La centrale de Mavuzi prête à booster le potentiel hydroélectrique du Mozambique

06/04/2017

Les travaux de rénovation de la centrale de Mavuzi, au centre du pays, viennent de prendre fin. Des travaux qui s’inscrivent dans un plan de développement du potentiel hydraulique du Mozambique conduit par la compagnie nationale et soutenu par l’AFD.

Un potentiel énorme

Travaux terminés et cérémonie d’inauguration le 28 mars dernier pour une centrale hydroélectrique opérationnelle à Mavuzi, dans la province de Manica au centre du Mozambique. La rénovation de la centrale s’inscrit dans un projet plus large qui inclut également la réhabilitation de la centrale de Chicamba, à quelques kilomètres. 

Construites au début des années 60, les deux centrales avaient été laissées à l’abandon par leur constructeur en 1978, peu après l’indépendance du pays. Les centrales ont également subi des dommages durant la guerre civile qui a suivi jusqu’en 1992.

C’est le président de la République Filipe Nyusi qui a lui-même inauguré la centrale : une présence qui démontre l’importance de cet ouvrage pour le développement économique du pays via l’accès à l’électricité. 

Les deux centrales jouent en effet un rôle clé dans l’approvisionnement électrique du Mozambique, à moindre coût et avec un bilan carbone favorable. Quant au potentiel hydraulique du Mozambique, il est énorme : 90 % de l’électricité produite par le pays provient de l’hydroélectricité !

 

Une capacité de production d’électricité doublée

Les travaux, qui ont duré trois ans, ont permis d’augmenter de 50 % la capacité totale de production des deux centrales (de 53 à 86 MW), pour un investissement total de 102 millions d’euros. Côté constructeurs, le consortium est constitué des entreprises Cegelec (groupe Vinci), Hydrokarst (entreprise française basée à Grenoble) et Rainpower (entreprise norvégienne).

Ce projet a permis de donner une très bonne visibilité à la coopération française puisqu’il a associé un financement de l’AFD, au travers d’un prêt de 50 millions d’euros, et l’expertise française avec les entreprises Vinci et Hydrokarst qui ont réalisé les travaux.

 

La coopération européenne à l’œuvre 

Une bonne illustration également de la coopération au niveau européen : outre le financement de l’AFD, le projet a été financé par la KfW (prêt de 18 millions d’euros) et la coopération suédoise (SIDA , subvention de 34 millions d’euros).

Les discours prononcés par le président Nyusi et par le président du conseil d’administration d’ Électricité du Mozambique (EDM)  ont permis de confirmer le partenariat étroit existant entre le Mozambique et l’AFD sur le secteur stratégique de l’électricité.

 

 



Au Mozambique, l’AFD prend la défense des éléphants !

16/03/2017

La population des plus grands mammifères terrestres a baissé de 20% depuis 2006 en Afrique, une baisse dramatique due au braconnage et qui n’épargne pas le Mozambique. Parce que la nécessité d’enrayer ce fléau s’impose, l’AFD a signé un nouvel accord lié aux aires protégées et à la préservation de cette espèce menacée. 

 

10 années de coopération pour la biodiversité

L’AFD et le ministre mozambicain de la Terre, de l’Environnement et du Développement rural ont lancé ce jeudi 9 mars le projet d’appui aux aires protégées et à la préservation des éléphants au Mozambique (APEM). Un projet qui place la biodiversité au cœur de l’action.

Forts de 10 années de coopération totalisant plus 31 millions d’euros de subventions en faveur de la biodiversité, la France et le Mozambique avaient en effet élevé ce secteur au rang de priorité du dernier C2D signé en 2015.

C’est dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D) qui lie la France et le Mozambique qu’est financé ce projet, via un don de 6 millions d’euros sur 4 ans.

 

Braconnage et financement des aires protégées : deux défis majeurs 

Marqué par une diversité biologique remarquable, le Mozambique a déployé d’importants efforts pour préserver son patrimoine naturel : près de 25 % de son territoire terrestre est classé en aire de conservation, sans compter les aires protégées marines. 

 

 

Or, pour que l’impact de ces efforts soit durable, le pays doit affronter aujourd’hui deux défis majeurs qui sont au cœur de ce projet :

  1. Contenir la recrudescence du braconnage commercial frappant la région. Espèce emblématique tant sur le plan culturel que touristique et environnemental, les 10 000 éléphants vivant dans le pays sont menacés d’extinction d’ici à 2030 si la tendance actuelle n’est pas inversée. Dans ce contexte, le projet APEM vise à renforcer – avec 4 millions d’euros – les moyens de lutte anti-braconnage de l’Administration nationale des aires de conservation et des deux aires protégées les plus touchées par ce phénomène.
  2. Le second défi est financier : comment couvrir de manière pérenne les besoins courants des aires protégées du pays, qui dépendent aujourd’hui à 80 % de l’aide internationale ?

En innovant ! C’est de là qu’est née l’idée d’une fondation dédiée à la conservation de la biodiversité au Mozambique, la fondation BIOFUND , que l’AFD soutient depuis ses débuts en 2015. Le projet APEM marque une étape décisive dans son opérationnalisation en consacrant 2 millions d’euros au financement des premières activités de BIOFUND à destination des aires de conservation.

 

Bailleurs et société civile unis pour protéger le patrimoine naturel

Le projet est le fruit d’un important travail de coordination entre l’AFD, la Banque mondiale , la banque de développemetn allemande  KfW , USAID  et les ONG Peace Park Foundation et Wildlife Conservation Society , afin d’assurer la complémentarité des interventions sur le terrain.

 

 



Comment concilier développement économique et conservation de la biodiversité en Afrique ?

15/11/2016

Le projet COMBO a été lancé les 24 et 25 octobre derniers à Maputo. Soutenu par l’AFD,COMBO a pour but de renforcer les capacités du Mozambique dans l’évitement, la réduction et la compensation des impacts des projets de développement sur la biodiversité.

 

COMBO, qu’est-ce que c’est ?

Le terme COMBO correspond à «Conservation, Minimisation des impacts, et compensation au titre de la Biodiversité en Afrique ».

À l’origine du projet, trois acteurs dont l’expertise est internationalement reconnue : Wildlife Conservation Society, Forest Trends et le bureau français Biotope.

D’un montant total de 6,2 millions d’euros, le projet est soutenu par l’AFD et le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) à travers une subvention d’1,5 million d’euros  chacune, aux côtés de la Fondation MAVA. 

Il bénéficiera à quatre pays africains : le Mozambique, l’Ouganda, la Guinée, et Madagascar.

 

Éviter-réduire-compenser tout dommage à la biodiversité

Le projet COMBO repose sur un principe d’action : « éviter-réduire-compenser » tout dommage à la biodiversité.

Concrètement, il s’agit d’accompagner le Mozambique à mettre en place, pour les projets dont l’impact sur le territoire est significatif, une stratégie qui consiste :

  • d’abord à éviter les impacts négatifs ;
  • puis à atténuer les impacts inévitables ;
  • ensuite à compenser ces derniers ;
  • et enfin à restaurer ce qui a été endommagé. 

L’objectif minimum : atteindre une absence de perte nette en termes de biodiversité, voire générer un impact positif.

 

La biodiversité : premier patrimoine du Mozambique

Ce sujet est crucial pour le Mozambique dont le développement repose à la fois sur les mégaprojets d’industries extractives (gaz et minerais) et sur la valorisation et la préservation d’une diversité biologique terrestre et marine remarquable, qui constitue le premier patrimoine du pays.

Il ouvre aussi une autre piste innovante pour financer durablement le secteur de la conservation au Mozambique, en synergie avec la jeune Fondation pour la conservation de la biodiversité au Mozambique – BIOFUND – que l’AFD finance par ailleurs (2 millions d’euros sur la période 2016-2020).



Maputo : plus de 35 000 foyers vont avoir accès à l’eau potable

04/11/2016

Le nouveau centre de distribution d’eau potable d’Intaka, en périphérie de la capitale Maputo, a été inauguré le 26 octobre dernier. Financé par l’AFD, il offrira un accès pérenne à l’eau potable à la population locale.

 

L’eau : enjeu fort au Mozambique

C’est à Intaka, un quartier en fort développement de la périphérie proche de Maputo, qu’a été construit le nouveau centre de distribution d’eau potable. Ce centre et le guichet commercial attenant doivent permettre le raccordement de plus de 10 000 foyers au réseau d’eau potable.

Une opération qui s’inscrit dans un programme plus large d’extension du réseau d’eau potable de la ville de Maputo et de sa banlieue, soutenu par l’AFD par un financement de 40 millions d’euros. Objectif global : faire bénéficier 1,5 million de personnes d’un accès fiable à l’eau potable.

L’accès à l’eau potable demeure en effet inégal et insuffisant au Mozambique, constituant l’un des défis majeurs du pays et une priorité du gouvernement.

 

Satisfaire une demande en eau croissante 

Plus de 400 km de conduites et 35 000 nouveaux branchements ont ainsi été réalisés. Le projet s’est également concentré sur la réhabilitation de centres de distribution existants et le renforcement du réseau déjà en place afin de limiter ses pertes. 

La station de traitement d’Umbelúzi qui alimente, seule, l’intégralité de l’aire urbaine de Maputo a été remise à niveau afin d’augmenter sa capacité, qui passera de 144 000 à 240 000 m3/jour ainsi que sa disponibilité, suivant le rythme soutenu de croissance de la demande.

Le centre de distribution d’eau potable d’Intaka a été inauguré le 26 octobre 2016 par le Président de la République du Mozambique Filipe Nyusi, accompagné du ministre des Travaux publics, du Logement et des Ressources en eau Carlos Martinho, de l’ambassadeur de France et du représentant de l’AFD à Maputo.



Tirer des enseignements d’un projet phare : le Parc national du Limpopo

11/10/2016

Quels sont les impacts de la création du Parc national du Limpopo, l’un des plus grands du Mozambique ? Afin de mieux partager le bilan de ce projet, l’AFD a organisé les 13 et 14 septembre une restitution de l’évaluation finale du projet, écrite et filmée.

Le Limpopo, un « parc de la paix »

Le Parc national du Limpopo fait partie du Parc transfrontalier du Grand Limpopo, un « parc de la paix » inauguré en 2001 par Nelson Mandela et symbolisant la coopération entre l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Mozambique.

L’AFD a soutenu son développement dans le cadre d’un projet emblématique, tant par le montant de l’aide allouée (11 millions d’euros, la plus importante subvention de l’AFD dans ce secteur au Mozambique), que par la durée de son intervention (8 ans).

Les objectifs du projet ? Restaurer la biodiversité, améliorer les conditions de vie des habitants et renforcer les capacités d'administration du parc.

 

Une évaluation faite pour être accessible

Deux séances de restitution ont été organisées, rassemblant près de 100 personnes :

  • La première s’est tenue à Massingir, aux abords du Parc, et a réuni villageois, personnel du parc et autorités locales ;
  • La seconde, à destination d’un public plus large (administrations centrales, bailleurs, ONG, étudiants) et en présence de l’ambassadeur de France, s’est tenue à Maputo. La projection du film a été suivie d’un débat sur les enjeux du secteur de la conservation au Mozambique.

C’est pour rendre accessible au plus grand nombre les enseignements tirés de ce projet phare que l’AFD a décidé de réaliser une évaluation indépendante écrite et filmée, disponible en trois langues (français, anglais, portugais).

Cette évaluation est le fruit d’un travail conséquent, qui a mobilisé pendant plus d’un an la division Évaluation et capitalisation, l’agence de Maputo, le comité de suivi local réunissant les partenaires du projet et les autres bailleurs impliqués.

Tous les participants ont salué la valeur ajoutée du média audiovisuel qui permet de mieux comprendre les effets la création du parc pour les populations, de rendre visible le quotidien des écogardes ou encore de mesurer les bouleversements induits par la montée du braconnage.

 

Le braconnage d’éléphants pour l’ivoire : un fléau national

Le Mozambique est confronté à une recrudescence du braconnage de la grande faune qui a entraîné la division par deux de la population d’éléphants sur le territoire national.

Dans ce contexte, l’AFD s’apprête à signer une nouvelle convention de financement octroyant une subvention de 6 millions d’euros à la République du Mozambique pour renforcer ses moyens de lutte anti-braconnage, dont une part importante reviendra au Parc national du Limpopo.

 

Pour aller plus loin, découvrez le rapport final et le film évaluatif  



L’AFD et Bpifrance s’associent pour lancer un concours d’innovation numérique ouvert aux startups africaines et françaises qui agissent pour le développement en Afrique

11/10/2016

Pour la première fois, l’AFD, qui finance depuis près de 75 ans des projets de développement en Afrique, et Bpifrance, s’associent pour lancer le "Startup Challenge Digital Africa", concours d’innovation en faveur du développement des startups numériques en Afrique. Les startups africaines et françaises ont jusqu’au 15 novembre 2016 pour déposer leurs dossiers dans les secteurs fintech, santé, environnement-énergie et agriculture.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 novembre 2016 sur la plateforme ► http://digitalafrica.afd.fr 

 

 

Pourquoi ce challenge ?

L’Afrique est de plus en plus connectée, grâce notamment à l’adoption rapide du mobile, et est devenue une terre d’innovation numérique. Le développement du paiement mobile et l’adoption grandissante des smartphones et du haut-débit sont autant de facteurs qui permettent aux entrepreneurs du numérique de proposer de nouveaux produits et services dans l’ensemble des secteurs économiques. Le dynamisme des écosystèmes numériques se traduit par la multiplication des hubs technologiques, coworking, lab, incubateurs dont le nombre dépasse à présent 300 sur le continent.

Face à ce constat, l’AFD et Bpifrance ont souhaité mutualiser leur expérience en matière de financement de l’innovation numérique et du développement. Le "Startup Challenge Digital Africa" doit encourager et soutenir des nouveaux acteurs de l’économie numérique, accélérer la diffusion de savoir-faire et faciliter l’émergence de nouvelles solutions pour le développement.

Quatre secteurs ont été sélectionnés pour leur dynamisme et leur potentiel d’impact pour le développement du continent :

  • la fintech
  • la santé
  • l’environnement/énergie
  • l’agriculture
     

Qu’il y a-t-il à la clé ?

Un jury désignera deux startups lauréates, une africaine et une française, dans chacun des 4 secteurs (soit 8 startups).
Deux startups supplémentaires, une africaine et un française, seront sélectionnées via un vote en ligne.
Au total ce seront donc 10 startups qui seront récompensées.
Elles seront invitées à venir présenter leur initiative et rencontrer des partenaires lors du 27ème Sommet Afrique-France qui se tiendra à Bamako les 13 et 14 janvier 2017.

Comment candidater ?

Les entrepreneurs africains et français doivent soumettre en ligne ( http://digitalafrica.afd.fr ) avant le 15 novembre 2016 les éléments clef de leur projet entrepreneurial et indiquer s’il souhaite concourir dans les catégories fintech, santé, environnement/énergie ou  agriculture.
 

Un jury qualifié et deux parrains de choix

Le jury sera composé de personnalités qualifiées, africaines et françaises et de représentants de l’AFD et de Bpifrance. Le Startup Challenge Digital Africa est parrainé par deux entrepreneurs influents du monde des technologies et de l’innovation :
 

Karim Sy
Entrepreneur basé à Dakar
Fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain) 

Gilles Babinet
Entrepreneur français, Fondateur de Africa4Tech
Premier président du Conseil national du Numérique
Représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les sujets numériques (« Digital Champion »)

 

L’AFD et Bpifrance


Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD indique « Le numérique peut-être un formidable accélérateur de développement durable en Afrique, à la condition que chacun puisse bénéficier du tremplin de l’innovation. L’Agence Française de Développement veut accompagner cette transition porteuse de nouvelles trajectoires de croissance, soutenir des entrepreneurs du Sud dont les projets sont prometteurs pour leur continent et favoriser les interactions entre entrepreneurs du Nord et du Sud. C’est pour cette raison que l’AFD et Bpifrance ont souhaité s’associer pour lancer ensemble ce concours.».

Nicolas Dufourcq, Directeur général de Bpifrance, déclare « Les sauts technologiques qui s’opèrent actuellement en Afrique et l’émergence d’une classe moyenne jeune crée des opportunités exceptionnelles de développement pour les entreprises africaines et françaises. Nous sommes fiers de participer à ce concours qui s’inscrit dans la continuité de nos actions pour l’internationalisation des entreprises et la coopération avec le continent Africain. ».

 

À propos de Bpifrance


Bpifrance , filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État, partenaire de confiance des entrepreneurs français, accompagne les entreprises, de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance assure, en outre, des services d’accompagnement et de soutien renforcé à l’innovation, à la croissance externe et à l’export, en partenariat avec Business France et Coface. Bpifrance propose aux entreprises un continuum de financements à chaque étape clé de leur développement et une offre adaptée aux spécificités régionales.
Fort de 47 implantations régionales (90 % des décisions prises en région), Bpifrance constitue un outil de compétitivité économique au service des entrepreneurs. Bpifrance agit en appui des politiques publiques conduites par l’État et par les Régions pour répondre à trois objectifs :
• accompagner la croissance des entreprises ;
• préparer la compétitivité de demain ;
• contribuer au développement d’un écosystème favorable à l’entrepreneuriat.

Avec Bpifrance, les entreprises bénéficient d’un interlocuteur puissant, proche et efficace, pour répondre à l’ensemble de leurs besoins de financement, d’innovation et d’investissement.


 

 



 
 
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