© AFD, Danielle Segui

L'AFD est présente au Sénégal depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Elle est représentée à Dakar par une agence régionale, qui couvre également le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et la Gambie.

L’AFD finance des projets ou programmes qui s’insèrent dans les priorités définies par les Gouvernements sénégalais et français : amélioration de la compétitivité de l'économie et, notamment, des performances des entreprises, croissance soutenue et préservation du capital naturel, amélioration de l'accès des populations aux services sociaux de base.

À la une

Lutte contre la fièvre jaune : la Fondation Institut Pasteur de Dakar va se doter d’une nouvelle unité de production de vaccins

19/01/2016

Pour la fondation sénégalaise, seul producteur de vaccin pré-qualifié par l’OMS à être basé en Afrique, l'apport de l'AFD, par un prêt bonifié de 6,5 millions d’euros, va permettre de renforcer durablement la lutte contre cette maladie pour laquelle il n'existe pas de traitement.

30 000 décès dus à la fièvre jaune

L’OMS estime chaque année à 200 000 le nombre de cas de fièvre jaune et à 30 000 le nombre de décès dus à cette maladie dans le monde. Maladie hémorragique virale transmise par des moustiques infectés, la fièvre jaune est présente dans toute l’Afrique intertropicale, en Amérique du Sud et dans certaines îles de la Caraïbe. L’Afrique est cependant particulièrement touchée (90% des cas) et l’OMS estime que 610 millions de personnes dans 32 pays sont exposées à cette maladie sur ce continent.

Seule la vaccination permet de lutter contre la fièvre jaune 

Selon l'OMS, 32 pays africains sont considérés « à risque » de fièvre jaune, avec une population exposée de 610 millions de personnes, dont 219 millions en zone urbaine.Il n’existe pas de traitement et la vaccination constitue le seul moyen de lutter contre la fièvre jaune.

Or, le nombre de vaccins produits est aujourd’hui insuffisant pour pouvoir mener à terme toutes les actions de vaccination nécessaires dans les pays endémiques.


Génomes du virus de la Fièvre jaune dans des cellules de foie humain infectées
pendant 24 heures. © Institut Pasteur/Nolwenn Jouvenet

La seule unité de production basée en Afrique

La FIPD fait partie des quatre producteurs mondiaux pré-qualifiés par l’OMS pour la fabrication de ce vaccin et ce projet devrait donc permettre de renforcer durablement la lutte contre cette maladie. La FIPD est par ailleurs  la seule unité de production de ce vaccin basée en Afrique.

Le prêt de 6,5 millions d’euros accordé par l’AFD à la FIPD s’inscrit dans le cadre du projet AfricAmaril d’un coût total de 23 millions d’euros cofinancé par la Banque Islamique de Développement (BIsD) et l’Etat du Sénégal. La nouvelle unité sera installée sur un terrain de 2 ha, attribué par le Président Macky Sall, sur le site de Diamniadio à l’est de Dakar. Le futur bâtiment d’une surface d’environ 3 000 m² comprendra, une partie réservée à la production, un laboratoire de contrôle qualité, une partie administrative,  et des bâtiments annexes.

La réduction du taux d'intérêt (prise en charge par l'Etat français) - ou concessionalité - attachée au financement de l’AFD permettra de développer les activités de la FIPD sur la surveillance des arbovirus et des virus de fièvre hémorragiques et sur les réponses aux épidémies. Elle permettra également de poursuivre et d’intensifier ses actions de formation.

Les travaux débuteront fin 2016 et le bâtiment devrait être livré en mars 2019.

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La convention a été signée par Laurence Hart, directrice de l’AFD au Sénégal, et le Professeur André Spiegel, Administrateur de la Fondation Institut Pasteur de Dakar ,
en présence de Jean Félix Paganon, Ambassadeur de France au Sénégal.



Lutter contre les inondations dans les quartiers informels de Dakar

05/01/2016

Depuis 2005, les inondations sont devenues un problème récurrent à Dakar en saison des pluies, en particulier dans le quartier Pikine Irrégulier Sud, où les conditions de pauvreté et d’insalubrité sont devenues préoccupantes et freinent le potentiel de développement économique important  de cette population. Ce projet aux multiples composantes a pour objectif de réduire cette vulnérabilité.

Une extrême vulnérabilité aggravée par le dérèglement climatique

Problème d’extrême vulnérabilité du territoire face à un aléa pour l’instant  « normal », les inondations régulières que connaissent les quartiers périphériques de Dakar  devraient augmenter avec le changement climatique et l’augmentation de la fréquence des évènements pluvieux fréquents.
A titre d’illustration :

  • les inondations de 2012 ont touché environ 150 ha sur la ville de Dakar. Plus de 8000 maisons situées à  Pikine ont été inondées
  • Au niveau national : en 2012, les inondations ont causé la mort de 26 personnes ; 264 000 personnes ont été affectées. Plus de 5000 familles ont dû être relogées.


Pikine Irrégulier Sud en fin d’hivernage. Les marques sur les murs des maisons ainsi que les sacs de sable laissent deviner le niveau d’eau atteint dans ces rues. DR


Une priorité du gouvernement sénégalais

Le gouvernement du Sénégal a fait de la lutte contre les inondations une de ses priorités, reflétée dans le Plan Sénégal Émergent et transcrit opérationnellement dans le Plan Décennal de Gestion des Inondations, adopté en 2012.

La résilience face au changement climatique de Dakar et sa région, située en zone vulnérable, est également essentielle pour le pays. Actuellement, la Banque Mondiale estime que la valeur des actifs économiques vulnérables aux inondations dans la seule région de Dakar s’élève à 40 milliards d’euros, soit près de deux fois le PIB du pays

Pikine Irrégulier Sud, un quartier d’habitat informel de la commune de Pikine, y est particulièrement vulnérable, notamment depuis la réalisation de l’autoroute liant Dakar à Diamniadio, qui traverse la zone. Il rassemble plus de 300 000 habitants, soit 10% de la population de la grande région de Dakar. La majorité vit sous le seuil de pauvreté et bénéficie de peu d’équipements publics. Le projet vise à réduire la vulnérabilité de ces populations en les protégeant des inondations qui les affectent annuellement.

Objectif : 200 000 personnes hors de l’eau

La finalité du projet est de promouvoir un développement équilibré du territoire sénégalais. Ainsi, l’objectif spécifique du projet est d’aménager le territoire de Pikine Irrégulier Sud (PIS) afin de réduire sa vulnérabilité aux inondations et eaux stagnantes insalubres dont sont victimes les populations locales.

La superficie inondable représente  30% de la superficie de Pikine Irrégulier Sud.
Deux phases sont prévues :
-    phase 1 en cours, financée par le projet d’autoroute : réduction de la superficie inondable à 17%
-    phase 2 (financement en cours 50 M€) : réduction de la superficie inondable à 7% de la superficie de PIS.

Soit 200 000 personnes au total mises hors d’eau.

Cet objectif sera atteint grâce aux quatre composantes du projet :

  • Infrastructures de drainage des eaux pluviales : système de bassins de rétentions et de collecteurs gravitaires visant à évacuer les eaux pluviales.
  • Assainissement des eaux usées : mise en place des réseaux de collecte des eaux usées nécessaires pour protéger les infrastructures de drainage contre les infiltrations d’eaux usées. Ces réseaux seront connectés au système de traitement de la baie de Hann en cours de réalisation.
  • Plan d’action de réinstallation. Cette composante, à la charge de l’Etat sénégalais, a pour objectif de dédommager et reloger les personnes vivant dans les zones les plus vulnérables qui correspondent aux emplacements des futurs bassins de rétention.
  • Renforcement de capacités de l’office national d’assainissement du Sénégal (ONAS) pour l’entretien des infrastructures, le drainage des eaux pluviales et une prestation d’information et de sensibilisation des populations de Pikine Irrégulier Sud.

Une composante complémentaire de Gestion Intégrée des Inondations a été soumise à considération pour un financement du Fonds Vert pour le Climat.

De multiples bénéfices pour Dakar et ses habitants

Le projet aura un impact positif sur le bien-être et la santé de 200 000 personnes vivant à Pikine Irrégulier Sud.
Il réduira également la vulnérabilité des biens et des activités économiques dans la zone.

Le rabattement de la nappe phréatique permettra de diminuer la pollution de celle-ci due à l’infiltration des eaux usées.

Enfin, le projet réduira considérablement la vulnérabilité au changement climatique de Pikine Irrégulier Sud, dont l’effet projeté est l’augmentation de la fréquence des évènements pluvieux de forte intensité.

Signé durant la COP 21


C’est dans le cadre de la COP21 que le ministre sénégalais de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ et le Directeur général adjoint de l’AFD, Jacques Moineville, ont signé le 2 décembre 2015 à Paris, en présence de la secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, Annick Girardin et de la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, une convention de financement d’un montant de 50 M€, relative au projet de lutte contre les inondations à Pikine Irrégulier Sud.

 



[COP21] Gestion durable de l’eau et adaptation au changement climatique

02/12/2015

L'AFD a signé ce jour au Bourget à la COP21 deux conventions de financement dans le secteur de l'eau au Congo et au Sénégal, en faveur de l'adaptation au changement climatique.

 

Projet de lutte contre les inondations à Pikine Irrégulier Sud

Depuis 2005, la conjonction d’une urbanisation rapide et de la variabilité climatique ont fait des inondations un problème récurrent au Sénégal en saison des pluies, et en particulier à Dakar et sa périphérie. Pikine Irrégulier Sud, un quartier d’habitat informel de la banlieue de Dakar, y est particulièrement vulnérable.

Le projet d’un montant total de 56 M€, financé à hauteur de 50 millions d’euros par l’AFD en prêt souverain, prévoit la réalisation d’infrastructures de drainage permettant d’évacuer les eaux pluviales, la réalisation de réseaux de collecte des eaux usées, ainsi que des actions de renforcement des capacités auprès de l’Office National d’Assainissement du Sénégal et la réalisation de campagnes d’information et de sensibilisation à l’endroit des populations de Pikine Irrégulier Sud. Cet important projet permettra de réduire drastiquement la vulnérabilité de ce quartier informel, où près de 300 000 personnes vivent actuellement dans un habitat dégradé et un environnement sanitaire préoccupant.

Cette convention de financement a été signée par M. Amadou Ba, Ministre des finances de la République du Sénégal, Mmes Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie et Annick Girardin, Secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie et par M. Jacques Moineville, Directeur général adjoint de l’AFD.

 

Renforcement du suivi hydrologique du Congo pour une Gestion Intégrée des Ressources en Eau

Le fleuve Congo est au cœur des préoccupations planétaires sur le changement climatique et la biodiversité. Les enjeux sont exceptionnels : 204 millions d'hectares de forêts, 60 % de la biodiversité africaine, 25 000 km de voies navigables, 100 GW de potentiel hydroélectrique soit le quart des besoins du continent. Pourtant, il existe à ce jour très peu de données sur son débit actuel et son évolution. L’anticipation des effets du changement climatique passe par une meilleure connaissance de la situation actuelle.

Le projet financé par l’AFD au travers d’une subvention de 500 000 euros permettra d’optimiser le réseau de suivi et de partage des données et informations sur l’eau, afin de faciliter la mise en œuvre des mesures d’adaptation. Le suivi hydrologique va être amélioré notamment grâce à une innovation qui utilise des satellites d'observation de la Terre (programme SWOT du CNES) et qui constituera une première mondiale. Une meilleure connaissance conduira à une meilleure planification et à un développement économique local résilient, pour plus de 100 millions de citoyens d’Afrique centrale.

Cette convention de financement a été signée par M. Simon Sakibede, Secrétaire Général de la Commission Internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha, Mmes Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie et Annick Girardin, Secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie, et par M. Jacques Moineville, Directeur général adjoint de l’AFD.



[COP21] L’Afrique face au défi climatique : la France renforce les moyens d’action de l'AFD

02/12/2015

A l’occasion du sommet "Défi climatique et solutions africaines", le Président de la République française a confirmé, le 1er décembre, la hausse des financements de l’aide publique bilatérale en faveur de la lutte contre les changements climatiques de 3 à 5 milliards d’euros d’ici 2020, dont une part très substantielle en faveur de l’Afrique.

 

Il a en conséquence annoncé que la France, à travers l’Agence Française de Développement, consacrera à l’accès à l’énergie durable de l’Afrique 6 milliards d’euros entre 2016 et 2020, dont au moins 2 milliards pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD déclare : « À travers l’annonce du Président de la République, la France accroît considérablement la capacité d’action de l’AFD, particulièrement auprès des pays les plus affectés par le dérèglement climatique. L’AFD voit amplifié son rôle d’acteur bilatéral clé pour le financement du développement et de la lutte contre le changement climatique en Afrique continentale. En renforçant l’investissement dans les zones les plus vulnérables, c’est aussi la France qui sort renforcée dans sa capacité à mettre en œuvre les nouveaux objectifs de développement durable. »

 

Acteur-pivot de la politique française d’aide publique au développement, l’AFD poursuivra le déploiement de sa politique volontariste en faveur du climat : depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets de développement qui ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique pour atteindre en 2014, 53 % des financements de l’AFD dans les pays en développement.

Elle mettra en œuvre l’annonce du président de la République dès 2016, à travers le financement de centrales d’énergies renouvelables (solaires, éoliennes, géothermie et biomasse), comme elle le fait déjà au Maroc, Kenya, Djibouti, Afrique du Sud, et Burkina Faso…. Elle financera également des projets de mise à niveau des réseaux ou d’électrification à travers différentes solutions d’extension de réseaux ou de de systèmes individuels. De nouveaux projets sont déjà en préparation dans les pays tels que l’Egypte, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Guinée.

En matière d’adaptation au changement climatique, le Président a annoncé le triplement des financements annuels de la France à horizon 2020 ; l’AFD sera un acteur majeur de sa mise en œuvre.
Par ailleurs, l’AFD accompagnera les pays africains et des pays les moins avancés dans le déploiement de leurs contributions décidées au niveau national (INDC) et des accords issus de la COP21, entre 2016 et 2018.
 



AfricaFrance lance le programme Lead Campus - Leaders pour l'Afrique de Demain

13/11/2015

AfricaFrance lance un programme ambitieux de formation certifiante dédié aux leaders africains des secteurs privés, publics et associatifs pour répondre aux besoins exprimés par le continent.

Le consortium constitué par Sciences Po , l’ISM de Dakar , UCT et le CEFEB en assurera la mise en œuvre opérationnelle, Cette alliance franco-africaine s’inscrit dans les principes d’une relation renforcée entre l’Afrique et la France, fondée sur des partenariats et la complémentarité des visions.

LeAD Campus - Leaders pour l’Afrique de Demain a été officiellement lancé vendredi 13 novembre, dans le cadre d’une cérémonie présidée par Annick Girardin, Secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie et associant Frédéric Mion, Directeur de SciencesPo Paris et Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement

Ce programme sera réalisé en associant étroitement les entreprises africaines et françaises.

 



Les impacts du programme de mise à niveau des entreprises du Sénégal

28/09/2015

Le Sénégal est le premier pays d’Afrique sub-saharienne à avoir engagé, à la suite de nombreux pays développés ou émergents, un programme de mise à niveau de ses entreprises (PMNE). Ce programme consiste en un accompagnement technique et financier des entreprises pour la réalisation d’investissements jugés nécessaires à leur développement.

L'étude conduite par l'AFD  compare sur une période de dix ans les trajectoires des entreprises sénégalaises bénéficiaires du programme de mise à niveau  avec des entreprises non bénéficiaires, mais  qui présentaient au moment de l'adhésion des profils proches. L'étude met en évidence un impact significatif et durable de ce programme sur la croissance de l'activité et du revenu des entreprises ainsi que sur leur comportement d'investissement. Elle ne permet pas de conclure en revanche sur l'existence d'externalités induites  par ce programme, c'est-à-dire sur des effets de diffusion ou d'éviction sur les entreprises non bénéficiaires.

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