Laos

L'AFD a été autorisée à intervenir en République Démocratique Populaire Lao en 1993 et a ouvert son agence à Vientiane en septembre 1994. PROPARCO a été autorisée à intervenir au Laos en juin 1996 et a signé sa convention d'établissement le 28 avril 1999. Photo © whl.travel

À la une

Projection du film de Yann Arthus-Bertrand, « La Soif du Monde », à Vientiane

12/04/2012

À l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le film de Yann Arthus-Bertrand, « La Soif du Monde », coréalisé par Thierry Piantanida et Baptiste Rouget-Luchaire, a été projeté dans la salle de cinéma de l'institut français de Vientiane, le 29 mars à 19h, en français.

Des étudiants de la faculté de Nabong et de l’École d’irrigation de Phakpasak ont été invités à cette projection et ont pu mesurer les enjeux considérables liés au secteur de l’eau et de l’assainissement dans le monde et au Laos en particulier.

Cette projection a permis de montrer que des solutions concrètes et durables existaient pour répondre à la problématique de l’accès à l’eau potable à la fois en milieu urbain et en milieu rural, y compris pour les populations les plus défavorisées, et a été l’occasion de rappeler la grande implication de l’AFD dans ce secteur au Laos.

M. Khampheuy Vongsakhamphoui, Directeur général de Nam Papa Nakhone Luang (la régie des eaux de Vientiane), M. Arnaud Vontobel du GRET en sa qualité d’appui à maîtrise d'ouvrage, et M. Alexandre Bui de WTA en tant que maîtrise d'œuvre sur les travaux de changement des canalisations et de supervision du projet de partenariat public-privé à PakNgum, ont également assisté à cet évènement et sont intervenus en fin de séance.

Au total, environ 150 personnes ont visionné le film qui a été suivi d’un cocktail dans les jardins de l’institut.

De nouveaux équipements pour mieux connaître l'état des ressources en eau du Mékong

07/03/2012

Reliées à des terminaux informatiques qui vont analyser les données collectées en temps réel, douze stations hydro-météorologiques, inaugurées le 7 mars à Can Tho, dans le delta du Mékong, vont permettre de connaître en temps réel les ressources du fleuve. Ce système hydrologique régional, dénommé Mékong-HYCOS, de la Commission du Mékong est une première en matière de partage de données entre les quatre pays membres.

C'est en présence de l’ambassadeur de France au Vietnam, du directeur général de la Commission du Mékong, du directeur de l’AFD à Hanoï et de représentants des ministères vietnamiens de l’Environnement et des Tansports, ainsi que des autorités locales de Can Tho que s'est déroulée la cérémonie d'inauguration des stations hydro-météorologiques du Mekong.

Pourquoi la Commission du Mekong met-elle en place le système hydrologique régional Mékong-HYCOS ?

La finalité du projet est ainsi de promouvoir le développement durable du bassin du Bas-Mékong dans le cadre de l'accord international de coopération signé en 1995 par les quatre Etats riverains (Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam) et instituant la Commission du Mékong (Mekong River Commission, MRC).

L'objectif spécifique du projet est d'établir un système d'observation hydrologique régional fiable (collecte et partage des données en quasi-temps réel), partagé par les 4 pays membres pour le suivi des ressources en eau du bassin.


 
Vue du Mekong à Can Tho (photo AFD - J.C. Pires)


Il va ainsi permettre :

  • d'établir un système fonctionnel et fiable de collecte et de transmission en temps réel de données hydrométéorologiques (pluies, niveaux d’eau) qui contribuera à améliorer le suivi et les prévisions hydrologiques tant sur le cours principal du Mékong que sur ses principaux affluents
  • d'améliorer les systèmes nationaux de traitement et d'archivage des données
  • mettre en place des bases de données et des réseaux de communication partagées au niveau régional
  • de fournir et diffuser l'information hydrologique aux usagers
  • et de renforcer les capacités pour une exploitation durable du système sur le long terme.


Le projet s'inscrit ainsi dans les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et notamment à la première cible de l'objectif 7 – assurer un développement durable – : « intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales ; inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales ».

Un réseau sophistiqué de collecte et d'analyse des données hydriques

Dans le cadre du projet, les pays et la Commission du Mékong ont sélectionné 32 stations hydrométéorologiques sur les principaux affluents du Mékong, du Tonle Sap et dans le delta du Mékong.

 
Une station hydro-météorologique HYCOS (photo AFD - M. Parent)

Ces stations ont été améliorées par :
•    un appareillage de mesure automatique des niveaux d'eau et de la pluviométrie
•    une plate-forme de stockage des données
•    un système de télémétrie permettant la transmission des données collectées par voie satellitaire dans la mesure du possible ou tout autre moyen de communication appropriée.
 

Une collaboration sans précédent dans le partage d'information entre les quatre pays

Dans chacun des quatre services hydrologiques nationaux ainsi qu'au centre régional de la Commission du Mékong à Phnom Penh, des terminaux informatiques ont été installés permettant la réception, le traitement et l'archivage des données transmises depuis les stations de terrain. L'accès à toutes les données brutes est possible simultanément pour tous les terminaux de réception du projet.

C'est la première fois que les pays membres (Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge) acceptent d'aller aussi loin dans le partage des données. Ces données brutes acquises en temps quasi réel font l’objet d’un contrôle qualité en temps réel pour permettre une utilisation pour les prévisions de crues tant au niveau de la Commission du Mékong qu'au niveau des services nationaux : chaque pays pourra intégrer directement les informations venant des pays amont dans son propre dispositif de prévision.
 

Transmettre le savoir-faire

Les services hydrologiques nationaux ont bénéficié de nombreuses activités de formation.
Elles ont été axées essentiellement sur le principe de la formation en continu par compagnonnage, qui est la plus appropriée et la plus efficace pour le genre d'équipement qui a été installé.
Ces formations ont eu lieu chaque fois qu'un expert international était présent dans la région, soit au niveau régional auprès de l'équipe régionale du projet, soit au niveau national auprès des experts locaux à chaque visite sur le terrain, ou lors de la mise en place des stations de réception (terminaux). En complément à cette formation continu, des stages classiques de formation ainsi que des ateliers de travail ont été organisés.

S’agissant du Vietnam, 12 stations de mesures hydrométéorologiques ont été financées par le projet ainsi qu’un appui dégressif à leur exploitation maintenance.

Qui finance et qui met en oeuvre ?

Le projet Mékong-HYCOS est un projet régional financé par l’AFD et le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) pour un montant total de 3M €, 2 M€ de l'AFD et 1 M€ du FFEM. Il est mis en œuvre par la Commission du Mékong et les ministères techniques des quatre pays membres : Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam. Il bénéficie de l’expertise scientifique et technique de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). L’Organisation Mondiale de la Météorologie a également apporté sa caution scientifique au projet.


Le projet entre dans sa dernière phase

Le projet entre dans sa dernière phase, phase qui lui permettra de maintenir l’effort sur la formation des parties prenantes, de mettre en place une politique régionale de maintenance et de valorisation des données hydrologiques ainsi que de constituer un stock de pièces détachées.

Le report de la fin du projet à fin 2012 permet par ailleurs à la MRC d’organiser un événement sur l’hydrologie du bassin du Mékong avec pour double objectif de valoriser les résultats du projet (film, plaquettes, paroles d’usagers, …) et de porter ainsi aux politiques de la sous-région la problématique de la pérennité du réseau.

Le coût total du projet est de 3 M€ dont 2 M€ de l’AFD et 1 M€ du FFEM.

Pour en savoir plus sur ce projet régional, visitez le site de la Commission du Fleuve Mékong

Un nouvel outil de lutte contre les épidémies au Laos

07/02/2012

Financés à plus de 95 % par l’AFD,  les bâtiments de l’Institut Pasteur du Laos ont été inaugurés à Vientiane, le 23 janvier. Né de la volonté du gouvernement lao de combler un « vide épidémiologique », cet institut de recherche est le nouveau maillon du réseau des Instituts Pasteur en Asie du Sud-est.

Une centaine de personnalités en provenance de différentes ambassades (Etats-Unis, Japon, Luxembourg, etc.), de partenaires de développement (notamment Coopération européenne, Banque asiatique de développement et agences des Nations Unies) et de ministères (Primature, Ministère des sciences et des technologies) ont assisté à l’inauguration de l’Institut Pasteur du Laos par le ministère lao de la santé, en présence de l’Ambassadeur de France près la RDP Lao, de la directrice générale de l’Institut Pasteur Paris et du directeur de l’AFD Vientiane.

Combler un certain « vide épidémiologique »

La décision d’établir cet établissement au Laos fait suite au constat d’un certain « vide épidémiologique» lorsque, entre 2003 et 2005, le SRAS et la grippe aviaire sont apparus et que l’ensemble des pays de la sous-région se mobilisaient pour la surveillance et le contrôle de ces maladies émergentes et ré-émergentes. Se révélaient alors l’insuffisance de moyens humains, matériels et financiers au regard de la surveillance, de la capacité à répondre aux problèmes de santé publique actuels et émergents et de la recherche.

Assurance maladie et amélioration des soins maternels et infantiles

Aussi, le gouvernement lao a-t-il sollicité l’Institut Pasteur Paris et l’appui de l’AFD pour financer les locaux de l’Institut dans le cadre de son projet d’appui au secteur santé lao, financé par une subvention de 7 millions d’euros pour l’extension du programme national d’assurance maladie et l’amélioration des soins maternels et infantiles ainsi que pour l’appui à la lutte contre le SIDA. Cet institut Pasteur s’insère dans le réseau des instituts pasteur d’Asie du Sud-est (3 au Vietnam, un au Cambodge et un en RDP Lao maintenant).

 



Promouvoir la recherche et la formation


Le double enjeu de cet institut est bien maintenant de promouvoir un programme de recherches scientifiques et médicales ainsi que de formations associées de haut niveau et de générer et mobiliser les ressources financières nécessaires à sa pérennité, ce qui lui permettra de lutter efficacement contre la pauvreté et les vulnérabilités et de contribuer au développement socio-économique du pays.

Le ministère de la Santé envisage de créer un pôle scientifique comprenant l’Institut Pasteur du Laos, la fondation Mérieux, le Centre National des Laboratoires et de l’Epidémiologie, Wellcom Trust, le Centre de Malaria, Parasitologie et Entomologie. Il souhaite, par ailleurs, développer progressivement une activité de recherche liée aux problématiques régionales de santé publique, développer la formation d’étudiants et de chercheurs et promouvoir des partenariats locaux et régionaux.

"Un moment très fort dans l’histoire de la coopération médicale franco-lao"

Pour l’ancien ambassadeur de France, M. Sénémaud, « Cette inauguration est un moment très fort dans l’histoire de la coopération médicale franco-lao qui a été considérablement développée ces dernières années grâce aux interventions de nombreux acteurs publics et privés (..) l’Agence Française de Développement, le ministère des Affaires étrangères qui finance un ambitieux programme d’appui aux études supérieures ainsi que les fondations Mérieux et Pierre Fabre, la Région Rhône-Alpes, le GIP ESTHER et plusieurs ONG, comme Médecins du Monde, qui réalisent ici un travail remarquable. Nous avons ainsi constitué autour de l’Université des Sciences de la Santé un pôle de coopération dont l’Institut Pasteur est la dernière composante

en date. »

Les financements sécurisés sont de 4,7 M€ :

AFD : (construction) : 1,6 M€
Institut Pasteur Paris (salaires des experts d'IP Paris, principalement) :  1,1 M€
Ministère français de la Santé (équipements de microbiologie) :  0,3 M€
Luxembourg (usage libre) : 1,0 M€
Fondations privées (programme santé à Nam Theun 2) : 0,5 M€,
Banque asiatique de développement (équipements) : 0,2 M€

L'AFD propose des formations professionnelles

02/02/2012

Le CEFEB (Centre d'Études Financières Économiques et Bancaires) propose des formations professionnelles de haut niveau aux cadres des pays partenaires de l'AFD.

► Collectivités locales :

 

► Master Maitrise d’ouvrage publique et privée :

Réunion de haut niveau sur la couverture maladie universelle à Vientiane

08/12/2011

Le Ministère lao de la Santé a organisé les 7 et 8 décembre derniers une rencontre de haut niveau sur la question de la couverture maladie universelle.

L'AFD soutient depuis 2008 l’assurance volontaire pour le secteur informel ("Community Based Health Insurance - CBHI"), l'un des quatre principaux systèmes d’assurance maladie, à savoir l’assurance volontaire pour le secteur informel ou Community Based Health Insurance (CBHI).

L’AFD est ainsi reconnue au Laos comme l'un des premiers bailleurs de fonds pour le financement de la santé.

Plus de cent cinquante personnalités se sont retrouvées lors de cette réunion de haut niveau , dont des vice-ministres, des directeurs de départements, des gouverneurs représentant les dix-sept provinces du pays ainsi que des partenaires de développement tels que la Banque mondiale, la BAsD, l'OMS, la JICA ou encore la Commission européenne.

Des experts internationaux étaient également présent, venant de Thaïlande, de Chine et du Vietnam.

Séminaire de présentation des outils de financement du groupe AFD

18/11/2011

L'AFD et sa filiale Proparco - dédiée au financement du secteur privé - et le Ministère du Plan et de l’Investissement (MPI) ont conjointement organisé le vendredi 4 novembre 2011 à Vientiane un séminaire de présentation des principaux outils de financement que le groupe de l’AFD est en mesure de mettre à disposition des acteurs économiques lao.

Le but de cette opération est de pouvoir accompagner la mise en œuvre du 7ème plan quinquennal 2011-2015 du gouvernement lao (NSEDP 2011-2015).

Au-delà des subventions qui sont une ressource limitée et ne permettent pas en volume de répondre aux besoins importants en investissement des entreprises ou des collectivités locales, il s’agissait de présenter les conditions d’octroi de prêts, en direct ou au travers d’une intermédiation bancaire, de garanties ou de prise de participation au capital de certaines sociétés. Cette gamme d’outils peut également être complétée par des appuis en renforcement des capacités, formation, expertise ou études ponctuelles.

Plusieurs dizaines de participants des différents ministères, des chambres de commerce lao et européenne, des bailleurs de fonds, des institutions bancaires et de micro-finance ainsi que des sociétés publiques et privées étaient présents au séminaire.

L'AFD a ainsi montré son entière disponibilité pour contribuer à sa mesure au développement économique et social du pays, en portant une attention toute particulière en matière d’environnement et de responsabilité sociale.

Cette actualité existe en version anglaise. Cliquez ici pour y accéder.


Les présentations du séminaire (version anglaise) sont téléchargeables aux liens ci-dessous:

►  Les missions de l'AFD et ses outils financiers

►  Promouvoir un développement durable dans les pays émergents et en développement par des outils financiers non souverains

PROPARCO promeut un développement durable du secteur privé lao - présentation des outils financiers

La promotion d'un développement durable - le financement d'entreprises publiques et privées

 
 
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