L''AFD a été autorisée à intervenir aux Philippines en 2009 et a ouvert un bureau à Manille en mai 2010. Son action se concentre sur la promotion d'un croissance verte et solidaire. Photo © Lon&Queta

À la une

L’AFD et le secteur de la santé aux Philippines

07/10/2016

La mission aux Philippines du fédérateur Santé Jean-Patrick Lajonchère a permis à l’AFD de multiplier les échanges avec les autorités et les centres de recherche locaux. Objectif : renforcer la coopération franco-philippine en matière de santé et de protection sociale, avec un accent spécial sur la recherche.

 

Les fédérateurs, qu’est-ce que c’est ?

Le dispositif des fédérateurs et des familles prioritaires à l’export, développé par le gouvernement, constitue une démarche public-privé qui vise à soutenir l’exportation française dans des secteurs majeurs comme la santé. 

L’action des fédérateurs vise à mieux comprendre la demande internationale, y apporter des réponses pertinentes et informer les donneurs d’ordres étrangers sur la capacité de l’offre française à répondre à leurs besoins.

 

« Mieux se soigner » : une famille prioritaire pour soutenir les exportations 

 
 
Celles-ci englobent les secteurs de l’agroalimentaire, du numérique, de la ville durable, la santé, le secteur culturel et créatif, les industries touristiques et les énergies renouvelables.
 
 

Stimuler la recherche sur les maladies infectieuses

À l’occasion de la visite du fédérateur Santé français, organisée début octobre 2016, des représentants du ministère des Affaires internationales français, de l’ambassade de France et de l’AFD se sont entretenus avec la ministre de la Santé et le département de coopération internationale du ministère.

Les équipes françaises ont également pu rencontrer des représentants de  l’Organisation mondiale de la santé (OMS) , la direction du Philippine Genome Center de l’université des Philippines et des chercheurs du National Institute of Molecular Biology and Biotechnology (NIMBB). 

Au menu des échanges, de futurs partenariats avec les institutions et centres de recherche philippins, notamment sur des programmes de formation et d’échanges universitaires et de recherche avec l’Institut Pasteur sur la dengue. 

L’occasion pour le fédérateur Santé de présenter le système français d’agences régionales de santé (ARS) et le service d’aide médicale d’urgence (SAMU). 

Au cœur des discussions également, les priorités de la nouvelle administration et l’objectif d’accès généralisé à la santé. Des pistes de coopération sur la planification familiale, la tuberculose et les maladies cardio-vasculaires comme le diabète ont aussi été évoquées.

 

Santé et protection sociale : vers une coopération franco-philippine ?

Pour l’AFD, cette mission a été l’occasion de poursuivre les échanges avec le gouvernement et partenaires philippins sur une future coopération en matière de santé et de protection sociale.

 Aux Philippines, l’AFD envisage en particulier des projets :

  • de soutien à la lutte contre les maladies émergentes et ré-émergentes (dengue, zika…) en lien avec le changement climatique ;
  • de renforcement des systèmes de protection sociale ;
  • de renforcement des systèmes de santé décentralisés, notamment au niveau des collectivités locales.
 


Soutenir les jeunes filles victimes de violences sexuelles

01/07/2016

À travers l’appui aux ONG, l’AFD participe au financement du projet de l’association CAMELEON . Priorité à l’enfance abusée et défavorisée avec ce projet qui vise à lutter contre la maltraitance et à venir en aide aux victimes de violences sexuelles dans la région des Visayas Occidentales.

 

Focus sur l’association CAMELEON 

L’ONG française CAMELEON , active aux Philippines depuis 1997, a pour ambition d’aider et d’accompagner les jeunes filles victimes de violences sexuelles et de contribuer à leur protection, leur reconstruction personnelle et leur réinsertion durable dans la société. 

 

Aux Philippines, CAMELEON définit des programmes complets destinés à ces jeunes filles, depuis leur accueil au sein des centres d’hébergement jusqu’à leur réintégration sociale. 

L’association réalise un travail dont la qualité est reconnue dans une région, les Visayas Occidentales, où le nombre recensé de violences sexuelles est le plus élevé, touchant en particulier les enfants et les filles dans un contexte de grande pauvreté, de déscolarisation et de précarité sanitaire.  

CAMELEON met également en place sur le terrain d’autres programmes liés à la scolarisation de jeunes défavorisés de villages ruraux, d’éducation par le sport et de thérapie par les arts du cirque, ou encore des campagnes de plaidoyer en faveur des droits de l’enfant. 

 

Chaque année, 100 000 enfants victimes d’abus sexuels aux Philippines

Comme le rappelle l’association CAMELEON , les chiffres aux Philippines sont alarmants et interpellent : plus de 50 % des enfants abusés ont entre 10 et 18 ans. Parmi ces victimes, une sur quatre est un enfant de moins de 5 ans. 

Après l’abandon et la négligence, l’abus sexuel sur enfant fait partie des cas les plus communément traités par le ministère des Affaires sociales et du Développement. Malgré la loi Anti-viol de 1997, le cas le plus fréquent d’abus sexuel reste le viol, suivi par les cas d’inceste et les attouchements. Les victimes de viols sont à 98 % de sexe féminin, et le cas d’inceste s’envole à 33 %.

 

 

La plupart des enfants exploités sexuellement à des fins commerciales sont victimes de prostitution ou de pornographie. Cependant, bien que le chiffre global des cas d’abus d’enfants pris en charge par le ministère ait diminué, les cas de prostitution infantile ont légèrement augmenté. 

 

Des agressions aux conséquences lourdes sur la santé physique et mentale

Ces agressions sont lourdes de conséquences sur la santé mentale et physique des victimes.

Parce que ces violences sexuelles et leurs conséquences sont intolérables, l’AFD soutient le projet de l’association CAMELEON mis en œuvre sur l’île de Panay, dans la région des Visayas Occidentales. 

L’ONG bénéficie ainsi d’une subvention de 500 000 euros pour ce projet au coût total d’un peu plus de 1,35 million d’euros sur une durée de 3 ans.

 

Aider les jeunes filles victimes d’abus à se reconstruire

Une initiative qui comprend trois volets principaux :

  • La reconstruction personnelle de 50 jeunes filles (5-17 ans) par an victimes de violences sexuelles accueillies dans deux maisons d’accueil qui leur offrent la possibilité d’aller à l’école, de réaliser des activités sportives, de recevoir des soins médicaux, psychologiques et une aide juridique quand elles décident de poursuivre leurs agresseurs ;
  • La réhabilitation et l’autonomisation de 60 jeunes filles (9-24 ans) par an accompagnées jusqu’à leur réinsertion familiale et / ou insertion dans le monde professionnel, en leur offrant un soutien éducatif et l’accès à des formations professionnelles ;
  • La sensibilisation des citoyens de la province d’Iloilo aux droits de l’enfant et la mobilisation des acteurs des secteurs publics et privés dans le but de faire baisser le nombre de cas de violences sexuelles au niveau local et régional.

 

 Des activités variées pour aider les jeunes filles à se reconstruire © ONG CAMELEON



Urgence et développement après le typhon Haiyan : première pierre du projet d’ACTED à Guiuan

13/06/2016

Fin 2013, Guiuan a été la première localité des Philippines touchée par le typhon Haiyan, d’une ampleur jamais vue et qui a provoqué des milliers de morts et des dégâts considérables. L’AFD y soutient un projet de l’ONG ACTED inauguré le 13 juin 2016. À la clé : le relogement de 126 familles et une aide pour redémarrer une activité professionnelle. 

Après le typhon Haiyan, l’enfer de Guiuan

Le 8 novembre 2013, le typhon Haiyan a dévasté le centre des Philippines, faisant plus de 10 000 morts, 2000 disparus et privant de tout des centaines de milliers de personnes.

La ville portuaire de Guiuan, située sur l’île de Samar et point d'entrée du typhon aux Philippines, a été littéralement détruite et toutes les familles touchées par la catastrophe. 

 

Reconstruction post-typhon : la France s’engage 

À la suite des annonces du Président de la République François Hollande lors de sa visite aux Philippines en février 2015 concernant l’engagement de la France dans la reconstruction de Guiuan, l’AFD a répondu favorablement à une demande de financement de l’ONG française ACTED .

Le projet soutenu a vocation à améliorer les conditions de vie des populations affectées par l’augmentation du nombre de typhons aux Philippines, principalement dans la région du Sud-Est Samar.  

 

Lier intervention d’urgence, réhabilitation et développement 

Au programme : agir dans l’urgence et pour le développement, avec un projet qui prévoit le relogement des familles touchées mais également une aide au redémarrage d’une activité génératrice de revenus. 

En détails, les objectifs visés :

  • répondre aux besoins des populations affectées par le typhon Haiyan en termes d’hébergement durable, d’accès à l’eau potable et à l’assainissement ;
  • aider les familles touchées à reconstituer leurs moyens de subsistance avec un appui aux capacités de production agricole ;
  • renforcer les capacités locales de réponse d’urgence et de gestion des crises liées aux  catastrophes naturelles. 

Un projet financé par l’AFD à hauteur de 1,5 million d’euros, sous forme de dons.

 

126 familles à reloger 

Le relogement concerne 126 familles dont les habitations ont été détruites et vivant actuellement en zone côtière classée inconstructible. 

Ces ménages bénéficieront ainsi d’abris permanents et résistants aux typhons sur un terrain mis à disposition par la National Housing Authority (NHA), avec des installations sanitaires et un réseau d’approvisionnement en eau selon les techniques du « Build Back Better».

Le démarrage des travaux des 126 unités construites par ACTED aura lieu cet été et pour une durée de 6 mois. Le terrain accueillera par ailleurs près de 200 autres unités construites par un contractant sélectionné par la NHA à la suite d’un appel d’offre.

Inauguration des travaux à Guiuan

Outre le soutien de l’AFD, cette composante relocalisation perçoit une contribution de 150 000 euros de la fondation ALSTOM

La cérémonie d’inauguration des travaux du projet présidée par le maire de Guiuan, s’est déroulée en présence de l'AFD, de l'équipe d'ACTED,  de représentants de l’ambassade de France et de la Fondation ALSTOM. 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



 
 
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