Le groupe AFD intervient en RDC depuis 1976. Après une  une longue période de trouble dans le pays, l'agence y a repris ses activités en 2003, et est désormais pleinement impliquée dans la reconstruction du pays. Photo ©Virginie Leroy

À la une

Inaugurations de deux réseaux d'eau autonomes à Kinshasa et à Kwilu

19/03/2014

L’AFD a procédé à l’inauguration de deux réseaux d’eau autonomes les 10 et 12 octobre, le premier dans une commune de la périphérie Est de Kinshasa et et le second dans la région du Bas-Congo. Ces infrastructures permettent à 80 000 usagers d'accéder à l’eau potable à son juste prix. Les inaugurations ont été l’occasion de présenter au gouvernement congolais l’aboutissement d’un projet pilote, dont l’impact sera démultiplié par un nouveau concours financier, en cours d’instruction dans le cadre du Contrat de Désendettement et Développement, signé entre la France et la RDC en juillet 2013.


Le ministre des ressources hydrauliques et l'ambassadeur de France devant une borne fontaine

Ces réseaux d’eau potable sont à gestion professionnelle autonome par les Bénéficiaires à travers les ASUREP (Associations des Usagers des Réseau d’Eau Potable).

L'inauguration du réseau autonaume de Kinshasa s'est déroulée en présence de l’ambassadeur de France, du Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Energie et du Gouverneur de la ville de Kinshasa le 10 octobre 2013. L'inauguration du réseau de Kwilu-Ngongo dans le Bas-Congo a suivi le 12 octobre.
 
Ces réseaux d’eau supplémentaires mis en exploitation dans le cadre du projet bénéficieront à une population de près de 38 000 personnes à Kimbanseke, et 40 000 personnes à Kwilu Ngongo. Ils auront pour impact immédiat de réduire sensiblement le taux de propagation des maladies d’origine hydrique et de rendre plus aisé l’accès à l’eau potable pour les familles des quartiers tout en réduisant sensiblement la corvée de l’eau pour les femmes et les enfants. Le financement aura permis la mise en place des systèmes simples d’approvisionnement en eau potable, chacun comprenant un forage et un réservoir pour une distribution à travers un réseau hydraulique et des bornes-fontaines.
 
Un projet global qui prévoit l’alimentation en eau potable de 335.000 personnes
 
L’objectif global du programme est de mettre en exploitation d’ici à fin 2014, 15 systèmes d’approvisionnement d’eau potable dans 14 quartiers périphériques de la ville de Kinshasa et 3 pour la Commune de Kwilu Ngongo de la Province du Bas Congo. Le but est d’améliorer les conditions sanitaires et de vie d’environ 335.500 habitants pour l’ensemble de ces quartiers, en facilitant l’accès à l’eau potable et à des infrastructures d’assainissement désormais présents dans leur environnement proche et la création d’emplois permanents touchant principalement les populations des quartiers cibles.
 
Ces réseaux seront ou sont tous gérés par des Associations d’usagers des réseaux d’eau potable, regroupés au sein d’associations sans but lucratif  légalement constituées sur base de la loi 004 du 21 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux Association Sans but Lucratif et aux Etablissement d’utilité Publique et communément désignés sous le vocable d’« ASUREP ». La gestion à la fois technique et financière est donc assurée par ces structures autonomes formées par des usagers du quartier élus par la communauté elle-même.
 
Le projet prévoit l’accompagnement des populations bénéficiaires via les ASUREP pour la consolidation de la bonne gouvernance dans la gestion du bien public afin d’améliorer la transparence et leur redavibilité envers les bénéficiaires. Les populations concernées bénéficieront par ailleurs d’une initiation et d’une sensibilisation aux normes d’hygiène.
 
Le programme PILAEP, financé par l’AFD, à travers une subvention totale de 8 millions d’euros qui est mis en œuvre par la Coopération Technique Belge, CTB et l’ADIR, s’inscrit parfaitement dans les priorités énoncées par le Gouvernement de la RDC en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. Dans le cadre du C2D (Contrat de Désendettement et Développement), signé entre la France et la RDC en juillet dernier, 18 millions d’euros supplémentaires seront alloués à la poursuite de ce projet. Ce sont 550 000 usagers supplémentaires qui bénéficieront d’un réseau d’eau de proximité et des nombreux emplois qui seront créés.
 
La population du quartier de Ngiesi devant le forage de l'ASUREP
 


Appel à candidature pour des bourses Sciences Po – PSIA dans le cadre du partenariat Sciences Po/AFD

08/01/2014

Dans le cadre du partenariat entre l’AFD et la Paris School of International Affairs (PSIA) de SciencesPo Paris qui s’étend sur la période 2012-2016, des bourses AFD-PSIA sont offertes pour permettre à davantage d’étudiants venant de pays africains de s’inscrire dans les Masters de SciencesPo suivant : le Master en pratiques du développement (Master of Development Practice - MDP) et le Master en développement international (Master of International Development - MID).

L’accord entre PSIA et l’AFD prévoit l’octroi de 5 bourses chaque année jusqu’en 2015. Elles sont attribuées à des étudiants africains, provenant par priorité de l’un des pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Burundi, République d’Afrique centrale, Tchad, Comores, République Démocratique du Congo, Djibouti, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Rwanda, Sénégal, Togo, ainsi que : Erythrée, Ethiopie, Gambie, Guinée‐Bissau, Côte d’ivoire, Kenya, Malawi, Mozambique, Libéria, Sao Tomé et Principe, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda et Zimbabwe.

Le partenariat entre Sciences Po et l’AFD comprend également l’élaboration de cas pratiques élaborés sur la base de projets de l’AFD par les étudiants du MDP.

► Pour des informations complémentaires sur le MDP

► Pour des informations complémentaires sur le MID
 

 

Appel  à candidature 2014 :

L’appel à candidature pour les bourses 2014 a été mis en ligne par PSIA fin novembre 2013. La date limite de candidature est le 4 février 2014.

Les modalités précises pour déposer une candidature sont stipulées dans un document joint à cet envoi et consultable sur Internet en cliquant ici.

 

Recrutement :

Les candidatures sont adressées directement à SciencesPo qui assure la sélection des candidats. L’AFD est associée au processus en émettant un avis sur les candidats ayant postulé aux bourses financées dans le cadre du partenariat avec Sciences Po – PSIA.



De l’eau pour tous à Kinshasa

20/12/2013

L’Agence Française de Développement a organisé, jeudi 5 décembre 2013 à l’Institut Français de Kinshasa, une soirée projection-débat sur le thème de l’eau.

La salle était comble ce jeudi 5 décembre pour la projection de La soif du monde, de Yann Arthus Bertrand, qui ouvrait la soirée « Histoires d’eau », organisée par l’agence de Kinshasa au sein de l’Institut Français.

La soirée s’est poursuivie en présence d’un public rassemblant aussi bien des étudiants, membres des institutions publiques, travailleurs d’ONG, que des curieux, pour une projection-débat sur le thème de « l’accès à l’eau potable en RDC ».

Les spectateurs ont tous plébiscité le film de Thierry Scharf, « Nôgô » décrivant le quotidien des habitants d’un quartier périphérique de Bamako en proie aux affres du manque d’accès à l’eau potable et de l’insalubrité. Une situation familière pour bien des kinois, qui a permis de lancer un débat animé avec les quatre professionnels du secteur de l’eau et l’assainissement présent sur scène. On estime en effet que moins de 30% de la population congolaise à accès à de l’eau potable, alors que le pays possède la moitié des ressources en eau douce d’Afrique.

La soirée a aussi été l’occasion pour Jean-Christophe Maurin, directeur de l’agence de Kinshasa, de rappeler l’engagement de l’AFD en faveur de l’accès à l’eau potable. Une enveloppe de 18M d’euros sera allouée à la poursuite d’un projet d’adduction d’eau à Kinshasa, dans le cadre du Contrat de Désendettement et Développement signé entre la France et la RDC en juillet 2013.



La France soutient l’innovation en Afrique - Forum 100 Innovations pour un développement durable

05/12/2013

Le ministère des Affaires étrangères (MAE), sous l’impulsion de Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement, a organisé le 5 décembre 2013, de 8 h 30 à 12 h 30, le Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable, en partenariat avec l’AFD. En marge du Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique, ce forum met en lumière des innovations, inscrites dans le développement durable, portées par des innovatrices et des innovateurs africains. Ces innovations ont déjà été mises en place localement pour améliorer la vie quotidienne. Elles concernent en particulier le recyclage de matières premières, la valorisation des déchets, les techniques de construction d’habitat, l’éducation et la santé.

Pour Pascal Canfin, « l’objectif de ce Forum est de mettre en lumière les réalisations de celles et ceux qui en Afrique mettent l’innovation en action. L’ensemble de ces innovations proposent des solutions à des besoins concrets de la vie quotidienne. Elles contribuent à la fois à la lutte contre la pauvreté et à la préservation de la planète. Ce forum sera l’occasion pour les innovateurs de rencontrer de nouveaux partenaires pour aider la diffusion de leurs initiatives ».

Lancé en septembre 2013, l’appel à projets 100 innovations pour un développement durable a permis, en un mois, la réception de plus de 800 dossiers de candidature.

Ces 800 dossiers ont été examinés par 45 spécialistes du développement de l’AFD, puis par un comité de sélection composé de trois grands témoins, actrice et acteurs du développement : Winny Byanyima, directrice générale d’OXFAM International, Malamine Koné, PDG d’Airness, Jean-Michel Severino, gérant d’Investisseurs et Partenaires Conseil, ancien directeur général de l’AFD.

Ce travail a permis une sélection de 100 dossiers qui feront l’objet d’une reconnaissance officielle par le ministère des Affaires étrangères, permettant d’augmenter la visibilité globale de l’innovation et facilitant leur diffusion et la recherche de financements publics ou privés. 21 innovations seront présentées par leurs porteurs à Paris le 5 décembre, devant des représentants institutionnels, des bailleurs publics ou privés, des chercheurs et représentants d’ONG.

 









" Sur le chemin de l' école ", et après ...

21/10/2013

Virginie Bleitrach, Responsable de la division Education et formation professionnelle à l'AFD, évoque les enjeux de l'éducation à l'occasion de la sortie du documentaire de Pascal Plisson : "Sur le Chemin de l'Ecole" en septembre dernier. Tribune parue dans le Huffington Post le 9 octobre.

"Ce documentaire apporte un éclairage bienvenu sur les difficultés qui jalonnent encore l’accès à l’école dans les pays du Sud. Il donne aussi à voir le rêve que l’école incarne encore. Ces images gagnent une résonnance particulièrement à l’heure où la communauté internationale, réunie à New York, fait le douloureux constat que l’ Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) N°2 , l’éducation pour tous, ne sera pas atteint en 2015 et s’interroge déjà sur les nouvelles priorités à définir au-delà. Elles font également écho, plus près de chez nous, aux débats qui enflamment la société française sur la réforme des rythmes scolaires et l’école que nous souhaitons pour nos enfants.

L’accès à l’école ne suffit pas.

Il est vrai que l’accès à l’école demeure partout un enjeu majeur. Car si des progrès remarquables ont été réalisés (90% des enfants sont désormais scolarisés dans le monde), les populations les plus vulnérables, les pauvres, les ruraux, les filles notamment, restent encore marginalisées. La communauté internationale doit donc continuer de lutter en faveur de l’accès de tous à l’éducation primaire. Cependant, elle ne peut plus se contenter de cet objectif  défini en 2000 ni attendre la date butoir de 2015 pour se remobiliser. Les besoins ont profondément évolué. L’accès à l’école ne suffit pas. Comme le rappelle l’ UNESCO , il y a urgence à agir. " 2015, c’est maintenant ! " pourrions-nous ajouter. Nous devons, dès aujourd’hui, définir de nouveaux objectifs pour l’éducation.

Pour cela, nous devons sortir d’un débat stérile qui opposerait l’éducation comme un droit à l’éducation envisagée dans une approche plus « utilitariste » comme un levier déterminant de croissance et de cohésion sociale. Ces deux visions sont complémentaires et utiles pour accompagner  (produire ?) des citoyens libres et autonomes, mais aussi des travailleurs qualifiés, capables de se faire une place dans la société et sur le marché du travail.


Des enfants du village de Kenge en RDC. Des écoles-pilotes y ont été construites avec les communautés et les familles. Cette photo est issue d'un reportage, signé du photographe congolais Joseph Moura, réalisé lors du dernier jour des classes en juillet dernier dans le village de Kenge.

 

Investir au-delà du collège...

D’une part, il apparaît indispensable de se battre pour un enseignement fondamental de qualité et de proximité, gratuit et obligatoire, jusqu’à 16 ans. L’objectif est non seulement que les enfants aillent à l’école mais aussi et surtout qu’ils y restent et acquièrent les connaissances de base qui  leur permettront de poursuivre leur chemin vers l’âge adulte. Pour cela, la construction de salles de classes primaire et de collèges est nécessaire. Mais il importe également qu’elles soient équipées, que les élèves y soient moins nombreux, qu’ils aient des livres et des professeurs en nombre suffisant, que les enseignants soient formés, que les acquis soient évalués…

Il semble désormais tout aussi incontournable d’investir au-delà du collège, sans craindre d’évoquer l’impérieuse nécessité de répondre aux besoins du marché du travail. Car la hausse du chômage et du sous-emploi des jeunes montre que leur exclusion représente une véritable bombe à retardement, alors même que la jeunesse est avant tout une richesse immense. Un potentiel formidable, qu’il faut cultiver, dans des pays où les moins de 25 ans représentent jusqu’à 60% de la population. Il nous appartient donc de soutenir une offre de formation guidée par la demande économique, où la finalité n’est pas le diplôme, mais le développement des talents et des compétences. Il nous appartient d’armer les jeunes du bagage dont ils ont besoin pour décrocher un travail satisfaisant et bien rémunéré. C’est aussi ce qui leur permettra de gagner en autonomie, de bâtir une famille, de s’engager comme citoyen actif…

Accompagner les gouvernements...

Dès aujourd’hui, nous devons, sans les renier, dépasser les OMD et promouvoir une éducation et une formation de qualité pour tous, tout au long de la vie, et un emploi décent. C’est cette vision que défend l’Agence française de Développement. L’AFD croit au potentiel de la jeunesse. C’est pourquoi elle a choisi d’accompagner les gouvernements qui investissent dans l’éducation et la formation des jeunes et qui entreprennent de les accompagner vers l’emploi.

Finalement, ce dont il est question, et il est heureux que ce documentaire nous en rappelle l’évidence, c’est bien de donner à chacun, petits et grands, la chance de choisir sa vie, de contribuer ainsi également à un formidable projet collectif; celui de bâtir une société plus forte, plus juste, plus solidaire et durable. Le chemin est encore long et tortueux, mais il est plein de promesses. "

Virginie BLEITRACH

Diplômée d’HEC et titulaire d’un DEA de l’Institut d’études politiques de Paris, Virginie Bleitrach a travaillé chez Paribas avant de rejoindre la société Vallourec pour huit années, où elle a occupé des fonctions commerciales, marketing et stratégie avant d’être nommée global contract manager au sein de la division Pétrole et gaz.  En poste à l’AFD depuis 2008, elle a été chargée d’affaires senior au sein de la Division Entreprises de Proparco avant d’être nommée conseillère développement au cabinet du Ministre chargé de la coopération de fin 2010 à mi-2012. Désormais responsable de la Division éducation de l’AFD au siège, elle accompagne notamment l’élaboration et la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de l’AFD dans les secteurs éducation , formation et emploi : " la jeunesse au cœur du développement ".



De nouveaux financements pour le secteur agricole et agro-alimentaire africain

16/10/2013

Le fonds africain pour l’agriculture, premier fonds d’investissement essentiellement consacré à la production alimentaire pour l’Afrique sub-saharienne, vient d’achever sa seconde levée de fonds à hauteur de 243 millions de dollars. Le fonds, à la création duquel l'AFD a beaucoup contribué et dans lequel elle est très investie, va ainsi pouvoir ainsi financer de nouveaux projets, toujours avec des procédures environnementales et sociales exigeantes.

Des capitaux pour l’agriculture

Le fonds africain pour l'agriculture (African Agriculture Fund, AAF) est destiné au renforcement des capitaux propres des entreprises agricoles. Les investissements prioritaires doivent porter sur la production alimentaire, principalement à destination des consommations locales, la distribution des produits alimentaires et les services liés sur l’ensemble du continent africain.

Avec des investissements compris entre 5 et 20 millions de dollars, le fonds opère ainsi sur l’ensemble de la chaîne de valeur alimentaire :
 - L’agriculture primaire est comprise comme le spectre complet des activités agricoles incluant les cultures vivrières (produits amylacés, protéagineux, oléagineux, fruits, légumes, sucre), l’élevage (œuf, lait, viandes) et l’aquaculture;
- L’agriculture secondaire inclut les minoteries (blé et maïs), les huileries, les sucreries, les provenderies, les boissons, la transformation agro-alimentaire et les emballages;
 - L’agriculture tertiaire inclut les infrastructures, la logistique, le stockage, les semences, la sous-traitance, la protection des cultures, et les engrais.

Une structure actionnariale innovante

L’AAF présente une structure capitalistique unique avec différentes catégories d’actions, permettant d’associer, au sein d’un même fonds, des institutions de développement qui acceptent une rentabilité différée, et des investisseurs privés attirés par des perspectives de rentabilité plus favorables compte tenu des risques associés au secteur. Les bailleurs de fonds tel que l'AFD jouent ainsi pleinement leur rôle en assurant un effet de levier pour attirer des ressources privées et maximiser les montants investis sur des projets agricoles et agro-alimentaires en Afrique.

Une gouvernance socialement responsable

Le fonds a des procédures environnementales et sociales contraignantes et mises en œuvre par le gestionnaire avec l’aide notamment d’un consultant indépendant ; une procédure relative à la lutte contre la corruption et le blanchiment ; une politique en matière de gestion des terres ; et enfin, un guide de bonnes pratiques sur les questions fiscales.

 
Quelques exemples de projets

Le fonds poursuit un rythme d’investissement satisfaisant avec quatre transactions finalisées à ce jour : un investissement en août 2011 aux côtés de  Finnfund pour la reconstruction d’une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone (Goldtree) ; un investissement en avril 2012 en Zambie pour le développement d’une entreprise de production d’œufs (Golden Lay) ; un investissement en décembre 2012 en RDC pour une entreprise cherchant notamment à réhabiliter une plantation de palmiers à huile (Feronia), et enfin un investissement en février 2013 en Côte d’Ivoire pour le développement et la diversification d’une entreprise d’eau minérale (CBC).

AAF a également réalisé trois investissements via sa filiale AAF PME : une ferme mixte au Cameroun, une entreprise zimbabwéenne spécialisée dans plusieurs cultures végétales, notamment les citrons, et une entreprise malgache productrice d’engrais biologique.

L'équipe

Le fonds est géré par Phatisa Fund Managers composé d’une équipe anglophone et francophone experte du capital investissement et du secteur agricole et agroalimentaire. Phatisa dispose de plateformes à Johannesburg, Nairobi, Lusaka, Maurice et Accra et les premiers investissements réalisés témoignent de sa capacité à intervenir sur l’ensemble du continent.

Les deux outils complémentaires du fonds

Le fonds AAF PME
Par une dotation initiale de 30 millions de dollars, l’AAF a créé une filiale « AAF PME » chargée, selon la même thèse d’investissement et le même mode de gouvernance, de réaliser des investissements de taille plus petite (entre 150 000 dollars et 4 millions de dollars) dans des PME. Sa gestion a été confiée à Databank Agrifund Manager, dont les équipes sont présentes à Johannesburg et Accra.

La facilité d’assistance technique
Avec l’appui de la fondation AGRA, de la coopération italienne et de l’ONUDI, le FIDA a conçu et mis en place une facilité d’assistance technique dotée d’une subvention de 14 millions de dollars, en grande partie apportée par l’Union Européenne. Celle-ci vise à (i) renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises et des petits exploitants agricoles, (ii) insérer les producteurs villageois dans les grandes filières agro-industrielles (organisation et structuration des filières), et (iii) améliorer leurs accès aux marchés et aux financements afin d’accroître leur productivité et leurs revenus.
La facilité d’assistance technique est mise en œuvre sur le terrain par l’ONG Technoserve qui réalise l’évaluation des programmes d’appui et de renforcement de capacité en articulation avec les diligences des deux gestionnaires de fonds. Sur la base des recommandations de Technoserve, le comité technique de la facilité, composé des donateurs, décide en tout indépendance de l’allocation des subventions.


Concernant la facilité d’assistance technique, les premières opérations ont démarré début 2013 avec le financement d’études (réhabilitation des routes d’accès aux plantations en Sierra Leone, étude sur les acteurs de la filière avicole à la base de la pyramide en Zambie) et le financement de programmes d’assistance technique (au Cameroun, assistance en agronomie ; en Zambie, assistance technique de deux ans destinée aux producteurs de soja ; en Sierra Leone, programme de soutien de 4 000 petits planteurs afin de faciliter l’accès aux intrants et d’améliorer le rendement et le transport des productions).

La part de l'AFD dans ce fonds d'investissement
Le groupe AFD a investi 40 M$ (30M$ AFD et 10M$ via FISEA) dans le fonds. 
Si elle ne décide pas des investissements qui sont de la responsabilité du gestionnaire, l’AFD est impliquée à plusieurs niveaux dans les instances de gouvernance (conseil de surveillance du fonds AAF, conseil de surveillance du fonds AAF PME et comité de la facilité d’assistance technique).

 

A propos de l'AAF
Promu, à la suite des directives de l’Aquila, dans le cadre d’un partenariat entre des institutions financières de développement européennes (Groupe Agence Française de Développement et Agence Espagnole pour la Coopération et le Développement International), des banques de développement africaines (Banque Africaine de Développement, Development  Bank of Southern Africa, Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO, Banque Ouest africaine de Développement) ainsi que le FIDA et la Fondation AGRA, le fonds a été incorporé en novembre 2010 à la suite de sa première levée de fonds à hauteur de 151 millions de dollars.
De nouveaux investisseurs institutionnels (FMO et le Fonds des pays de l’OPEP, OFID) ainsi que des investisseurs privés (entreprise, fonds d’investissement et banque) ont rejoint le fonds qui bénéficie par ailleurs d’un prêt de 50 millions de dollars de l’Overseas Private Investment Corporation (Etats-Unis).

Pour aller plus loin

Site internet du fonds AAF
Site internet du fonds AAF PME
Site internet de la facilité d’assistance technique



 
 
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