Maroc

Depuis 1992, les interventions de l’AFD répondent aux contraintes de développement et aux priorités nationales du Maroc, notamment à ses efforts d’intégration à l’économie mondiale. Elles se sont concentrées autour de la promotion d’un environnement économique stable et efficace, un développement respectueux de l’environnement et la cohésion sociale. Photo © J. Fassbind

À la une

Accompagner l’Office Chérifien des Phosphates dans un développement industriel préservant les ressources en eau

14/05/2012

Premier exportateur mondial de roche de phosphate, première entreprise du pays, l'Office chérifien des phosphates vient de signer avec l'AFD une convention de prêt pour appuyer sa stratégie dans le domaine de l’eau, et notamment son engagement de ne plus prélever dans les nappes souterraines pour ses propres besoins.

Un rôle économique et social majeur

Le 10 mai 2012, une convention de prêt de 237 millions de dollars (contre-valeur de 180 millions d’euros) a été signée par Mostafa Terrab, le PDG de l’Office chérifien des phosphates (OCP), et Joël Daligault, directeur de l’agence AFD de Rabat,en présence de M. Charles Fries, nouvel Ambassadeur de France, à Casablanca,  pour appuyer la stratégie du Groupe OCP dans le domaine de l’eau.

Le Groupe OCP est le premier exportateur mondial de roche de phosphate et d’acide phosphorique. Pourvoyeur de 15 à 20% des devises du pays, l'OCP est également la première entreprise du Maroc, avec plus de 20 000 collaborateurs et un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros en 2011. L’OCP joue ainsi un rôle économique et social majeur au niveau national, mais également au niveau local dans les régions où se trouvent ses centres miniers (Khourigba, Ben Guérir, Youssoufia, Boukra) et ses centres industrialo-portuaires (Safi et El Jadida/Jorf Lasfar).


Station de dessalement de Laayoune, © OCP


Préserver la ressource eau au maximum

Le concours de l’AFD permettra d’accompagner l’ambitieux programme de développement industriel de l’OCP, tout en préservant les ressources en eau du Maroc. Malgré le doublement de ses capacités de production à l’horizon 2020, l’OCP s’est en effet engagé à ne plus prélever dans les nappes souterraines pour ses propres besoins.

 


Vue de la station d'épuration des eaux usées (STEP) de Khourigba, © OCP

 

Des solutions non-conventionnelles

La stratégie eau de l’OCP est emblématique, avec la mobilisation de ressources non conventionnelles, dont deux unités de dessalement et trois stations d’épuration avec réutilisation des eaux usées épurées.

Avec l'apport de 240 millions d’euros accordé en 2009 pour un minéroduc de 187 km, l’OCP devient ainsi la première contrepartie non souveraine de l’AFD (engagements cumulés de 420 millions d’euros).

 


Charles Fries, Ambassadeur de France au Maroc, Mostafa Terrab, PDG de l’OCP, et Joël Daligault, Directeur de l’agence de Rabat

Conférence sur la microfinance islamique, à Djeddah, co-organisée avec la Banque islamique de développement, les 30 avril et 1er juin

11/05/2012

L'AFD et la Banque islamique de développement, ont organisé à Djeddah (Arabie Saoudite), une conférence internationale sur la microfinance islamique, conjointement avec le CGAP (réseau animé par la Banque mondiale sur la microfinance). Rassemblant des acteurs majeurs de la microfinance islamique, cette conférence a permis de dresser un état des lieux des pratiques et produits de ce mode de financement en plein essor.

 

Un mode de financement de l'économie en plein essor

Les travaux de la conférence ont permis de dresser un état des lieux des pratiques, produits et volumes relatifs à ce mode de financement en plein essor, possédant un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars avec un taux de croissance annuel de 30%. Ils ont également permis de valoriser les résultats d'une étude copilotée par le CGAP et l'AFD. Cette conférence s'inscrit dans le cadre de l'accord de partenariat signé en janvier dernier entre l'AFD et la Banque islamique de développement (BisD). 

Les échanges, denses et animés, ont mis en lumière les forces et faiblesses de ces outils de plus en plus demandés dans nombre de pays d'intervention de l'Agence et de mieux cerner les besoins des bénéficiaires, des institutions financières et des banques centrales dont le rôle s'avère primordial en matière de cadre réglementaire et de régulation.

 

Une multitude d'expériences innovantes sur le terrain

Plusieurs constats se sont dégagés : l'existence d'une forte demande pour ce type de produits financiers, notamment de la part des plus pauvres ; la prolifération d'expériences innovantes sur le terrain, souvent mal répertoriées ; la nécessité de lancer des exercices d'étalonnage pour constituer des référentiels techniques, financiers et institutionnels.

 

Une plate forme de connaissances sur le web 

Il a été acté que les différents bailleurs et institutions intéressés, dont la BIsD et l'AFD, accompagnent cette dynamique en promouvant la mise en place d'outils d'informations et d'échanges tels qu'une plate forme de connaissances adossée à un site web dédié et la tenue d'une conférence annuelle. Invitation a été lancée pour que la prochaine se tienne à Paris dans les locaux de l'Agence.

En marge de cette conférence, un entretien bilatéral entre le directeur général de l'AFD, M. Zerah, et le Président de la BIsD, M. Ali, et des rencontres entre les services opérationnels respectifs ont permis de préciser les pistes concrètes de mise en œuvre de l'accord, notamment la possibilité d'un échange de personnels et de premières opérations en cofinancement en Méditerranée.

 

Des choix stratégiques compatibles et des géographies communes

La BIsD et l’AFD ont, en effet, de nombreuses géographies d’intervention communes, dans le bassin méditerranéen, en Afrique sub-saharienne ou encore en Asie centrale et du sud-est. Par ailleurs, le choix de secteurs prioritaires de la BIsD tel que les infrastructures (énergie, transports, urbain), l’agriculture, l’éducation et la santé est parfaitement compatible avec les orientations stratégiques de l’Agence.

Plus généralement, ce partenariat permettra à l’Agence d’amorcer une coordination plus poussée avec ce bailleur majeur dans le paysage des bailleurs arabes et islamiques, et de mieux comprendre le cycle du projet de la Banque (assez similaire entre les différents bailleurs du Golfe).

Publication de l'étude "Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement"

03/05/2012

Menée par une équipe d’experts sous la direction d’Épargne Sans Frontière, au Maroc et en Tunisie, au Sénégal, ainsi qu’aux Comores, cette étude propose des solutions concrètes pour réduire les coûts de transferts d'argent des migrants et augmenter leur impact sur le développement.

Les propositions de l’étude portent en particulier sur l’amélioration de la bibancarisation (bancarisation des migrants dans leur pays de résidence et dans leur pays d’origine, dans le cadre d’une action coordonnée entre les banques des deux pays), la mise au point de produits financiers innovants, le soutien aux technologies de paiement dématérialisé et l’adaptation de cadres réglementaires et législatifs.
L'étude a été financée par la Banque africaine de développement et l'AFD.

Quels sont les enseignements de l'étude ?

Du fait de leur importance pour les populations destinataires, les flux d’argent des migrants tendent à rester stables et sont peu sensibles aux évolutions de la conjoncture.

Comment optimiser les transferts d'argent et leur impact sur le développement

  • Réduire les coûts d’envoi d’argent des migrants permettra d’accroître leur contribution au développement.
  • La compréhension du contexte local constitue la clé d’une diminution des coûts des transferts d’argent et des flux informels.
  • Les coûts des transferts d’argent au Maghreb et dans la Zone franc semblent se stabiliser à un niveau encore trop élevé.
  • Si le profil des acteurs se diversifie, il reste nécessaire de faire évoluer les offres pour gagner en compétitivité.
  • Une modernisation des cadres réglementaires, favorisant la diversification de l’offre de services et de produits financiers, contribuerait à renforcer la concurrence et à réduire les coûts des transferts d’argent.
  • Quatre types de services et produits financiers et technologiques sont à même de contribuer à la baisse des coûts des transferts d’argent.
  • Acteurs, services, outils, nouvelles technologies… : au final, cinq pistes sont à explorer pour étoffer et renforcer l’offre de produits bancaires et non bancaires, et favoriser la baisse des coûts des transferts d’argent et le codéveloppement.

 

►Interviews des auteurs de l'étude

 

La restitution de l'étude a fait l'objet d'une journée de conférences et de rencontres au ministère de l'Economie et des finances, à Paris, le 21 février dernier. Près de 200 acteurs concernés par la question des transferts d’argent des migrants étaient présents. Pour visionner cette journée, cliquer ici.

Le Plan Maroc Vert mise sur les exploitations familiales pour accroître la productivité et l’emploi de l'agriculture

03/04/2012

La visite au Maroc de M. Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes, début mars, a été l'occasion de signer les conventions de financement du Plan Maroc Vert, en faveur des exploitations familiales du Nord du pays. La subvention à l’Etat marocain s'élève à 300 000 euros et le prêt, concessionnel (taux d'intérêt réduit), à 50 millions d’euros.

Le Plan Maroc Vert, un tournant stratégique dans la relance et la réforme du secteur agricole

Le Maroc, conscient de l’importance de l’agriculture dans le développement économique et social du pays, a adopté en avril 2008 le Plan Maroc Vert, véritable stratégie de relance et de réforme du secteur agricole, considéré comme un moteur de croissance et d’emploi et un moyen de lutte contre la pauvreté.

Véritable plan de relance des investissements et de réforme du secteur agricole destiné à accroitre sa productivité, la richesse et l’emploi qu’il crée, cette nouvelle stratégie repose en particulier sur une forte mobilisation de fonds publics nationaux et internationaux en faveur de la petite agriculture familiale.

Le premier employeur marocain

Le secteur agricole contribue en effet à hauteur de 16 % à la création de la richesse nationale, avec des variations très importantes (12 à 24 %) liées aux fluctuations climatiques interannuelles. L’agriculture représente par ailleurs près de 18 % de la valeur des exportations marocaines dont 60% vers l’Union européenne.

photos AFD - E. Baudran

En procurant un revenu à près de 43% de la population active marocaine, taux qui atteint 80% en zone rurale, l’agriculture reste surtout le premier pourvoyeur d’emplois au Maroc, dans un contexte de chômage urbain important (près de 15%).


L’élaboration de cette stratégie a fait l’objet d’un diagnostic approfondi des opportunités qui s’offrent à l’agriculture marocaine et des contraintes auxquelles elle est confrontée, réalisé par le cabinet Mc Kinsey en 2007. Elle a été validée par le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, M.Aziz Akhannouch, et présenté au Roi Mohammed VI en avril 2008 à l’occasion des Assises de l’agriculture. Le Plan Maroc Vert s’est ensuite décliné dans chacune des seize régions en plans agricoles régionaux, définissant, selon leurs spécificités, les filières prioritaires à soutenir.


Une nouvelle approche Maroc : le développement de la filière agricole

En effet, alors que les interventions publiques précédentes en matière de développement agricole reposaient essentiellement sur le développement des capacités d’irrigation et sur une approche relativement « techniciste », le Plan Maroc Vert s’intéresse au développement de l’ensemble des filières agricoles, de l’approvisionnement en intrants à la commercialisation des produits agricoles.

Des modèles innovants d’intégration (« l’agrégation ») des agriculteurs dans les filières sont ainsi recherchés pour permettre d’améliorer le lien entre la production et le marché, le conseil aux producteurs, l’accès au financement agricole,…
En finançant les projets productifs présentés par les groupements d’agriculteurs, le Plan Maroc Vert reconnait le rôle des agriculteurs et de leurs organisations dans la réussite des projets de développement agricole. Il attache une importance particulière à la formation des agriculteurs pour la mise en oeuvre de leurs projets mais aussi à la structuration des interprofessions agricoles.

Investissements publics et incitation des financements privés

Le Plan Maroc Vert repose sur la relance des investissements publics et l’incitation des financements privés en faveur de l’agriculture marocaine, de manière différenciée selon les acteurs et les régions.

Deux "piliers" sont ainsi définis, ainsi qu'un axe transversal :

- un ensemble d'incitations à l’investissement privé pour le développement de l'agriculture à haute valeur ajoutée dans les zones favorisées et les agricultures les plus avancées : 400 000 à 600 000 exploitations doivent ainsi bénéficier d’investissements privés à hauteur de près de 7 milliards d'euros en 10 ans ("pilier 1")

- des investissements publics importants en faveur des exploitations familiales des zones défavorisées : 600 000 à 800 000 exploitations doivent bénéficier d’investissements publics de 1 à 1,8 milliards d'euros en 10 ans ("pilier 2")

- un axe transversal d'interventions concernant principalement l’aménagement et la réhabilitation de périmètres agricoles, l'amélioration de l'immatriculation foncière, la recherche-développement, …

Agences, centre de ressources et déconcentration

La nouvelle stratégie de développement agricole comprend, par ailleurs, un ensemble de réformes institutionnelles du Ministère de l’agriculture et de la pêche maritime:

  • des agences spécialisées sous tutelle du ministère ont par ailleurs été crées en 2008 : l'Agence pour le Développement Agricole (ADA) pour la coordination du Plan Maroc Vert et l'Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA)
  • une partie des services du Ministère de l'agriculture et de la pêche maritime a été déconcentrée dès 2009 au niveau des directions régionales de l'agriculture, en charge notamment de la planification des interventions publiques agricoles
  • un groupement d'intérêt public, le "Centre de ressources pilier 2", a été constitué à partir d'établissement d'enseignements et de recherche pour renforcer les capacités des services de conseil agricoles
  • la réforme du conseil aux agriculteurs est en cours pour permettre la redynamisation des services publics de proximité et le développement du conseil privé

Mobilisation de fonds nationaux et internationaux

Le gouvernement mobilise des financements importants en faveur du Plan Maroc Vert :

  • le ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime et le ministère des Finances ont signé en avril 2009 un accord cadre de financement pluriannuel 2009-2015 permettant la mobilisation du budget national en faveur du pilier I et II et des financements extérieurs exclusivement en faveur du pilier II
  • le Royaume du Maroc recourt à près de 498 millions d'euros de subventions (Millenium Challenge Corporation, Union européenne, Coopération belge) et 350 millions d'euros de prêts (Banque mondiale, Agence Française de Développement) en faveur des exploitations agricoles des zones défavorisées.

Premières évaluations positives

S’il est prématuré de dressé le bilan de l’ensemble du Plan Maroc Vert, on petut toutefois relever des premiers éléments d'évaluation du « pilier 2 » du Plan Maroc Vert montrent :

  • la pertinence d'une stratégie de développement agricole en faveur du revenu des petites exploitations et du rééquilibrage des territoires (notamment dans le contexte des printemps arabes)
  • la mise en oeuvre effective de nombreux projets productifs liées à la production et à la transformation des produits agricoles mais une prise en compte encore insuffisante des questions de commercialisation et d'appropriation des projets par les bénéficiaires
  • une forte mobilisation de financements nationaux et internationaux rétrocédés sous forme de subventions aux investissements des petits producteurs mais une mobilisation encore modeste des financements bancaires locaux
  • de nouvelles institutions et de nouvelles procédures assez efficaces et conscientes de leurs faiblesses et des nécessités d’une meilleure coordination

Le financement de l'AFD en faveur du « pilier 2 » du Plan Maroc Vert

L'AFD soutient la mise en œuvre du Plan Maroc Vert depuis 2010 par le financement, au travers d’un prêt concessionnel souverain de 40 millions d’euros et d’une subvention de 500 000 euros, du projet d’aménagement de la seconde tranche du périmètre irrigué du Moyen Sébou et de l’Inaouen aval, au Nord de Fès.

Ce projet, visant le développement d’une irrigation économe en eau et sa gestion par les associations d’usagers de l’eau, contribue aux axes transversaux du Plan Maroc Vert. 

A la demande du gouvernement marocain, l'AFD accompagne désormais la mise en oeuvre effective du « pilier 2 » du Plan Maroc Vert en finançant un programme d’appui dans le Nord du pays..
La définition de ce programme a fait l’objet d’une étude de faisabilité approfondie réalisée de janvier à avril 2011 par un bureau d’études français recruté par les autorités marocaines sur appel d’offres international, ainsi que plusieurs missions d’évaluation de l’AFD, en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime.

Réduire la pauvreté rurale et la vulnérabilité des agriculteurs

Le programme ainsi défini visera la réduction de la pauvreté rurale et de la vulnérabilité des agriculteurs aux aléas économiques et environnementaux, le développement des filières agricoles pour l’approvisionnement des marchés nationaux et l’exportation des produits à valeur ajoutée et la préservation des ressources naturelles.
Il financera les projets productif conçus et identifiés à travers le dispositif national existant et contribuera à son amélioration par la mise en œuvre d’actions pilotes et le renforcement des capacités des acteurs.

Pour quelles filières prioritaires ?

Le Programme interviendra dans les trois régions de Tanger-Tétouan, Fès-Boulemane, et Taza-Taounate-Al Hoceima, sur une durée de 4 ans, et pourrait toucher 30 000 exploitations, soit 150 000 personnes environ.

Le programme contribuera au financement des projets productifs des filières prioritaires définies dans le cadre des Plans agricoles régionaux présentés par des groupements d’agriculteurs, tels que la construction et l’équipement de petites unités laitières, la plantation de vergers d’oliviers, d’amandiers, de pruniers et de pommiers, l’installation de petites unités de transformation de fruits, l’acquisition de ruches améliorées et la construction d’unités de production de miel, …

Les investissements et les mesures d’accompagnement des groupements de producteurs qui en sont promoteurs prioritaires identifiés (olives, ovins, caprins, bovins lait, câpres, miel…).

Le Programme financera ces projets au travers d’une approche programme en deux phases, la première correspondant aux projets déjà identifiés et programmés dans le cadre du budget 2012 et la seconde, correspondant aux projets qui seront identifiés avec l’appui de l’assistance technique, à partir de 2013.

Tester de nouvelles approches

Le programme contribuera au financement d'actions pilotes destinés à tester un nombre limité de nouvelles approches, de méthodes, d’outils, d’organisations de développement agricole portant sur des problématiques relativement nouvelles.

Le programme appuiera ainsi des appuis à la commercialisation et à la valorisation des produits (études de filières et de marchés, constitution de groupements d’intérêts économiques, mise en place de sites internet ou de boutiques dédiés, contractualisation avec des agro-industriels). Il financera des actions en matière de développement des produits de terroir  (identifications des produits et des terroirs, labellisations, élaboration de chartes de qualité, marketing…).

Améliorer l’accès au financement

Le Programme contribuera par ailleurs à l’amélioration de l’accès au financement (analyse des outils et produits bancaires agricoles, identification de sources de financement du besoin de fonds de roulement des unités de transformations, mise en place de centres de conseil de gestion aux exploitations agricoles et aux organisations professionnelles. Il mettra enfin en œuvre des actions de recherche-développement, en particulier pour une meilleure maitrise des risques environnementaux (techniques de semis sans labour et autres mesures de conservation, techniques de transformations des produits,...).

Renforcement de capacités des acteurs

Le programme contribuera au financement d'actions de renforcement des capacités des promoteurs de projets et des services agricoles en charge de les conseiller.

Il est ainsi prévu la formation des cadres de l’ADA et des directions régionales et provinciales de l’agriculture et l’accompagnement des nouvelles structure en charge de l’appui-conseil de proximité aux agriculteurs, par la mobilisation d’une expertise nationale et internationale (analyse technico-économique des projets, l’analyse des filières, contractualisation et négociation commerciale au sein des filières, ingénierie sociale et l’approche participative, labellisation et la certification des produits de qualité, conseil de gestion agricole, maitrise des risques environnementaux,…)

Coût et financement

D’un coût total de 68 millions d’euros, le programme est financé par l’AFD, au travers d'un prêt concessionnel (dont une partie du coût est pris en charge par l'Etat français) de 50 millions d'euros au Royaume du Maroc. En outre, une subvention de 300 000 euros a été accordée pour permettre la mobilisation de moyens d’expertises supplémentaires.
Le programme est par ailleurs financé par l’Etat marocain à hauteur de 18% et par les bénéficiaires à hauteur de 8%. Il sera mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime et ses services déconcentrés, sous la coordination de l’Agence pour le Développement Agricole (ADA).

En finançant la déclinaison de ce plan dans trois régions du nord du Maroc, l’AFD soutient les efforts du Royaume en faveur du développement de la petite agriculture familiale et de la réduction des inégalités territoriales et sociales.

Cohérence

Cette contribution est cohérente avec l’accompagnement des autres grands plans sectoriels du Maroc (Plan solaire, Plan émergence industrielle, Plan Halieutis) et aux stratégies du Royaume en matière sociale (santé, éducation, formation professionnelle) qui caractérise désormais les interventions de l’AFD au Maroc.
 

Développement d’un réseau africain de télécommunications à large bande dans 29 pays

16/02/2012

Le 2 février dernier a été signée une convention de financement de 1,35 M€ en faveur du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Cette subvention financera les études complémentaires ayant pour objectif d’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent un concept de réseau virtuel de transmission large bande, déjà en cours de mise en œuvre en Afrique orientale et australe.

Lors de la signature, Ibrahim Mayaki, directeur exécutif de l’Agence de coordination et de planification du NEPAD (NPCA) et ancien premier ministre du Niger, et Yves Boudot, directeur du département Afrique Sub-Saharienne de l’AFD, ont pu aborder, outre le développement des TIC sur le continent africain, les avancées du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), initiative portée par la Commission de l’Union Africaine, le NEPAD et la Banque Africaine de Développement.

Un soutien de longue date de l’AFD aux initiatives Nouvelles technologies de l'Information du NEPAD

Depuis 2003, l’AFD soutient les actions du NEPAD dans le secteur des télécommunications (programme e-Afrique) à travers une subvention dédiée et le fonds commun AFD-DBSA d’études et de préparation de projet. Ces fonds ont permis de co-financer des prestations préparatoires aux opérations TIC du NEPAD et la mise à disposition d’un assistant technique résidentiel (en poste depuis juillet 2009) pour appuyer le projet de réseau virtuel de transmission large bande UMOJANET ( "umoja" signifiant l’union, en swahili).

Ce nouveau financement, sur délégation du  Fonds européen pour les infrastructures (EU-ITF), fait suite à une subvention AFD de 850 000€ (octroyée en 2006) visant à soutenir l’initiative du NEPAD de développement d’un réseau virtuel de transmission large bande à l’échelle du continent.

Umojanet prolonge Uhurunet

La subvention octroyée permettra de financer le programme d’études induit par les travaux de l’assistant technique pour compléter la mise au point du concept et du réseau UMOJANET en vue de l’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent. Complétant ainsi la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.

Ce projet vise à proposer aux opérateurs africains un maillage pan-africain de canaux de transmission sur fibres optiques dont l’offre d’interconnexion, qui doit en résulter répondr à des critères d’exhaustivité, de qualitée garantie, d’accès ouvert, de non discrimination et de moindre prix. Les appels d’offre doivent être publiés en février 2012.

La démarche de l’AFD en appui des actions du NEPAD procède d'une réflexion en faveur de l’intégration régionale via la construction de grandes artères de communications, en complément du secteur privé. Cette stratégie rejoint celles adoptées par d’autres bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, BEI, KFW, DBSA,…). Elle a précédemment conduit l’AFD à co-financer en 2007, aux côtés d’autres bailleurs, le câble sous-marin est-africain EASSy pour un montant de 9,5 MUSD.

La signature de ce financement additionnel pour la mise en œuvre du projet UMOJANET devra permettre à la NPCA de présenter sous 12 mois un véritable plan de mise en œuvre du réseau large bande par fibre optique en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord, qui complétera la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.

Programme national d’assainissement : signature d’une convention de prêt avec l’Office national de l’eau potable marocain

19/12/2011

Réhabilitation et extension de réseaux d'assainissement, construction de stations d'épuration, acquisition du matériel d’exploitation, appui à la dépollution industrielle et  plan de communication sont les grands axes de ce programme mené dans le cadre d’un cofinancement européen.
 

La convention de financement de 20 millions d’euros a été signée, lundi 19 décembre 2011, en marge du 1er Forum Méditerranéen de l’Eau à Marrakech avec l’Office National de l'Eau Potable (ONEP).

Le prêt est destiné à contribuer au Programme national d’assainissement pour 30 centres urbains, au bénéfice d’une population de plus de 570 000 personnes.

Une collaboration netre bailleurs de fonds européens

Ce concours s’inscrit dans le cadre d’un co-financement auquel participera l’Union européenne, au titre de la Facilité d’Investissement de Voisinage (UE/FIV), la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la Kreditanstalt fur Wiederaufbau (KfW), et le Royaume du Maroc, pour un montant total de 176 millions d’euros.

Dans le cadre de l’Initiative de reconnaissance mutuelle des procédures, l’AFD assumera le rôle de chef de file des bailleurs.

La Coopération belge, avec une subvention de 23 millions d’euros, participera également au financement de la composante gérée par l’ONEP du Plan national d'assainissement. Entre les deux financements européens, une mutualisation des moyens est prévue, concernant l’assistance technique et le plan de communication. Une lettre d’entente entre l’AFD et la Coopération Technique Belge (CTB) a ainsi été signée le 14 décembre 2011.

La collaboration entre l’ONEP et l’AFD remonte à 1993 avec désormais neuf concours octroyés totalisant 180 millions euros, pour des projets d’eau potable en milieux urbain ou rural et des projets d’assainissement liquide en milieu urbain.

 
 
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