L'AFD dans la presse

L'AFD en Jordanie

L’AFD a été autorisée à intervenir en Jordanie en 2003. Une convention d’établissement a été signée en septembre 2003. Un Fonds d’études et de préparation de projets a été mis en place avec la signature en mars 2004 d’une convention de don d’un million d’euros. La convention d’établissement de PROPARCO, filiale de l’AFD chargée du secteur privé, a été signée en novembre 2004. Photo © Loops San

Cartographie des projets emblématiques

À la une

Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


La haute technologie au service de la qualité des eaux jordaniennes

12/05/2016

De nouveaux équipements ont été inaugurés le 12 mai dernier par l’ambassadeur de France et le ministre de l’Eau et de l’Irrigation. Ils contribueront au suivi de la qualité des eaux en Jordanie, pays fortement touché par la rareté de l’eau.

Gérer la qualité d’une ressource rare dans la région

Les sept équipements de haute technologie pour l’analyse de la qualité de l’eau et des eaux usées ont été installés récemment au sein du laboratoire de l’Autorité jordanienne de l’eau (Water Authority of Jordan, WAJ). 

Ces équipements permettront :

  • d’assurer le suivi avec un très haut niveau de précision de la qualité biologique et chimique de l’eau potable produite à partir des nappes d’eaux souterraines (Disi) ou des eaux de surface (station de traitement de Zai) ;
  • de contrôler la qualité des eaux usées permettant de mieux les valoriser, notamment en agriculture. 

Ces nouveaux équipements font du laboratoire de la WAJ l'un des leaders de la région dans son domaine, ouvrant la porte à des coopérations scientifiques internationales. 



Eau : une coopération technique pour préserver une ressource rare en Jordanie

09/05/2016

L’accord de coopération signé le 9 mai dernier par la Jordanie, l’AFD et la Banque européenne d’investissement (BEI) a pour objectif de développer l’assistance technique du projet mer Rouge – mer Morte.

Vers une meilleure alimentation en eau potable de la Jordanie 

L’accord de coopération technique entre la Jordanie, l’AFD et la Banque européenne d'investissement (BEI) poursuit plusieurs objectifs généraux :

  • définir et promouvoir la meilleure option permettant de satisfaire les besoins en eau potable actuels et futurs de la Jordanie ; 
  • soutenir la croissance économique et accompagner à l’adaptation aux impacts du changement climatique sur les ressources en eau. 

Dans le cadre de l’accord, trois études seront pilotées par la BEI en coopération avec l’AFD. Elles auront pour objet des analyses économiques et financières ainsi que des études d’impacts environnementaux et sociaux. 

 

Le projet mer Rouge – mer Morte, primordial pour la région

Le projet mer Rouge – mer Morte est primordial pour la Jordanie et la région. Il développera une infrastructure d’approvisionnement en eau composée principalement :

  • d’une prise d’eau dans la mer Rouge ;
  • d’une station de dessalement à proximité d’Aqaba ;
  • d’une canalisation qui permettra d’envoyer les saumures produites par la station de dessalement à la mer Morte. 

Le projet prévoit de produire 65 millions de m3 d’eau dessalée pour Aqaba (Jordanie) et Eilat (Israël) et de décharger jusqu’à 235 millions de m3 d’un mélange de saumures et d’eau de mer dans la mer Morte. 

 

Production d’eau dessalée

Faisant partie d’une initiative régionale de partage des ressources en eau entre la Jordanie, l’Autorité palestinienne et Israël, le projet prévoit : 

  • de produire de l’eau dessalée à partir de la mer Rouge pour la vendre à Israël et à la Jordanie. En contrepartie, Israël fournira de l’eau à la Jordanie en provenance du lac de Tibériade d’une part et à l’Autorité palestinienne à partir de ses réseaux de distribution d’autre part ;
  • de permettre de freiner la baisse de niveau de la mer Morte qui a d’importantes implications économiques et environnementales ; 
  • d’améliorer l’accueil de réfugiés dans la région en fournissant un volume plus important d’eau à la Jordanie et aux pays voisins. 

 

Une coopération technique qui s’inscrit dans la durée

« La coopération technique est un jalon important du succès de la phase 1 du projet mer Rouge - mer Morte, a déclaré le vice-président de la BEI Dario Scannapieco. (…) Ainsi dans le contexte du besoin urgent d’eau potable en Jordanie, il est important de développer un approvisionnement en eau fiable pour la Jordanie et la région tout en préservant la mer Morte d’une dégradation environnementale. » 

Cette nouvelle assistance technique fait suite à des coopérations techniques antérieures et en cours financées par la France pour la préparation du projet depuis 2008.

Elle est financée par un don de l’Union européenne, mis à disposition via la Facilité d’investissement pour le voisinage (FIV), un instrument financier qui a pour objectif de soutenir les pays partenaires dans les voisinages de l’est et du sud de l’Union européenne. 

 



La France aide la Jordanie à répondre à l’afflux de réfugiés syriens

19/04/2016

À l’occasion de la visite en Jordanie du Président de la République française, M. François Hollande, le 19 avril, un protocole d’entente a été signé entre le ministre du Plan et de la Coopération internationale jordanien, Imad Fakhoury et le directeur général adjoint de l’Agence française de développement, Jacques Moineville.

À la suite de la Conférence de Londres sur les réfugiés syriens, l’engagement de l’Agence française de développement a ainsi été augmenté de 900 millions d’euros pour la période 2016 à 2018, dont 600 millions de prêts souverains et incluant 50 millions d’euros de prêts très concessionnels destinés en priorité aux régions les plus touchées par la crise.

Ces financements permettront de soutenir l’action publique pour le renforcement des infrastructures et l’appui aux secteurs mis sous pression par l’afflux de réfugiés ainsi que l’investissement privé. Les secteurs identifiés visent à améliorer directement le quotidien des populations, jordaniennes et réfugiées : eau, énergie, aménagement urbain, transports et gestion des déchets. Une partie sera décaissée dès cette année. La France est ainsi un des premiers donateurs à concrétiser ses engagements pris à Londres.

 

 



La crise des réfugiés syriens à moyen terme : Quelles solutions possibles ?

15/02/2016

Des représentants de pays d’accueil du Moyen-Orient et de l’Europe ainsi que d’organisations humanitaires et d’aide au développement, des universitaires et des chercheurs ont conclu aujourd'hui un événement inter-régional décisif portant sur les résultats analytiques, et les implications politiques de l'étude réalisée par la Banque Mondiale et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) intitulée “Le Bien-être des Réfugiés Syriens: Observations en Provenance de la Jordanie et du Liban”.

Le rapport apporte un éclairage sur la situation socio-économique des réfugiés syriens dans les deux pays, et met en évidence les conséquences de la pauvreté des réfugiés. Une bonne compréhension de la situation socio-économique permet de mieux comprendre les clés du bien-être des réfugiés et d’envisager la création d'un système plus durable pour répondre à leurs besoins.

Cette analyse est d’autant plus importante qu’elle permet d'identifier des moyens de transformer des éléments de la crise en opportunités. Des expériences internationales ont montré que les réfugiés peuvent contribuer à l'économie de leurs pays d'accueil en devenant des consommateurs, travailleurs et même investisseurs.

L'événement a été organisé par le Centre pour l'Intégration en Méditerranée, le Groupe de la Banque Mondiale,  et les Nations Unies, avec le soutien de l'Agence Française de Développement. Il a permis aux participants de partager stratégies et meilleures pratiques pour créer des opportunités économiques pour les communautés d'accueil et les réfugiés, reposant sur l'expérience des pays du Machreq et de l’Europe.

Les discussions étaient articulées autour de:

  • Combiner le travail humanitaire et d’aide au développement pour une vision de court-à-moyen terme qui soutient les réfugiés syriens ainsi que les communautés locales.
  • Les recommandations de politiques publiques sur la situation de pauvreté des réfugiés, et les moyens de transformer des éléments de la crise en opportunités.
  • Le partage des connaissances entre le Machreq et l’Europe pour la création de conditions favorisant une prospérité partagée et une croissance économique au profit des communautés de réfugiés et d'accueil.
  • Réduction de l'écart financier grâce à la mobilisation de ressources et le renforcement des collaborations multipartenaires pour soutenir le bien-être des réfugiés et des communautés d'accueil.

 


Lire le communiqué de presse en arabe

Pour plus d'informations sur la réunion et les discussions, cliquer ici ( http://bit.ly/1QarwpT ).
WB / UNHCR “Le Bien-être des Réfugiés Syriens: Observations en Provenance de la Jordanie et du Liban” est accessible ici ( http://bit.ly/1Z7G366 ).
Article «La crise des réfugiés syriens dans le moyen terme: Et après ?" accessible ici ( http://bit.ly/20L0SdA ).

Contact pour les médias: (Mme) Zein Nahas, responsable de la communication au Centre pour l'Intégration en Méditerranée, 00 33 6 04677242, znahas@worldbank.org  

Le Centre pour l’Intégration en Méditerranée est une plateforme réunissant agences de développement, Etats, autorités locales et société civile de l’ensemble du pourtour méditerranéen dans le but d’échanger des connaissances, de discuter des politiques publiques et d’identifier des solutions aux défis qui se posent dans la région.  Les membres du CMI sont : l’Autorité palestinienne, l’Egypte, la France, la Grèce, l’Italie, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Tunisie, Le Service Européen pour l'Action Extérieure (observateur), la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Ville de Marseille, la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale. Web: www.cmimarseille.org , Facebook; Twitter: @cmimarseille

 

 



L’AFD soutient l'action de trois ONGs pour soutenir l’accueil des réfugiés syriens au Moyen-Orient

20/01/2016

Après le financement d'actions d'aide aux réfugiés syriens de deux ONG libanaises : Amel et Arcenciel , l'AFD apporte son soutien financier à Première Urgence Internationale pour mener des projets dans les domaines de la santé, de l’éducation et du support psycho social au Liban, en Jordanie et dans le Kurdistan irakien.   

 

Lutter contre les conflits en réfugiés et habitants
L’organisation Amel privilégie l’accès à la santé en tant qu’outil de prévention des tensions.
Ainsi dans trois régions du Liban, l’ONG va permettre l’accès de 56 000 Libanais et Syriens à un service de santé de qualité, la participation de ces publics à des sessions de sensibilisation, l’accès des personnels de santé à une formation pour accompagner leurs publics dans une meilleure appréhension du conflit.
Enfin des ateliers d’échanges de bonnes pratiques seront mis en place entre 50 représentants d’organisations d’agences publiques nationales, d’organisations locales et non-gouvernementales. 
 
Prise en charge psychosociale et formation professionnelle
L’organisation Arcenciel va, quant à elle, développer, pendant deux années, l’accompagnement des réfugiés au sein de neuf municipalités réparties dans le pays. Le projet structuré autour de quatre volets va permettre la formation des travailleurs communautaires, un accès facilité des publics aux services sociaux, une offre de formations professionnelles en direction des femmes et la prise en charge psychosociale de 1600 personnes. 
 
Ces trois subventions ont été attribuées suite à la diffusion, par l’AFD en juillet 2015, de l’appel à projets « crise et sortie de crise » qui répond à l’obligation d’aider durablement les Etats de la région dans la gestion des effets de l’accueil massif des réfugiés, faute de perspective rapide de résolution du conflit.
En effet, face à une crise qui s’inscrit désormais dans la durée, il est essentiel d’apporter un soutien aux Etats et aux acteurs de la société civile de la région du Moyen-Orient dans l’accueil des réfugiés syriens. 
 
Renforcer les services sociaux
Le soutien de l’AFD, porte spécifiquement sur le renforcement des services sociaux offerts aux réfugiés et aux communautés hôtes et doit permettre la réduction des tensions entre communautés et une meilleure coordination entre acteurs et les synergies de travail dans le respect des politiques nationales définies par les autorités.

En savoir plus sur les projets d'appui au réfugiés syriens au Liban



 
 
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