L'électricité, un champ d’intervention prioritaire au Mozambique

22/06/2016

L’accès au réseau électrique reste limité au Mozambique, où seulement une personne sur cinq est connectée au réseau. Les défis du secteur de l’électricité ont été abordés lors d’une conférence organisée par le Club d’affaires France-Mozambique en partenariat avec l’AFD le 2 juin 2016.

Une relation historique entre l’AFD et l’opérateur public local

Lors de la conférence du Club d’affaires France-Mozambique, Pascoal Bacela, directeur national de l’Énergie du ministère des Ressources minérales et de l’Énergie (MIREME), a pu exposer les grands défis du secteur de l'électricité à un parterre d’entreprises françaises et étrangères.

Le Mozambique doit investir massivement dans le secteur électrique pour répondre à la forte demande : le pays doit améliorer et sécuriser l’accès à l’énergie aussi bien en termes de production que de développement et renforcement du réseau électrique. 

Au Mozambique, l’électricité est un champ d’intervention d’importance pour l’AFD qui accompagne le secteur électrique depuis 1985 et entretient une relation historique avec Electricidade de Moçambique (EDM), l’opérateur public. 

La plus grande centrale à gaz du pays

L’agence finance actuellement :

  • des projets de réhabilitation de centrales hydroélectriques dans le centre du pays ;
  • des projets d’extension du réseau de distribution au nord.

L’AFD a célébré en février 2015 la mise en opération de la plus grande centrale à gaz du territoire, Ressina Garcia (CTRG, 175 MW), pour laquelle l’AFD a financé la participation d’EDM. 

L’agence prévoit également de financer l’une des deux premières centrales photovoltaïques, avec un projet de 30 MW situé au nord du pays dans la province de Cabo Delgado, et cherche en parallèle à structurer, avec le MIREME et EDM, un cadre favorable aux partenariats public-privé énergies renouvelables.

 

 


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


500.000 euros pour l’élaboration des études dans le secteur de la formation professionnelle

16/02/2016

Les études préparatoires financées dans le cadre de cet accord serviront de base pour déterminer des projets à financer dans les secteurs du tourisme et de l'énergie pour la période 2016 -2019. La subvention s'inscrit dans le mécanisme du contrat de désendettement et de développement (C2D).

 


Le C2D ou mécanisme d'utilisation des fonds d'annulation de la dette fait l’objet d’un accord entre la France et le Mozambique.  La convention portant sur l’utilisation de la dernière tranche du C2D d’un montant de 17,5 millions d'euros a été signée en juillet 2015, à l’occasion de le visite du Président Nyusi en France.

De ce montant, 500 000 euros ont été alloués à la mise en place du Fonds d'Étude dans l'objectif de réaliser les études préparatoires des projets de formation professionnelle afin de:

  •  préciser le contenu des projets de formation
  • définir le montage institutionnel des projets
  • étudier leur impact en termes de création d’emploi et de renforcement des capacités.

Ce projet participera à répondre aux défis du pays concernant le développement de la formation technique et professionnelle qui est une priorité du gouvernement du Mozambique.

La signature de la Convention Fonds d'Étude s'est déroulée entre le gouvernement du Mozambique représenté par le ministre de l'Économie et des Finances Adriano Maleiane, l'ambassadeur de France, Bruno Clerc, et l'AFD représentée par la directrice de l'agence, Virginie Dago  le 12 février 2016.



Développer les compétences pour réussir les partenariats public-privés en Afrique

15/02/2016

Maputo, février 2016 – L’African Legal Support Facility (ALSF), l’Agence Française de Développement (AFD) et Expertise France (EF) ont organisé conjointement un séminaire sur les Partenariats Public-Privés (PPP). L’objectif de ce séminaire est de renforcer la capacité des gouvernements africains à structurer des projets en PPP dans une logique « gagnant-gagnant » avec pour enjeu de répondre de manière efficace aux besoins de financement des infrastructures en Afrique.

Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Joseph Ribeiro, représentant résident de la Banque Africaine de Développement (BAD) au Mozambique, a souligné la pertinence de ce séminaire régional dans un contexte où les besoins en infrastructures publiques sont importants, ce qui implique pour les gouvernements africains d’attirer les investissements du secteur privé.
 
La directrice de l’AFD à Maputo, Mme Virginie Dago, a quant à elle rappelé la nécessité de diffuser les bonnes pratiques grâce à l’intervention d’experts techniques mais aussi l’importance des échanges entre pairs amenés sur le terrain à initier et mettre en œuvre des PPP’s pour assurer le développement et la réussite de ces projets conçus en PPP.

 

Le séminaire qui s’est tenu à Maputo du 1er au 5 février 2016 a réuni 27 candidats provenant de 8 pays africains : Kenya, Malawi, Mozambique, Nigeria, Rwanda, Tanzanie, Soudan et Zimbabwe. Le groupe de participants était composé de régulateurs, d’avocats des secteurs public ou privé, et de professionnels des services financiers.

La formation a permis de présenter une vision globale des différents modèles de contrats à disposition des organisations publiques. Elle a également traité des principes directeurs de la structuration d’un financement de projet, du contrôle financier d’un partenariat public-privé – avec la question centrale du partage des risques entre l’entité publique et privée – de l’élaboration des principales dispositions d’un contrat PPP, et des instruments pour en négocier les aspects financiers.

Par ailleurs, les participants ont pu visiter le Port de Maputo et échanger avec le directeur du Port sur les enjeux de son développement qui passera notamment par le développement de PPP. Le Port de Maputo, premier port du Mozambique, est stratégiquement relié à l’Afrique du Sud (Gauteng) et aux pays enclavés de la région dont le Zimbabwe et la Zambie.

Il s’agit du 8ème séminaire d’un cycle de formation dédié aux gouvernants africains impliqués dans les PPP et comportant des séminaires d’introduction aux PPP, comme celui qui vient de se tenir à Maputo, ainsi que des séminaires sectoriels (énergie, transports et services urbains).
 



70,5 millions de dollars pour la réhabilitation de l'Aéroport International de Maputo

09/12/2015

Le 8 décembre 2015, Journée Internationale de l’Aviation Civile, a été l’occasion pour le Président des Aéroports du Mozambique (ADM) et les Ambassadeurs de l’Union européenne et de France de célébrer l’avancée des travaux de réhabilitation de la piste de l’aéroport de Maputo et d’inaugurer son nouveau terminal cargo. Le projet, en permettant notamment d’accueillir tout type d’avions et d’augmenter le trafic transitant par le Mozambique, renforcera le statut international de  l’aéroport de Maputo et permettra d’améliorer la place du Mozambique dans le trafic aérien mondial.
 

Ce projet, financé par l’Agence Française de Développement et par des fonds européens (Banque Européenne d’Investissement et facilité Africa Infrastructure Trust Fund), fait suite à l’inauguration du terminal international de l’aéroport en 2011 puis du terminal domestique en 2012. Il s’inscrit dans une nouvelle stratégie de développement des infrastructures aériennes mozambicaines visant à recentrer les départs et arrivées internationaux autour des aéroports de Maputo, Beira et Nacala. Cette stratégie sera en outre approfondie via le développement d’un plan directeur, également financé par le projet, qui permettra à ADM et au Ministère des Transports de prioriser les investissements à consentir au niveau des différents aéroports du pays pour ces 15 prochaines années.
 



 
 
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