Le Groupe de l'AFD intervient en Tanzanie à travers sa filiale PROPARCO depuis 1993. L’installation d'un bureau de l’agence régionale de Nairobi (Kenya) à Dar es Salaam en 2007 a permis à l’AFD de développer son activité dans ce pays.
 
Deux secteurs d'intervention sont privilégiés : le secteur de l’eau et de l’assainissement et celui de l’énergie.

À la une

60 solutions face au changement climatique à Arusha

16/12/2016

Après Dar Es Salaam en mars 2015, c’était au tour de la ville d’Arusha, au nord de la Tanzanie, de proposer l'exposition « 60 solutions face au changement climatique » ! L’occasion de sensibiliser différents publics aux questions liées au changement climatique.

La photographie au service du développement durable

L’exposition « 60 solutions face au changement climatique », ce sont 21 photos tirées du livre du même nom qui mettent en valeur des solutions concrètes dans la lutte contre le changement climatique et en faveur d’un modèle de croissance sobre en carbone.

Créée par l’AFD à l’occasion de la COP21 en partenariat avec Yann Arthus-Bertrand et la Fondation GoodPlanet , l’exposition a vocation à voyager dans tous les pays d’intervention de l’Agence.

 

Sensibiliser aux enjeux du climat

Après une première expérience à Dar Es Salaam en 2015, l’exposition « 60 solutions » a été présentée pendant toute une semaine à Arusha, au nord du pays, du 8 au 12 novembre 2016. 

Une semaine organisée par l’Alliance française d’Arusha, l’ONG Oikos et le Musée national d’histoire naturelle et dédiée aux échanges sur le changement climatique. 

L’événement a permis de sensibiliser plusieurs publics - milieux scolaires, cercles d'affaires, journalistes professionnels et étudiants et universitaires - aux questions liées au changement climatique, en parallèle à la COP22 à Marrakech.

Près de 450 visiteurs ont donc pu découvrir l’exposition ainsi que l’engagement réaffirmé de l’AFD en faveur du développement et du climat.



Développer les compétences pour mieux gérer l’eau en Tanzanie

16/12/2016

Depuis 2007, le gouvernement tanzanien mobilise des ressources importantes pour améliorer l’accès à l’eau potable et l'assainissement. Nouvelles initiatives pour renforcer les capacités du secteur : un rapprochement avec l’Office international de l’eau et un dialogue renforcé avec l’AFD.

 

D’importantes ressources en eau mais un accès inégal

La Tanzanie dispose de ressources en eau importantes avec une moyenne annuelle d’eau disponible par habitant évaluée à 2000 m3 en 2012, niveau qui devrait atteindre 1400 m3/an/hab en 2025, compte tenu de la croissance de la population. 

L’accès à une source d’eau potable et le raccordement à un réseau d’assainissement restent toutefois problématiques, avec des conséquences importantes sur la santé des populations.

Conscientes de cette situation, les autorités tanzaniennes ont lancé dès 1998 une réforme du secteur de l’eau.

 

L’expertise française au service des populations tanzaniennes

Afin de définir au mieux les besoins du secteur de l’eau, le ministère de l’Eau et de l’Irrigation tanzanien a décidé de faire appel à l’expertise de l’Office international de l’eau (OIEau) .

Au programme de ces échanges, plusieurs visites en Tanzanie et en France

  • tout d’abord une première rencontre organisée du 18 au 23 août 2016 par OIEau à Dar es Salaam consacrée aux problématiques de l’eau en Tanzanie ;
  • une délégation composée de représentants du ministère de l’Eau, du Water Institute et d’ATAWAS s’est par la suite rendue en France du 12 au 16 décembre 2016 afin de visiter les installations d’OIEau et d’envisager les différentes possibilités de structures similaires en Tanzanie. 

Une mission qui a été conclue par une visite de la délégation dans les bureaux de l’AFD à Paris, où elle a été reçue par Laurent Amar, directeur adjoint du département Afrique, et les responsables « Eau et assainissement » de l’AFD.

 

Former pour améliorer les compétences dans le secteur

Prochaine étape, la remise d’un rapport au ministère de l’Eau et de l’Irrigation.

Objectif du rapport ? Établir les termes de référence d’une consultation qui aura pour but d’établir un schéma directeur de formation à court, moyen et long termes pour le renforcement des capacités du secteur de l’eau en Tanzanie.

Ce plan sera financé par l’AFD dans le cadre de son appui au secteur de l’eau et de l’assainissement en Tanzanie.



Une nouvelle banque partenaire pour Sunref Afrique de l’Est

22/11/2016

L’initiative Sunref a officiellement été lancée en Tanzanie le 22 novembre dernier ! Première banque tanzanienne à s’engager dans le programme, la Bank of Africa Tanzania (BoA-T). Focus sur ce nouveau partenariat qui contribuera à développer les énergies renouvelables.

Sunref, c’est quoi ?

Développée par l’AFD, l’initiative Sunref est une ligne de financement vert destinée aux entreprises. 

Objectif : encourager les banques à financer la transition écologique et promouvoir les investissements dans les services énergétiques et environnementaux dans les pays en développement.

 

Booster la croissance verte

Sunref Afrique de l’Est arrive donc en Tanzanie après la signature d’une première ligne de crédit de 11,8 millions de dollars entre l’AFD et la Bank of Africa Tanzania (BoA-T) le 22 novembre 2016.

La BoA-T est la première banque à participer au programme Sunref en Tanzanie.

Grâce à cette ligne de crédit, la banque tanzanienne pourra bénéficier de ressources financières adaptées au développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique en Tanzanie, notamment au travers de prêts présentant un taux d’intérêt attractif. 

BoA-T bénéficiera également du programme d’assistance technique régional, cofinancé par l’Union européenne, afin d’être accompagnée :

  • dans l’identification des opportunités d’investissement verts ;
  • dans le montage et le suivi des projets d’investissements ;
  • et dans le renforcement de ses capacités. 

 

Concrétiser l’Accord de Paris en Tanzanie  
 
La finalité à long-terme du programme Sunref ? Permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays ainsi que sa dépendance aux énergies fossiles.
 
Il contribuera par ailleurs à augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la Tanzanie (hydroélectricité, solaire, biomasse/biogaz, cogénération etc.). 
  
Grâce à ce financement, l’AFD contribue à la lutte contre le changement climatique et à la mise en œuvre de l’accord de Paris en Tanzanie.  
 
La convention de financement a été signée à Dar Es Salaam par le directeur régional de l’AFD en Afrique de l’Est et le directeur général de la Bank of Africa -Tanzania, en présence de l’ambassadrice de France ainsi que des représentants de l’Association des industries tanzaniennes (Confederation of Tanzanian Industries) et de la Délégation de l’Union européenne.


L’AFD en 2015: contribuer à la croissance économique et à la lutte contre le changement climatique dans le monde et en Tanzanie

23/08/2016

2015 : une année record pour l’AFD avec 8,3 milliards d’euros d’engagements, dont 38 % destinés au financement du développement en Afrique. Les actions et les chiffres clés de l’Agence ont été présentés lors d’une conférence de presse le 2 juin. 

 

Promouvoir une croissance durable et réduire la pauvreté en Tanzanie

L’AFD contribue de manière croissante au financement du développement de la Tanzanie, essentiellement sous forme de prêts concessionnels à l’État. Depuis 2009, l’Agence a accordé 362 millions d’euros (dont 293 millions au gouvernement tanzanien) dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de l’énergie et des transports.

En 2015, le conseil d’administration de l’AFD a approuvé un montant total de 77,3 millions d’euros pour le financement de projets en Tanzanie :

  • 65 millions d’euros ont été consacrés au projet de modernisation et d’extension du terminal 2 de l’aéroport international Julius Nyerere de Dar Es Salaam ;
  • Un prêt de 11 millions d’euros a été accordé à la Bank of Africa – Tanzania (BOA-T) sous forme d’une ligne de crédit dédiée aux investissements privés dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Ce financement intervient dans le cadre du programme régional Sunref ;
  • Une assistance technique internationale est apportée, sur financement de l’Union européenne, aux banques et aux promoteurs de projets, en association avec la Kenyan Association of Manufacturers (KAM) et la Confederation of Tanzania Industries (CTI).

 

Soutenir les ONG françaises intervenant en Tanzanie

L’AFD a aussi accepté de cofinancer les activités d’ONG françaises intervenant en Tanzanie dans les domaines de la santé (Médecins du monde), de l’agriculture (FERT) et des droits humains (FIACAT, Plan international). 

Une subvention de 500 000 euros a enfin été accordée au gouvernement tanzanien pour financer les études préparatoires des futurs projets financés par l’agence ainsi que des actions de renforcement de capacités.

 

Une agence à la hauteur des enjeux du XXIème siècle

L’AFD prévoit d’augmenter son volume d’engagement en Tanzanie au cours des prochaines années, avec comme objectif 100 millions d’euros par an pour appuyer le développement du pays dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de l’énergie et des transports. 

Cette évolution est cohérente avec l’objectif annoncé en septembre 2015 par le président de la République d’augmenter la capacité d’intervention de l’AFD de 50 % d’ici 2020, et d’amener l’institution à un niveau permettant de répondre aux défis du XXIème siècle.

La conférence de presse a été organisée par l’ambassade de France en Tanzanie et l’AFD, en présence de Malika Berak, ambassadrice de France, Yves Boudot, actuel directeur régional de l’AFD, son successeur Bruno Deprince ainsi qu’Emmanuel Baudran, responsable du bureau de Dar Es Salaam.

 


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


 
 
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