Liban

Le groupe AFD a été autorisé à intervenir au Liban au premier semestre 1999, à la suite de l’intégration du pays dans la Zone de Solidarité Prioritaire de la France (zone géographique dans laquelle la France a mis en place une coopération étroite). L’AFD est représenté localement par une agence ouverte à Beyrouth en juin 1999.

À la une

Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 

Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 

L'AFD et le Plan Bleu renouvellent leur partenariat en faveur du développement durable en Méditerranée

02/05/2011

L’objectif est de poursuivre les échanges d’information sur les actions menées en Méditerranée et de réaliser des travaux conjoints sur les interactions entre développement et environnement dans cette région.

Noué en novembre 2007, le partenariat entre l’AFD et le Plan Bleu s’inscrit dans la stratégie méditerranéenne du développement durable fixée par 21 pays de la Méditerranée et la Communauté européenne lors de la Convention de Barcelone en novembre 2001. Ce partenariat met l’accent sur des enjeux ayant une forte résonance en Méditerranée tels que le changement climatique, l’eau, l’énergie, les transports, le tourisme, les espaces urbains, ruraux et le littoral.

Avec le lancement de l’Union pour la Méditerranée, les efforts et les coopérations en matière de développement durable en Méditerranée ont pu être fédérés autour des priorités retenues lors du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de Paris en juillet 2008 : l’eau, le développement urbain, l’énergie et les transports.

Le Centre pour l'intégration en Méditerranée de Marseille (CMI) auquel participent à la fois l’AFD et le Plan bleu permettra par ailleurs de créer des synergies avec le Centre d'études financières, économiques et bancaires (CEFEB), l’université d’entreprise de l’AFD également située à Marseille.

 

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Centre de réflexions et Observatoire méditerranéen de l’environnement et du développement durable, le Plan Bleu assure, depuis 1977, les fonctions de Centre d'Activités Régionales du Programme des Nations Unies pour l'Environnement/Plan d'Action pour la Méditerranée (PNUE/PAM). Il est, à ce titre, au service des vingt et un pays riverains et de la Communauté européenne, tous Parties à la convention de Barcelone sur la protection de l’environnement marin et du littoral méditerranéen. Son objectif, initialement défini par la conférence intergouvernementale tenue à Split en 1977, est de développer la coopération régionale pour construire et mettre à disposition un fonds de connaissances visant à faciliter la mise en oeuvre d'un développement soutenu qui soit respectueux de l'environnement. Le Plan Bleu produit sous l’égide du PAM ou en partenariat avec les principaux acteurs du développement en Méditerranée, des analyses prospectives sur l'environnement et le développement, assure une fonction d'observatoire méditerranéen du développement durable et, est l’un des principaux centres support de la Commission méditerranéenne de développement durable (CMDD). Le Plan Bleu est associé au Centre de Marseille d’Intégration Méditerranéenne, est membre de l’Office de Coopération Economique pour Méditerranée et l’Orient et agit en synergie avec le Secrétariat Général de l’Union pour la Méditerranée. www.planbleu.org

34 pays venant 3 continents se réunissent autour du premier plan international de sauvegarde de la biodiversité de bassin méditerranéen

03/10/2010

Le premier plan international destiné à préserver la biodiversité exceptionnelle du bassin méditerranéen est lancé aujourd’hui à Paris à l’Agence Française de Développement. Ce plan qui s’étale sur cinq ans a pour objectif de protéger au mieux les écosystèmes, notamment terrestres, en ciblant ses actions sur les régions les plus  importantes et les plus menacées en matière de biodiversité.

Il a été élaboré par le Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF) – un partenariat qui regroupe la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’Agence française de développement (AFD), le gouvernement japonais, la John D. and Catherine T. MacArthur Foundation et Conservation International. Le projet a également été financé par la Fondation Mava et la Fondation Prince Albert II de Monaco. Une première tranche de 10M$US est mis à disposition pour les 5 prochaines années pour la conservation de la biodiversité.

Près d’un demi-milliard d’êtres humains vivent autour du bassin méditerranéen et plus de 220 millions de touristes viennent chaque année visiter la région. Il est crucial de réduire les menaces qui pèsent sur l’écosystème méditerranéen. De nouvelles approches sont aussi nécessaires pour que la région continue à tirer parti des services rendus par les écosystèmes et de la biodiversité car ils jouent un rôle essentiel, depuis des millénaires, dans le développement des  civilisations méditerranéennes.

Il est nécessaire de  maîtriser l’usage de l’eau douce – dont la présence est limitée dans la région – et de  veiller à ce que le tourisme apporte des atouts économiques sans pour autant détruire les écosystèmes qui  font de la Méditerranée une zone de tourisme privilégiée.
Pour Gilles Kleitz, chef de projet à l’Agence française de développement (AFD), « Des dizaines de millions de personnes, dans l’Union européenne  ou en  dehors, dépendent de l’écosystème du bassin méditerranéen, soit directement, par le biais de l’agriculture, du tourisme, de la pêche, de la sylviculture, soit indirectement, par l’apport en eau douce, le contrôle des insectes, la pollinisation... Nous nous devons de veille  à la restauration et à la préservation  de cette région naturellement  riche et fragile pour le bien des générations futures.»

Le plan s’articule autour d’un rapport de 251 pages appelé Profil d’écosystème qui identifie les zones clés de la biodiversité, les menaces auxquelles elles font face et les mesures nécessaires. Ce rapport a été constitué avec l’appui de groupes issus de la société civile. Le CEPF accordera des subventions aux associations locales qui se mobiliseront sur des projets de protection de la nature. 

Pour John Watkin, directeur des subventions du CEPF qui a encadré le projet, « La place extraordinaire qu’occupe le bassin méditerranéen dans l’histoire de l’humanité et son rôle de carrefour entre les cultures européennes, moyen-orientales et nord-africaines a été rendu possible grâce à  la richesse incroyable de son écosystème :  ses ressources maritimes, la fertilité de ses terres et l’abondante variété de plantes, mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et invertébrés que l’on peut y trouver. Cet écosystème  demeure crucial aujourd’hui  pour le développement économique et social de la région.  LeCEPF a élaboré ce plan pour veiller à ce que cet écosystème continue d’apporter à l’homme ses bienfaits pour les millénaires à venir ».
Le rapport répertorie plus de 1567 zones clés de  biodiversité (Key Biodiversity Areas: KBA) dans la région. Le  financement ciblera les pays situés hors des frontieres de l’UE qui ont un accès plus limité à d’autres sources de financement pour la protection de la biodiversité. Six régions ont été définies comme prioritaires.

Pour Güven Eken de Doğa Derneği, l’ONG turque  qui a conduit l’étude pour le CEPF: « Le bassin méditerranéen a une importance majeure, du point de vue environnemental et social. Cette zone sensible de la biodiversité, la deuxième en termes de taille, est l’une des plus riches au monde. Mais il est aussi très complexe d’y travailler, car elle rassemble 34 pays dont les langues, les alphabets, les cultures et les religions diffèrent. La région  est gravement menacée, car 5 % seulement de son écosystème originel subsiste. En effet,  la promotion immobilière des zones côtières à des fins touristiques et l’extraction de l’eau à des fins agricoles ont des répercussions particulièrement néfastes dans la zone. Celle-ci a déjà connu beaucoup de dégâts mais nous avons enfin une stratégie qui transcende les frontières nationales  pour protéger la région. »

Les six zones prioritaires identifiées par le CEPF sont :

1. la péninsule  Cyrénaïque (Égypte et Libye) : 3 037 789 hectares de régions humides ou désertiques, comptant 11 zones clés de  biodiversité (KBA) et abritant plus de 100 espèces de plantes endémiques. Des espèces animales particulières y vivent également, comme la tortue égyptienne (Testudo kleinmanni), en danger d’extinction. L’écosystème local subit de nombreuses menaces comme le développement non durable du tourisme, la conversion des zones côtières en zones d’habitations, les pratiques de chasse non durables, l’expansion agricole, la production de charbon pour les zones urbaines avoisinantes et la construction intensive de routes.

2. les montagnes, plateaux et zones humides du Tell algérien et de Tunisie : Cette région très diverse, d’une superficie de 13 405 573 hectares, compte 75 zones clés de biodiversité, dont moins de 1 % sont protégées. Recouvrant une vaste région allant de la mer aux zones de montagne en passant par les forêts de chênes-lièges, elle abrite le mouflon a manchettes (Ammotragus lervia), le serval (Felis serval), ainsi que les dernières populations sauvages du seul primate méditerranéen : le magot (Macaca sylvanus). Le développement non durable du tourisme et la pollution de l’eau menacent l’écosystème de cette région.

3. les montagnes de l’Atlas (Maroc) : C’est dans cette région d’une superficie de 12 812 888 hectares qui compte 30 zones clés de biodiversité que les fleuves les plus importants du Maghreb prennent leur source. On y rencontre une multitude d’espèces uniques, notamment 237 plantes à fruits endémiques, le cèdre d’Atlas (Cedrus atlantica), la Vipère « latastei » ou encore l’antilope à nez tacheté (Addax nasomaculatus), en grave danger d’extinction et réintroduite dans la région. Les montagnes abritent également l’une des trois colonies restantes d’ibis chauve (Geronticus eremita). La région doit faire face à plusieurs menaces : d’abord la surexploitation des plantes, la région étant particulièrement riche en fleurs à oignon, ensuite la gestion non durable de l’eau, avec la construction de digues pour l’irrigation et le stockage de l’eau et enfin une une intensification de l’agriculture et un pâturage intensif qui entraînent l’érosion des sols.

4. la vallée de l’Oronte et les montagnes du Liban (Liban, Syrie, Turquie) : d’une superficie de 2631 528 hectares et comptant 40 zones clés de biodiversité, ce corridor abrite des bassins hydrographiques et des habitats naturels essentiels, qui s’échelonnent du niveau de la mer à des sommets enneigés à 3 000 m d’altitude. Il fournit la quasi-totalité de l’eau aux populations du Liban, eau qui se déverse également vers la Syrie avoisinante. Il abrite 31 espèces jugées menacées dans le monde, ainsi que de nombreux poissons, lézards et serpents endémiques, notamment la vipère libannaise (Montivipera bornmuelleri), elle aussi menacée. La région d’Akkar/du Hermel, qui se distingue par ses forêts anciennes, représente un point d’entrée pour les oiseaux migrateurs venus d’Europe. La construction d’infrastructures résidentielles, l’urbanisation, la chasse illicite et l’intensification de l’agriculture constituent les principales menaces de ce corridor naturel.

5.  les Balkans du sud-ouest (Albanie, Macédoine, Grèce, Monténégro, Serbie) : La région  s’étend sur une superficie de 5 713 629 hectares et compte 42  zones clés de biodiversité.  Les lacs, montagnes et littoraux des Balkans du sud-est entourent les dernières grandes étendues de régions côtières préservées  de la zone Europe-Méditerranée. Ce corridor recèle d’importants réseaux d’eau douce, comme le lac d’Ohrid, un site classé au patrimoine mondial, et le lac voisin de Prespa. Ces sites abritent une variété d’espèces endémiques, notamment la grenouille d’Albanie (Pelophylax shqipericus), une espèce menacée, le poisson Belvica (Salmo ohridanus), la truite « Salmo Letnica », ainsi que divers mollusques, crustacés et plantes endémiques. La chasse, la surpêche et la destruction des habitats naturels côtiers sont à l’origine  de répercussions néfastes.

6. les montagnes du Taurus (Turquie) : D’une superficie de 11 724 896 hectares et comptant 70 zones clés de biodiversité, cette région recense pratiquement tous les habitats naturels que l’on peut trouver en Méditerranée – allant de la garrigue aux forêts, des régions humides  aux régions montagneuses. Les eaux abritent un grand nombre d’espèces animales, dont le phoque-moine marin (Monachus monachus). Les montagnes abritent les peuplements les plus intacts de cèdres du Liban (Cedrus libani). La construction d’habitations, le développement touristique, les incendies de forêts, les digues, l’usage non durable de l’eau potable, l’agriculture, l’aquaculture et la construction de routes menacent en grande partie cette région.
Une conférence aura lieu le 29 septembre 2010 à 16h30

En présence de :
- Jennifer Morris, senior vice présidente, Division du financement des écosystèmes, Conservation international
- John Watkin, directeur de projets, CEPF
- Gilles Kleitz, chef de projet, AFD
- Güven Eken, Président, Doğa Derneği
A l’Agence Française de Développement, 5 rue Roland Barthes, 75012 Paris (métro Gare de Lyon)

Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter :

Rob McNeil
Directeur des médias, Conservation International
rmcneil@conservation.org
Patricia Yakabe Malentaqui
Directeur des médias internationaux, Conservation International :
pmalentaqui@conservation.org
Laure Weisgerber
Service de Presse, Agence Française de Développement
weisgerberl@afd.fr 

L’AFD déploie plus de 450 millions d’euros en faveur du développement durable

29/09/2010

Reconstruction de l’hôpital et de quartiers de Port-au-Prince, soutien des PME à Madagascar, développement urbain au Vietnam, transport au Maroc. Ces nouveaux projets, adoptés lors du Conseil d’administration du 30 septembre 2010, seront financés par l'AFD.

Haïti : reconstruction de l’hôpital de Port-au-Prince

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une subvention de 13 millions d’euros à la République d’Haïti pour la reconstruction de l’Hôpital Universitaire d’Etat d’Haïti (HUEH) à Port-au-Prince. 

Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,3 a secoué la région de Port-au-Prince pendant 35 secondes, en faisant 250 000 morts et 400 000 blessés. L’impact du séisme sur les infrastructures a été très important. Plus de 1 300 établissements d’éducation et plus de 50 hôpitaux et centres de santé se sont effondrés ou sont devenus inutilisables. Face à ce drame, la France, a proposé son aide pour la reconstruction de l’HUEH, structure pavillonnaire de 700 lits, situé au centre de Port-au-Prince.
 

Haïti : reconstruction de quartiers à Port-au-Prince

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une subvention de 6,46 millions d’euros à la République d’Haïti pour la première phase du projet d’Aménagement Intégré des Quartiers Informels de Port-au-Prince.

Avant le séisme du 12 janvier 2010, plus d’un million d’habitants de la zone métropolitaine de Port-au-Prince vivaient dans des quartiers précaires. Une grande partie de ces habitants sont aujourd’hui sans abri. L’AFD a identifié deux territoires pour réaliser un projet de rénovation urbaine, les quartiers de Martissant et de Baillergeau, répondant à des critères à la fois d’urgence et pouvant avoir une fonction démonstrative.

Le projet comporte trois composantes. La rénovation urbaine des quartiers, qui sera réalisée dans une approche globale (logements, accessibilité et circulation, réseaux, gestion des déchets, environnement, espaces publics, vie associative…), avec des actions de réhabilitation des logements, sous la forme d’auto-construction encadrée, ainsi que de sécurisation foncière des habitations. En partenariat avec les villes de Paris et de Montréal, il apportera un appui à la municipalité de Port-au-Prince en permettant de reconstruire l’administration municipale et en la dotant des outils nécessaires à son développement. Il apportera enfin un appui au Comité Interministériel à l’Aménagement du Territoire, chargé par le gouvernement haïtien d’aider les autorités à élaborer des stratégies d’aménagement du territoire.
 

Haïti : aide budgétaire

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une subvention de 15 millions d’euros à la République d’Haïti pour le règlement de ses dépenses budgétaire, dont 5 millions d’euros seront versés via le Fonds multi-bailleurs pour la Reconstruction Haïti (FRH), administré par la Banque mondiale.

Haïti est le pays le plus pauvre du continent américain, avec un PIB par tête d’environ 700 dollars. Depuis 2004, les gouvernements successifs ont mené des politiques économiques prudentes, dans le cadre d’accords avec le FMI. L’activité économique avait montré des signes encourageants, mais ce début de reprise a été brutalement interrompu en 2008 par plusieurs chocs exogènes (hausse du prix de l’énergie, crise des prix alimentaires, cyclones). Le 12 janvier 2010, Haïti a connu l’une des plus sévères catastrophes naturelles de son histoire, avec un tremblement de terre qui a provoqué la destruction quasi-intégrale du centre ville de Port-au-Prince et de quatre villes avoisinantes et la perte d’environ 250 000 vies humaines. Le pays se trouve aujourd’hui dans une situation de précarité extrême, le PIB devant se contracter de 8,5% en 2010, et les soutiens budgétaires sont indispensables. Pour participer à la reconstruction d’Haïti, outre l’annulation de la dette bilatérale (56 millions d’euros), la France apportera 40 millions d’euros sous forme d’aide budgétaire pour les années 2010 et 2011. En avril, une première aide budgétaire de 5 millions d’euros avait été approuvée par l’AFD.
 

Madagascar : garantie ARIZ II à la BOAM pour le financement des PME

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une dotation visant à garantir des concours consentis par la Bank of Africa Madagascar (BOAM). L’enveloppe des garanties susceptibles d’être accordées est d’un montant maximal de 15 milliards d’Ariaris (contrevaleur plafonnée à 6 millions d’euros).

Le mécanisme ARIZ est une assurance pour le risque de financement de l’investissement privé. Avec la garantie partielle de portefeuille, le nouveau dispositif ARIZ II permet aux banques de développer leur activité de prêts en faveur des PME. Ce concours vise à appuyer la croissance économique et à favoriser le développement du secteur privé et des échanges commerciaux dans le pays et permettent le maintien et la création d’emplois. Deux garanties de portefeuille ont déjà été mises en place à Madagascar avec la MCB et la BFV-SG.
 

Vietnam : infrastructures urbaines à Da Nang et Can Tho

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’un financement de 20,5 millions d’euros (prêt de 20 millions d’euros et subvention de 500.000 euros) à la République du Vietnam pour le financement de programmes prioritaires d’infrastructures et d’équipements urbains à Da Nang et Can Tho.

Au Vietnam, l’urbanisation ne se limite pas aux mégapoles d’Hanoï et d’Ho Chi Minh Ville mais touche également des villes des zones urbaines des deux deltas (Mékong et Fleuve Rouge), du centre et du sud-est. Le concours sera affecté au fonds d’investissement et de développement local des villes de Da Nang et Can Tho, qui se sont affirmées comme des moteurs importants du développement socio-économique du pays. Il permettra de financer des infrastructures environnementales urbaines (traitement des déchets, assainissement et drainage, adduction en eau potable…) et l’intégration à la ville des populations vulnérables (logement des personnes modestes, formation professionnelle).
 

Ghana : aide budgétaire globale 

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une subvention de 21,687 millions d’euros à la République du Ghana pour contribuer au financement de son budget.

Le Ghana a enregistré des performances économiques soutenues au cours des dernières années, avec une croissance annuelle moyenne du PIB de plus de 6% entre 2004 et 2008. La mise en œuvre de politiques volontaristes par les autorités ghanéennes s’est traduite par d’importants progrès en termes d’indicateurs économiques et sociaux. En dépit de ces avancées, les enjeux de développement restent considérables, notamment pour davantage équilibrer le développement entre les différents groupes sociaux-économiques ainsi que dans l’ensemble du territoire.

Ce concours est accordé dans le cadre du Contrat de Développement et de Désendettement (CDD) signé en février 2008 entre le Ghana et la France pour la période 2008-2013. Il participe au programme d’appui budgétaire global multi-bailleurs.
 

Maroc : ligne à grande vitesse ferroviaire

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’un prêt de 220 millions d’euros à l’Office National des Chemins de Fer Marocain (ONCF) pour la réalisation de la première Ligne à Grande Vitesse (LGV) au Maroc.

Le projet de LGV, d’une distance de 200 km, permettra de relier Tanger et la ville de Kénitra, à proximité des centres politiques et économiques du pays. D’un coût de 1,8 milliard d’euros, sa mise en service est prévue pour fin 2015. L’ONCF, établissement public sous tutelle du ministère des transports marocain, bénéficie de l’appui de l’ingénierie française et le matériel sera livré par Alstom. Les questions environnementales et sociales du projet ont fait l’objet d’une attention particulière et l’ONCF développera des actions propres à valoriser ses effets positifs, économiques et urbains. Cette LGV constituera un outil puissant d’aménagement du territoire dans le nord du pays.
 

Turquie : investissements énergétique des PME

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’un prêt de 100 millions d’euros à Turkiye Halk Bankasi (Halkbank) pour le financement d’investissements d’efficacité énergétique des PME. 

La croissance turque repose sur une consommation élevée d’énergies fossiles. Dans un contexte de renchérissement de ces ressources et de limitation des émissions de gaz à effet de serre, cette situation expose les PME turques à des risques de dégradation économique. De nombreux freins, techniques et financiers, tiennent les PME à l’écart des investissements d’efficacité énergétique, alors que le développement des énergies renouvelables peut constituer par ailleurs une contribution significative à la réduction de l’emprunte carbone du pays. Grâce à son expérience dans le domaine de la responsabilité sociétale des entreprises, la Halkbank, septième banque commerciale turque, devrait faciliter la réalisation de ces investissements.
 

Pays de l’UEMOA : extension de la couverture du risque maladie

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une subvention de 5,4 millions d’euros à la Commission de l’UEMOA pour soutenir l’extension de la couverture du risque maladie dans les Etats membres de l’Union. 

L’accès financier aux services de santé est difficile pour une grande partie de la population des pays du Sud et explique en partie des niveaux très bas de fréquentation des structures sanitaires publiques. Dans les Etats membres de l’UEMOA, la gratuité de certaines prestations de santé s’est développée ces cinq dernières années et une réflexion a été lancée sur des stratégies nationales de couverture du risque maladie.

Le projet accompagnera les Etats membres de l’UEMOA dans la conception et la mise en œuvre de leurs stratégies nationales d’extension de la couverture du risque maladie. En  permettant d’augmenter le nombre de personnes disposant d’une telle couverture, il aura des effets économiques (solvabilité de la demande de soins, ce qui dynamisera le secteur de la santé) et sociaux très importants.
 

Autorité palestinienne : station d’épuration à Gaza

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une subvention de 4 millions d’euros à l’Autorité palestinienne pour la construction d’une station d’épuration régionale dans le nord de la bande de Gaza.

La station d’épuration de Beit Lahia reçoit les eaux usées des 250 000 habitants des municipalités de Jabalia, Um Al Nasser et Beit Hanoun. Construite par les israéliens en 1977, cette station fonctionne aujourd’hui à plus de quatre fois sa capacité nominale. Faute d’exutoire, ses effluents se sont répandus sur les terrains alentour et ont formé un lac, qui a couvert jusqu’à une superficie de 35 ha en 2009. A la demande de l’Autorité palestinienne, l’AFD, la Banque mondiale, les coopérations belges et suédoises et la Commission européenne ont mobilisé en 2005 un financement de 46 millions de dollars pour la réalisation d’un projet en deux phases, dont la première prévoyait la réalisation d’une station de pompage à Beit Lahia.

Le projet vise à mettre en œuvre la phase B du projet, avec la construction à Jabalia d’une station de traitement biologique d’une capacité de 35 600 m3/j. Cette station doit permettre de couvrir l’ensemble des besoins de la zone nord de la bande de Gaza à l’horion 2015 et de mettre en place un système de récupération agricole des eaux usées traitées. Ses impacts seront significativement positifs en matière d’amélioration des conditions de santé publique et de protection de la ressource.
 

Liban : valorisation du patrimoine à Tyr et Tripoli

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’un prêt de 21 millions d’euros à la République du Liban pour la deuxième phase du programme de valorisation du patrimoine et de développement urbain, à Tyr et à Tripoli.

Le Liban dispose d’un patrimoine riche et diversifié, témoignage des nombreuses civilisations qui s’y sont développées. Malheureusement, outre les dommages subis en périodes de guerre, ce patrimoine s’est vu largement négligé pendant de nombreuses années.  Dans ce contexte, le Programme de valorisation du patrimoine et de développement urbain, initié par la Banque mondiale au début des années 2000, doit permettre la revitalisation des centres historiques, tant d’un point de vue économique que social.

Le financement concerne la deuxième phase de ce programme. A Tyr, il permettra de réhabiliter les souks qui entourent le port, d’étendre la promenade côtière et de restaurer un caravansérail, en centre artisanal, et une ancienne tour d’observation, en office du tourisme. A Tripoli, il permettra notamment de réhabiliter les souks, d’harmoniser les façades des bâtiments qui longent le fleuve et de restaurer les habitations traditionnelles.
 

Syrie : développement urbain et environnement

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’un financement de 20,4 millions d’euros (prêt de 20 millions d’euros et subvention de 400.000 euros) à la République syrienne pour le financement de son programme Développement urbain et Environnement.

Le gouvernement syrien souhaite accompagner la rapide croissance urbaine et développer une politique locale d’aménagement territorial par une politique de décentralisation. L’AFD s’est associé au programme Infrastructures municipales et Environnement, porté par la Banque Européenne d’Investissement. Ce projet doit permettre de financer plusieurs projets prioritaires de développement urbain à vocation environnementale, mais également sociale ou économique, dans différentes villes ou gouvernorats (gestion des déchets, trafic et mobilité, assainissement, adduction d’eau potable, tourisme…). Le programme renforcera par ailleurs les capacités techniques et opérationnelles des gouvernorats et des municipalités et s’inscrira dans les processus de déconcentration et de décentralisation qui voient le jour en Syrie.
 

Afghanistan : relance de l’apiculture

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une subvention de 3 millions d’euros à la République d’Afghanistan pour son Programme national de relance de l’apiculture.

En Afghanistan, moins de 10% le potentiel apicole est exploité, alors que le pays dispose d’un verger dont la production peut être accrue par le développement de l’apiculture. La relance d’une filière pourvoyeuse de produits à forte valeur ajoutée contribuera à la sécurité alimentaire et à l’amélioration des revenus en zones rurales. Les activités s’articuleront autour de quatre composantes : la formation et l’information des acteurs publics et privés ; l’approvisionnement en intrant ; la valorisation des produits et du rôle de la ruche ; la structuration professionnelle de la filière.

Recherches n°1 | Le financement de l’enseignement supérieur en Méditerranée

06/03/2010

Cas de l'Egypte, du Liban et de la Tunisie

La transition démographique en Afrique du Nord et au Moyen-Orient déplace progressivement les tensions sur les systèmes éducatifs et le marché du travail. Le taux croissant de chômage des jeunes diplômés suppose de s’interroger sur les déterminants économiques et institutionnels de leur faible employabilité.

À la lumière d’un examen des trajectoires et des défaillances des systèmes d’enseignement supérieur dans trois pays de la région (Egypte, Liban, Tunisie), ce rapport suggère des pistes de réflexion sur le soutien au secteur universitaire privé, un accès plus équitable des étudiants à l’enseignement supérieur, et plus globalement l’accompagnement des politiques publiques face aux impératifs de réforme.

Deux contributions théoriques et empiriques complètent cette réflexion stratégique et opérationnelle. La première, proposée par l’Institut de recherche sur l’éducation (Bourdon, Bydanova et Giret), s’intéresse aux rendements économiques de l’éducation pour caractériser la relation entre croissance et enseignement supérieur. La seconde, de l’École d’économie de Paris (Duchatelle, Gurgand et Lorenceau), traite des mécanismes de financement de l’enseignement supérieur et des conséquences des choix de financement opérés en termes d’efficacité et d’équité.

  • Thomas MELONIO Économiste au département de la Recherche, AFD meloniot@afd.fr
  • Mihoub MEZOUAGHI Économiste au département Méditerranée et Moyen-Orient, AFD
    mezouaghim@afd.fr
  • Contributions : revues de littérature de Jean BOURDON, Lisa BYDANOVA et Jean-François GIRET, Institut de recherche sur l’éducation (IREDU) et Vanessa DUCHATELLE, Marc GURGAND et Adrien LORENCEAU, École d’économie de Paris (EEP)
 
 
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