Le groupe AFD intervient en RDC depuis 1976. Après une  une longue période de trouble dans le pays, l'agence y a repris ses activités en 2003, et est désormais pleinement impliquée dans la reconstruction du pays. Photo ©Virginie Leroy

À la une

Pose de la première pierre de l'Institut National de Préparation Professionnelle Matadi

30/07/2014

Les travaux de construction pour l'Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) Matadi ont officiellement été lancés le 28 juillet 2014. Cet institut, financé par l'AFD, a pour objectif d'améliorer la qualité des formations en adéquation avec les besoins économiques.

La formation professionnelle, un enjeu crucial pour la RDC

Aujourd’hui, la formation professionnelle est un enjeu crucial pour la RDC, tant pour son développement économique que pour la cohésion sociale et la réduction de la pauvreté. C’est aussi un secteur en plein chantier, qui fait face à de grands défis. En effet, a lors que les entreprises présentes en RDC font régulièrement appel à de la main d’œuvre étrangère, y compris pour des emplois d’ouvrier, 60 % de la population a moins de 20 ans et le chômage, tout particulièrement des jeunes, est extrêmement élevé. Ce problème est particulièrement saillant dans la ville portuaire de Matadi, capitale provinciale du Bas-Congo et principale porte d’entrée des marchandises en RDC, où l’activité économique est intense.

Deux centres de formations à Matadi et Bukavu

Dans ce contexte, l'AFD a engagé une subvention de 6 millions d’euros en février 2013, en faveur de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), pour participer à l’amélioration de la qualité des formations, en adéquation avec les besoins économiques. Le financement sera notamment destiné au renforcement des capacités opérationnelles de l’INPP et à la construction de deux centres de formation, à Matadi et Bukavu, destinés à devenir de véritables pôles de compétences dans les provinces du Sud-Kivu et du Bas-Congo.

La pose de la première pierre du centre de formation de INPP à Matadi concrétise l’engagement de l’AFD en faveur de la formation professionnelle, secteur de coopération prioritaire entre la France et la RDC. La cérémonie à Matadi été présidée le 28 juillet par le ministre de l’Emploi, du travail et de la Prévoyance Sociale de RDC.

Signé il y a à peine un an, le premier contrat de désendettement et de développement (C2D) entre la France et la RDC a d’ailleurs réservé une enveloppe de 25 millions d’euros supplémentaires pour accroitre le soutien à la formation professionnelle en RDC d’ici 2016.




Monkole et Ngaliema, deux hôpitaux de référence en RDC

29/05/2014

Offrir des soins de qualité accessibles au plus grand nombre et en particulier aux femmes et aux enfants de la République démocratique du Congo, c’est l’objectif du projet PROMEKIN.

 

La République démocratique du Congo est aujourd’hui confrontée au défi de la santé maternelle et infantile : les femmes et les enfants les plus démunis sont encore souvent écartés du système hospitalier, et les hôpitaux publics peinent à répondre à la demande de soins avec des taux de mortalité infantile et maternelle les plus élevés au monde (149 pour 1000 et 549 pour 100 000 naissances vivantes).

Le ministère de la Santé publique de la RDC, avec le soutien de l’AFD, souhaite réformer sa politique hospitalière pour garantir notamment aux femmes enceintes et aux jeunes enfants un accès à des soins de qualité à travers le projet d’appui aux mères et enfants de Kinshasa (PROMEKIN).

La clinique Ngaliema, bâtie en 1928 dans le quartier où résidaient les Européens, et l’hôpital Monkole, ouvert en 1991 dans un quartier périphérique et rural situé sur les hauteurs de Kinshasa, ont été choisis comme éléments-clés du dispositif.

Ces centres, déjà reconnus pour la qualité de leurs services, doivent devenir des pôles de référence pour les autres hôpitaux du pays et pour la sous-région.

 


Photo de Patricia Willocq

Avec le ministère de la Santé publique, via une subvention de 8 millions d’euros, l’AFD a contribué à renforcer ces deux structures : construction et équipement d’un nouveau centre hospitalier mère-enfant pour l’hôpital Monkole, travaux de réhabilitation pour la clinique Ngaliema, et pour les deux hôpitaux : formation du personnel soignant et appui à la gestion hospitalière. L’objectif est de consolider le modèle économique de ces deux hôpitaux pour accueillir les patients quel que soit leur niveau de revenu et leur offrir des soins de qualité.

Ce reportage a été réalisé par la photographe Patricia Willocq en mars 2014, occasion pour elle de redécouvrir la clinique Ngaliema dans laquelle elle est née.

► En savoir plus sur le projet Promekin



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



L’AFD soutient 19 nouveaux projets d’organisations françaises de la société civile pour un montant de 16 millions d’euros

15/05/2014

Le Comité spécialisé du Conseil d’administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 29 avril 2014. Il a approuvé l’attribution des subventions suivantes :

Agrisud international – Foresterie et agroforesterie au Nord du Laos

Subvention de 430 000 euros sur 4 ans à Agrisud international, pour un projet de foresterie et agroécologie en zone de montagne au Nord Laos, une région fortement menacée par la dégradation de l’environnement. L’objectif est de faire évoluer les systèmes agricoles vers des pratiques plus durables et de mettre en place un système de suivi environnemental. Le projet prévoit la formation des agriculteurs sur les techniques agro-écologiques, la réhabilitation et la protection de plus de 10 000 hectares de forêts, la mise en œuvre de plans d’aménagement locaux et la protection de sources et de points d’eau. Un volet de capitalisation est aussi prévu, avec la rédaction de guides d’évaluation de l’empreinte environnementale et des bonnes pratiques agro-écologiques, en langue locale. Ce projet devrait toucher directement 600 familles de producteurs soit 3 600 personnes, dans 20 villages.

 

SFE – Développement rural au Sud Laos

Subvention de 312 000 euros sur 3 ans au Service fraternel d’entraide (SFE) pour un projet de développement rural intégré dans la province du Sekong, au Sud Laos, classée parmi les plus pauvres du pays. Le projet permettra d’appuyer la production agricole (riz, maraîchage, cultures fruitières, élevage et pisciculture). Les activités comprennent des formations sur de nouvelles techniques, la fourniture de variétés améliorées et de petits équipements, la vaccination d’animaux et l’amélioration des réseaux d’irrigation. Des volets complémentaires seront aussi développés sur l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que des formations sur la santé et la nutrition. Les actions menées s’intègreront dans des plans locaux de développement. Le projet concernera près de 6 000 bénéficiaires directs dans 14 villages.

 

CFSI – « Coopérer autrement, en acteurs du changement »

Subvention de 845 000 euros sur 4 ans au Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) pour un projet de structuration du milieu associatif visant à aider les acteurs français à mettre en œuvre de nouvelles pratiques de coopération internationale. Le projet soutiendra 10 initiatives de coopération entre territoires du Nord et du Sud, pluri-acteurs, innovantes, visant à réduire la pauvreté et les inégalités. Ces projets seront proposés par les membres du CFSI et leurs partenaires locaux, et sélectionnés sur la base d’appels à propositions. L’approche retenue est la coopération de territoire à territoire, avec une forte synergie entre le société civile, les pouvoirs publics et les acteurs économiques. Le projet vise également à partager et diffuser les connaissances issues de ces initiatives afin de faire évoluer les pratiques. Des séminaires d’échanges et la publication de documents de capitalisation permettront de toucher les acteurs économiques des territoires concernés, les collectivités locales, les acteurs régionaux français, les réseaux nationaux et internationaux.

 

Association Salon des solidarités  - Appui à la 5e édition du Salon des solidarités

Subvention de 150 000 euros sur 21 mois pour un appui à la 5e édition du Salon des solidarités qui se tiendra du 12 au 14 juin 2014 à Paris, Porte de Versailles. L’événement attend 22 000 visiteurs et 230 exposants sur 3 jours. Au-delà de cette opération, il s’agit de contribuer à la structuration du milieu de la solidarité internationale. L’objectif est de développer les liens entre les acteurs, en les faisant sortir de l’isolement via l’adhésion à des réseaux et des collectifs et contribuer à leur professionnalisation, notamment par la création et la diffusion d’informations et de méthodologies. Il s’agit aussi de sensibiliser le grand public sur les enjeux de la solidarité internationale et l’engagement bénévole. Cette édition s’ouvrira cette année aux entreprises afin de promouvoir leur engagement dans le secteur.

 

GRDR – Inscrire les acteurs de la migration dans le paysage de l’éducation au développement

Subvention des 484 757 euros sur 3 ans au Groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural (GRDR) pour un projet d'éducation au développement qui vise à articuler deux finalités importantes de la solidarité internationale : la valorisation des actions de développement portées par les migrants et la sensibilisation des différents publics tant au Nord qu'au Sud aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le projet permettra ainsi de renforcer les capacités des associations de migrants à construire une offre d'éducation au développement et à s'investir dans des actions de sensibilisation à l’échelle locale. Il contribuera aussi à renforcer le dialogue entre les associations de migrants et les acteurs de la solidarité internationale et de l'éducation au développement. L'action se déroulera majoritairement en France dans les territoires d'implantation des fédérations de migrants partenaires du programme.

 

Ligue de l’enseignement – Développer le volet « éducation au développement » de la Campagne  de solidarité internationale « Pas d’éducation pas d’avenir »

Subvention de 165 000 euros sur 2 ans pour un appui à la campagne nationale « Pas d'Education, pas d'Avenir! ». Cette campagne qui se déroule chaque année en mai depuis bientôt 12 ans, vise à accroître le nombre d’actions de solidarité en faveur de l’éducation et à sensibiliser, en France, la communauté enseignante, les éducateurs, les enfants et plus largement le grand public, à la question du droit à l’éducation pour tous. Porté par la Ligue de l'enseignement en partenariat avec Solidarité Laïque, Milan Presse et le ministère de l’Education nationale, le projet articule trois modalités d’intervention : appel à la générosité et aux dons, financement de projets éducatifs au Sud et éducation au développement et à la solidarité internationale.

 

Coordination Sud - Soutien aux activités de Coordination Sud (2014-2016)

Subvention de 2 910 850 euros sur 3 ans à Coordination Sud, la coordination nationale des ONG française de solidarité internationale qui compte 138 membres. Ce nouveau projet triennal a pour objectif d’une part de renforcer les capacités des ONG françaises à conduire des actions de qualité, développer la connaissance mutuelle et la cohésion au sein du réseau et développer  des synergies avec d’autres acteurs de la solidarité internationale. Il s’agit aussi de  promouvoir un environnement favorable et influencer les décideurs politiques et économiques français et européens sur les enjeux majeurs de développement et de solidarité internationale. Ce financement fait suite à une évaluation externe des activités de Coordination Sud finalisée en 2013 et portant sur la période 2006/2012.

 

Coordination Sud – Contribution à la structuration de la société civile mondiale

Subvention de 587 500 euros sur 33 mois pour financer le Forum international des plateformes (FIP) qui vise à contribuer à la construction et à la structuration de la société civile mondiale. L’objectif est de renforcer les capacités des membres du FIP et partager les connaissances et porter la voix collective des ONG dans la contribution à un cadre international de développement durable. La mission du FIP est d’avoir un impact positif sur l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités, la promotion de la justice et de la paix dans le monde en coordonnant la production et l’échange d’informations et de savoirs entre ses membres, en influençant les décisions des politiques publiques qui affectent les questions de développement et en renforçant la capacité des plateformes nationales d’ONG et de leurs membres.

 

Eau Vive – Appui à la Coalition eau

Subvention de 600 000 euros sur 3 ans et demi pour le projet « Coalition eau » porté par Eau Vive. L’objectif de la coalition est un accès universel et durable à l’eau potable et à l’assainissement, tout en préservant les ressources. Ce programme vise à influencer les décideurs, les politiques publiques et la gouvernance du secteur, tant en France qu’à l’international, valoriser et renforcer l’expertise et la force de proposition de la société civile, informer, sensibiliser et mobiliser les citoyens sur les enjeux du secteur. Le programme entend inscrire durablement la Coalition eau comme l’interlocuteur français de référence, pour la solidarité internationale du secteur de l’eau et de l’assainissement, force collective de proposition, d’analyse et d’action.

 

CFSI – Renforcer la société civile au Congo 

Subvention de 2 290 000 euros sur 3 ans pour la deuxième phase du Programme concerté pluri acteurs (PCPA) au Congo dont l’objectif consiste à renforcer la société civile congolaise afin qu’elle participe à l’élaboration et au suivi des politiques publiques dédiées à la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Le programme mettra l’accent sur trois axes majeurs : renforcer la crédibilité et l’exemplarité des organisations de la société civile congolaise, appuyer la structuration collective et l’expertise de la société civile et expérimenter des initiatives de développement local participatives. Ce programme bénéficie d’un cofinancement important des autorités congolaises et de l’Union européenne, signe d’un engagement fort sur ces enjeux de gouvernance démocratique.

 

CCFD TS – Réduire les conflits agricoles et environnementaux au Guatemala

Subvention de 271 708 euros sur 3 ans au Comité catholique contre la faim et pour le développement – Terre solidaire pour un projet visant à réduire les conflits agro-environnementaux dans la région Sud-Ouest du Guatemala. Le projet propose des mécanismes alternatifs de résolution des conflits, basés sur le dialogue entre les acteurs non étatiques et institutionnels et une meilleure articulation entre le mouvement paysan et indigène. Il s’agit d’une deuxième phase d’une action qui avait été cofinancée par la Commission européenne. L’enjeu de cette nouvelle phase est de parfaire les méthodologies de résolution des conflits et de former et outiller davantage les acteurs parties prenantes à la résolution pacifique des conflits que sont les organisations paysannes et indigènes et les fonctionnaires de l’Etat.

 

AEDH – Accompagner les initiatives des organisations de défense des droits de l’homme en Afrique centrale

Subvention de 316 994 euros sur 3 ans à l’association Agir ensemble pour les droits de l’homme (AEDH) pour un projet visant à renforcer sur le plan structurel de très petites organisations de défense des droits de l’Homme au Cameroun, en RDC, au Congo, au Gabon et au Burundi. Le projet prévoit un mécanisme d’appels à projets doublé d’une stratégie d’accompagnement sous la forme de suivi-formation sur mesure et la mise en place d’échanges entre organisations au niveau régional. L’enjeu est d’appuyer la professionnalisation de structures indispensables à la construction de l’Etat de droit en accompagnant d’organisations souvent isolées et dont les besoins sont peu soutenus.

 

AFRANE – Soutien à l’enseignement en Afghanistan

Subvention de 883 038 euros sur 3 ans à Afrane (Amitié franco-afghane) pour un projet visant à améliorer la qualité de l'enseignement et des conditions d'apprentissage des élèves de 32 écoles des provinces de Kaboul, Hérat, Parwam, Nangarhar et Bamyan. L’ONG organisera la formation continue de 600 professeurs par an (dont 70% de femmes) dans les matières fondamentales (mathématiques, patchou, dari) et en sciences expérimentales. Suivant les besoins des établissements, le projet permettra d’apporter un soutien matériel, administratif et organisationnel aux écoles, ainsi qu'un appui à la mise en place d'activités culturelles et d'éducation citoyenne. Il favorisera par ailleurs l'accès des filles aux études supérieures, et renforcera l'insertion professionnelle des jeunes dans le Waras avec la construction d'un lycée agricole.

 

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine - Mieux agir pour le respect du droit dans les territoires palestiniens

Subvention de 225 000 euros sur 3 ans en appui au fonctionnement et aux activités de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Ce financement permettra d’une part d’accompagner la structuration du milieu associatif français mobilisé sur le sujet, autour des 42 ONG de ce collectif, et d’autre part d’informer le public sur le conflit et ses enjeux (élus, acteurs de la solidarité internationale institutionnels ou non-gouvernementaux, journalistes, grand public dont la jeunesse). Il s’agit de diversifier le public ciblé par les activités et les publications en s’ouvrant à la jeunesse et aux journalistes, et en parallèle d’accroître la visibilité de la Plateforme et de ses membres.

 

CCFD-TS – Education et implication citoyenne des enfants et des jeunes de Gaza

Subvention de 770 032 euros pour 3 ans pour un projet éducatif et citoyen mis en œuvre à Gaza par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - Terre Solidaire et son partenaire gazaoui Culture et Pensées Libres. Il permettra de développer des activités socio-éducatives dans la zone de Khan Younis. Elles incluent des méthodes pédagogiques alternatives, un soutien psychosocial et des activités de plaidoyer pour les enfants et jeunes. Il s’agit d’améliorer la qualité de l’éducation à Khan Younis et de développer les capacités d’expression des enfants et des jeunes. Les activités bénéficieront quotidiennement en 3 ans à 1 140 jeunes. Grâce à  la vitalité des centres communautaires et les activités récréatives (programmes radio, blogs, pièces de théâtre et films, etc.), il touchera aussi indirectement 25 000 personnes.

 

AIDES – Appui à 4 Plateformes régionales de lutte contre le VIH/Sida

Subvention de 1 465 398 euros sur 2 ans à AIDES pour un programme qui  vise à installer des dynamiques régionales de renforcement de capacités au Sud et à mettre en place des leaderships d’acteurs de la lutte contre le sida. Il s’agit pour AIDES de transférer ses méthodes, outils et bonnes pratique vers quatre associations partenaires leaders dans leur sous-région (ARCAD Mali, ANSS Burundi, ALCS Maroc et PILS Maurice) et d’accompagner la mise en place de chaque plateforme au sein de l’association partenaire. Il s’agit aussi d’accompagner la nouvelle plateforme dans ses missions de renforcement des associations locales qui en émettent le besoin (appui à la vie associative et à la mobilisation communautaire, appui à la méthodologie de projet, à la démarche qualité, au suivi-évaluation, à la mobilisation de ressources financières, appui à la gestion financière et appui à des activités en direction des groupes clefs). En fin de programme, une quarantaine d’associations de lutte contre le sida seront ainsi appuyées.

 

Coalition Plus – Renforcer le plaidoyer de 4 associations leader de lutte contre le VIH/Sida.

Subvention de 755 484 €eurospour un projet de 3 ans, qui  vise à améliorer la réponse VIH/Sida dans 4 pays francophones d’Afrique par le renforcement du métier de plaidoyer de 4 associations membres de Coalition Plus (ARCAD Mali, ANSS Burundi, ALCS Maroc et PILS Maurice). Le premier volet permettra de structurer la fonction du plaidoyer au sein des 4 associations (recrutement, appui au fundraising, plan d’action de plaidoyer…). Le second accompagnera la mise en œuvre de plaidoyers nationaux et internationaux sur la qualité des soins et l’acceptation sociale des personnes vivant avec le VIH. Le troisième volet vise à impliquer les équipes dans des actions régionales de plaidoyer. A la fin du projet, les quatre associations leader auront intégré et professionnalisé le plaidoyer et seront en capacité d’interpeller les dirigeants des institutions nationales et internationales qui jouent un rôle majeur dans la définition et la mise en œuvre des politiques de lutte contre le sida (gouvernement, élus nationaux ou locaux, cadres de la fonction publique, fonctionnaires internationaux) mais aussi les prescripteurs de normes et d’opinion (organes de presse, leaders religieux et communautaires).

 

Handicap International – Lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale

Subvention de 2 192 482 euros à Handicap international pour un programme de 4 ans visant à accompagner les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale dans 4 pays en situation de crise ou de post-crise (Togo, Madagascar, Liban et Sud Soudan). L’objectif est de développer une prise en charge globale de ces personnes et de leur environnement afin qu’elles retrouvent une place au sein de la communauté. Il s’agit de renforcer la gouvernance des politiques publiques dans les secteurs sanitaires, sociaux et pénitentiaires, d’améliorer la protection des droits des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale par une approche communautaire et de promouvoir le modèle d’intervention innovant pour construire un plaidoyer international sur ce thème. Dans les 4 pays d’intervention, le programme visera les enfants et adultes vivant avec des problèmes de santé mentale, les personnes en conflit avec la loi, les familles, les professionnels de santé mentale des service de santé, les professionnels de l’administration pénitentiaire et les personnels et volontaires des organisations de la société civile. A terme, ce sont près de 21 500 bénéficiaires directs qui seront impactés.

 

Développement sans frontières – Accompagner les personnes en situation de handicap au Maroc 

Subvention de 407 887 euros sur 3 ans à Développement sans frontières pour un projet visant à améliorer la prise en charge des personnes en situation de handicap au Maroc. Il s’agit de mettre en place un programme de formation à destination du personnel médical et paramédical, de renforcer les capacités organisationnelles des structures de santé spécialisées en rééducation et réadaptation fonctionnelle et de mettre en œuvre un volet plaidoyer afin de sensibiliser les pouvoirs publics sur une meilleure prise en compte du handicap dans la stratégie nationale de santé. Cette initiative est mise en œuvre en étroite collaboration avec l’Amicale marocaine des handicapés (AMH). Au terme du projet, près de 210 professionnels auront bénéficié de formations et 10 associations verront leurs capacités organisationnelles renforcées. Deux centres de rééducation fonctionnelle seront opérationnels et bénéficieront de personnels qualifiés. Près de 1800 personnes en situation de handicap et issus de milieux défavorisés bénéficieront d’une offre de soins accessible et adaptée à la rééducation fonctionnelle.



Conte du Congo : la forêt, les villageois et l'exploitant

05/05/2014

Avec près de 230 millions d’hectares de forêt, le Bassin du Congo constitue le deuxième massif forestier tropical du monde après l’Amazonie. La forêt est un enjeu majeur du développement économique du Congo. Elle représente plus de 65% de son territoire national. Sa préservation et son exploitation durable sont des atouts essentiels pour la diversification de l'économie et le développement social.
 

Présenter le projet d'appui à la gestion durable de forêts du Congo (PAGEF) par le biais d’une bande dessinée animée, c’est le pari qu’a fait l’AFD pour rendre compte de l’évolution du projet auprès des populations locales et souligner l’opportunité pour les différents acteurs de participer à une gestion des forêts bénéfique pour tous.


Le PAGEF , mis en place en 2007, a pour but l’appui à la gestion durable des forêts dans le Sud Congo. Cette partie des forêts a été depuis longtemps exploitée de manière anarchique et très intensive : les autorités congolaises souhaitaient donc mettre en œuvre des plans d’aménagement afin de rationaliser et pérenniser la gestion de ces massifs.

Ce sont ainsi près de 4 millions d’hectares de forêts qui sont actuellement en cours d’aménagement. Le projet offre un service d’assistance technique aux sociétés engagées dans la démarche, pour conduire le processus d’inventaires écologique et d’études socio-économiques, puis concevoir leur plan d’aménagement.

Il comprend également un volet important de transfert de compétences techniques à l’administration forestière ainsi qu’auprès des ouvriers des sociétés, des universités congolaises qui dispensent des formations forestières, et appuie l’émergence de bureaux aménagistes locaux compétents. Figurant parmi les actions emblématiques de l’AFD dans le secteur forestier du Bassin du Congo, ce projet est au cœur du dialogue entre l’Agence et les autorités du Congo pour la gestion durable de leurs forêts. Il s'achèvera en octobre 2014 ; la seconde phase est en cours d’élaboration.
 

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Inaugurations de deux réseaux d'eau autonomes à Kinshasa et à Kwilu

19/03/2014

L’AFD a procédé à l’inauguration de deux réseaux d’eau autonomes les 10 et 12 octobre, le premier dans une commune de la périphérie Est de Kinshasa et et le second dans la région du Bas-Congo. Ces infrastructures permettent à 80 000 usagers d'accéder à l’eau potable à son juste prix. Les inaugurations ont été l’occasion de présenter au gouvernement congolais l’aboutissement d’un projet pilote, dont l’impact sera démultiplié par un nouveau concours financier, en cours d’instruction dans le cadre du Contrat de Désendettement et Développement, signé entre la France et la RDC en juillet 2013.


Le ministre des ressources hydrauliques et l'ambassadeur de France devant une borne fontaine

Ces réseaux d’eau potable sont à gestion professionnelle autonome par les Bénéficiaires à travers les ASUREP (Associations des Usagers des Réseau d’Eau Potable).

L'inauguration du réseau autonome de Kinshasa s'est déroulée en présence de l’ambassadeur de France, du Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Energie et du Gouverneur de la ville de Kinshasa le 10 octobre 2013. L'inauguration du réseau de Kwilu-Ngongo dans le Bas-Congo a suivi le 12 octobre.
 
Ces réseaux d’eau supplémentaires mis en exploitation dans le cadre du projet bénéficieront à une population de près de 38 000 personnes à Kimbanseke, et 40 000 personnes à Kwilu Ngongo. Ils auront pour impact immédiat de réduire sensiblement le taux de propagation des maladies d’origine hydrique et de rendre plus aisé l’accès à l’eau potable pour les familles des quartiers tout en réduisant sensiblement la corvée de l’eau pour les femmes et les enfants. Le financement aura permis la mise en place des systèmes simples d’approvisionnement en eau potable, chacun comprenant un forage et un réservoir pour une distribution à travers un réseau hydraulique et des bornes-fontaines.
 
Un projet global qui prévoit l’alimentation en eau potable de 335.000 personnes
 
L’objectif global du programme est de mettre en exploitation d’ici à fin 2014, 15 systèmes d’approvisionnement d’eau potable dans 14 quartiers périphériques de la ville de Kinshasa et 3 pour la Commune de Kwilu Ngongo de la Province du Bas Congo. Le but est d’améliorer les conditions sanitaires et de vie d’environ 335.500 habitants pour l’ensemble de ces quartiers, en facilitant l’accès à l’eau potable et à des infrastructures d’assainissement désormais présents dans leur environnement proche et la création d’emplois permanents touchant principalement les populations des quartiers cibles.
 
Ces réseaux seront ou sont tous gérés par des Associations d’usagers des réseaux d’eau potable, regroupés au sein d’associations sans but lucratif  légalement constituées sur base de la loi 004 du 21 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux Association Sans but Lucratif et aux Etablissement d’utilité Publique et communément désignés sous le vocable d’« ASUREP ». La gestion à la fois technique et financière est donc assurée par ces structures autonomes formées par des usagers du quartier élus par la communauté elle-même.
 
Le projet prévoit l’accompagnement des populations bénéficiaires via les ASUREP pour la consolidation de la bonne gouvernance dans la gestion du bien public afin d’améliorer la transparence et leur redavibilité envers les bénéficiaires. Les populations concernées bénéficieront par ailleurs d’une initiation et d’une sensibilisation aux normes d’hygiène.
 
Le programme PILAEP, financé par l’AFD, à travers une subvention totale de 8 millions d’euros qui est mis en œuvre par la Coopération Technique Belge, CTB et l’ADIR, s’inscrit parfaitement dans les priorités énoncées par le Gouvernement de la RDC en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. Dans le cadre du C2D (Contrat de Désendettement et Développement), signé entre la France et la RDC en juillet dernier, 18 millions d’euros supplémentaires seront alloués à la poursuite de ce projet. Ce sont 550 000 usagers supplémentaires qui bénéficieront d’un réseau d’eau de proximité et des nombreux emplois qui seront créés.
 
La population du quartier de Ngiesi devant le forage de l'ASUREP
 


 
 
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