Laos

L'AFD a été autorisée à intervenir en République Démocratique Populaire Lao en 1993 et a ouvert son agence à Vientiane en septembre 1994. PROPARCO a été autorisée à intervenir au Laos en juin 1996 et a signé sa convention d'établissement le 28 avril 1999. Photo © whl.travel

À la une

Réunion de haut niveau sur la couverture maladie universelle à Vientiane

08/12/2011

Le Ministère lao de la Santé a organisé les 7 et 8 décembre derniers une rencontre de haut niveau sur la question de la couverture maladie universelle.

L'AFD soutient depuis 2008 l’assurance volontaire pour le secteur informel ("Community Based Health Insurance - CBHI"), l'un des quatre principaux systèmes d’assurance maladie, à savoir l’assurance volontaire pour le secteur informel ou Community Based Health Insurance (CBHI).

L’AFD est ainsi reconnue au Laos comme l'un des premiers bailleurs de fonds pour le financement de la santé.

Plus de cent cinquante personnalités se sont retrouvées lors de cette réunion de haut niveau , dont des vice-ministres, des directeurs de départements, des gouverneurs représentant les dix-sept provinces du pays ainsi que des partenaires de développement tels que la Banque mondiale, la BAsD, l'OMS, la JICA ou encore la Commission européenne.

Des experts internationaux étaient également présent, venant de Thaïlande, de Chine et du Vietnam.

Séminaire de présentation des outils de financement du groupe AFD

18/11/2011

L'AFD et sa filiale Proparco - dédiée au financement du secteur privé - et le Ministère du Plan et de l’Investissement (MPI) ont conjointement organisé le vendredi 4 novembre 2011 à Vientiane un séminaire de présentation des principaux outils de financement que le groupe de l’AFD est en mesure de mettre à disposition des acteurs économiques lao.

Le but de cette opération est de pouvoir accompagner la mise en œuvre du 7ème plan quinquennal 2011-2015 du gouvernement lao (NSEDP 2011-2015).

Au-delà des subventions qui sont une ressource limitée et ne permettent pas en volume de répondre aux besoins importants en investissement des entreprises ou des collectivités locales, il s’agissait de présenter les conditions d’octroi de prêts, en direct ou au travers d’une intermédiation bancaire, de garanties ou de prise de participation au capital de certaines sociétés. Cette gamme d’outils peut également être complétée par des appuis en renforcement des capacités, formation, expertise ou études ponctuelles.

Plusieurs dizaines de participants des différents ministères, des chambres de commerce lao et européenne, des bailleurs de fonds, des institutions bancaires et de micro-finance ainsi que des sociétés publiques et privées étaient présents au séminaire.

L'AFD a ainsi montré son entière disponibilité pour contribuer à sa mesure au développement économique et social du pays, en portant une attention toute particulière en matière d’environnement et de responsabilité sociale.

Cette actualité existe en version anglaise. Cliquez ici pour y accéder.


Les présentations du séminaire (version anglaise) sont téléchargeables aux liens ci-dessous:

►  Les missions de l'AFD et ses outils financiers

►  Promouvoir un développement durable dans les pays émergents et en développement par des outils financiers non souverains

PROPARCO promeut un développement durable du secteur privé lao - présentation des outils financiers

La promotion d'un développement durable - le financement d'entreprises publiques et privées

Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 

Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

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2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 

Ceremonie officielle de lancement du NUDP

10/05/2011

La cérémonie officielle de lancement du « Northern Uplands Development Programme » (NUDP) vient d’avoir lieu. Le NUDP a un financement total de 19,6 M€ et intervient dans 9 districts pauvres des provinces Nord . Son financement est assuré par le gouvernement Lao (1,83 M€), la Commission Européenne (10 M€), l’Allemagne (4 M€), la Suisse (1,47 M€) et l’AFD (2,3 M€). Ces quatre bailleurs sont réunis dans un partenariat dont la CE assure la présidence et l’AFD, le secrétariat. Pour créer un canal unique de gestion, l’AFD est délégataire des fonds de la SDC et d’une partie de ceux de la CE.

Le NUDP s’articule autour d’actions de terrain et d’un appui à l’élaboration d’une politique sectorielle de développement des régions montagneuses. Les actions de terrain portent sur la définition participative de plans de gestion des terres, la sécurisation foncière, la promotion d’organisations paysannes, la structuration de filières et le soutien aux services de vulgarisation agricole. Un appui à la mise en œuvre de la Déclaration de Vientiane , à la gestion de programmes pluri sectoriels et à la formulation des politiques publiques forment les piliers du soutien institutionnel.


Le Ministère de l’Agriculture et des Forêts est le maître d’ouvrage du NUDP. Sa mise en œuvre est assurée par des unités aux niveaux central /provincial /districts. Transversal, NUDP réunit les autres ministères impliqués dans des équipes de coordination nationale et provinciales.
Ce programme est le fer de lance du gouvernement lao et des partenaires pour le secteur du développement rural.


Légende photo : conférence de presse avec les vice-ministres du plan et de l’agriculture, l’ambassadeur de France au Laos, les représentants des bailleurs. 

Plantez couvert ! L’agriculture de conservation au Laos

21/01/2011

L’AFD et le CIRAD ont eu le plaisir d'accueillir près de 120 personnes à la projection débat , à l'AFD, autour du film : Plantez couvert ! L’agriculture de conservation au Laos. Un film de Denis Victot, Production Images d’écoute et CIRAD.

Le Laos subit une très forte pression sur ses forêts et sur ses terres arables. Les grandes monocultures commerciales dominent le paysage et les pratiques agricoles minières accélèrent la dégradation des ressources naturelles. Xouthy, paysan lao, nous livre sa vision sur l'évolution de l'agriculture. Il a décidé de cultiver autrement: il s'est lancé dans l'agriculture de conservation. Pourquoi est-il urgent de préserver les sols pour produire plus et mieux demain ? Quelles sont les alternatives qui peuvent répondre aux enjeux du développement rural ? Comment pourrons-nous nourrir les générations à venir ?

 
 
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