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Comment protéger et valoriser le patrimoine naturel et culturel ?

20/10/2016

La Chine possède un patrimoine naturel et culturel exceptionnel. C’est pourquoi toute une journée d’échanges entre experts chinois et français a été organisée le 18 octobre par l’AFD et les ministères chinois des Finances et du Plan afin de discuter des enjeux liés à ce patrimoine.

 

Patrimoine naturel et culturel : quels enjeux ?

C'est dans le cadre du mois franco-chinois de l'environnement que l'AFD Pékin a organisé, avec les ministères chinois des Finances et du Plan, une journée d’échanges autour du patrimoine entre experts chinois et français le 18 octobre.

Au programme : discuter des enjeux de la préservation, de la restauration et de la valorisation du patrimoine naturel (parcs nationaux, grands sites...) et culturel (villages traditionnels, anciens quartiers en milieu urbain...) en France et en Chine.
 

Un patrimoine chinois inégalé

De par son étendue, sa topographie et son histoire plurimillénaire, la Chine possède un patrimoine naturel et culturel inégalé.

Face aux risques que représentent la dégradation de l’environnement, l’exode rural et plus globalement les défis d’une croissance économique très rapide, les autorités chinoises cherchent aujourd’hui à mieux articuler la protection et la préservation de ce patrimoine exceptionnel avec sa mise en valeur économique et sociale.


 
Le plus gros portefeuille de projets de protection de la biodiversité

Pourquoi un tel événement ? Parce que la préservation du patrimoine naturel et culturel constitue aujourd’hui l’un des axes forts de l’intervention de l’AFD en Chine, qui met en œuvre le plus important portefeuille de projets de protection de la biodiversité de l’Agence au monde.

Les derniers projets approuvés ou en cours d’instruction intègrent des volets importants de restauration et de valorisation de patrimoine bâti tant en milieu rural qu’en milieu urbain.

Cette journée d’échanges a été suivie le 19 octobre d’une journée de formation animée par l’AFD. Objectif : présenter le cycle de projet de l’AFD, les modalités de mise en œuvre des prêts ainsi que les secteurs d’intervention de l’AFD en Chine.



 

 



Le savoir-faire français mobilisé pour la restauration des zones humides chinoises

07/06/2016

Premier coup de pelle pour le projet de restauration, de conservation des espèces menacées et de développement de l’éco-tourisme du parc national des zones humides à Qixian, soutenu par l’AFD, dans la province du Shanxi.

Premier coup de pelle

Qixian, petite ville située au cœur du plateau de lœss de la province du Shanxi, une des régions souffrant le plus de l’érosion dans le monde. Emmanuel Debroise, directeur de l’AFD à Beijing, retrousse les manches de son costume et se saisit de la pelle qu’on lui tend, pour apporter sa contribution symbolique au démarrage des travaux de restauration des zones humides de Changyuanhe, que l’AFD finance à hauteur de 30 M€.


Crédit AFD
 

Un huitième de la biodiversité mondiale menacée

L’enjeu est de taille. La Chine abrite un huitième de la totalité des espèces de la Terre. Malgré des efforts dans l’exécution de divers accords internationaux dont la Chine est partie prenante, sa situation nationale est aujourd’hui critique avec un taux de disparition de la biodiversité particulièrement élevé. La transformation des espaces naturels, les pollutions, l’expansion urbaine, la surexploitation et les impacts du changement climatique sont les facteurs majeurs de menace et de recul observés de la biodiversité en Chine. Les habitats naturels les plus impactés sur les trente dernières années sont les forêts et les zones humides.

Dégradation et disparition très préoccupante des zones humides en Chine

La Chine compte quelques 66 millions d’hectares de zones humides, soit 10% de la surface mondiale de zones humides et 8% du territoire du pays. Celles-ci fournissent 55% des services écosystémiques, contiennent 82% des ressources en eau douce et abritent plus de 11 000 espèces de plantes et d’animaux du pays, dont 54% des oiseaux menacés d’extinction. Elles constituent également l’unique voie de migration pour un grand nombre  d’oiseaux aquatiques. Les zones humides chinoises ont connu une dégradation et une disparition très préoccupante durant les dernières décennies : réduction de 13% des lacs, de 23% des marécages et de 51% des zones humides littorales.

 

Crédit MOA

Restauration, conservation et éco-tourisme

Le prêt de l’AFD, d’un montant de 30M€, dont la convention de financement a été signée en janvier 2015 à l’occasion de la visite en Chine de Manuel Valls, a pour objectif de  soutenir la restauration de l’état écologique, la conservation des espèces menacées et le développement de l’éco-tourisme du parc national des zones humides à Qixian.

Des ressources en eau douce très précieuses

Le district de Qixian était historiquement riche en zones humides, mais celles-ci se sont progressivement dégradées au fil du temps. Le district a réussi à inscrire en 2011 la zone humide de Changyuanhe parmi les trois parcs nationaux de zones humides de la province de Shanxi. Celles-ci contiennent des ressources en eau douce extrêmement précieuses pour la région, qui compte parmi les plus sèches de Chine, et présentent une biodiversité remarquable sur le Plateau de Lœss.

Un cas d’école à dupliquer dans le pays

La restauration et la conservation de la zone humides de Changyuanhe constituera un véritable cas d’école pour la préservation des zones humides, à la fois sur le Plateau de Lœss et plus généralement dans les régions de climat aride ou semi-aride. Les expériences et les bonnes pratiques tirées de ce projet pourront ainsi inspirer d’autres régions en Chine confrontées à des crises similaires de biodiversité et/ou de gestion d’eau, en contribuant à la sécurisation et à la préservation des ressources en eau douce et en démontrant le rôle des zones humides dans la fourniture des services écosystémiques.

 


Crédit MOA


Plusieurs savoir-faire français mobilisés

Le principal marché du projet, comprenant la conception, les travaux et la fourniture d’équipements, a été remporté par un groupement  franco-chinois associant une dizaine d’entreprises françaises (Phytorestore, Arte Charpentier, Hydrétude, Tecsol, Naskeo, Sage Environnement, Aquascop, Marcanterra et Paratonic) qui couvrent des champs de compétence très variés : restauration des berges de rivière ; simulation hydraulique ; monitoring biologique ; prévention des risques naturelles ; muséologie et scénographie.
Sur ce même projet, un autre consortium français, composé d’Oréade-Brèche et de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), avait précédemment remporté un contrat d’assistance technique et de formation.
Au total, plus de 9M€ de contrats ont ainsi été remportés par les entreprises françaises. Pour la plupart d’entre elles, le projet à Qixian constitue une première référence en Chine.

A suivre...

Ces premiers coups de pelle seront suivis d’autres réalisations pour la préservation de la biodiversité en Chine. Au-travers des autres projets financés par l’AFD dans le domaine de la préservation et de la restauration de zones humides d’importance mondiale dans la province du Liaoning pour un montant de 50 M€ permettant de concourir à la restauration des habitats et à la sauvegarde d’espèces d’oiseaux migrateurs uniques (grues de Sibérie, grues du Japon, mouettes de Sanders).

Ce projet a également permis de mobiliser de l’expertise française en matière d’ingénierie écologique (Biotope, BRLi, Oréade-Brèche, Phytorestore, Tour du Valat), de muséologie et de scénographie (Arte Charpenter ).

Compte tenu de l’intérêt des autorités chinoises pour l’expertise française, l’AFD étend aujourd’hui son champ d’intervention en apportant des financements au renforcement et à la valorisation des parcs nationaux, avec une première intervention dans la province de l’Anhui en faveur du parc forestier de moyenne montagne de Tiantangzhai (20 M€) qui signifie en chinois le « village céleste ». 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Signature de deux conventions en Chine : 40 M€ en faveur du climat et de la biodiversité

16/05/2016

Le 16 mai 2016, l’agence de Pékin a signé avec le ministère des Finances chinois deux conventions de prêt ; l’une est relative à la construction d’une centrale de trigénération alimentée au gaz naturel à Qingdao dans la province du Shandong et l’autre à la préservation de la biodiversité forestière  dans la province de l’Anhui. Ces deux financements, approuvés par nos instances le 15 décembre dernier pour un montant cumulé de 40M€,  présentent tous deux un co-bénéfice climat.

Le projet de Qingdao finance la construction d’une centrale de trigénération alimentée au gaz naturel qui fournira de l’électricité, de la vapeur, de la chaleur et du froid à différents usagers : entreprises, bâtiments tertiaires ou résidentiels. Cette centrale viendra remplacer quatre centrales à charbon actuellement en service dans la zone. Il s’agit du premier financement pour l’AFD en Chine d’un système d’énergie décentralisée (distributed energy). Cette approche, fortement encouragée par les autorités chinoises dans le nouveau plan quinquennal (2016-2020), vise à construire des centrales de plus petite taille, d’un rendement énergétique plus élevé, contribuant à renforcer l’introduction  d’énergies propres ou peu carbonées et fournissant électricité, vapeur, chaud et froid à un groupe mixte d’usagers rassemblés en zones d’activités.  Selon les estimations ex ante, le projet devrait permettre une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 260 000 tCO2/an.

Situé dans le bourg de Tiantangzhai au sud-ouest de la province de l’Anhui, le second projet vise à préserver et valoriser la biodiversité de la réserve nationale de Tianma tout en favorisant un développement économique durable du territoire par la promotion de l’écotourisme et de l’agriculture biologique. Les actions d’afforestation, de reforestation et la mise en place d’un système d’assainissement naturel par les plantes auront un impact positif en termes d’émission de gaz à effet de serre avec une réduction nette estimée à 37 700 t CO2/an. Le projet permettra également la restauration du patrimoine bâti, aujourd’hui fortement menacé, dans quatre villages classés.

 



Résultats 2015 de l’Agence Française de Développement : 8,3 milliards d’euros en faveur de trajectoires de développement durable.

11/05/2016

 Anne Paugam, directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2015 de l’institution publique, qui avec 8,3 milliards d’euros d’engagements, réalise une année record, avec une hausse de 15% depuis 2012, en faveur d’un monde plus juste et plus durable. Une année record en termes de volumes d’engagements en faveur de l’Afrique, de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Amérique Latine, ainsi que pour les outre-mer français et en particulier pour les financements ayant un impact à la fois sur le développement et sur le climat.

 

« 2015 est une année record pour l’AFD en termes de montant d’engagements en faveur de solutions durables en matière de lutte contre la pauvreté et les inégalités et en faveur d’une mondialisation plus juste et équilibrée, ainsi qu’une année structurante pour l’agenda du développement international. La conférence d’Addis Abeba sur le financement du développement durable, l’adoption des ODD à New York et la COP21 sur le climat à Paris ont défini un nouveau cadre universel, qui concerne l’ensemble de la planète, a déclaré Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD. L’action de l'AFD, conduite au bénéfice des populations de nos pays partenaires, participe d’une mondialisation plus juste et d’un développement plus durable. Cette action est également dans l'intérêt des Français. C'est évident pour les Français par exemple sur les thématiques du climat ou des migrations. »

 

« Les décisions du Président de la République annoncées en septembre 2015 et les objectifs ambitieux d’augmenter de 50 % les engagements de l’AFD d’ici 2020 portent l’institution à la hauteur des enjeux du 21ème siècle. Ils sont une réponse concrète aux enjeux du monde d’aujourd’hui, où agir au Sud c’est relever les défis auxquels la France est confrontée dès à présent. Cette mobilisation ouvre des perspectives pour répondre aux défis universels que représentent les objectifs de développement durable », poursuit-elle.

 

Une mission universelle

Le nouvel agenda du développement international valide la pertinence du positionnement de l’AFD, qui décline déjà l’universalité des ODD. L’AFD intervient avec la même philosophie dans les outre-mer et les pays en développement, sur tous les continents, avec une mission unique de financeur du développement durable. Dans ses interventions, l’AFD innove pour déployer de nouveaux modèles de développement, faire converger les normes sociales vers le haut et répondre aux enjeux environnementaux, au premier rang desquels la lutte contre le changement climatique.

Une année historique en faveur du climat

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD a apporté tout au long de l’année la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2015, 55 % des financements de l’AFD ont eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique.

 

Porto-Novo ville verte : l’AFD, aux côtés de la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise et du Grand Lyon, accompagne à hauteur de 9,2M€ la municipalité béninoise dans l’élaboration d’un plan de développement urbain durable afin de faire de Porto-Novo une ville résiliente adaptée au changement climatique et soucieuse de la préservation de son environnement. Le projet intègre l’aménagement et la protection environnementale des berges lagunaires et des quartiers précaires par l’aménagement de voies d’accès aux berges et l’accompagnement d’activités génératrices de revenus (maraîchage, pisciculture).

 

Afrique subsaharienne : une priorité

En 2015, les financements en Afrique subsaharienne, atteignent le volume record de 3,1 milliards d’euros, soit 38 % des engagements de l’AFD, en hausse de 6 % par rapport à 2014. L’Afrique subsaharienne représente 81 % de l’effort financier de l’Etat en 2015. Plus de la moitié des projets soutenus par l’AFD concernent le développement des infrastructures, ouvrant l’accès aux services essentiels, permettant l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement d’entreprises créatrices d’emplois. Le renforcement du capital humain via l’éducation, la formation professionnelle, la protection sociale et la santé, constituent les autres secteurs clés d’intervention. En septembre 2015, l’AFD a adopté pour cinq ans un plan d’action Sahel. La mise en œuvre de cette stratégie spécifique d’intervention se fera en concertation avec des ONG autour de trois axes prioritaires : l’emploi, la démographie, et l’intégration des territoires.

Lutte contre la fièvre jaune : L’OMS estime chaque année à 200 000 le nombre de cas de fièvre jaune et à 30 000 le nombre de décès dus à cette maladie pour laquelle il n’existe pas de traitement. L’Afrique est particulièrement touchée (90 % des cas). L’AFD soutient la Fondation de l’Institut Pasteur de Dakar (FIPD), seule unité de production de ce vaccin basée en Afrique, par un prêt bonifié de 6,5 millions d’euros. Ce financement va permettre la création d’une nouvelle unité de production de vaccin, et ainsi renforcer durablement la lutte contre la maladie.

 

Etre agile face aux crises et vulnérabilités 

La crise ne peut plus être considérée comme une exception. Près de 2,6 Mds de personnes ont été affectées par une catastrophe naturelle au cours des 10 dernières années et ce sont plus d’1,5 Md de personnes qui vivent aujourd’hui dans des pays touchés par un conflit violent. Dans les zones en crise, l’AFD adapte ses modes opératoires. D’une part, en renforçant l’articulation avec les interventions humanitaires et sécuritaires de la France. D’autre part, en ciblant des opérations ayant un impact à la fois sur le développement d’une région (pour renforcer la capacité d’adaptation et de prévention) et sur l’une des vulnérabilités alimentant la crise (pour traiter les causes).

Afin d’aider durablement le Liban et la Jordanie dans la gestion des effets de l’accueil massif des réfugiés, l’AFD a attribué, un total de 5 millions d’euros aux ONGs Amel, Arcenciel et Première Urgence Internationale. Plusieurs zones du pays qui rencontrent pénuries d’eau, hausse des besoins en assainissement, saturation des équipements d’éducation et de santé bénéficieront du renforcement des services sociaux pour les populations hôtes et réfugiées vulnérables, et la prise en charge psycho-sociale des populations traumatisées, à travers des actions individuelles et collectives (familles et communautés).

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2013 et 2015, les projets en cours ont permis :

-        la scolarisation de 2,6 millions d’enfants au primaire et au collège ;

-        l’amélioration de l’habitat pour 2,6 millions de personnes ;

-        l’accès de 3,8 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;

-        l’appui au développement de 150 000 petites entreprises ;

-        le soutien à 710 000 exploitations agricoles familiales ;

-        la conservation et la gestion durable de 34 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

Une agence à la hauteur des enjeux

Le Président de la République a annoncé en septembre 2015 une nouvelle ambition pour la politique de développement de la France, portant son outil bilatéral l’AFD à la hauteur des enjeux du nouvel agenda international du développement et du climat adopté en 2015, et engageant un rapprochement avec le groupe CDC. Pour ce faire, la capacité d’intervention du groupe AFD augmentera de 50% pour atteindre 12,5 milliards d’euros en 2020, et verra ses fonds propres doublés dès 2016. Les financements en prêt en faveur des pays en développement et de la solidarité internationale augmenteront de 4 milliards d’euros d’ici 2020, dont 2 milliards pour la lutte contre le changement climatique et ses conséquences, tandis que les dons augmenteront de près de 400 millions d’euros.

 

« Le groupe AFD atteindra ainsi une nouvelle dimension, demeurant un acteur clé dans le concert des acteurs du développement, au service de la politique étrangère et du rayonnement de la France, et au bénéfice des Français. La mise en œuvre en est initiée ; son activité croîtra de 700 millions d’euros dès 2016 pour atteindre 9 milliards d’euros d’activité. », ajoute Anne Paugam.




Trois villes chinoises à la pointe du chauffage collectif sobre en carbone

04/01/2016
Dans le cadre de son mandat de promotion d’un développement urbain durable et sobre en carbone, l’AFD a apporté son soutien à trois villes chinoises afin d’améliorer l’efficacité énergétique de leurs systèmes de chauffage urbain, contribuant ainsi à une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques.
 

Le deuxième plus grand marché de chauffage urbain au monde 
 
La Chine constitue le deuxième plus grand marché de chauffage urbain au monde, secteur qui connaît un développement très rapide. L’efficacité des réseaux de chauffage se révèle cependant plus faible que dans les pays industrialisés, avec des pertes importantes en raison d’équipements et de réseaux vétustes et d’investissements insuffisants. 
Il en résulte une consommation d’énergie importante, qui atteint 12% de l’énergie primaire consommée. 
 
Rénovation des systèmes et réseaux de chaleur anciens et peu efficaces.
 
A Taiyuan et Jinzhong au Shanxi, les projets financés par l’AFD sont achevés et les équipements parfaitement fonctionnels en cette période hivernale de chauffe. 
A Jinan, capitale du Shandong, le projet est en cours d’achèvement. Au total ce sont 100 millions d’euros de prêt qui ont permis la rénovation des systèmes et réseaux de chaleur anciens et peu efficaces.
 
Qualité de vie, réduction de la pollution et des émissions de GES
 
Favorisant les innovations technologiques et une gestion efficace des réseaux, les trois projets ont participé à la réforme du secteur du chauffage en Chine. Ils contribuent directement à la lutte contre le dérèglement climatique : le remplacement des petites chaudières à Taiyuan et Jinzhong ainsi que le programme de rénovation et d’extension de réseaux de chauffage urbain à Jinan évitent annuellement l’émission de 935000 tonnes de CO2 selon les estimations.  
Ils entraînent également une réduction significative des émissions de polluants locaux très nocifs : au total plus de 4570 tonnes de dioxyde de soufre (SO2) et 9755 tonnes de suie ne sont plus émis. 
La qualité de vie des habitants est améliorée avec un meilleur service de chauffage et un air moins pollué. 
 
La trigénération et le gaz en substitution au charbon
 
Un quatrième projet dans la ville de Qingdao au Shandong vient d’être approuvé par le conseil d’administration de l’Agence. Grâce à un prêt de 20 millions d’euros, il est prévu de financer une centrale de trigénération. Cette centrale à cycle combiné alimentée au gaz naturel produira électricité, vapeur, chaleur et froid aux entreprises, bâtiments tertiaires et résidentiels d’une zone de développement de haute technologie au nord de Qingdao. 
 
Par substitution au charbon, ce projet de production d’énergie décentralisée pourra permettre à la fois de réduire très fortement les émissions de gaz à effet de serre, conformément au mandat Climat donné à l’AFD, et de limiter de manière significative les émissions de polluants atmosphériques locaux dans une ville pilote du programme des villes sobres en carbone en Chine.
 
L’apport de l’expertise française
 
Les projets de chauffage urbain financés par l’AFD ont permis l’introduction de l’expertise et de solutions françaises: Schneider Electric a équipé les villes de Jinzhong, Taiyuan et Jinan de plateformes de gestion de l’énergie innovantes. L’entreprise Salmson a fourni des mini-pompes performantes. De tels équipements améliorent l’efficacité des réseaux de chauffage et la qualité du service offert aux usagers. D’autres provinces et villes chinoises ont souhaité répliquer les solutions techniques promues dans le cadre de ces projets.


 
 
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