Menu gauche
Contenu
Le Groupe Agence Française de Développement (AFD) intervient en République Islamique de Mauritanie (RIM) depuis 1978.
À la une
Développement d’un réseau africain de télécommunications à large bande dans 29 pays
Le 2 février dernier a été signée une convention de financement de 1,35 M€ en faveur du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Cette subvention financera les études complémentaires ayant pour objectif d’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent un concept de réseau virtuel de transmission large bande, déjà en cours de mise en œuvre en Afrique orientale et australe.
Lors de la signature, Ibrahim Mayaki, directeur exécutif de l’Agence de coordination et de planification du NEPAD (NPCA) et ancien premier ministre du Niger, et Yves Boudot, directeur du département Afrique Sub-Saharienne de l’AFD, ont pu aborder, outre le développement des TIC sur le continent africain, les avancées du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), initiative portée par la Commission de l’Union Africaine, le NEPAD et la Banque Africaine de Développement.
Un soutien de longue date de l’AFD aux initiatives Nouvelles technologies de l'Information du NEPAD
Depuis 2003, l’AFD soutient les actions du NEPAD dans le secteur des télécommunications (programme e-Afrique) à travers une subvention dédiée et le fonds commun AFD-DBSA d’études et de préparation de projet. Ces fonds ont permis de co-financer des prestations préparatoires aux opérations TIC du NEPAD et la mise à disposition d’un assistant technique résidentiel (en poste depuis juillet 2009) pour appuyer le projet de réseau virtuel de transmission large bande UMOJANET ( "umoja" signifiant l’union, en swahili).
Ce nouveau financement, sur délégation du Fonds européen pour les infrastructures (EU-ITF), fait suite à une subvention AFD de 850 000€ (octroyée en 2006) visant à soutenir l’initiative du NEPAD de développement d’un réseau virtuel de transmission large bande à l’échelle du continent.
Umojanet prolonge Uhurunet
La subvention octroyée permettra de financer le programme d’études induit par les travaux de l’assistant technique pour compléter la mise au point du concept et du réseau UMOJANET en vue de l’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent. Complétant ainsi la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.
Ce projet vise à proposer aux opérateurs africains un maillage pan-africain de canaux de transmission sur fibres optiques dont l’offre d’interconnexion, qui doit en résulter répondr à des critères d’exhaustivité, de qualitée garantie, d’accès ouvert, de non discrimination et de moindre prix. Les appels d’offre doivent être publiés en février 2012.
La démarche de l’AFD en appui des actions du NEPAD procède d'une réflexion en faveur de l’intégration régionale via la construction de grandes artères de communications, en complément du secteur privé. Cette stratégie rejoint celles adoptées par d’autres bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, BEI, KFW, DBSA,…). Elle a précédemment conduit l’AFD à co-financer en 2007, aux côtés d’autres bailleurs, le câble sous-marin est-africain EASSy pour un montant de 9,5 MUSD.
La signature de ce financement additionnel pour la mise en œuvre du projet UMOJANET devra permettre à la NPCA de présenter sous 12 mois un véritable plan de mise en œuvre du réseau large bande par fibre optique en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord, qui complétera la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.
Subvention à l'ONG Santé Sud pour l'amélioration de la santé maternelle et néonatale en Mauritanie (Le comité ONG du 13 décembre 2011)
Mauritanie : Un forfait obstétrical pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile
Le conseil d'administration du 29 septembre 2011, a décidé l'attribution d’une subvention de 2,5 M€ à la République de Mauritanie pour l’extension et la consolidation de la politique nationale de couverture du risque obstétrical.
Avec une population de 2,2 millions d‘habitants, la Mauritanie présente des indicateurs de santé médiocres, avec un taux de mortalité maternelle et infantile élevé. Le dispositif du forfait obstétrical, dont la phase pilote a débuté dans les années 2000, a permis une augmentation considérable du taux d’accouchements assistés et une réduction des dépenses de santé des ménages. Il est aujourd’hui l’outil majeur de la politique de santé de la reproduction du pays. Le projet vise à contribuer à la réduction des mortalités maternelles et périnatales en favorisant l’accès financier aux prestations en santé maternelle et néonatale et en améliorant la qualité de ces prestations. Il appuiera l’extension et la consolidation du dispositif du forfait obstétrical et l’offre de soins dans les zones de la mise en œuvre de ce dispositif.
Subvention à l'ONG GRET pour renforcer l’apprentissage des jeunes en Mauritanie (Le comité ONG du 27 septembre 2011)
Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 27 septembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 474 923 euros à l'ONG GRET.
Cette subvention de 474 923 euros va permettre le financement d'un projet visant à renforcer l’employabilité des jeunes en Mauritanie par le développement d’une offre de formation adaptée, articulée avec le système d’éducation et de formation technique et professionnelle national. L’enjeu est de fournir les compétences professionnelles dont les entreprises ont besoin, en particulier celles du secteur informel, pour améliorer leurs capacités de production et leurs revenus. L’objectif est de développer une offre de formation par apprentissage accessible aux jeunes qui soit durable, réactive aux besoins en compétences des micro et petites entreprises et reconnue dans le cadre d’une action concertée entre institutions publiques, entreprises et centres de formation professionnelle. Les bénéficiaires directs sont les jeunes de 14 à 25 ans, prioritairement ceux issus de milieux défavorisés et les jeunes femmes et les moyennes et petites entreprises, principalement celles du secteur informel, qui accueillent des jeunes en apprentissage
« Un continent que l'on regarde autrement »
Une croissance économique forte, une explosion démographique inédite dans son histoire... L'Afrique subsaharienne, au centre des regards, fait face à des défis considérables, nous dit Yves Boudot, directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD.
Yves Boudot a passé 27 ans de sa vie professionnelle dans une dizaine de pays d’Afrique. Il a été nommé depuis quelques semaines directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD.
Peut-on dire que l’Afrique est le continent prioritaire pour l’AFD ?
L’Afrique est la première priorité de la politique française de coopération*. L’AFD est chargée de la mise en œuvre de cette vision. Cette priorité donnée au financement du développement en Afrique subsaharienne répond à l’importance des enjeux et des défis posés par l’émergence du continent.
Cette priorité est également le fruit de l’histoire même de l’aide publique au développement française et de notre maison.
C’est en Afrique subsaharienne que plongent les racines opérationnelles, financières et affectives de l’AFD. Cette spécificité dans le paysage des bailleurs de fonds en fait d’ailleurs sa principale expertise et sa première valeur. L’Afrique au sud du Sahara concentre près de 40% de l’activité globale de l’AFD, et 60% de l’effort budgétaire de l’Etat.
Quel regard peut-on porter sur le contexte africain aujourd’hui ?
Il faut se méfier de la tendance que nous avons à généraliser dès que l’on parle de ce continent. Les généralités sur l’état et l’avenir de l’Afrique font osciller sans nuance et depuis trop longtemps entre une vision pessimiste ou résignée et un optimisme béat. L’Afrique au sud du Sahara est diverse, complexe et inégale.
Ce qui ne fait en revanche plus aucun doute aujourd’hui, c’est que l’Afrique subsaharienne est au centre des enjeux et des défis globaux d’aujourd’hui et des décennies à venir.
Tel est peut être le véritable contexte africain.
La dynamique démographique inédite, la croissance économique forte et résiliente depuis quelques années, le potentiel des ressources naturelles, toujours rappelé mais encore peu mis en valeur, et la progression continue de la paix et de la démocratie en font effectivement un continent que l’on regarde autrement.
L’Afrique du Sud en est une illustration saisissante. Qui aurait pu prévoir en 1990, lorsque Nelson Mandela est sorti de prison, que ce pays serait vingt ans plus tard la puissance économique qu’il est en train de devenir ?
Quels sont pour les pays au sud du Sahara les principaux défis à relever ?
Ils sont considérables. L’Afrique devra nourrir près d’un milliard de personnes supplémentaires d’ici 2050. Le rythme d’accroissement de sa population est estimé à près de 15 millions de personnes supplémentaires par an. Son agriculture devra alimenter les villes qui vont rester en forte croissance et faire vivre les campagnes.
En 2050, deux milliards d’Africains devront avoir accès à l’eau, à l’énergie, à l’éducation ou à la santé, alors que les capacités de production et de distribution ne suffisent aujourd’hui pas à satisfaire les besoins.
Enfin, la croissance économique africaine, bien supérieure à la croissance actuelle de nos économies, devra d’abord être synonyme de création massive d’emplois pour la jeunesse du continent, et de ressources fiscales pour les Etats. L’émergence d’un secteur privé formel est un enjeu majeur pour l’Afrique au sud du Sahara.
Quels sont les grandes orientations stratégiques de l’AFD en Afrique subsaharienne ?
Encore une fois, elles dépendent de la situation économique et sociale des pays que l’on accompagne. Elles dépendent donc d’abord de la demande et des besoins des bénéficiaires de nos financements mais également de la capacité des Etats à s’endetter pour financer leurs investissements.
Trois grands axes, définis par le gouvernement français, guident aujourd’hui l’activité de l’AFD en Afrique subsaharienne : le financement des grandes infrastructures, le développement d’une agriculture plus productive et l’accompagnement d’une croissance plus inclusive.
Le premier consiste donc à accompagner le développement des grandes infrastructures et de rendre accessibles les services essentiels aux populations des villes et des campagnes. Ils concernent l’accès à l’énergie, aux transports, à l’eau, à l’irrigation, à l’éducation et à la santé.
Une étude récente de la Banque mondiale a mis en lumière le déficit de ces infrastructures, le prix élevé de leur accès et les montants additionnels considérables nécessaires à un rattrapage de la situation actuelle sur dix ans.
L’énergie et les transports en sont objectivement les deux premières priorités. Ces deux secteurs nécessitent des investissements lourds, Il faut, pour les mettre en œuvre, faire converger les efforts des bailleurs, des partenaires privés et des Etats. Par exemple, le potentiel hydroélectrique est considérable et les projets, nécessairement régionaux, s’inscrivent dans un temps long. Il nous faut dès à présent concentrer nos efforts dans ce secteur.
Le transport ferroviaire, quant à lui, a été abandonné au profit de la route depuis la fin des années 1970. Sur les corridors commerciaux principaux et pour le transport des matières premières issues de l’activité minière, il est pourtant le mode de transport adapté aux besoins.
Le développement de l’agriculture vivrière et des filières agro-alimentaires sont le second axe prioritaire pour les années à venir. Le secteur représente 13% du PIB d’Afrique subsaharienne et concerne près de 70% de la population active. Il favorise la création de valeurs, la stabilisation des populations en milieu rural et la lutte contre la désertification. L’agriculture africaine doit être plus productive pour assurer la sécurité alimentaire des villes et des campagnes, et générer des surplus d’exportation. Ces enjeux sont au cœur du rapport des mouvements entre les villes africaines en expansion et les campagnes
Enfin, il n’a échappé à personne que les taux de croissance économique du continent sont, depuis maintenant près de dix ans, bien supérieurs à ceux de nos propres économies.
Cette croissance régulière est notamment tirée par l’évolution favorable des cours des matières premières, notamment minières et pétrolières. Elle est d’ailleurs souvent inégale d’un pays à l’autre.
Il est indispensable de favoriser le développement d’une croissance plus inclusive, portée par un secteur privé formel dans des secteurs fortement créateurs d’emplois.
L’AFD poursuit donc son effort pour favoriser le développement d’un système bancaire et financier tourné vers le développement de ce secteur privé.
A-t-on des priorités géographiques ?
En termes de répartition de l’effort budgétaire de l’Etat français, l’activité de l’AFD est fortement concentrée sur les 14 pays prioritaires de la coopération française .
Mais l’AFD est aujourd’hui présente dans tous les pays d’Afrique subsaharienne et y adapte son action et décline ses outils en fonction des besoins exprimés et de notre capacité à y répondre.
La véritable priorité consisterait à penser autrement l’approche géographique du continent au sud du Sahara. Il nous faut d’abord penser régionalement, pour les grands projets d’infrastructures notamment, tout en conservant une action nationale dans d’autres secteurs.
La dimension des défis que nous venons d’évoquer et la taille critique des ensembles économiques sont telles qu’une approche régionale est inévitablement indispensable.
Cela est vrai pour le financement des grands projets d’infrastructures d’énergie ou de transports, mais également pour le développement d’espaces économiques cohérents et intégrés générateurs de dynamisme et d’émulation, en synergie avec les Unions régionales qui émergent progressivement.
* Cette priorité a effectivement été rappelée dans le document cadre de la Coopération au Développement du Ministère des affaires étrangères et européennes pour 2011.
** Les 14 pays prioritaires en Afrique subsaharienne : Bénin, Burkina Faso, Comores, Ghana, Guinée Conakry, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo
Mauritanie : programme d’appui aux petites entreprises.
L'AFD et la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie mettent en place un projet pilote en mésofinance, via une subvention de 500 000 €, qui a pour objectif d’améliorer l’accès aux financements bancaires des petites entreprises.
Le Directeur de l’agence de Nouakchott et le Président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie (CCIAM) ont signé le 16 juin une convention de subvention destinée à financer un programme d’appui aux petites entreprises dont la maîtrise d’ouvrage sera confiée à la CCIAM.
Le développement du secteur privé constitue en effet une haute priorité pour les autorités du pays. L’accès au crédit et la formalisation constituent un enjeu majeur pour la croissance et le développement des petites entreprises mauritaniennes, avec un impact direct sur la création de richesses et d’emplois durables.
C’est dans ce cadre que la CCIAM et l’AFD ont noué un partenariat afin de mettre en place un projet pilote en mésofinance. Ce projet d’ « appui à la demande » a pour objectif est d’améliorer l’accès aux financements bancaires des petites entreprises.
La subvention de 500 000€ accordée par l’AFD permettra de financer un programme de formations et d’accompagnement en faveur des petites entreprises locales, en vue de structurer et professionnaliser leur demande en services financiers. Par ailleurs, ce projet contribuera plus globalement à la mise en place au sein de la CCIAM d’une offre de services aux entreprises, lui permettant ainsi de jouer pleinement son rôle de chambre consulaire.
Cet appui s’articule avec les autres actions en faveur du secteur privé menées par l’AFD en Mauritanie: développement de l’outil de garantie ARIZ 2, politique volontaire de prise de participation et de prêts aux entreprises privées et notamment aux institutions financières.
A travers ce nouveau partenariat, les deux institutions souhaitent poursuivre un objectif commun : favoriser une croissance économique fondée sur le développement d’un secteur privé dynamique et notamment de petites entreprises.

