Le groupe AFD intervient en RDC depuis 1976. Après une  une longue période de trouble dans le pays, l'agence y a repris ses activités en 2003, et est désormais pleinement impliquée dans la reconstruction du pays. Photo ©Virginie Leroy

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Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



Les images satellite au service de la lutte contre la déforestation

02/09/2014
A enjeu mondial, moyens spatiaux. Photographier et cartographier les espaces forestiers pour mieux lutter contre la déforestation dans le deuxième plus grand massif forestier du monde, celui du bassin du Congo, telle est l’ambition du projet initié par l’AFD, en partenariat avec Airbus Defence and Space. Projet qui affiche ses premiers résultats. Trois questions à Karen Colin de Verdière, chef de projet Biodiversité à l’AFD.
L’observation de la Terre par satellite est aujourd’hui reconnue comme un outil essentiel pour faire face aux défis environnementaux. Comment cette composante est-elle intégrée dans les programmes de l’AFD ?
 
L’observation de la Terre depuis l’espace, grâce aux satellites, est en effet un outil essentiel pour faire face aux défis mondiaux, que ce soit la gestion durable des ressources naturelles (forêts, pêche, biodiversité, ressources en eau), la lutte contre le changement climatique, la sécurité alimentaire (usage des sols, assurance, irrigation) ou l’aménagement des territoires (cadastre, aménagement urbain). 
 
Car les satellites d’observation de la Terre permettent d’obtenir des informations précises sur de très grandes superficies, de manière répétée et à moindre coût, dans des régions du monde parfois difficiles d’accès. Par exemple, il est possible de cartographier, grâce aux satellites, l’ensemble des forêts du bassin du Congo, qui couvrent plus de 3 millions de km² (soit cinq fois la superficie de la France), alors qu’il serait difficile, voire impossible, de réaliser une couverture exhaustive depuis le terrain, où les voies d’accès en milieu forestier sont souvent inexistantes . 
 

Image SPOT4 de résolution 20 mètres, en couleurs : la forêt dense apparaît en rouge © CNES 2000, Distribution Airbus DS/Spot Image

 
Cependant, les pays du Sud, dans lesquels intervient l’AFD, n’utilisent encore que très peu ces technologies car les données satellites disponibles sont peu nombreuses et les capacités à les interpréter et utiliser sont insuffisantes. 
 
L’accès aux données spatiales constitue ainsi un enjeu majeur de solidarité internationale et de préservation de l’environnement.
 
Quelles sont les caractéristiques du projet pilote d’observation spatiale des forêts tropicales d’Afrique centrale ? En quoi est-ce une démarche innovante ?
 
Lors du sommet de Copenhague en décembre 2009, l’AFD s’est engagée, au travers d’un partenariat avec Airbus Defence and Space, filiale du Groupe Airbus et fournisseur d’images satellites, à mettre à disposition, gratuitement, des images satellites de haute résolution SPOT aux administrations, instituts de recherche et organisations de la société civile qui travaillent au service de la gestion durable des forêts du bassin du Congo. 
 
Cette initiative vise à stimuler l’utilisation des données spatiales en Afrique Centrale, à renforcer les capacités des acteurs locaux à utiliser ces technologies et à développer des cartographies forestières nationales afin de mieux évaluer l’efficacité des politiques de lutte contre la déforestation.
D’un coût total de 8,5 millions d’euros sur cinq ans , ce projet est mis en œuvre par un consortium d’institutions françaises spécialisées dans le domaine de la télédétection. Ce consortium est  piloté par IGN France International et réunit l’IRD , le CNES et l’ IGN
 
Le projet ouvre ainsi aux pays d’Afrique centrale la possibilité de participer au développement de nouvelles applications utilisant les données issues des satellites d’observation de la Terre, pour leurs propres besoins. 
Ce projet contribue à l’atténuation du changement climatique, en luttant contre la déforestation ainsi qu’à la préservation de la biodiversité importante du bassin du Congo. 
 
Le projet GEOFORAFRI , financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), s’intéresse, de façon complémentaire, à favoriser l'adoption et la maîtrise méthodologique et technique des données satellitaires d'observation de la Terre au sein des pays d'Afrique Centrale et de l'Ouest grâce à des renforcements de capacités et d’accès à ces technologies.
 
Inventaire forestier en RDC, crédit ONF International


 
Quels sont les impacts attendus du projet d’observation spatiale des forêts tropicales d’Afrique centrale ? Les premiers résultats sont-ils encourageants ? Pensez-vous que l’usage de cette technologie soit réplicable dans d’autres géographies et d’autres secteurs d’intervention de l’AFD ?
 
Depuis son démarrage, le projet a financé l’acquisition de plus de mille nouvelles images de  haute résolution sur le bassin du Congo, constituant une couverture satellite complète des forêts de cette région. Son actualisation, avec de nouvelles images, est en cours. 
 
Le projet a également financé la réalisation d’une cartographie forestière historique de près de 300 000 km² en République Centrafricaine , permettant  de suivre l’évolution du couvert forestier entre 1990, 2000 et 2010. Un exercice de cartographie similaire est en cours sur plusieurs régions du Cameroun. 
 
Par ailleurs, l’AFD soutient le développement des applications des technologies spatiales à d’autres secteurs et d’autres géographies. 
 
Ainsi, en Indonésie, archipel constitué de plus de dix-sept mille îles, l’AFD finance la mise en place d’un centre de surveillance maritime par satellite , qui permettra le suivi des ressources halieutiques et de l’environnement marin (coraux, mangroves), des activités de pêche (légale et illégale), des pollutions par hydrocarbures, etc. Des discussions sont en cours avec d’autres pays de la sous-région ayant les mêmes problématiques. 
 
L’AFD va également lancer une étude qui réalisera un état des lieux de l’utilisation de ces technologies pour l’agriculture en Afrique sub-saharienne, afin de pouvoir répondre de manière plus économique et plus réactive aux besoins de pilotage des politiques agricoles des gouvernements africains (planification de l’usage des terres à différentes échelles, prévisions de rendements, épidémio-surveillance, état des infrastructures, etc.).
 
D’une manière générale, ces interventions dans un domaine de technologie de pointe, en constante évolution, nécessitent un engagement public important, pour la construction d’une infrastructure de production d’images exploitables par des acteurs publics comme privés et des systèmes rigoureux de vérification des interprétations. La formation des experts nationaux et leur association à des réseaux internationaux  sont indispensables. Dans tous les domaines d’application évoqués (forêt, océan, agriculture), des institutions et entreprises françaises peuvent grandement y contribuer.
 
 
En savoir plus sur le projet 
 
 
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Une gestion durable et originale de la forêt du bassin du Congo  

 

Cartographie montrant les changements d’usage des sols entre 2000 et 2010 (en vert foncé : forêt dense, en jaune : non forêt, en rouge : déforestation, en vert clair : régénération) © Traitement Airbus DS


Pose de la première pierre de l'Institut National de Préparation Professionnelle Matadi

30/07/2014

Les travaux de construction pour l'Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) Matadi ont officiellement été lancés le 28 juillet 2014. Cet institut, financé par l'AFD, a pour objectif d'améliorer la qualité des formations en adéquation avec les besoins économiques.

La formation professionnelle, un enjeu crucial pour la RDC

Aujourd’hui, la formation professionnelle est un enjeu crucial pour la RDC, tant pour son développement économique que pour la cohésion sociale et la réduction de la pauvreté. C’est aussi un secteur en plein chantier, qui fait face à de grands défis. En effet, a lors que les entreprises présentes en RDC font régulièrement appel à de la main d’œuvre étrangère, y compris pour des emplois d’ouvrier, 60 % de la population a moins de 20 ans et le chômage, tout particulièrement des jeunes, est extrêmement élevé. Ce problème est particulièrement saillant dans la ville portuaire de Matadi, capitale provinciale du Bas-Congo et principale porte d’entrée des marchandises en RDC, où l’activité économique est intense.

Deux centres de formations à Matadi et Bukavu

Dans ce contexte, l'AFD a engagé une subvention de 6 millions d’euros en février 2013, en faveur de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), pour participer à l’amélioration de la qualité des formations, en adéquation avec les besoins économiques. Le financement sera notamment destiné au renforcement des capacités opérationnelles de l’INPP et à la construction de deux centres de formation, à Matadi et Bukavu, destinés à devenir de véritables pôles de compétences dans les provinces du Sud-Kivu et du Bas-Congo.

La pose de la première pierre du centre de formation de INPP à Matadi concrétise l’engagement de l’AFD en faveur de la formation professionnelle, secteur de coopération prioritaire entre la France et la RDC. La cérémonie à Matadi été présidée le 28 juillet par le ministre de l’Emploi, du travail et de la Prévoyance Sociale de RDC.

Signé il y a à peine un an, le premier contrat de désendettement et de développement (C2D) entre la France et la RDC a d’ailleurs réservé une enveloppe de 25 millions d’euros supplémentaires pour accroitre le soutien à la formation professionnelle en RDC d’ici 2016.




Monkole et Ngaliema, deux hôpitaux de référence en RDC

29/05/2014

Offrir des soins de qualité accessibles au plus grand nombre et en particulier aux femmes et aux enfants de la République démocratique du Congo, c’est l’objectif du projet PROMEKIN.

 

La République démocratique du Congo est aujourd’hui confrontée au défi de la santé maternelle et infantile : les femmes et les enfants les plus démunis sont encore souvent écartés du système hospitalier, et les hôpitaux publics peinent à répondre à la demande de soins avec des taux de mortalité infantile et maternelle les plus élevés au monde (149 pour 1000 et 549 pour 100 000 naissances vivantes).

Le ministère de la Santé publique de la RDC, avec le soutien de l’AFD, souhaite réformer sa politique hospitalière pour garantir notamment aux femmes enceintes et aux jeunes enfants un accès à des soins de qualité à travers le projet d’appui aux mères et enfants de Kinshasa (PROMEKIN).

La clinique Ngaliema, bâtie en 1928 dans le quartier où résidaient les Européens, et l’hôpital Monkole, ouvert en 1991 dans un quartier périphérique et rural situé sur les hauteurs de Kinshasa, ont été choisis comme éléments-clés du dispositif.

Ces centres, déjà reconnus pour la qualité de leurs services, doivent devenir des pôles de référence pour les autres hôpitaux du pays et pour la sous-région.

 


Photo de Patricia Willocq

Avec le ministère de la Santé publique, via une subvention de 8 millions d’euros, l’AFD a contribué à renforcer ces deux structures : construction et équipement d’un nouveau centre hospitalier mère-enfant pour l’hôpital Monkole, travaux de réhabilitation pour la clinique Ngaliema, et pour les deux hôpitaux : formation du personnel soignant et appui à la gestion hospitalière. L’objectif est de consolider le modèle économique de ces deux hôpitaux pour accueillir les patients quel que soit leur niveau de revenu et leur offrir des soins de qualité.

Ce reportage a été réalisé par la photographe Patricia Willocq en mars 2014, occasion pour elle de redécouvrir la clinique Ngaliema dans laquelle elle est née.

► En savoir plus sur le projet Promekin



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



 
 
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