Le groupe de l’Agence Française de Développement intervient en Ouganda à travers sa filiale PROPARCO depuis 1993. L’installation de l’agence régionale de Nairobi en 1997, a permis à  l’AFD de développer son portefeuille d’activité dans ce pays. Les activités du groupe en Ouganda sont donc suivies à partir de Nairobi. Photo © Rob Gipman

À la une

Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Finance verte : SUNREF Afrique de l’Est poursuit son déploiement en Ouganda

31/03/2016

SUNREF est la ligne de financement vert de l'AFD dédiée aux entreprises et mise en oeuvre avec les banques locales. Il est officiellement entré sur le marché ougandais le 31 mars à Kampala après que la Kenya Association of Manufacturers (KAM) et l’Ouganda Manufacturers Association (UMA) aient signé un accord pour l'étendre en Afrique de l’Est.

Le point central de cet accord entre KAM et UMA permet au programme SUNREF Afrique de l’Est d’avoir une organisation locale afin de conduire ses activités au jour le jour en Ouganda.

Grâce à cette nouvelle étape, SUNREF Afrique de l’Est poursuit son appui aux acteurs du secteur privé en Ouganda en les aidant à saisir les opportunités de la transition énergétique et en encourageant les banques d’Afrique de l’Est à les financer selon des dispositions sur mesure. Cette offre innovante permet ainsi aux entreprises d’Afrique de l’Est un meilleur accès au financement bancaire pour acquérir des équipements de meilleure qualité, et ainsi faire des économies et accroître leur compétitivité. Cela se traduira par une meilleure gestion de l’énergie et une prise en compte des normes environnementales.
 
 
► Plus d’informations sur SUNREF : www.sunref.org
 


[COP21] Gestion durable de l’eau et adaptation au changement climatique

02/12/2015

L'AFD a signé ce jour au Bourget à la COP21 deux conventions de financement dans le secteur de l'eau au Congo et au Sénégal, en faveur de l'adaptation au changement climatique.

 

Projet de lutte contre les inondations à Pikine Irrégulier Sud

Depuis 2005, la conjonction d’une urbanisation rapide et de la variabilité climatique ont fait des inondations un problème récurrent au Sénégal en saison des pluies, et en particulier à Dakar et sa périphérie. Pikine Irrégulier Sud, un quartier d’habitat informel de la banlieue de Dakar, y est particulièrement vulnérable.

Le projet d’un montant total de 56 M€, financé à hauteur de 50 millions d’euros par l’AFD en prêt souverain, prévoit la réalisation d’infrastructures de drainage permettant d’évacuer les eaux pluviales, la réalisation de réseaux de collecte des eaux usées, ainsi que des actions de renforcement des capacités auprès de l’Office National d’Assainissement du Sénégal et la réalisation de campagnes d’information et de sensibilisation à l’endroit des populations de Pikine Irrégulier Sud. Cet important projet permettra de réduire drastiquement la vulnérabilité de ce quartier informel, où près de 300 000 personnes vivent actuellement dans un habitat dégradé et un environnement sanitaire préoccupant.

Cette convention de financement a été signée par M. Amadou Ba, Ministre des finances de la République du Sénégal, Mmes Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie et Annick Girardin, Secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie et par M. Jacques Moineville, Directeur général adjoint de l’AFD.

 

Renforcement du suivi hydrologique du Congo pour une Gestion Intégrée des Ressources en Eau

Le fleuve Congo est au cœur des préoccupations planétaires sur le changement climatique et la biodiversité. Les enjeux sont exceptionnels : 204 millions d'hectares de forêts, 60 % de la biodiversité africaine, 25 000 km de voies navigables, 100 GW de potentiel hydroélectrique soit le quart des besoins du continent. Pourtant, il existe à ce jour très peu de données sur son débit actuel et son évolution. L’anticipation des effets du changement climatique passe par une meilleure connaissance de la situation actuelle.

Le projet financé par l’AFD au travers d’une subvention de 500 000 euros permettra d’optimiser le réseau de suivi et de partage des données et informations sur l’eau, afin de faciliter la mise en œuvre des mesures d’adaptation. Le suivi hydrologique va être amélioré notamment grâce à une innovation qui utilise des satellites d'observation de la Terre (programme SWOT du CNES) et qui constituera une première mondiale. Une meilleure connaissance conduira à une meilleure planification et à un développement économique local résilient, pour plus de 100 millions de citoyens d’Afrique centrale.

Cette convention de financement a été signée par M. Simon Sakibede, Secrétaire Général de la Commission Internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha, Mmes Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie et Annick Girardin, Secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie, et par M. Jacques Moineville, Directeur général adjoint de l’AFD.



Conférence "Housing Finance" en Ouganda

09/07/2015

Le « Housing Finance » en partenariat avec la caisse nationale de sécurité sociale NSSF, l'Entreprise national du logement et de la construction, UMEME et Shelter Afrique ont organisé la toute première conférence de Housing Finance en Ouganda le 2 et 3 juillet 2015. La conférence a était marqué par la présence d’acteurs politique, de régulateurs, des partenaires dans le financement du développement ainsi que d'autres acteurs du secteur financier.

En tant qu’invité d’honneur, le Vice-président ougandais a parlé au compte du Président de la République. Il a dit que le but du Gouvernement était d'assurer que chaque Ougandais puisse avoir accès à au moins une unité de logement convenable et accessible, et que ceci devrait être le but et l'objectif de chacun des administrateurs dans ce secteur. La présence du ministre des Terres, du Logement et du Développement Urbain, ainsi que celui des Finances, de la Planification et du Développement Économique a était remarqué.

Le thème de la conférence "Amélioré l’accès aux financements des Maisons d’habitat" a été soulevé du fait que les marchés d’hypothèque financent moins de 2 % de la population ougandaise et la plupart des Ougandais doivent construire leur propre maison.

L'activité de l'AFD en Ouganda

À l'ouverture de la conférence, le directeur régional de l’agence de Kampala, M. Yves BOUDOT, a eu l'occasion de présenter brièvement au vice-président les activités de l'AFD en Ouganda qui sont principalement ciblées dans le secteur de l’électricité et de l’eau. Il a réaffirmé la faible présence de financement des maisons d’habitat dans le portefeuille bancaire. Dans sa présentation il a indiqué que les crédits hypothécaires par PIB en Afrique subsaharienne sont seulement de 2 % contre 50 % dans l'Union européenne et 77 % aux États-Unis. Par ailleurs, il y a une concentration de l'offre financière vers les ménages à revenu élevé avec seulement 3 % de la population africaine ayant l'accès à un crédit hypothécaire.
 
Il a informé les délégués de l'intervention de l'AFD dans le secteur du logement grâce à l'utilisation de son expertise dans le logement abordable avec une large intervention se concentrant sur le soutien de produits financiers novateurs consacrés au logement, la disposition d’une assistance technique pour la conception et la construction de maisons ainsi que la formation de partenariats avec des organisations clés dans le secteur comme la « Housing Finance banque » et Shelter Afrique. L’AFD a déjà prêté une ligne de crédit de 10 MUSD, d’une maturité de 10 ans, en Ouganda pour un refinancement long terme des activités de finance de la « Housing Finance banque ».
 

 
Quelle situation à Kampala?  
 
Selon l'Autorité de Planification Nationale, la capitale ougandaise a un déficit de logement de 100,000 unités. Avec un taux de croissance de 5,2 %, il y aura un besoin d’améliorer et de coordonner l’urbanisme pour surmonter le développement des bidonvilles. Le secteur représente une moyenne de 7,5 % du PIB de l'Ouganda. Sa croissance est attribuée à la croissance démographique rapide, l'augmentation du revenu disponible et l'augmentation de l'investissement direct étranger. Les défis dans le secteur du logement sont tels que; l'absence de législation appropriée, la politique de réguler et accélérer la construction des unités de logement, le manque de normes et les politiques foncières dans le pays peuvent gêner l'acquisition et le développement des terres.

 



L’exposition #60SOLUTIONS s’accroche au Parlement Ougandais

24/06/2015

A quelques mois seulement de la COP21, l’exposition "60Solutions face au changement climatique" a été lancée en partenariat avec le Forum Parlementaire sur le changement climatique en Ouganda. L'un des objectif était de sensibiliser les décideurs.

Rebecca Kadaga, speaker du Parlement, Ephraim Kamuntu, ministre de l’Environnement et leader de la délégation Ougandaise pour les négociations climatiques, Eddie Kwizera, président du Forum Parlementaire sur le changement climatique en Ouganda ainsi que Sophie Makame, ambassadeur de la France en Ouganda, étaient présents lors de l’inauguration de l'exposition "60Solutions face au changement climatique". L'exposition "60Solutions" a également mobilisé plusieurs ministres, le corps diplomatique ainsi que nos contreparties notamment dans les secteurs énergie, eau et assainissement et environnement.

L’exposition se poursuit jusqu’au 3 juillet.



 
 
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