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La Recherche à l'AFD
Le Département de la Recherche assure la réalisation d’études et leur publication, l’organisation de séminaires et de conférences et participe activement à quelques réseaux internationaux. La réflexion sur les stratégies et les modalités de l’aide au développement et la participation aux grands débats internationaux sont désormais partie prenante des actions de l’AFD.
À la une
Conférence-débat : "Financer les villes d’Afrique, l'enjeu de l'investissement local"
L'AFD a le plaisir de vous inviter à une conférence-débat de présentation de l’ouvrage publié dans la collection l’Afrique en développement, codirigée par l’AFD et la Banque mondiale. Cette conférence-débat se déroulera le jeudi 8 mars, de 14h à 16h au siège de l'AFD, 5 rue Roland Barthes, 75012 PARIS.
Cliquer ici pour s'inscrire à l'événement, dans la limite des places disponibles
L'ouvrage
Le continent africain connait le plus fort taux de croissance urbaine de la planète. Dans beaucoup de pays, il semble que le retard des investissements urbains réalisés par rapport aux considérables besoins induits par la croissance démographique ne diminue pas mais, au contraire, s’aggrave. Un changement d’échelle dans les montants d’investissements s’impose.
Parallèlement à la poursuite des efforts pour augmenter la solvabilité et améliorer la gouvernance des collectivités, les modalités et systèmes de financement sont à repenser. Ce livre offre un éclairage méthodologique de la problématique de l’investissement local à l’usage des décideurs et des opérationnels. Il propose des pistes concrètes pour moderniser les systèmes de financement de l’investissement, promouvoir l’implication du secteur privé, le recours à des solutions endogènes et mobiliser de nouvelles sources de financement.
► Cliquer ici pour retrouver l'interview vidéo de l'auteur
► Découvrir sa contribution sur le blog Idées pour le Développement
► Pour commander l'ouvrage sur le site de l'éditeur, Pearson
Le programme
Le Directeur général de l’AFD, Dov Zerah, ouvrira la conférence qui sera présidée par Jean Yves Grosclaude, Directeur des opérations à l’AFD.
- 14h00 : Ouverture par le Directeur général
- 14h15 : Présentation de l’ouvrage par l’auteur Thierry Paulais
- 14h45 : Interventions des panélistes à partir de leur lecture de l’ouvrage
- Discussions avec la salle
- 16h00 : Clôture par le président de séance.
Les intervenants
- Jean-Pierre ELONG MBASSI, Secrétaire Général de Cités et gouvernements locaux unis Afrique
- Karim MANSOURI, Directeur général du Fonds d’équipement communal, Maroc
- Jean-Pierre MARCELLI, Directeur de l’agence de l’AFD en Egypte
- Vincent RENARD, Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, Conseiller à la direction de l’Institut du développement durable et des relations internationales IDDRI
- Néjib TRABELSI, Directeur Général de la Caisse de prêts et de soutien aux collectivités locales, Tunisie
La conjoncture des principaux marchés de matières premières au 4ème trimestre 2011 (Produitdoc n° 155)
Ce bulletin, qui informe sur la conjoncture des marchés de matières premières, est organisé sous forme de fiches produits : café, cacao, riz, sucre, oléagineux, coton, caoutchouc, pétrole, or, aluminium, cuivre et nickel.
Le dernier trimestre 2011 confirme le repli des cours. Sur la période,la crise de la dette souveraine dans la zone euro et ses risques de contagion à l’économie américaine ont affecté la demande et renforcé la frilosité des acteurs du marché.
Le marché des matières premières reste cependant soumis à des tensions : la volatilité des cours demeure plus que jamais d’actualité. En effet, dans un contexte de défiance boursière et de craintes obligataires, les investisseurs persistent à considérer les matières premières comme une valeur refuge.
Concernant la demande en 2012, les perspectives économiques des pays émergents rassurent, à l’image de la Chine (+ 8 % de croissance prévue pour 2012). Ces pays consomment désormais plus de la moitié des matières premières. Pour ce qui est de l’offre, les incertitudes au Moyen-Orient, l’augmentation des tensions sociales dans les mines et les perturbations météorologiques nourrissent les inquiétudes des investisseurs.
La situation foncière en Afrique à l’horizon 2050
Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet Afrique 2050. Engagé en 2009 conjointement par la BAD et l’AFD, ce programme de recherche vise à explorer de façon systématique les principaux secteurs et les enjeux déterminants pour l’avenir des pays africains d’ici à 2050.
Transition démographique tardive, pression croissante sur les terres, difficile mise en place d’une gouvernance foncière et d’une politique de gestion durable des ressources naturelles, sont autant de facteurs qui pèsent lourdement sur la question foncière en Afrique subsaharienne. Au cours des prochaines décennies, les agriculteurs connaîtront-ils autant de difficultés à vivre de leur terre ? Les habitants des villes seront-ils toujours aussi nombreux à ne pouvoir se loger correctement ?
Partant d’une analyse de l’évolution passée de la situation foncière en Afrique subsaharienne, cette étude tente d’apporter des éléments de réponse à ces questions et propose une méthode pour comprendre ce qui pourrait advenir en matière de sécurité foncière et alimentaire, de conflits portant sur les terres et de logement, si se prolongeaient ou s’amplifiaient les tendances observées aujourd’hui.
Nourrir la planète : la sécurité alimentaire en question. Quelles actions engagées par la France ?
L'AFD a le plaisir de vous inviter à une table ronde organisée à l'initiative de Jean-Louis Christ, député du Haut-Rhin, sur ce thème. Cette table ronde se tiendra le mardi 21 février 2012 de 17h à 19h, à l'ancienne salle de la commission des Finances du Palais Bourbon, à l'Assemblée nationale, au 126 rue de l’Université - 75007 Paris.
Programme provisoire :
- Ouverture par Jean-Louis Christ, député du Haut-Rhin
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Table ronde 1 : l’enjeu et nos réponses aujourd’hui
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Au Niveau global, multilatéral et bilatéral
- Marc Dufumier, Expert
- Max-Olivier Gonnet, MAEE (à confirmer)
- Marie Cécile Thirion, AFD
- Echanges avec la salle
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Au Niveau global, multilatéral et bilatéral
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Table ronde 2 : Comment faire mieux ?
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Les entreprises, les ONG, la recherche
- Entreprise Nutriset & Proparco
- OXFAM (à confirmer)
- Franck Galtier, CIRAD
- Débat / échanges avec la salle
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Les entreprises, les ONG, la recherche
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Conclusions
- Jean-Louis Christ, député du Haut-Rhin
- Jean-Yves Grosclaude, Directeur des Opérations AFD
Retrouvez l'ensemble de nos publications sur le même thème:
- Le risque prix sur les produits alimentaires importés - Outils de couverture pour l’Afrique
- Les cultures vivrières pluviales en Afrique de l’Ouest et du Centre - Eléments d’analyse et propositions pour l’action
- Transition démographique et emploi en Afrique subsaharienne - Comment remettre l’emploi au cœur des politiques de développement
- Gestion des risques agricoles par les petits producteurs - Focus sur l'assurance récolte indicielle et le warrantage
- A Savoir 11 sur « La situation foncière en Afrique à l’horizon 2050 » (A paraître)
Printemps arabes : quelle place pour les revendications sociales ?
Que s'est-il dit pendant le séminaire « Printemps arabe en Tunisie, au Maroc et en Mauritanie », organisé par le département de la recherche de l'AFD et le Fonds d’analyse des sociétés politiques (FASOPO), le 1er février ? Ce séminaire a fait entendre paroles d’acteurs et analyses de chercheurs. Interviews vidéo et extraits de la rencontre.
À travers des études de cas portant sur la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie, les intervenants ont proposé une analyse en termes d’économie politique du « printemps arabe ».
Jean-François Bayart, Irène Bono, Béatrice Hibou, Zekeria Ould Ahmed Salem, Boris Samuel et Mohamed Tozy ont présenté les résultats de leurs études, en présence de plusieurs acteurs sociaux maghrébins :
- Adnane Hajji, leader de la révolte du Bassin minier de Gafsa en 2008
- Ridha Raddaoui, avocat militant des droits de l’Homme
- Slim Tissaoui, secrétaire général de la fédération régionale de l’UGTT de Jendouba
- Samir Rhabi, l’un des acteurs clefs du soulèvement à Kasserine
- Kamal Lahbib, l’un des participants critiques du « Mouvement du 20 février »
- Mohamed Soual, conseiller du président de l'OCP
Les enjeux du séminaire sont très bien résumés dans cette vidéo par Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS (CERI-Sciences Po) : la modernité sociale et économique va-t-elle émerger grâce au conservatisme social, comme ce fut le cas en Europe au XIXème siècle ? Au Maroc, les logiques de rentes ne vont-elles pas entraver un meilleur accès au capital social et économique ? En Tunisie, peut-il vraiment y avoir un ajustement du déséquilibre régional qui a traversé les siècles et les régimes politiques ?
| Le point de M. Bayart un an après les printemps arabes : où en sont les revendications politiques et sociales, et quelles sont les différences entre les pays étudiés lors de conférence ? |
Alors que les débats se focalisent sur les réformes constitutionnelles, les élections et les transformations politiques, la restitution a porté sur les revendications sociales qui ont été sous-jacentes aux revendications politiques.
Il ressort des présentations et des débats que l’approche culturaliste, mettant en avant « l’exception arabe » pour expliquer la persistance de régimes autoritaires au Maghreb, n’est pas en mesure d’analyser les soulèvements populaires qui ont mené à des bouleversements politiques majeurs.
L’explosion des revendications n’était pas spontanée et désorganisée mais issue d’un long cheminement militant.
Les nouvelles technologies de communication (blogs, réseaux sociaux) sont venues s’ajouter aux formes de mobilisation existantes, favorisant l’éclosion des printemps arabes.
En outre, à l’instar de la révolution française de 1848, on voit aujourd’hui se dessiner deux visions antagonistes de la démocratie : une vision qui insiste sur la nécessité de la hiérarchie sociale, de l’ordre, pour assurer la représentativité des partis et le libre-choix dans les urnes ; une seconde qui considère que le politique est quotidien, ancré dans la vie sociale, et que l’égalité des chances, l’amélioration des conditions de vie et la demande sociale en matière d’emploi restent des priorités, en dépit des révolutions menées.
| Trois militants tunisiens nous présentent leur point de vue sur la prise en compte des revendications des manifestants par le nouveau pouvoir politique. Ils expliquent comment ils voient l'évolution de la société tunisienne, l'avenir économique de leur pays et quels changements restent à effectuer pour enfin répondre aux demandes exprimées par la population lors des manifestations de l'année dernière. |
La situation de l’emploi a été analysée, ainsi que les revendications des mouvements syndicaux, qui n’ont pas encore trouvé satisfaction malgré les changements politiques.
Au Maroc, il a été montré que le régime jouait le jeu du changement, moins celui de la démocratie. Dans ce pays, nous dit M. Tozy, "il y a une prévalence de l'autorité sur le pouvoir. C'est une logique impériale plutôt qu'étatique pour un pouvoir qui s'appuie sur une logique de rentes sociales et réglementaires."
| Le point de vue de Kamal Lahbib, membre du Forum des Alternatives de Casablanca, sur la prise en compte des revendications sociales par le pouvoir au Maroc. |
En Mauritanie, c’est la question de la capacité de résilience du pouvoir mauritanien qui a été étudiée. Aux tensions vives depuis plusieurs années et à l’instabilité politique s’est ajoutée une fièvre revendicative autour des problèmes socio-économiques tels que la vie chère.
L’avenir de ces « révolutions » n’est donc pas écrit. La diversification de l’offre politique coexiste avec une continuité des modes de gouvernement et des choix de politique économique, dans un contexte où les acteurs doivent apprendre à négocier entre des options sociétales et des jeux d'intérêts divergents. Toutefois, ces printemps arabes ont permis de gagner la liberté d’expression, et la naissance d’un débat public et d’attentes qui dénotent un changement de culture politique fondamental. Comme l’a dit avec humour Ridha Raddaoui (avocat, Gafsa et Tunis) : « Avec Ben Ali, on avait quatre oreilles et pas de bouche. Aujourd’hui, on n’a plus d’oreilles mais on a quatre bouches ».
Le séminaire a été introduit par Dov Zerah, directeur général de l’AFD.
Le débat s’est poursuivi les jours suivants, au Ceri à Sciences Po Paris, à l’occasion de la 5e rencontre du réseau européen d’analyse des sociétés politiques.
APPEL À CONTRIBUTIONS - Migrations et développement
Le département de la recherche de l’AFD, le groupe de recherche sur le développement de la Banque mondiale et le Center for Global Development co-organisent la cinquième édition de la conférence internationale Migrations et le développement qui se tiendra à Paris le 28 et 29 juin 2012. Les propositions d'articles sont à soumettre, avant le 15 mars 2012.
Cette conférence traitera des interactions entre migrations internationales et développement économique et social. Pourront être sélectionnés des articles traitant des diasporas et des externalités qu’elles créent, des migrations de retour, des liens entre migrations, commerce et investissements, de la « fuite des cerveaux », des liens entre migrations et changements technologiques et institutionnels, des liens entre migrations et santé ou encore des effets de l’émigration sur la pauvreté, les inégalités ou la formation de capital humain dans les pays de départ.
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Les propositions de contributions doivent être envoyées sous format PDF avant le 15 mars 2012 à la personne de contact dont l'adresse électronique est fournie ci-dessous. La sélection sera annoncée le 30 avril 2012. |
Mme Laurence Wunderle : wunderlel@afd.fr
► Conférenciers invités :
- Alberto Alesina, Harvard University,
- Imran Rasul, University College London,
- Dean Yang, University of Michigan
► Comité scientifique:
Ran Abramitsky (Stanford), Emmanuelle Auriol (Toulouse), Michel Beine (Université du Luxembourg), Michael Clemens (Center for Global Development), Frederic Docquier (Université catholique de Louvain), Giovanni Facchini (Erasmus University), Flore Gubert (DIAL, Université de Paris-Dauphine), Marc Gurgand (Ecole d’Economie de Paris), Hubert Jayet (EQUIPPE, Université de Lille), William Kerr (Harvard Business School), Sylvie Lambert (Ecole d’Economie de Paris), Thierry Mayer (Sciences-Po), David McKenzie (Banque mondiale), Çağlar Özden (Banque mondiale), Hillel Rapoport (Chair, Bar-Ilan University and EQUIPPE), Maurice Schiff (Banque mondiale), Antonio Spilimbergo (FMI), Dean Yang (University of Michigan), Yves Zenou (Stockholm).
► Organisateurs :
- Michael Clemens (CGD),
- Thomas Melonio (AFD),
- Hillel Rapoport (Bar-Ilan University et EQUIPPE)

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