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Depuis 1992, les interventions de l’AFD répondent aux contraintes de développement et aux priorités nationales du Maroc, notamment à ses efforts d’intégration à l’économie mondiale. Elles se sont concentrées autour de la promotion d’un environnement économique stable et efficace, un développement respectueux de l’environnement et la cohésion sociale. Photo © J. Fassbind
À la une
Développement d’un réseau africain de télécommunications à large bande dans 29 pays
Le 2 février dernier a été signée une convention de financement de 1,35 M€ en faveur du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Cette subvention financera les études complémentaires ayant pour objectif d’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent un concept de réseau virtuel de transmission large bande, déjà en cours de mise en œuvre en Afrique orientale et australe.
Lors de la signature, Ibrahim Mayaki, directeur exécutif de l’Agence de coordination et de planification du NEPAD (NPCA) et ancien premier ministre du Niger, et Yves Boudot, directeur du département Afrique Sub-Saharienne de l’AFD, ont pu aborder, outre le développement des TIC sur le continent africain, les avancées du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), initiative portée par la Commission de l’Union Africaine, le NEPAD et la Banque Africaine de Développement.
Un soutien de longue date de l’AFD aux initiatives Nouvelles technologies de l'Information du NEPAD
Depuis 2003, l’AFD soutient les actions du NEPAD dans le secteur des télécommunications (programme e-Afrique) à travers une subvention dédiée et le fonds commun AFD-DBSA d’études et de préparation de projet. Ces fonds ont permis de co-financer des prestations préparatoires aux opérations TIC du NEPAD et la mise à disposition d’un assistant technique résidentiel (en poste depuis juillet 2009) pour appuyer le projet de réseau virtuel de transmission large bande UMOJANET ( "umoja" signifiant l’union, en swahili).
Ce nouveau financement, sur délégation du Fonds européen pour les infrastructures (EU-ITF), fait suite à une subvention AFD de 850 000€ (octroyée en 2006) visant à soutenir l’initiative du NEPAD de développement d’un réseau virtuel de transmission large bande à l’échelle du continent.
Umojanet prolonge Uhurunet
La subvention octroyée permettra de financer le programme d’études induit par les travaux de l’assistant technique pour compléter la mise au point du concept et du réseau UMOJANET en vue de l’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent. Complétant ainsi la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.
Ce projet vise à proposer aux opérateurs africains un maillage pan-africain de canaux de transmission sur fibres optiques dont l’offre d’interconnexion, qui doit en résulter répondr à des critères d’exhaustivité, de qualitée garantie, d’accès ouvert, de non discrimination et de moindre prix. Les appels d’offre doivent être publiés en février 2012.
La démarche de l’AFD en appui des actions du NEPAD procède d'une réflexion en faveur de l’intégration régionale via la construction de grandes artères de communications, en complément du secteur privé. Cette stratégie rejoint celles adoptées par d’autres bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, BEI, KFW, DBSA,…). Elle a précédemment conduit l’AFD à co-financer en 2007, aux côtés d’autres bailleurs, le câble sous-marin est-africain EASSy pour un montant de 9,5 MUSD.
La signature de ce financement additionnel pour la mise en œuvre du projet UMOJANET devra permettre à la NPCA de présenter sous 12 mois un véritable plan de mise en œuvre du réseau large bande par fibre optique en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord, qui complétera la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.
Programme national d’assainissement : signature d’une convention de prêt avec l’Office national de l’eau potable marocain
Réhabilitation et extension de réseaux d'assainissement, construction de stations d'épuration, acquisition du matériel d’exploitation, appui à la dépollution industrielle et plan de communication sont les grands axes de ce programme mené dans le cadre d’un cofinancement européen.
La convention de financement de 20 millions d’euros a été signée, lundi 19 décembre 2011, en marge du 1er Forum Méditerranéen de l’Eau à Marrakech avec l’Office National de l'Eau Potable (ONEP).
Le prêt est destiné à contribuer au Programme national d’assainissement pour 30 centres urbains, au bénéfice d’une population de plus de 570 000 personnes.
Une collaboration netre bailleurs de fonds européens
Ce concours s’inscrit dans le cadre d’un co-financement auquel participera l’Union européenne, au titre de la Facilité d’Investissement de Voisinage (UE/FIV), la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la Kreditanstalt fur Wiederaufbau (KfW), et le Royaume du Maroc, pour un montant total de 176 millions d’euros.
Dans le cadre de l’Initiative de reconnaissance mutuelle des procédures, l’AFD assumera le rôle de chef de file des bailleurs.
La Coopération belge, avec une subvention de 23 millions d’euros, participera également au financement de la composante gérée par l’ONEP du Plan national d'assainissement. Entre les deux financements européens, une mutualisation des moyens est prévue, concernant l’assistance technique et le plan de communication. Une lettre d’entente entre l’AFD et la Coopération Technique Belge (CTB) a ainsi été signée le 14 décembre 2011.
La collaboration entre l’ONEP et l’AFD remonte à 1993 avec désormais neuf concours octroyés totalisant 180 millions euros, pour des projets d’eau potable en milieux urbain ou rural et des projets d’assainissement liquide en milieu urbain.
80% des zones rurales marocaines accessibles grâce à la construction et l’aménagement de routes rurales
Les routes réalisées dans le cadre du deuxième programme national des routes rurales concernent une population estimée à près de 3 millions d'habitants. Les études d’impact de l’aménagement des routes rurales au Maroc mettent en relief une augmentation significative du taux de scolarisation et du taux de fréquentation des centres médicaux et une diminution des coûts de transport des biens.
Le programme national des routes rurales a pour objectif de porter à 80% le taux d’accessibilité des zones rurales du Maroc par la construction et l'aménagement de 15 500 kilomètres de routes praticables en toute saisons, sur la période 2005-2012. Les routes accessibles par tout temps réalisées dans le cadre du deuxième programme national des routes rurales concernent une population estimée à près de 3 millions d'habitants. Les études d’impact de l’aménagement et de la construction des routes rurales au Maroc mettent en relief une augmentation significative du taux de scolarisation et du taux de fréquentation des centres médicaux, une diminution des coûts de transport des biens et des personnes ainsi qu’une augmentation du revenu des habitants et de la diversification des productions agricoles.
L’état d’avancement du programme devrait permettre d’atteindre fin 2012 les objectifs fixés : les études techniques ont été lancées pour la totalité des 15.500 km de routes prévues, les contrats conclus avec les entreprises de travaux publics concernent plus de 11 800 km et plus de 7000 km de routes rurales ont déjà été mises en service.
En portant à près de 194 millions d’euros, soit plus de 2 milliards de dirhams, le montant cumulé des concours accordés depuis 15 ans au Maroc pour la construction de routes rurales, l’AFD consolide son appui au Royaume en faveur du développement économique et social des zones les plus défavorisées. Il s’agit d’un prêt concessionnel, d’un montant de 60 millions d’euros, destiné à financer la finalisation du deuxième Programme national de routes rurales (PNRR 2). L’AFD, apporte 20% des financements extérieurs, comme l’un des premiers contributeurs du PNRR 2, aux côtés notamment de la Banque Européenne d’Investissement et de la Banque Mondiale. Le financement est assuré par les collectivités locales (15%), l’Etat (25%) et les bailleurs de fonds internationaux (60%).
En complément du programme, l’Agence contribue également au développement des infrastructures de base des zones rurales via deux programmes :
1. le programme d’accès généralisé à l’eau potable rurale (PAGER)
2. le programme d’électrification rural global généralisé (PERG).
Par ailleurs, l’AFD participe à l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins des populations rurales, au travers du Programme d’urgence du Ministère de l’Education et du Plan d’action 2008-2012 du Ministère de la Santé.
Elle apporte enfin un soutien au développement de l’agriculture familiale, source de revenu pour 80% de la population rurale, en finançant un programme d’appui à la mise en œuvre du pilier II du « Plan Maroc Vert ».
La convention relative au troisième prêt de l’AFD en faveur de la Caisse pour le Financement Routier (CFR) a été signée le 17 novembre 2011 par M. Karim Ghellab, ministre de l’équipement et des transports, président du Conseil d’administration de la CFR, et M. Joël Daligault, Directeur de l’AFD au Maroc.
Le groupe Attijariwafa bank et l’AFD s’associent pour faciliter l’accès des entrepreneurs au financement sur le continent africain et dans la région Méditerranée
Afin d’accélérer la dynamique de financement en faveur des entrepreneurs sur le continent africain et dans la région Méditerranée, le Directeur Général du groupe Attijariwafa bank, M. Boubker Jai, a signé ce jour un protocole avec le Directeur Général Adjoint de l’AFD, M. Didier Mercier.
Ce protocole concerne les filiales des régions d’Afrique subsaharienne et d’Afrique du Nord du groupe Attijariwafa bank, mais le périmètre géographique pourra être élargi. En vertu de l’accord conclu, l’AFD garantira à hauteur de 50 % le risque assumé par les filiales du groupe Attijariwafa bank dans la limite de 2 millions d’euros par emprunteur. Les filiales du Groupe pourront également placer sous une garantie de portefeuille 50% du montant des prêts à moyen et long terme aux TPE et PME d’un montant inférieur à 300 000 euros. L’enveloppe globale de garanties affectée par l’AFD à ces crédits est de 50 millions d’euros, le mécanisme de garantie étant simple et rapide.
L’accès des entrepreneurs au financement est un enjeu majeur pour la croissance économique et la création d’emplois durables. Le groupe Agence Française de Développement encourage et soutient l’investissement des petites et moyennes entreprises du continent africain et des pays de sa zone d’intervention au travers de plusieurs outils créés au bénéfice des systèmes financiers locaux.
Le groupe Attijariwafa bank, partage le même objectif au Maroc que dans les 23 pays où le groupe est présent : jouer un rôle central dans le financement de l’économie et du secteur privé pour faciliter l’accès au crédit aux acteurs économiques, dont les professionnels, petites et moyennes entreprises.
Commentant la conclusion de cet accord, M. Didier Mercier a déclaré :
«En offrant de partager avec les banques le risque de non remboursement des crédits, l’AFD entend contribuer à la dynamisation à grande échelle d’une offre de financement adaptée aux besoins des petites entreprises. Ce partenariat avec le groupe Attijariwafa bank est un pas important vers l’atteinte de cet objectif en Afrique et en Méditerranée.»
Pour M. Boubker Jai :
« Le déploiement du groupe Attijariwafa bank en Afrique subsaharienne s’accompagne d’une volonté forte de développer l’offre en direction des entreprises. Ce partenariat avec l’Agence Française de Développement est un moyen d’accroitre nos financements sur un segment de très petites et moyennes entreprises qui constitue un marché d’avenir tant il s’agit d’un maillon essentiel du développement économique du continent africain».
Lancement des travaux par le Président de la République et le Roi du Maroc de la Ligne à Grande Vitesse Tanger-Casablanca
Maroc : développement des fillères agricoles et sécurité alimentaire nationale
Le conseil d'administration du 29 septembre 2011, a décidé, l'attribution d’un financement de 50,3 M€ (prêt de 50 M€ et subvention de 0,3 M€) au Royaume du Maroc pour son programme de développement agricole.
Le financement de l’AFD contribuera à la mise en œuvre, dans les régions du Nord (Tanger-Tétouan, Taza-Al Hoceima-Taounate et Fès-Boulemane), du « pilier II » du Plan Maroc Vert (PMV), qui vise à l’amélioration du revenu des exploitations familiales des zones défavorisées par le financement de projets productif (production, transformation) et l’accompagnement des groupements de producteurs qui en sont promoteurs :
- L’essentiel du prêt de l’AFD sera consacré au financement des projets productifs présentés par des groupements d’agriculteurs et validés par le Comité d’investissement national : construction et équipement d’unités laitières, plantation de vergers (oliviers, amandiers, pruniers, pommiers…) et construction d’unités de valorisation de leurs fruits, acquisition de ruches améliorées et construction d’unités de production de miel, installation de parcelles de plantes aromatiques et équipement d’unités de distillations, …
- Des actions pilotes seront, par ailleurs, mises en œuvre dans les trois régions concernées pour l’amélioration de la commercialisation des produits des principales filières agricoles, pour le développement des produits de terroirs, l’amélioration de l’accès au crédit bancaire et l’expérimentation de pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement
- Une assistance technique, financée sur prêt et sur subvention, appuiera la mise en œuvre du Programme et contribuera à la formation des promoteurs de projets et des agents et cadres des services agricoles sur des les questions d’approche participative, de commercialisation des produits agricoles, de gestion…
Le PMV sera mis en œuvre par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime et son Agence pour le Développement Agricole (ADA), dès le début de l’année 2012.
