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Les interventions de l’AFD au Niger s’inscrivent dans les politiques publiques et visent à appuyer le développement du secteur privé.

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LeAD Campus : une formation pour détecter et former les leaders africains de demain

01/08/2016

Découvrez le programme LeAD Campus qui permet d’accompagner les dirigeants africains dans leurs projets pour assurer la croissance durable et inclusive de l’Afrique, à travers le témoignage du directeur de l’agence de microfinance ACEP Niger créée par l’AFD.

 

L’Afrique, un continent d’avenir et d’opportunités

Le LeAD Campus– Leaders pour l’Afrique de demain est un programme de formation destiné aux dirigeants africains. Son ambition ? Détecter les leaders et futurs leaders africains, les réunir dans une communauté et les accompagner dans le développement de leurs compétences et de leurs projets pour assurer la croissance durable et inclusive de l’Afrique.

Il a été lancé par la Fondation AfricaFrance et est piloté par les entreprises du continent. La formation est co-construite par quatre institutions africaines et françaises : Sciences Po, l’Institut supérieur du management de Dakar (Sénégal), la Graduate School of Development Policy and Practice (GSDPP) de l’université du Cap (Afrique du Sud) et le CEFEB, université d’entreprise de l’AFD.

L’ensemble de la première promotion (25 dirigeants issus de 14 pays) s’est réunie en Afrique du Sud le 5 avril 2016 pour démarrer le cycle de formation. Une deuxième session a suivi du 29 mai au 3 juin 2016 à Dakar. 

 

ACEP Niger : le micro-financement pour la croissance

L’AFD a pris en charge la participation au campus du directeur général d’ACEP Niger (Agence de crédit pour l’entreprise privée). Cette institution de microfinance a été créée avec la contribution de l’AFD et appuie les petites entreprises au Niger, s’inscrivant ainsi dans l’Initiative française pour la croissance et l’emploi en Afrique. 

Le directeur nous donne ici un aperçu de la formation LeAD Campus.

 

Concilier leadership et éthique

«Au programme de la première session "My Leadership" : connaissance de soi, les différents types de management et surtout la corrélation entre leadership et des concepts comme l'éthique et l'intégrité.

Se connaitre soi-même est une première étape pour savoir quel leader on est et comment concilier sa nature avec l'éthique de son environnement et la volonté de construire autour de soi une équipe permettant d'atteindre les objectifs fixés.

 

Comment construire un caractère de leader ?

Cette session a été l'occasion de visiter Robben Island, la célèbre prison où Nelson Mandela fut emprisonné, et de comprendre comment construire un caractère de leader, même dans des conditions très difficiles.

Nous avons rencontré des intervenants de qualité comme le professeur Alan Hirsh, le docteur Marianne Camerer et le professeur David Schmidt. D'autres intervenants, comme le professeur Trevor Manuel, ancien ministre des Finances de l'Afrique du Sud, ont évoqué la nature du leader dans le service public.

Nous avons pu visiter la ville du Cap et constater son évolution mais aussi participer à des jeux de team building qui nous ont permis de rencontrer nos futurs mentors dans le projet que l'on devra soumettre à Sciences Po à Paris en septembre 2016.

 

Construire et faire grandir son projet 

La deuxième session a eu comme thème ‘‘My business’’et nous a plongés dans la réalité de nos professions : comment gérer son activité? 

À l'occasion de cette session, les intervenants et des panels animés par trois anciens Premiers ministres du Sénégal nous ont indiqué le chemin à suivre. 

 

« L'Afrique n'a personne à rattraper »

Nous avons réfléchi à la manière de développer un business plan et une stratégie marketing sur nos activités, sur le Business Intelligency ainsi que sur les cadres légaux et réglementaires de la zone de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). La session a pris fin sur l'ile historique de Gorée où nous avons assisté à une présentation sur les leçons des réussites et des échecs.

Nous avons quitté Dakar en ayant tissé des liens encore plus forts, entre nous, les participants et nos enseignants, autour de cette phrase du professeur Felwine Sarr : "L'Afrique n'a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu'on lui indique mais marcher prestement sur le chemin qu'elle se sera choisi."»

Participants à l'Université du Cap

Pour en savoir plus sur le programme : www.sciencespo.fr 

Découvrez ou redécouvrez le projet ACEP Niger financé par l'AFD : Fiche projet

 


 



La gestion durable des terres : un enjeu crucial pour l’Afrique sahélienne

15/07/2016

Une rencontre des collectivités locales a eu lieu fin mai à Niamey dans l’objectif de les impliquer davantage dans une dynamique de gestion durable des terres, essentielle pour lutter contre la paupérisation et l’abandon des territoires ruraux par leurs habitants.

 

Lutter contre la désertification et la dégradation des terres en Afrique de l’Ouest 

Depuis 2010, l’AFD soutient les activités du Centre d’actions et de réalisations internationales (CARI), association de solidarité internationale qui intervient auprès des populations rurales du pourtour saharien. 

À travers son dispositif de financement des initiatives ONG, l’AFD soutient le projet du CARI de consolidation du Réseau Sahel désertification (ReSaD), une initiative Nord-Sud qui appuie la société civile dans la lutte contre la désertification et la dégradation des terres. 

L’AFD subventionne cette consolidation sur une durée de trois ans à partir de 2015 à hauteur de 350 000 euros (soit 40% du montant total). 

 

Appuyer les communautés locales en matière de gestion durable des ressources naturelles 

C’est dans le cadre des activités du ReSaD que s’est tenue la rencontre régionale des collectivités locales sur la gestion durable des terres dans les territoires, du 24 au 26 mai 2016 à Niamey. 

La rencontre s’inscrit dans l’Initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (projet Fleuve), projet majeur de lutte contre la désertification et ses effets socio-économiques et environnementaux dans le Sahara et le Sahel.

Cet atelier a permis de produire les premiers contenus d’un module de formation à la gestion durable des terres, destiné à renforcer les capacités des collectivités locales. Il a été financé par l’AFD, l’Union européenne et le Programme d’actions communautaires (PAC 3).

La ministre déléguée à la décentralisation et le chef de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable du Niger ont ouvert officiellement les travaux. Tous deux ont souligné la pertinence de cette initiative pour soutenir le plan d’action national en matière de développement rural et contribuer à renforcer le processus de transfert des compétences aux collectivités. 

Ce sont environ 50 représentants de communes, d’organisations de la société civile et d’institutions de cinq pays (Niger, Mali, Sénégal, Tchad et Burkina Faso) qui ont pu partager leurs pratiques et expériences. 

De l’avis des participants, la rencontre, organisée par le CARI, le ReSaD et leurs partenaires des réseaux RADDO et Drynet, a été un succès. Les travaux d’élaboration du module se poursuivront suite à cette rencontre et les délégations des cinq pays continueront à y être associées.

 
 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Appuyer les acteurs clés du secteur de la microfinance au Niger

20/05/2016

Au Niger, où plus de 90% des habitants n’ont pas accès au secteur financier formel, les institutions de microfinance constituent pour la plus grande partie de la population la seule possibilité d'accès à des services financiers de crédit et d’épargne à des conditions souples.

 

Favoriser le développement pérenne des institutions de microfinance 

La politique d’assainissement et de régulation du secteur menée par l’Etat et axée sur la qualité a entraîné une diminution du nombre d’institutions de microfinance, qui sont passées de 115 à 42 entre 2009 et 2015.

Dans ce contexte, un projet d’un montant total de deux millions d’euros devrait favoriser le développement pérenne d’institutions de microfinance viables en soutenant les deux acteurs clés du secteur : 

  • l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD) ;
  • l’Agence de régulation du secteur de la microfinance (ARSM).

La première convention de financement signée le 12 mai 2016 avec l’APSFD, d’un montant de 1,5 million d’euros, a pour ambition de renforcer les capacités des institutions de microfinance et leur association.

Après un premier projet d’appui à la création d’ACEP Niger (institution de microfinance) en 2013, ce second projet d’appui à l’inclusion financière (PAIF) marque le retour de l’AFD dans le secteur de la microfinance dont elle s’était retirée au début des années 2000.

 

 

 

Un commerçant bénéficiaire d’un micro-crédit à Niamey



 



La France mobilisée aux côtés des populations du pourtour du lac Tchad

14/05/2016

Abuja, le 14 mai 2016 – Lors du Sommet régional sur la sécurité et le développement du lac Tchad, le Président de la République française, François Hollande, a annoncé le lancement d’une initiative en faveur des populations victimes de la crise qui sévit autour du lac Tchad suite aux exactions de la secte Boko Haram et qui a provoqué le déplacement de plus de 2,5 millions de personnes au Nord du Nigéria, au Sud-Est du Niger, au Nord du Cameroun et au Tchad sur les bords du lac.

Activités génératrices de revenus et accès aux services essentiels

Portée par l’AFD, cette initiative reposera, d’une part, sur un ensemble de projets destinés à renforcer l’accès aux services publics dans les zones impactées par la crise, où l’AFD mobilise d’ores et déjà plus de 130 M€ de financements, et d’autre part sur un projet régional lancé en lien étroit avec la Commission européenne pour soutenir le développement d’activités génératrices d’emplois et de revenus (notamment dans le domaine agricole afin d’accroitre la sécurité alimentaire) permettant d’autonomiser les populations déplacées et de renforcer la résilience des populations hôtes.

Une première subvention de 5 millions d’euros, apportée par l’AFD, permettra le financement de la phase d’amorçage de ce projet, laquelle sera mise en œuvre par un consortium d’ONG dont le processus de recrutement vient d’être lancé. D’autres ressources, prochainement mobilisées, viendront rapidement financer la phase de déploiement.

En étroite collaboration avec les autorités nationales et locales des zones ciblées

D’une durée initiale de quatre ans, ce projet régional s’inscrit dans les axes stratégiques définis dans le Plan de développement et d’adaptation au changement climatique du lac Tchad 2016-2025, porté par la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et ses pays membres. Il est également en phase avec le Recovery Peace Building Assessment (RPBA) élaboré pour le Nord du Nigéria avec l’appui de la Banque mondiale, des Nations Unies et de l’Union européenne. Il s’inscrit enfin dans le Plan d’action Sahel de l’AFD.

Conduit en concertation étroite avec les autorités nationales et locales des zones ciblées, ce projet régional cherchera à produire rapidement ses premiers résultats (création d’opportunités économiques et d’emplois, augmentation des revenus des populations bénéficiaires du projet, amélioration de la sécurité alimentaire...). Il ciblera particulièrement les femmes et les jeunes (ces derniers étant particulièrement vulnérables en raison des risques de radicalisation et d’embrigadement dans des mouvements terroristes) et permettra la délivrance aux populations d’appuis psychosociaux en traitement des traumatismes causés par les épisodes de violence et leurs conséquences.


"Agir le plus en amont possible à la racine des vulnérabilités engendrées par les crises"

Olivier Ray, Responsable de la cellule Prévention des crises et sortie de conflits de l’Agence française de développement précise : « Agir le plus en amont possible à la racine des vulnérabilités engendrées par les crises constitue une priorité pour l’AFD. Dans la région du pourtour du lac Tchad, fortement fragilisée par les attaques de Boko Haram, l’AFD va, entre autres, financer des chantiers à haute intensité de main d’œuvre pour donner des opportunités d’emploi et de formation à des jeunes, cible du recrutement terroriste. Les financements de l’aide au développement dans le cadre de coalitions d’acteurs prennent progressivement le relais de l’action humanitaire, au plus près des besoins des populations et des pouvoirs publics locaux. C’est la mise en application concrète des leçons issues de plus d’une décennie d’interventions dans les contextes de crise, qui seront discutées les 24 et 25 mai prochains au Sommet humanitaire mondial d’Istanbul ».


Contacts presse :
Magali Mévellec – mevellecm@afd.fr – 06 37 39 26 07
Isabelle Rivière – isabelle.riviere@consultants.publicis.fr – 06 27 84 98 63
Cédric Bret – cedric.bret@consultants.publicis.fr – 06 82 58 88 49



Lutter contre l’insécurité alimentaire à Dogondoutchi

26/04/2016

L’AFD élargit son soutien aux populations rurales du Niger à travers 15 nouvelles subventions. L’une d’entre elles, accordée à l’association Échanges avec Dogondoutchi – Niger, permettra de meilleures récoltes et un meilleur approvisionnement de la population.

 

Amélioration des techniques agricoles
 

Le projet mené par l’association Échanges avec Dogondoutchi – Niger renforcera la sécurité alimentaire de cette commune à travers l’amélioration du maraîchage et de la culture du mil.


Il permettra :

  • de développer le maraîchage irrigué par des forages profonds ;
  • de renforcer les capacités de production et de commercialisation des maraîchers ;
  • d’améliorer la productivité du mil et du niébé ainsi que leur commercialisation.


1400 paysans et 1300 maraîchers soutenus


L’initiative bénéficiera à près de 1300 maraîchers grâce à l’irrigation de 16 hectares ainsi qu’à 1400 paysans avec l’amélioration des techniques culturales du mil et du niébé, tout en contribuant à l’approvisionnement de la population locale.


Cette subvention, qui s’élève à 236 millions de FCFA (360 000 €) sur trois ans, a été approuvée par le Comité spécialisé du Conseil d’administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG le 12 avril 2016.

 

Alentours de Niamey © AFD-P. Guionie



 
 
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