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Dans une logique de responsabilité sociale, les entreprises intègrent cet enjeu à leur propre développement.

 

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Conférence Entreprises et Développement et présentation de l’étude sur la contribution des entreprises aux OMD

25/10/2011

Depuis 2007, l’AFD cherche à promouvoir les différentes composantes de la RSE tant dans son fonctionnement interne que dans son champ d’action opérationnel et auprès de sa sphère d’influence.

L’AFD a lancé en particulier depuis 2008 une réflexion sur le rôle des entreprises en faveur du développement des sociétés et économies du Sud. Le colloque « Entreprendre pour le Développement » organisé en décembre 2008 sous la Présidence française de l’Union européenne, et en partenariat avec IMS-Entreprendre pour la Cité, a constitué une étape importante de cette réflexion.
 
Parallèlement, le ministère des Affaires étrangères et européennes, qui a créé une fonction d’ambassadeur chargé de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) en 2008, promeut, dans les négociations internationales, l’idée que la RSE peut contribuer à une mondialisation plus humaine assurant une répartition plus juste des richesses. Tous deux ont lancé dans cet esprit, en 2010/2011, des analyses sur la contribution possible des entreprises à l’accès des plus pauvres aux services essentiels, en particulier ceux identifiés comme Objectifs du Millénaire pour le Développement.

L’AFD et le MAEE souhaitent poursuivre et renforcer le dialogue avec les entreprises et les différents acteurs concernés de la société civile autour de cette thématique. Les 25 et 26 octobre 2011, l’AFD a ainsi organisé deux conférences « Entreprises et Développement » à l’occasion de la réunion des pays donateurs du Global Compact.

Cet événement s'est déroulé en partenariat avec la Direction Générale de la Mondialisation, du Développement et des Partenariats du ministère des Affaires étrangères et éuropéennes, et en présence de l’ambassadeur à la responsabilité sociale des entreprises et à la bioéthique, Michel Doucin.

La première journée a été dédiée à la contribution des entreprises à la réalisation des OMD et a réuni de nombreuses entreprises françaises (groupe Bel, Veolia Environnement, Orange, GDF-Suez, Schneider Electric, Nutriset), membres du Global Compact France et du réseau sociétal IMS-Entreprendre pour la cité. Celles-ci, déjà engagées dans des stratégies d’accessibilité de leurs produits et services aux plus pauvres, ont échangé sur la base d’une étude ( téléchargeable ici ) réalisée par le cabinet d'étude l'Observatoire du Bop (Base Of Pyramide) au sujet des multinationales dans quatre secteurs d’activité.

La journée du 26 octobre a été davantage consacrée à la relation ONG/Entreprises/acteurs publics avec une présentation de l’interface web mise en place par Coordination Sud et de plusieurs partenariats dans ce domaine (EDF/Electriciens Sans Frontières; Schneider Electric/Aide et Action; Total/Iram; Club Méditerranée/Agrisud).
 

Les technologies de l'information au service des populations les plus pauvres

14/09/2011

Une nouvelle étude montre comment les technologies de l’information et de la communication (TIC) favorisent concrètement l’accès durable des populations de la base de la pyramide (BoP) à l’éducation, la santé, les services agricoles ou les services financiers.

Une étude publiée aujourd’hui et conduite par Hystra et Ashoka, avec le soutien de l’AFD, Proparco, Ericsson, France Télécom-Orange, ICCO et TNO, apporte un nouvel éclairage sur les business models efficaces et durables ayant un impact socio-économique positif  pour les plus pauvres.

280 initiatives étudiées  en Asie, en Amérique latine et en Afrique
L’étude s’est attachée à tirer les enseignements des approches existantes, en analysant plus de 280 initiatives mises en place par divers acteurs (entreprises, organisations de la société civile, entrepreneurs sociaux…) en Asie, en Amérique latine et en Afrique.

Les projets étudiés recourent aux TIC pour offrir des services aux plus pauvres dans 4 domaines principaux : éducation, santé, agriculture et développement rural, et services financiers. Hystra, le cabinet de conseil spécialiste des stratégies hybrides (sociales et économiques) chargé de piloter l’étude, et son partenaire Ashoka, une association à but non lucratif qui a soutenu depuis 1981 plus de 3 000 entrepreneurs sociaux dans le monde, ont évalué les projets.

L’analyse s’est basée sur 3 critères :

• la capacité de ces projets à résoudre les problèmes auxquels ils s’attaquent,

• leur viabilité financière

• leur capacité à passer à grande échelle, à être répliqué dans d’autres géographies en dépassant le stade de l’expérimentation.
Les quinze business models les plus novateurs, dont l’échelle et les résultats sur le terrain montrent que les TIC peuvent être un levier pour améliorer durablement le niveau de vie des populations les plus pauvres, ont fait l’objet d’études de cas approfondies dans le rapport pour étayer les principales conclusions.


Les principales conclusions

La pérennité économique des projets varie d’un secteur à l’autre, les domaines des services financiers et du développement rural affichant la plus grande solidité financière

  • Les projets les plus innovants  offrant des « services financiers » sont les plus matures en termes de pérennité et de mécanisme de marché, et parviennent à servir chacun plus de dix millions de personnes qui n’avaient jusqu’alors pas accès aux services bancaires
  • Dans le domaine de l’agriculture et du développement rural, les projets matures et viables utilisant les TIC sont nombreux, et peuvent avoir un réel impact socio-économique, augmentant les revenus des agriculteurs  tout en permettant un gain d’efficacité de la chaîne d’approvisionnement agricole,  bénéfique pour toutes les parties prenantes de l’écosystème agricole.
  • Le domaine de la santé est extrêmement dynamique parmi les secteurs où les TIC sont utilisées pour le développement, mais la plupart des projets sont subventionnés et leur viabilité financière à long terme n’est pas assurée, à l’exception de quelques niches telles que la téléconsultation ou l’authentification des médicaments par SMS.  
  • Dans le domaine de l’éducation,  les projets fondés sur les mécanismes du marché à destination des populations les plus défavorisées sont peu nombreux, alors qu’une demande dans ce domaine émerge.

De nouveaux business models faisant appel à des agents locaux ou au « crowdsourcing » répondent efficacement aux besoins des populations de la base de la pyramide

Faire appel à des « agents locaux », membres des communautés locales ayant des connaissances en informatique qui assurent l’interface entre les technologies et les utilisateurs finaux, facilite l’accès des populations peu formées à l’usage des TIC  technologies aux services basés sur ces technologies. Ce business model permet en outre d’éviter le recours à des campagnes de communication massives et onéreuses pour faire connaître le service : la publicité est relayée par chacun des intermédiaires dans leur zone d’activité.

Le « crowdsourcing » s’appuie sur les  technologies de l’information pour permettre au plus grand nombre – toute personne ayant accès à la technologie – de fournir un service à distance par téléphone ou Internet, offrant ainsi aux populations rurales même isolées la possibilité de contribuer au développement économique.

Une approche entrepreneuriale est primordiale pour lancer des services  innovants tandis que la collaboration transversale entre acteurs et entre secteurs est déterminante pour mettre en place les écosystèmes locaux indispensables pour réussir les déploiements à grande échelle.

Les projets  qui réussissent sont construits à partir de la capacité et de la volonté de payer de leurs clients, puis testés localement sur le terrain au cours de tâtonnements successifs. Ces projets se heurtent néanmoins à plusieurs difficultés. Il leur faut s’appuyer sur  des  ressources humaines alliant  un savoir-faire technique et sectoriel à une connaissance des habitudes et de la demande au niveau le plus local. Ils doivent également trouver des investissements et des partenaires de long terme  pour supporter la phase longue – et nécessaire -  de tâtonnements initial.

La coopération transversale entre secteurs et entre acteurs (gouvernements, agences d’aide au développement, entrepreneurs sociaux, grandes entreprises, institutions financières, organisations de la société civile et organismes de recherche) est cruciale pour créer l’écosystème qui permettra de surmonter ces difficultés. Le niveau d’engagement de chaque type d’acteur sera déterminant pour que les services fondés sur les TIC améliorent les conditions de vie et les revenus des milliards de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. L’étude propose en ce sens des recommandations aux différentes parties prenantes, les incitant à collaborer et à s’engager afin que la contribution des TIC au développement socio-économique durable des populations pauvres devienne une réalité.

Le texte intégral du rapport a été présenté simultanément à Paris et à La Haye le 14 septembre.

Mauritanie : programme d’appui aux petites entreprises.

12/07/2011

L'AFD et la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie mettent en place un projet pilote en mésofinance, via une subvention de 500 000 €, qui a pour objectif d’améliorer l’accès aux financements bancaires des petites entreprises.

Le Directeur de l’agence de Nouakchott et le Président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie (CCIAM) ont signé le 16 juin une convention de subvention destinée à financer un programme d’appui aux petites entreprises dont la maîtrise d’ouvrage sera confiée à la CCIAM.

Le développement du secteur privé constitue en effet une haute priorité pour les autorités du pays. L’accès au crédit et la formalisation constituent un enjeu majeur pour la croissance et le développement des petites entreprises mauritaniennes, avec un impact direct sur la création de richesses et d’emplois durables.

C’est dans ce cadre que la CCIAM et l’AFD ont noué un partenariat afin de mettre en place un projet pilote en mésofinance. Ce projet d’ « appui à la demande » a pour objectif est d’améliorer l’accès aux financements bancaires des petites entreprises.

La subvention de 500 000€ accordée par l’AFD permettra de financer un programme de formations et d’accompagnement en faveur des petites entreprises locales, en vue de structurer et professionnaliser leur demande en services financiers. Par ailleurs, ce projet contribuera plus globalement à la mise en place au sein de la CCIAM d’une offre de services aux entreprises, lui permettant ainsi de jouer pleinement son rôle de chambre consulaire.

 

Cet appui s’articule avec les autres actions en faveur du secteur privé menées par l’AFD en Mauritanie: développement de l’outil de garantie ARIZ 2, politique volontaire de prise de participation et de prêts aux entreprises privées et notamment aux institutions financières.
 

A travers ce nouveau partenariat, les deux institutions souhaitent poursuivre un objectif commun : favoriser une croissance économique fondée sur le développement d’un secteur privé dynamique et notamment de petites entreprises.

3 M€ pour le financement des PME au Togo

07/07/2011

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une dotation visant à garantir des concours consentis par la Banque Togolaise de Développement (BTD). L’enveloppe des garanties ARIZ susceptibles d’être accordées s’élève à 3,049 M€.

Le mécanisme ARIZ est une assurance couvrant le risque de financement de l’investissement privé qui permet aux banques de développer leur activité de prêts en faveur des PME. La BTD, banque universelle créée en 1967 et dont l’AFD est un actionnaire historique, dispose d’un réseau de 13 agences réparties sur l’ensemble du territoire. En favorisant l’octroi de ces crédits, ce concours contribuera au développement du tissu économique local et au maintien et à la création d’emplois au Togo.

L’AFD soutient la semaine des acteurs du changement organisée par ASHOKA à Paris du 16 au 22 juin 2011

16/06/2011

A l’occasion des 30 ans du réseau Ashoka, l’association Ashoka France organise à Paris une semaine du 16 au 22 juin 2011 qui rassemblera des entrepreneurs sociaux du monde entier.

Un appui à long terme pour le plus grand réseau de microfinance à Madagascar

23/05/2011

L’AFD a signé le 6 mai 2011 à Antananarivo trois conventions avec l’Union Interrégionale des Caisses d’Epargne et de Crédit Agricole Mutuelles (UNICECAM), pour un montant total de plus de 5,8 milliards d’ariary (soit environ 2,05 millions d’euros).

Cet appui se traduit par un prêt à conditions bonifiées (« prêts concessionnel ») à long terme de 4,7 milliards d’ariary (soit 1,65 million d’euros). Il est destiné au financement de crédits pour l’habitat, pour l’équipement et le crédit-bail à moyen terme. Deux subventions serviront à financer le processus d’informatisation du Réseau CECAM et la mise en œuvre de procédures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme au sein du Réseau.

Le plus grand réseau de microfinance à Madagascar

Le Réseau CECAM est le plus grand Réseau de microfinance à Madagascar. Implanté dans 9 régions, il compte environ 125 000 sociétaires à qui il fournit des services financiers (épargne et crédit) et non financiers (éducation et formation).
L’UNICECAM ou l’Union Interrégionale des CECAM est la structure d’appui technique et financier du Réseau. Elle définit les orientations générales du Réseau CECAM, sa gestion financière, technique, administrative ainsi que la formation de ses élus.
L’objectif de CECAM pour les années à venir, est de continuer à mettre à disposition des services financiers et non  financiers de proximité adaptés aux besoins de ses membres tout en évoluant vers une meilleure performance financière et sociale.
 
 
Olivier PEZET, Directeur de l’AFD et Serge RAJAONARISON, Directeur Général d’UNICECAM
 
 
Institution financière publique, l’Agence Française de Développement lutte contre la pauvreté, soutient la croissance économique et participe à la valorisation des biens publics mondiaux dans les pays en développement, les pays émergents et l’Outre-mer. Elle soutient le développement de la microfinance à Madagascar par des interventions diversifiées en appui direct aux institutions - subventions et prêts concessionnels - ou par l’octroi de garanties d’emprunts. Elle contribue aussi au renforcement des capacités, à l’institutionnalisation et à l’autonomisation financière des institutions qu’elle appuie. Depuis 2001, l'AFD a apporté plus de 11 millions d’Euros  (soit 32 milliards d’Ariary) de prêts concessionnels ou de subventions pour la microfinance à Madagascar. En outre, l'AFD a octroyé plusieurs garanties ARIZ à des emprunts d'institutions de microfinance auprès des banques locales, pour un total de garanties actives en 2010 d'environ 6.2 millions d’Euros (soit 17.8 milliards d’Ariary).
 
 
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