne et de faciliter son intégration dans la région de l’océan Indien, en améliorant la compétitivité du secteur productif et l’efficacité du secteur public. Depuis 2006, l’AFD finance de nombreux projets à travers toute une gamme d’instruments d’intervention .
Photo AFD - R. Etwaroo
À la une
Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives Conférence le 8 février à 16h Retransmise en DIRECT
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…
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Deux jours de débat sur la coopération régionale dans l'océan Indien
Partager les expériences et échanger avec les acteurs et partenaires réunionnais autour des principaux thèmes de la stratégie de coopération régionale de l’AFD dans l’océan Indien, adoptée récemment, étaient les objectifs du premier séminaire des directeurs d’agence AFD de l’océan Indien, qui s'est tenu les 6 et 7 novembre derniers à Saint-Denis de La Réunion. Près de 80 personnes ont répondu présents pour débattre avec eux des enjeux de la coopération dans la région.
►Téléchager les Actes et toutes les présentations du séminaire
Egalement aux côtés des directeurs des agences de Saint-Denis, Port-Louis , Moroni , Mamoudzou et Antananarivo , plusieurs représentants des départements Afrique et Outre-mer du siège de l'Agence à Paris ont fait le déplacement pour participer à cette rencontre cruciale pour les activités d’appuis de l'Agence à la coopération régionale dans l’océan Indien. Après une matinée en session interne, le groupe des représentants AFD a ouvert ses travaux aux acteurs de la coopération régionale dans le cadre de 8 ateliers thématiques.
Un champ de réflexion large : de la santé aux clusters régionaux
En débutant par la santé, le séminaire a entamé par un secteur prioritaire. La présentation du directeur du tout récent CHU de La Réunion a suivi la présentation de la stratégie sanitaire régionale assurée par la directrice de l'Agence régionale Santé océan Indien. Enjeu majeur pour l'océan Indien, la recherche de synergies volontaristes dans le secteur sanitaire est en bonne voie. Après une présentation de la coopération éducative centrée sur le cas emblématique de Madagascar, un focus sur le rôle de la coopération décentralisée réunionnaise a ensuite clôturé la première journée. Le besoin de concertation entre ces initiatives a été notamment mis à jour.
Vue de la salle de conférence © AFD
Globalement, la seconde journée a été davantage centrée sur les problématiques de la coopération économique. Acteurs du secteur privé, partenaires publics et institutions au cœur de la coopération économique dans l’océan Indien ont notamment pu débattre des enjeux des financements européens dans la région grâce aux présentations de l'ambassadeur délégué à la coopération régionale et du secrétaire général aux Affaires régionales de la préfecture.
Les opportunités pour la région ont par ailleurs été rappelées par le secrétaire général de la Commission de l'océan Indien , qui a également saisi l'occasion pour préciser les principales priorités de l’institution dans le domaine économique.
Jean-Claude de L'Estrac, Secrétaire Général de la COI © J. Couriaut - AFD
Près de 80 participants sur deux journées
Avec près de 80 participants, un haut niveau de représentation et une couverture de l’événement par les médias locaux, le séminaire a rencontré un important succès.
L’AFD signe son retour aux Seychelles
Une convention de prêt de 10 millions d'euros a été signée le 26 novembre 2012 à Victoria, capitale des Seychelles. Ce financement s’inscrit dans un ambitieux programme d’eau et d’assainissement cofinancé par la Banque Européenne d’Investissement, l’Union européenne, la Banque Africaine de Développement et la République des Seychelles pour un montant global de 54,6 millions d'euros.
Ce financement marque le retour opérationnel de l’AFD aux Seychelles après un long gel de ses activités lié à la question du traitement de la dette (selon l'accord de consolidation de dettes signé en juillet 2010 entre la France et les Seychelles). Depuis fin 2008, les Seychelles se sont par ailleurs engagées avec le FMI dans un vaste programme de réformes des finances publiques (Extended Fund Facility Arrangement), régulièrement salué par la communauté internationale.
L'eau aux Seychelles : une ressource abondante mais mal exploitée
Le secteur de l’eau et de l’assainissement aux Seychelles souffre depuis 30 ans d’un sous-investissement chronique et d’une gestion peu professionnelle à la fois du réseau et des ressources humaines. Bien qu’abondante, la ressource en eau est de fait aujourd’hui largement sous-exploitée, occasionnant un stress hydrique important au détriment des populations et du développement économique. Les réseaux d’assainissement sont quant à eux soit inexistants, soit dans un état de délabrement avancé.
Ce projet a une ambition globale, il participera à la réalisation d’infrastructures sur les 3 principales îles de l’archipel (Mahé, Praslin et La Digue), œuvrera au renforcement de capacité de la Public Utilities Corporation (PUC) à travers un important volet d’assistance technique, et visera à établir un environnement réglementaire et législatif durable afin de garantir à la PUC les moyens de son développement.
De part son montage financier, il a également pour vocation à renforcer nos partenariats avec les autres acteurs de développement, notamment européens, en recherchant un effet d’entraînement sur d’autres ressources (cofinacement AFD/BEI/UE).
Cette convention de prêt a été signée par le Ministre des Finances de la République des Seychelles, M. Pierre Laporte, le Chargé d’affaires de l’Ambassade de France aux Seychelles, M. Bernard Maizeret, et la directrice de l’agence régionale de Port-Louis couvrant Maurice et les Seychelles, Mme Laurence Breton-Moyet.
Signature des conventions de financement de l’extension du terminal à conteneurs de l'île Maurice
Les conventions de financement de l’extension du terminal à conteneurs de l'île Maurice ont été signées le 26 octobre dernier. Ces signatures font suite à l'octroi par l’AFD le 18 janvier 2012 d'un prêt direct à la Mauritius Port Authority pour le cofinancement de l’extension du terminal à conteneur à hauteur de 42,5 millions de dollars, qui fait l’objet d’une garantie de l’Etat mauricien.
Ce financement s’accompagne d’une subvention de 3 millions d'euros accordée par le fonds fiduciaire UE-Afrique pour les Infrastructures, destinée à réduire les impacts environnementaux et sociaux du projet.
Ce projet vise à positionner Maurice comme un possible port de transbordement pour la région Océan Indien. Il est éminemment stratégique pour l’économie mauricienne puisqu’il permettrait de maintenir les lignes directes et ainsi réduire le taux de fret.
Ce projet poursuit en outre les objectifs de la Commission de l’Océan Indien, que soutient l’AFD, de faciliter la connectivité et de réduire le coût d’accès aux marchés locaux ou internationaux pour les petits iles de la région.
Enfin, c’est un projet emblématique des complémentarités et des réponses que peuvent apporter conjointement l’UE et l’AFD, aux grands enjeux de développement de Maurice, en combinant et potentialisant leurs outils de financement et expertises complémentaires.
Les conventions de financement de l’extension du terminal à conteneurs de l'île Maurice ont été signées par la Mauritius Port Authority, le Ministre des Finances, l’AFD et l’Ambassadeur de France, en présence de l'Ambassadeur européen.
Afrique contemporaine n°242 | Les tabous du constitutionnalisme en Afrique « francophone »
Botswana et Maurice, deux miracles africains. Ce nouveau numéro d'Afrique contemporaine interroge la crédibilité et l’effectivité des mécanismes prévus par les constitutions. Quels contre-pouvoirs imaginer face aux chefs d’État ?
Faut-il ou non proscrire des limites au renouvellement des mandats présidentiels ? Quelle place attribuer à l’ethnie et aux populations dans le dispositif constitutionnel ? Quel rôle conférer aux armées ? Doit-on se dispenser des élections dont on dit qu’elles sont sources de nombreuses crises ?
Autant de questions taboues, de non-dits et d’interdits que viennent briser les auteurs de ce dossier, qui s’étaient retrouvés pour des échanges intenses à Lomé en 2011, à partir d’exemples précis, notamment tirés de l’Afrique francophone. Le dossier vient bousculer un constitutionnalisme souvent conçu comme ineffectif, tributaire de règles et principes pensés ailleurs, violé et instrumentalisé par les gouvernants et ignoré des gouvernés, et surtout impuissant à promouvoir la démocratie.
Le constitutionnalisme est devenu un élément de la vie politique en Afrique, mais il est aussi mis à l’épreuve. Et l’époque est à la recherche de nouveaux paradigmes et approches plus conformes aux sociétés et plus aptes à promouvoir la démocratie. Le débat et la controverse sont ouverts, avec les contributions de Jean du Bois de Gaudusson, Dodzi Kokoroko, Guy Rossatanga-Rignault, Fabrice Hourquebie, Alain Ondoua, Ismaïla Madior Fall, Soubahimbane Sambou et Alexis Essono Ovono.
Retrouvez la collection "Afrique contemporaine" ici
Éducation et formation en Afrique : quels enjeux ? Quels nouveaux outils ?
Où en est aujourd'hui l'Afrique subsaharienne en matière d'éducation et de formation professionnelle ? Est-elle en mesure d'accompagner ses futures générations vers l'emploi ? De quels atouts et outils dispose t-elle? Quatre experts de la division éducation (EDU) nous apportent dans une interview vidéo des éléments de réponse à travers un panorama de la problématique éducative et formative en Afrique subsaharienne.
Crédit photo : 2iE, AFD
En Afrique, les deux tiers de la population ont moins de 24 ans
L’éducation est à la fois un droit fondamental et l’une des clés du progrès social et du développement économique, essentiel à la lutte contre les inégalités. En
Afrique
, 2/3 de la population a moins de 24 ans. Cette jeunesse est l’avenir du continent, son plus grand espoir mais constitue aussi un énorme défi pour le développement puisque 20% des jeunes sont actuellement au chômage.
Cette croissance doit à tout prix rester un atout pour bâtir une Afrique innovante, productive, économiquement solide et socialement solidaire, et non devenir un obstacle à ses chantiers de développement. Pour y parvenir, il lui faut miser en priorité sur l'éducation et la formation professionnelle.
Éducation de base mais aussi formation professionnelle
Avec cette tendance démographique et la montée du chômage, il est nécessaire d'intégrer dans notre approche non seulement les préoccupations relatives à
l'éducation de base
mais également à l'enseignement secondaire, supérieur, la formation professionnelle, avec un accent mis sur
l’insertion et l’emploi des jeunes
. Face à ces défis, l'AFD au cours des dix dernières années a investi plus d'un milliard d'euros dans le secteur de l'éducation/formation, dont 2/3 sur le continent africain. Et dans les trois prochaines années, ses financements dans l'éducation devraient s'élever à plus de 500 millions d'euros, toujours majoritairement sur le continent africain.
(Synthèse de l'intervention de Virginie Bleitrach).
L’effectif scolarisé a augmenté de 31% en dix ans
Depuis une dizaine d’années, des progrès considérables ont été faits en termes d’accès à l’école primaire. L’Afrique subsaharienne a enregistré les résultats les plus importants ces dix dernières années.
Entre 1998 et 2009, l’effectif scolarisé a augmenté de 31% (soit 58 millions d'élèves supplémentaires).
En dépit de ces résultats, 1/4 des enfants qui devraient être à l’école n'est toujours pas scolarisé. C’est désormais aux autres cycles d’enseignement qu’il faut améliorer l'accès, notamment le cycle secondaire. Seuls 34% des enfants y accèdent à l'heure actuelle.
Le défi de la qualité de l'enseignement
Actuellement, 47 millions de jeunes en Afrique subsaharienne ne disposent pas des compétences de base pour lire et écrire. L’AFD s’est attachée ces dernières années à soutenir les réformes nationales éducatives en appui avec les autres partenaires techniques et financiers.
(Synthèse de l'intervention de Marion Butigieg)
La formation professionnelle est un secteur en pleine expansion dans la majorité des pays d'Afrique subsaharienne. Leurs dirigeants ont placé parmi leurs priorités la formation professionnelle et l'insertion des jeunes.
Cela dit, l'on part de loin, car beaucoup de pays ont des dispositifs de formation sous-dimensionnés, des équipements obsolètes, des formateurs n'ayant pas bénéficié de recyclage de formation continue depuis très longtemps.
Faire correspondre l'offre et la demande sur le marché du travail
Il résulte des éléments précédemment énoncés qu'un grand nombre de jeunes en fin de cursus, bien qu'effectivement formés, ont un profil en inadéquation avec les besoins du marché du travail qu'il faut, par ailleurs, identifier et anticiper. La situation est difficile, mais reste cependant encourageante puisque de nombreux pays ont mis ce point leur agenda politique.
L'AFD reçoit de plus en plus de demandes visant à réunir les conditions d'un rapprochement de la formation professionnelle et du marché de l'emploi. Cela passe par une mise en relation entre les centres professionnels et les entreprises (par le biais de partenariats publics-privés), de façon que les secondes puissent indiquer aux dispositifs de formation et d'apprentissage quels sont exactement leurs besoins de compétences actuels et les emplois à venir.
Revaloriser la formation aux métiers
Cette volonté se traduit par la mise en place de dispositifs de formations plus souples, courtes, orientées vers le métier, certifiées et reconnues et qui, de facto, vont bénéficier d'une image plus positive qu'elle ne l'est actuellement. En effet, dans ces pays, l'apprentissage ou la formation aux métiers est encore considéré comme peu valorisant par les parents et par les jeunes eux-mêmes.
Fédérer les compétences pour faire de la formation un outil complet
Dans la plupart des pays, on peut constater que seulement 5% du budget de l'Éducation nationale est alloué à la formation professionnelle. Ce qui est totalement insuffisant. Pour relever ces défis, nous essayons de travailler en synergie avec d'autres types de compétences que les nôtres - la formation professionnelle n'étant qu'un outil dans le paysage de l'aide au développement. Il faut des synergies avec, par exemple, les départements et les divisions qui s'occupent de l'appui au secteur privé et de la microfinance, ou encore les départements spécialisés dans l'appui au développement agricole et aux métiers en milieu rural.
L'AFD a appuyé un peu plus de 60 projets dans une quinzaine de pays pour un montant d'environ 280 millions d'euros et la demande est de plus en plus forte.
(Synthèse de l'intervention de Christian Fusillier)
Les NTIC, une solution pour améliorer l'accès et la qualité de l'éducation et de la formation ?
De manière générale, les problèmes identifiés ont trait à la qualité de l'éducation, au delà de l'accès proprement dit, et à l'adéquation des formations avec les besoins des secteurs productifs. À l'AFD, nous sommes convaincus que les outils numériques sont tout à fait adaptés au développement et à l'amélioration de la qualité de l'éducation et de la formation en Afrique. Aujourd'hui, beaucoup de freins sont levés. Le taux de pénétration du téléphone mobile en dix ans est considérable. On était au début des années 2000 à 10% de taux de couverture géographique en Afrique subsaharienne. Aujourd'hui, nous sommes à 80%. Cela représente par ailleurs 30 % de la population.
L'investissement dans les NTIC, un indicateur de performance des systèmes éducatifs ?
L'OCDE élabore des études et tests de performances des élèves, le PISA (acronyme de "Programme for International Student Assessment "), en français, "Programme international pour le suivi des acquis des élèves". Celui-ci montre que les pays qui utilisent de manière poussée les outils numériques sont les plus performants. Les jeunes Finlandais qui bénéficient d'un ordinateur pour deux élèves au collège sont les premiers en maths au test PISA, les Sud-Coréens, très bien équipés également, sont seconds alors que les français arrivent au 17ème rang parmi la soixantaine de pays évalués.
L'investissement dans les technologies joue un rôle déterminant dans les performances des élèves et donc des systèmes éducatifs. En Corée du sud, pays qui a fortement investi pour ses technologies en éducation dès le début des années 90, les enseignants utilisent les TIC pour enseigner. Avec l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), nous mettons en place des programmes et des dispositifs pour accompagner et sensibiliser les enseignants à la prise des nouvelles technologies de l'information
Trop de projets isolés, pas assez de coordination
Il existe aujourd'hui beaucoup de projets pilotes sans suite, sans écho du fait d'un manque de coordination entre les bailleurs de fonds et les programmes sectoriels de l'éducation mis en oeuvre par les gouvernements. Cette coordination est pourtant une condition pour que ces projets puissent être déployés à l'échelle d'un pays ou d'un système éducatif.
L'AFD a donc réuni un groupe de travail avec des bailleurs de fonds, des utilisateurs du sud, des universitaires et des chercheurs pour essayer de formuler des propositions qui aideront à passer du stade de l'expérimentation des projets à leur mise en oeuvre effective dans les systèmes éducatifs africains.
(Synthèse de l'intervention de Jean-Christophe Maurin)

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