Le Groupe Agence Française de Développement (AFD) intervient en République Islamique de Mauritanie (RIM) depuis 1978.

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Santé au Sahel : l’AFD, la Fondation Bill & Melinda Gates et Gavi s’engagent ensemble pour renforcer la vaccination dans six pays de la région du Sahel

25/06/2015

L'AFD,  Gavi, l’Alliance du Vaccin et la Fondation Bill & Melinda Gates  ont signé aujourd’hui, au Quai d’Orsay, en présence de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international et d'Annick Girardin, secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, un partenariat innovant d’un montant de 100 M€, destiné à accroitre la couverture vaccinale dans six pays francophones de la zone sahélienne : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.

Cet accord de financement tripartite facilitera l’introduction de nouveaux vaccins ainsi que le renouvellement des programmes existants et le renforcement des systèmes de santé dans les pays concernés. Grâce aux efforts de ces pays, la couverture vaccinale s’est sensiblement améliorée ces 10 dernières années mais la proportion d’enfants ayant reçu une vaccination de base complète est encore insuffisante. 


Crédit : Fred Tissandier

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international a déclaré : "La santé occupe une place importante au sein de notre action internationale : non seulement parce qu’elle constitue une composante essentielle du développement,  mais aussi parce qu’elle est étroitement liée aux droits de l’homme et à la sécurité des populations - enjeux sur lesquels notre diplomatie est fortement mobilisée. Je me félicite de l’inauguration de ce  partenariat qui vise à renforcer les programmes de vaccination et les systèmes de santé dans six pays du Sahel et qui démontre que des "coalitions d’acteurs" peuvent être mises en place au service du développement."

Selon Anne Paugam, Directrice Générale de l’AFD,  "dans un contexte en forte mutation, l’AFD est engagée dans la recherche de mécanismes innovants, en développant de nouveaux partenariats et de nouveaux instruments, pour mobiliser des sources de financements additionnelles. L’AFD se félicite donc de cette première opération avec la Fondation Bill & Melinda Gates et Gavi, qui permettra d’améliorer la santé des populations des six pays ciblés et de contribuer à la sécurité sanitaire régionale."
 
"Gavi remercie la France ainsi que la Fondation Bill & Melinda Gates pour cet investissement par la voie de l’AFD qui contribuera à protéger 15 millions d’enfants contre des maladies évitables par la vaccination et sauver ainsi un demi-million de vies," a souligné le Dr Seth Berkley, Directeur exécutif de Gavi. "Ce partenariat innovant démontre une nouvelle fois l’engagement fort de la France en faveur de la santé mondiale et du développement des pays les plus fragiles." 
 
Bill Gates, Co-Président de la Fondation Bill & Melinda Gates, a déclaré : "Une nouvelle fois, la France s’engage au sein du programme de vaccination Gavi pour que des centaines de millions d’enfants puissent être immunisés et grandir en bonne santé.  La France a toujours joué un rôle pionnier dans le financement des programmes pour l’amélioration des systèmes de santé. Malgré un contexte économique difficile, la France réaffirme aujourd’hui son engagement en faveur de la solidarité internationale."
 
La France a réaffirmé son soutien à Gavi lors de la conférence de reconstitution de ses ressources, le 27 janvier dernier à Berlin, où la secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie, Annick Girardin, a annoncé cette initiative pilote de 100 millions d’euros en parallèle d’un nouvel engagement de 150 millions dans la Facilité internationale de financement pour la vaccination (IFFIm). Cette conférence a permis de lever 7,5 milliards US$ pour lancer des campagnes de vaccination efficaces et préparer l’avenir. 
 
 
Gavi, l’Alliance du Vaccin, est un partenariat public-privé qui a pour mission de sauver la vie des enfants et de protéger la santé des populations en élargissant l’accès à la vaccination dans les pays pauvres. L’Alliance réunit les gouvernements de pays donateurs et de pays en développement, l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF, la Banque mondiale, l’industrie pharmaceutique, des instituts techniques et de recherche, des organisations de la société civile, la Fondation Bill & Melinda Gates ainsi que d’autres partenaires du secteur privé. Gavi a mis en œuvre un certain nombre de mécanismes innovants, dont le cofinancement par les pays bénéficiaires, afin de garantir un financement durable et un approvisionnement adéquat en vaccins de qualité. Depuis 2000, 500 millions d’enfants ont été vaccinés et près de 7 millions de décès prématurés évités grâce aux programmes financés par GAVI.
Pour en savoir plus, visitez le site ►  www.gavialliance.org
 
► Animée par la conviction que toutes les vies ont la même valeur, la Fondation Bill et Melinda Gates œuvre pour que chaque individu puisse mener une vie productive, en bonne santé. Dans les pays en développement, elle tente principalement d’améliorer la santé des personnes et de leur donner une chance de se sortir de la faim et de la misère. Aux États-Unis, elle cherche à s’assurer que l'ensemble des individus, en particulier les plus démunis, aient accès aux opportunités nécessaires à leur réussitescolaire et personnelle. Basée à Seattle, dans l’État de Washington, la fondation est dirigée par son PDG, Dr. Susan Desmond-Hellmann, et son coprésident, William H. Gates Sr., sous la direction de Bill et Melinda Gates et de Warren Buffett.
Pour en savoir plus, visitez le site ►  http://www.gatesfoundation.org/

 



Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



L’AFD soutient 12 nouveaux projets d’Organisations françaises de la société civile pour un montant de 7 millions d’euros

12/02/2014

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 11 février 2014. Il a approuvé l’attribution de douze nouvelles subventions.

PFCE - Renforcer des acteurs du commerce équitable

Subvention de 496 655 euros sur 3 ans (soit 34 % du montant du budget total) pour un projet de structuration du milieu associatif porté par la Plate-forme du commerce équitable (PFCE). Le projet vise à organiser la concertation et la coordination des acteurs représentant le commerce équitable. Il permettra de produire de l’expertise sur le sujet et d’engager un dialogue de haut niveau entre toutes les parties prenantes  (acteurs du Nord et du Sud, organisations de la société civile et organisations de producteurs, chercheurs et media) dans la recherche de solutions concrètes pour renforcer les capacités des producteurs, le soutien des entreprises et la fiabilité des labels. L’enjeu est de développer l’échange de pratiques, la formation et les exercices de capitalisation. Le projet permettra de sensibiliser le grand public et les médias sur le commerce équitable comme facteur de développement et contribuant à plus de responsabilité sociale et environnementale.

CCFD-TS – Education au développement par le web 

Subvention de 132 428 euros (soit 50% du budget global) sur un an au Comité contre la faim et pour le développement – Terre solidaire (CCFD-TS) pour un projet visant à mobiliser de nouveaux publics sur le web, dans une démarche d’éducation au développement (EAD). Ce projet s’inscrit dans une réflexion sur le rôle du web dans la sensibilisation des citoyens aux questions de solidarité internationale. Il prévoit le déploiement d’une boîte à outils permettant d’atteindre de nouveaux publics et d’interagir sur les enjeux de la solidarité internationale, une capitalisation sur des projets éducatifs sur le web. Le projet prévoit aussi la création d’un consortium d’acteurs autour d’une recherche action visant à mutualiser les bonnes pratiques des différents acteurs du web et à nourrir la réflexion sur l’utilisation du web à des fins pédagogiques et au profit de l’EAD. A terme, près de 500 jeunes adultes membres du réseau profiteront des nouveaux dispositifs numériques. Le projet bénéficiera aussi à près de 500 000 personnes à travers le réseau Ritimo, partenaire du CCFD-TS sur ce projet.

AOI – Appui au développement de la santé bucco-dentaire au Laos et à Madagascar

Subvention de 700 000 euros (soit 47 % du budget global) sur 3 ans à Aide ontologique internationale (AOI) pour un projet d’appui au développement intégré de la santé bucco-dentaire au Laos et Madagascar. Le projet vise à accompagner les gouvernements laotiens et malgaches dans le renforcement des programmes de fluoration de sel et le contrôle qualité des dentifrices fluorés disponibles sur les marchés d’Antananarivo et de Vientiane. Il entend aussi améliorer l’accès aux soins de qualité en travaillant sur la prévention des infections nosocomiales liées au manque d’hygiène dans les hôpitaux et cabinets dentaires. Le projet proposera aux cadres de santé publique des ministères des formations sur la stratégie d’intervention sur les problèmes de santé bucco-dentaire. Une capitalisation de ces expériences sera menée afin de renforcer la stratégie d’éducation au développement d’AOI et d’échanger sur les bonnes pratiques tirées du terrain, à destination de la profession dentaire en France. Au terme du projet, 9 hôpitaux et 30 médecins communautaires à Madagascar ainsi que les enseignants et étudiants de la faculté de Vientiane bénéficieront des activités de formation à la sécurité des soins et au soulagement de la douleur. Près de 35% de la population laotienne et 12% de la population malgache seront concernés par les programmes de fluoration de sel.

Acting for life – Préserver les écosystèmes et la biodiversité grâce à l'agropastoralisme au Togo

Subvention de 461 399 euros (soit 50% du montant total du projet) sur 3 ans à Acting For Life pour un projet visant à amener les associations de riverains des forêts classées, des aires protégées et les associations d’éleveurs à se concerter pour prendre des positions communes sur les enjeux de la gestion durable des ressources naturelles liées à la mobilité de l’élevage au Togo. Ce projet permettra la réalisation d’investissements productifs (pistes de transhumance, infrastructures de commercialisation du bétail) gérés de façon inclusive et transparente par les usagers et les acteurs institutionnels concernés. Ce projet s’inscrit dans la continuité du Programme régional d’appui à la productivité de l’élevage (PRAPE : 2012-2015), et constitue un prolongement du Projet d’appui à la productivité de l’élevage dans les systèmes agropastoraux au Nord du Togo (PAPE : 2012-2014) tous deux mis en œuvre par Acting For Life.

Etudiants et développement – Accompagner les dynamiques citoyennes et solidaires des étudiants au Maroc


Subvention de 206 000 euros (soit 50% du montant total du projet) sur 2 ans à Etudiants et développement pour un projet visant à soutenir l’engagement des étudiants marocains dans des dynamiques associatives citoyennes et solidaires d’intérêt général. Le projet s’est fixé comme objectifs d’accompagner les jeunes étudiants dans le développement de projets citoyens et solidaires et de mettre en réseau les collectifs étudiants. Afin de soutenir et reconnaitre l’engagement associatif étudiant, une large réflexion sur la responsabilité sociale des universités rassemblant aussi bien les responsables d’établissements et les institutionnels que les étudiants sera menée. A terme, les effets attendus sont notamment le renforcement de l’action bénévole et de l’engagement associatif étudiant, une meilleure représentation de la jeunesse engagée ainsi que sa participation au débat public. Les activités proposées s’adressent en premier lieu aux étudiants des deux principales universités de Casablanca et Rabat (et d’établissements d’enseignement supérieur des villes environnantes) qui rassemblent 40% de la population estudiantine marocaine.

Secours catholique – Appui à la sécurité alimentaire en Mauritanie

Subvention de 759 142 euros (soit 50% du montant total du projet) sur 4 ans au Secours catholique-France pour un projet d’appui à la sécurité alimentaire des populations rurales dans la région du Brakna, au sud de la Mauritanie. Le projet vise à contribuer durablement à la réduction du déficit de production agricole par, notamment, la création et la réhabilitation de petits périmètres irrigués pour la riziculture et le maraîchage. Il vise également à améliorer la disponibilité de stocks céréaliers de proximité dans la durée par la mise en place de magasins de stockage dotés d’un fonds de roulement. Le projet bénéficiera directement à 20 000 personnes et indirectement aux populations des 30 villages de la zone, soit environ 40 000 personnes.

Plan international France - Appui à l’insertion des jeunes en milieu urbain en Egypte


Subvention de 281 358 euros (soit 50% du montant total du projet) sur 3 ans à Plan international France pour soutenir l’insertion socioéconomique des jeunes femmes et jeunes hommes dans trois villes d’Egypte, dans un environnement inclusif et plus favorable à l’égalité de genre. Plan France intervient à travers ce projet en appui à Plan Egypte pour assurer un accompagnement adapté à 2000 jeunes en situation de vulnérabilité afin de favoriser leur accès à un emploi décent. Cet accompagnement prendra la forme de formations professionnelles et de sessions de renforcement des compétences personnelles des jeunes. L’ONG visera à développer un réseau d’acteurs clés publics et privés, et à renforcer leurs capacités à intégrer dans l’entreprises les travailleurs les plus vulnérables et faisant l’objet de discriminations, en particulier les jeunes femmes et les personnes en situation de handicap.

Croix Rouge française - Réduire les risques de catastrophes naturelles au Vietnam

Subvention de 737 500 euros (soit 50% du montant total du projet) sur 3 ans et demi à la Croix Rouge française pour un projet visant à réduire les risques liés aux catastrophes naturelles dans deux provinces montagneuses du Nord Vietnam. L’objectif est de renforcer les capacités des communautés rurales à faire face à ces risques, via une meilleure information, des actions de formation, la mise en place d’équipes provinciales et communales de réponse à l’urgence. Le projet financera également des investissements communautaires inscrits dans des plans locaux de gestion des risques. Un volet spécifique concernera les écoles, avec la formation des maîtres et des élèves. Un volet de capitalisation permettra de diffuser les bonnes pratiques au niveau national. Ce projet qui s’appuie sur le savoir-faire de la Croix Rouge vietnamienne, s’inscrit dans un programme national de gestion des risques à mener dans 6 000 communes du pays. Les bénéficiaires directs sont estimés à 60 000 personnes dans 12 communes, mais ils pourraient atteindre les 300 000 personnes, de manière indirecte, par réplication des méthodes au niveau national.

IECD – Améliorer la prise en charge des drépanocytaires en Afrique Centrale et à Madagascar

Subvention de 1 488 000 euros (soit 60% du montant total du programme) sur 4 ans à l’Institut européen de coopération et de développement (IECD) pour un programme visant à poursuivre et à étendre les actions déjà entreprises par l’ONG dans les 4 pays africains (Congo Brazzaville, RDC, Cameroun et Madagascar) sur la lutte contre la drépanocytose. Première maladie génétique au monde, la drépanocytose est pourtant délaissée par les financements internationaux. Ce programme permettra d’étendre le dépistage précoce de la maladie, la prise en charge de son traitement ainsi que l’information du grand public, de manière à lutter contre l’exclusion sociale dont sont victimes les personnes touchées par cette pathologie. Des actions de plaidoyer dans chaque pays conduiront à mieux intégrer la prise en charge de la maladie dans les politiques de santé publique et à rechercher des sources de financement pérenne. Un réseau international (le REDAC) sera consolidé pour mener des actions transversales. Ce programme devrait améliorer directement les conditions de vie de près de 4 500 personnes malades, étendre le dépistage à près de 100 000 femmes, informer environ 160 000 personnes du grand public et former environ 1 000 personnels de santé.

MDM – Réduire la mortalité maternelle liée aux grossesses non désirées en Haïti

Subvention de 500 000 euros (soit 50% du budget du projet) sur 3 ans à Médecins du Monde (MDM) pour un projet visant à réduire la mortalité maternelle liée aux grossesses non désirées à Port au Prince. Il s’agit de sensibiliser la population sur les droits en santé sexuelle et reproductive, la planification familiale et les risques liés à l’avortement, d’améliorer la qualité de la prise en charge médicale des avortements incomplets et enfin de renforcer la dynamique de plaidoyer pour la réalisation des droits sexuels et reproductifs et la dépénalisation de l’avortement. Le projet permettra de toucher 500 000 personnes à travers des messages de sensibilisation, de prendre en charge 3 000 femmes ayant des complications post avortement, de former 35 personnels de santé et d’appuyer 10 organisations locales en matière de plaidoyer.

EDM – Appui aux initiatives économiques et à la création de très petites entreprises en Haïti

Subvention de 550 000 euros (soit 21% du montant total du projet) sur 3 ans pour  un projet d’appui aux initiatives économiques et à la création de très petites entreprises dans les quartiers populaires de Port au Prince et des petits villes périphériques de province, en Haïti. L’objectif est de contribuer à la relance et au développement économique en Haïti par l’insertion économique de personnes en situation de grande pauvreté. Il s’agit d’améliorer, diversifier et étendre l’offre de microfinance sociale d’IDM, le partenaire local d’EDM, avec des services accessibles aux chefs de familles les plus pauvres et une gestion intégrée de la performance sociale. Le projet entend par ailleurs développer la gamme de services financiers et socio-économiques d’un nouveau fonds appelé « Osez l’entreprise », dédié à la promotion de l’entreprenariat et à la création de très petites entreprises de production et de services. Le projet permettra de toucher 5000 nouvelles personnes (4 250 chefs de famille, 250 entrepreneurs et 500 employés).

Frères des Hommes – Renforcer l’offre de formation du Mouvement Paysan de Papaye en Haïti


Subvention de 750 480 euros (soit 50% du coût total du projet) sur 4 ans à Frères des Hommes pour un projet visant à renforcer l’offre de formation du Mouvement Paysan de Papaye (MPP), organisation paysanne qui accompagne les familles en matière d’agroécologie et de développement communautaire dans le département du Plateau central en Haïti. Le projet prévoit de formaliser les pratiques agroécologiques du MPP au sein de référentiels techniques, de renforcer son dispositif de formation et d’améliorer la production et la structuration des exploitations familiales soutenues. L’objectif est à terme de contribuer à la sécurité alimentaire de la région grâce à la diffusion de techniques agroécologiques au sein des exploitations paysannes, de promouvoir une exploitation raisonnée des ressources naturelles en Haïti et de renforcer les capacités des populations paysannes à être actrices de changement. Le projet permettra de toucher les 15 formateurs et les 105 animateurs du MPP, 960 exploitations familiales et indirectement les 60 000 paysans membres du MPP.



 
 
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