Mozambique

L'AFD intervient au Mozambique depuis 1981. L'agence de Maputo a été ouverte en novembre 1985. Durant ces trente années, l’AFD est d'abord intervenue pour la réhabilitation des infrastructures de base (télécommunications, énergie, eau), et l’appui au secteur rural pour soutenir des filières traditionnelles (élevage) ou d’exportation (coton, cajou, coprah), puis a élargi ses financements aux secteus santé et environnement. Photo © IcyU2

À la une

Signature d'une convention de financement pour étudier la réhabilitation de la piste de l'aéroport de Maputo

16/12/2011

L’AFD et la Société des Aéroports du Mozambique (ADM) ont signé le 21 décembre une convention de subvention de 1,6 millions d'euros. Ce concours permettra de financer la réalisation des études d’avant-projet pour la remise à niveau des infrastructures aéronautiques de l’aéroport international de Maputo.

Il convient de souligner que l’AFD met ici en œuvre une subvention du fonds fiduciaire européen pour les infrastructures en Afrique (EU-ITFA). 

Sur la base des résultats de cette étude, l’AFD instruira la possibilité d’octroyer un prêt souverain d’une durée indicative de 20 ans pour financer les travaux nécessaires.
 
L’aéroport de Maputo est le principal aéroport du pays en termes de trafic et qui joue un rôle crucial pour connecter le Mozambique aux autres pays africains ainsi qu’à l’Europe. L’objectif du projet est double : 
  • il s’agit d’une part de renforcer la sécurité opérationnelle de l’exploitation de l’aéroport de Maputo ; à ce titre, il est proposé de focaliser l’intervention sur les réalisations liées aux infrastructures comme les pistes, les voies de circulation, les aires de stationnement, le balisage lumineux, ainsi que l’approvisionnement en eau et en carburant. 
  • d’autre part, et au-delà des aspects de sécurité, la mise à niveau de l’aéroport permettra d’accompagner le développement de la fréquentation de l’aéroport, en complément du projet de construction de nouveaux terminaux passagers (international et domestique) et fret. Les effets seront notamment positifs dans le secteur du tourisme qui est l’une des priorités du Gouvernement mozambicain.

FIn des travaux du projet "Alimentation en eau potable de Maputo"

16/12/2011

Afin de marquer la fin des travaux, une cérémonie d’inauguration de la nouvelle station de traitement des eaux d’Umbeluzi et du centre de distribution de Tsalala a été organisée, le 16 décembre dernier, en présence de M. Armando Emilio Guebuza, Président de la République mozambicaine. Un moment charnière pour le projet d'alimentation en eau potable de Maputo que l'AFD soutient depuis 2005.

Le projet est mis en œuvre par la Société publique mozambicaine de patrimoine pour l’hydraulique urbaine (FIPAG). Il vise à étendre l'accès à l'eau potable des populations de l'agglomération de Maputo, en particulier des plus défavorisés.

L'AFD appuie le projet à travers une subvention de 7 M€. 

Une collaboration internationale
La coopération française était représentée par l’Ambassadeur de France au Mozambique, M. Christian Daziano et l’équipe AFD locale en la personne de son directeur, M. Dimitri Kanounnikoff et de son chargé de mission eau/ressources naturelles, M. Ghislain Rieb. Assistaient également à la cérémonie de nombreux représentants des autorités locales, des partenaires techniques du projet ainsi que des autres bailleurs (BEI, UE, Pays-Bas).
 
100 % de la ville reliée à l'eau potable en 2017
La cérémonie a permis d’illustrer les progrès remarquables réalisés par le FIPAG en matière de distribution d’eau potable sur l’agglomération de Maputo avec l’appui du projet (taux de couverture supérieur à 70%, réduction des pertes).
Elle a permis également d’annoncer la poursuite de la collaboration avec la communauté internationale et la France en particulier. Ainsi, dès janvier 2012, un prêt souverain de 40 M€ consenti par l’AFD à la République mozambicaine devrait être signé puis rétrocédé au FIPAG afin de poursuivre les travaux d’extension du réseau et la création d’un nouveau centre de production dans le Nord de l’agglomération de Maputo, qui devra permettre l’accès à l’eau potable à 100% à l’horizon 2017.

Investissements verts au Mozambique, quel potentiel ? | Présentation d’une étude de marché financée par l’AFD

16/11/2011

La Banque du Mozambique et l'AFD ont organisé le 8 novembre 2011 à l’hôtel VIP de Maputo un séminaire de présentation d’une étude analysant le potentiel d’investissements verts au Mozambique. Ces investissements verts, à réaliser par des entreprises, doivent se matérialiser dans les secteurs de l'énergie et de l'environnement (énergies renouvelables, efficacité énergétique, protection de l'environnement et réduction de la pollution).

Ce séminaire, qui a vu la participation d'une cinquantaine de personnes, a permis de valider les principales conclusions de l’étude. Le potentiel a été déclaré important mais a besoin pour se concrétiser d’un cadre réglementaire incitatif.

Cette étude, réalisée par Verde Azul et PPL International, a permis de fournir des informations importantes sur le développement durable au Mozambique aux différentes institutions, ministères, entreprises et banques du pays.

Fondation Goodplanet – Développement d’unités de compostage des déchets au Cameroun, au Mozambique et au Togo

12/10/2011

Une subvention de 500 000 € a été accordée par l’AFD à la Fondation Goodplanet pour le cofinancement du projet Africompost, dont la mise en œuvre se fera en partenariat avec l’ONG française GEVALOR et trois structures locales.

Le projet Africompost vise à développer dans 3 pays d’Afrique (Cameroun, Mozambique et Togo) des unités de compostage des déchets organiques. Au Mozambique, il existe déjà une telle unité, créée par l’entreprise locale Terra Nova en 2010 dans la ville de Beira.

La gestion des déchets est un sujet qui touche toutes les villes du Mozambique, où dans la majorité des cas, les déchets collectés sont déposés sans précaution dans des décharges avec a) des risques de pollution de la nappe phréatique et b) une décomposition anaérobie qui provoque l’émission de quantités importantes de méthane, gaz ayant 21 fois le pouvoir du CO2 en matière de réchauffement climatique. Ces décharges sont souvent trop petites et/ou saturées, faute de nouveaux espaces suffisants pour créer des nouvelles installations conformes aux normes.

Le projet Africompost va permettre de développer de nouvelles unités de compostage dans chacun des trois pays cibles. Ces unités permettront le recyclage des déchets organiques urbains grâce à la technique du compostage. Elles permettront également de rationnaliser la collecte des déchets en ville, de réduire la mise en décharge à ciel ouvert, de réduire les émissions de méthane, d’offrir aux populations des emplois stables. La valorisation du compost sera assurée par le biais de la création de filière de production de compost organique destiné à améliorer l’agriculture périurbaine. Elle sera également assurée par le recours à la finance carbone (valorisation des émissions de méthane évitées par le compostage).

Le projet devrait concourir pour chaque unité de compostage à la création de 150 emplois et éviter l’émission d’environ 150 tonnes de CO2e en moyenne par site, sur une durée de 10 ans.

Le projet sera réalisé en étroite collaboration avec les Municipalités qui s’occuperont de la gestion des déchets en administration directe. Une coordination et un partage d'expériences seront assurés avec les ONG ESSOR et Africa 70, qui réalisent la pré-collecte des déchets dans certains quartiers. Enfin, l’ONG GEVALOR, forte de son expérience pilote à Madagascar dans la ville de Mahajanga sera partenaire du projet pour le montage du dossier de financements par crédits carbone des unités de compostage.
 

« Un continent que l'on regarde autrement »

22/09/2011

Une croissance économique forte, une explosion démographique inédite dans son histoire... L'Afrique subsaharienne, au centre des regards, fait face à des défis considérables, nous dit Yves Boudot, directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD.

Yves Boudot a passé 27 ans de sa vie professionnelle dans une dizaine de pays  d’Afrique. Il a été nommé depuis quelques semaines directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD.

Peut-on dire que l’Afrique est le continent prioritaire pour l’AFD ?
L’Afrique est la première priorité de la politique française de coopération*. L’AFD est chargée de la mise en œuvre de cette vision. Cette priorité donnée au financement du développement en Afrique subsaharienne répond à l’importance des enjeux et des défis posés par l’émergence du continent.
Cette priorité est également le fruit de l’histoire même de l’aide publique au développement française et de notre maison.
C’est en Afrique subsaharienne que plongent les racines opérationnelles, financières et affectives de l’AFD. Cette spécificité dans le paysage des bailleurs de fonds en fait d’ailleurs sa principale expertise et sa première valeur. L’Afrique au sud du Sahara concentre près de 40% de l’activité globale de l’AFD, et 60% de l’effort budgétaire de l’Etat.

Quel regard peut-on porter sur le contexte africain aujourd’hui ?
Il faut se méfier de la tendance que nous avons à généraliser dès que l’on parle de ce continent. Les généralités sur l’état et l’avenir de l’Afrique font osciller sans nuance et depuis trop longtemps entre une vision pessimiste ou résignée et un optimisme béat. L’Afrique au sud du Sahara est diverse, complexe et inégale.
Ce qui ne fait en revanche plus aucun doute aujourd’hui, c’est que l’Afrique subsaharienne est au centre des enjeux et des défis globaux d’aujourd’hui et des décennies à venir.
Tel est peut être le véritable contexte africain.
La dynamique démographique inédite, la croissance économique forte et résiliente depuis quelques années, le potentiel des ressources naturelles, toujours rappelé mais encore peu mis en valeur, et la progression continue de la paix et de la démocratie en font effectivement un continent que l’on regarde autrement.
L’Afrique du Sud en est une illustration saisissante. Qui aurait pu prévoir en 1990, lorsque Nelson Mandela est sorti de prison, que ce pays serait vingt ans plus tard la puissance économique qu’il est en train de devenir ?

Quels sont pour les pays au sud du Sahara les principaux défis à relever ?
Ils sont considérables. L’Afrique devra nourrir près d’un milliard de personnes supplémentaires d’ici 2050. Le rythme d’accroissement de sa population est estimé à près de 15 millions de personnes supplémentaires par an. Son agriculture devra alimenter les villes qui vont rester en forte croissance et faire vivre les campagnes.
En 2050, deux milliards d’Africains devront avoir accès à l’eau, à l’énergie, à l’éducation ou à la santé, alors que les capacités de production et de distribution ne suffisent aujourd’hui pas à satisfaire les besoins.
Enfin, la croissance économique africaine, bien supérieure à la croissance actuelle de nos économies, devra d’abord être synonyme de création massive d’emplois pour la jeunesse du continent, et de ressources fiscales pour les Etats. L’émergence d’un secteur privé formel est un enjeu majeur pour l’Afrique au sud du Sahara.

Quels sont les grandes orientations stratégiques de l’AFD en Afrique subsaharienne ?
Encore une fois, elles dépendent de la situation économique et sociale des pays que l’on accompagne. Elles dépendent donc d’abord de la demande et des besoins des bénéficiaires de nos financements mais également de la capacité des Etats à s’endetter pour financer leurs investissements.
Trois grands axes, définis par le gouvernement français, guident aujourd’hui l’activité de l’AFD en Afrique subsaharienne : le financement des grandes infrastructures, le développement d’une agriculture plus productive et l’accompagnement d’une croissance plus inclusive.
Le premier consiste donc à accompagner le développement des grandes infrastructures et de rendre accessibles les services essentiels aux populations des villes et des campagnes. Ils concernent l’accès à l’énergie, aux transports, à l’eau, à l’irrigation, à l’éducation et à la santé.
Une étude récente de la Banque mondiale a mis en lumière le déficit de ces infrastructures, le prix élevé de leur accès et les montants additionnels considérables nécessaires à un rattrapage de la situation actuelle sur dix ans.
L’énergie et les transports en sont objectivement les deux premières priorités. Ces deux secteurs nécessitent des investissements lourds, Il faut, pour les mettre en œuvre, faire converger les efforts des bailleurs, des partenaires privés et des Etats. Par exemple, le potentiel hydroélectrique est considérable et les projets, nécessairement régionaux, s’inscrivent dans un temps long. Il nous faut dès à présent concentrer nos efforts dans ce secteur.
Le transport ferroviaire, quant à lui, a été abandonné au profit de la route depuis la fin des années 1970. Sur les corridors commerciaux principaux et pour le transport des matières premières issues de l’activité minière, il est pourtant le mode de transport adapté aux besoins.

Le développement de l’agriculture vivrière et des filières agro-alimentaires sont le second axe prioritaire pour les années à venir. Le secteur représente 13% du PIB d’Afrique subsaharienne et concerne près de 70% de la population active. Il favorise la création de valeurs, la stabilisation des populations en milieu rural et la lutte contre la désertification. L’agriculture africaine doit être plus productive pour assurer la sécurité alimentaire des villes et des campagnes, et générer des surplus d’exportation. Ces enjeux sont au cœur du rapport des mouvements entre les villes africaines en expansion et les campagnes

Enfin,  il n’a échappé à personne que les taux de croissance économique du continent sont, depuis maintenant près de dix ans, bien supérieurs à ceux de nos propres économies.
Cette croissance régulière est notamment tirée par l’évolution favorable des cours des matières premières, notamment minières et pétrolières. Elle est d’ailleurs souvent inégale d’un pays à l’autre.
Il est indispensable de favoriser le développement d’une croissance plus inclusive, portée par un secteur privé formel dans des secteurs fortement créateurs d’emplois.
L’AFD poursuit donc son effort pour favoriser le développement d’un système bancaire et financier tourné vers le développement de ce secteur privé.


A-t-on des priorités géographiques ?
En termes de répartition de l’effort budgétaire de l’Etat français, l’activité de l’AFD est fortement concentrée sur les 14 pays prioritaires de la coopération française .
Mais l’AFD est aujourd’hui présente dans tous les pays d’Afrique subsaharienne et y adapte son action et décline ses outils en fonction des besoins exprimés et de notre capacité à y répondre.
La véritable priorité consisterait à penser autrement l’approche géographique du continent au sud du Sahara. Il nous faut d’abord penser régionalement, pour les grands projets d’infrastructures notamment, tout en conservant une action nationale dans d’autres secteurs.
La dimension des défis que nous venons d’évoquer et la taille critique des ensembles économiques sont telles qu’une approche régionale est inévitablement indispensable.
Cela est vrai pour le financement des grands projets d’infrastructures d’énergie ou de transports, mais également pour le développement d’espaces économiques cohérents et intégrés générateurs de dynamisme et d’émulation, en synergie avec les Unions régionales qui émergent progressivement.


* Cette priorité a effectivement été rappelée dans le document cadre de la Coopération au Développement du Ministère des affaires étrangères et européennes pour 2011.


** Les 14 pays prioritaires en Afrique subsaharienne : Bénin, Burkina Faso, Comores, Ghana, Guinée Conakry, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo


Arrivée de nouveaux chargés de mission à l’AFD Maputo

14/09/2011

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que l’agence de l’AFD à Maputo accueille deux nouveaux chargés de mission.

Emmanuel Haye sera chargé des opérations au profit des infrastructures (notamment l’énergie, les transports et les télécoms) et du secteur privé, dont les banques mozambicaines. Emmanuel est entré à l’AFD en 1996 et a été successivement en poste en France, à Madagascar et en Tunisie avant de rejoindre Maputo le 5 septembre 2011. (à droite sur la photo).

Ghislain Rieb sera chargé des secteurs environnement, eau, ressources naturelles et agriculture. Il a pris ses fonctions le 1er septembre 2011. Ghislain a rejoint l’AFD en 2005, au sein du Secrétariat du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Il avait auparavant occupé des postes techniques au sein du ministère français en charge de l’équipement et de l’environnement. (à gauche sur la photo).
 
 
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