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La stratégie de l'AFD dans les Territoires Palestiniens vise à renforcer le cadre institutionnel pour favoriser un développement pérenne, et préserver la cohésion et la paix sociale.

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Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



De nouvelles entreprises dans la Zone Industrielle de Bethleem

06/03/2015

Le projet de la zone industrielle de Bethléem participe au développement du tissu industriel de Bethléem par l’aménagement durable d’un parc d’activités au sud de l’agglomération. Sept nouvelles entreprises viennent de rejoindre le projet.

Conçue pour renforcer le tissu industriel et participer à la création d’emplois, la zone industrielle de Bethleem a été développée par la Bethlehem Multidisciplinary Industrial Park Company (BMIP). Le 4 mars 2015, cette dernière a rendu officiel les signatures de contrats de location avec sept entreprises supplémentaires.

Les activités de ces entreprises devraient créer 350 emplois et engendrer 15 millions d’euros d’investissement dans des domaines variés tels que la production de produits laitiers et la gestion des déchets solides. Ces entreprises amèneront à dix le nombre d’entreprises présentes dans la zone.

Cette cérémonie a été présidée par le vice premier ministre en charge des questions économiques, Mohammed Mostafa,  la consule générale adjointe, Minh-Di Tang; et le président de la BMIP, Samir Hazboun, en présence notamment du président de PIEFZA (l’autorité palestinienne en charge des zones industrielles), Dr. Ali Shaat et de PIPA (l’agence de promotion des investissements).  

Les participants ont pu se rendre compte de l’avancement des travaux d’infrastructures qui offriront un cadre privilégié pour les investisseurs tant palestiniens qu’étrangers. Le projet de la zone industrielle a été financé à hauteur de dix millions d’euros par l’AFD.



Le programme "Urgence Gaza" en marche

16/01/2015

L’AFD a souhaité intervenir au plus près des populations locales via le financement de deux projets mis en œuvre par les ONG Handicap International et Médecins du Monde, à hauteur de 750 000 € chacun.

Des conventions ont été signées avec Médecins du Monde et Handicap International vendredi 12 décembre à l’AFD.

Les affrontements de l'été 2014 entre l’armée israélienne, le Hamas et les factions présentes sur le territoire de Gaza se sont soldés par une tragédie humaine « sans précédent », selon l’expression de l’ONU : 1500 Palestiniens civils ont été tués (dont 530 enfants) et 11 000 autres ont été blessés.

Les agents de l'AFD se sont mobilisés dès le mois de juillet afin de préparer en urgence des projets en mesure de répondre, dès la fin de la guerre, aux besoins les plus urgents de la population de Gaza, tout en s’inscrivant dans une perspective de reconstruction de moyen terme des infrastructures locales.

Un financement à hauteur de 750 000 € chacun.

Outre un abondement à un Fonds Fiduciaire Multi-bailleurs dédié au financement de la reconstruction, l’AFD a souhaité intervenir au plus près des populations locales via le financement de deux projets mis en œuvre par les ONG Handicap International et Médecins du Monde, à hauteur de 750 000 € chacun.

Ces projets prévoient la réhabilitation des centres de santé primaire situés dans les zones les plus affectées ainsi que l’amélioration de la gestion des stocks de médicaments. Ils ont également comme objectif l’organisation de la prise en charge psychosociale de base pour les personnes les plus affectées par le conflit.

Ces projets viennent ainsi asseoir la présence de l’AFD dans le secteur de la santé en Palestine, quelques semaines après l’inauguration de la nouvelle Pharmacie centrale de Cisjordanie - un projet également financé par l’AFD à hauteur de 5,8 M€ à Naplouse.



"On ne va pas partir au premier coup de feu"

01/10/2014

Dans cette interview vidéo, Olivier Ray, responsable de la cellule Crises et conflits, nous explique le rôle d’une agence de développement dans un pays en plein désarroi.

  

 

Sur l'année 2014, on a vu se multiplier des terrains de crises, de violences et de conflits. On a tous les images en tête : la crise syrienne qui perdure et reste une crise chaude, c'est la République centrafricaine qui est dans un état de crise extrêmement forte, mais c'est aussi le virus Ebola en Afrique de l'ouest, sans parler de l'Irak,  de gaza ou de crises pas si lointaines en Haïti et en Afghanistan.

Dans ces pays là, la France ne peut pas dire à ses partenaires "en situation de paix, on vous aide dans un processus de développement mais lorsqu'il y a des difficultés et que votre population souffre, on s'en va." C'est au contraire à ces moments-là que la solidarité, la coopération prend tout son sens.

Est-ce le rôle d’une agence de développement d’intervenir dans un pays en conflit ?

Un conflit c’est dix, vingt parfois trente années de développement perdu. Agir sur les situations de crise, en relèvement post-conflit et en prévention des crises, c’est fondamentalement être dans notre cœur de métier de développeur.

C’est important de continuer à travailler, à trouver les bons instruments, les bons modes opératoires pour agir dans ces situations parce que c’est, quelque part, le défi du développement du siècle à venir. Et donc il ne fait pas sens pour le développeur de partir au premier coup de feu. Notre raison d’être c’est d’accompagner ces sociétés dans le temps long, au moment de leur croissance et de leur développement, pour travailler sur les goulets d’étranglement de cette croissance.

Et aussi de manière préventive, contre ces crises qui restent de faire passer la richesse d’un pays du niveau d’aujourd’hui au niveau auquel il était il y a dix ou vingt ans. Un exemple, la RDC a perdu vingt années de croissance économique dans la crise des années 90.

On a, à l’AFD, beaucoup de projets qui contribuent à réduire ce terreau de la violence. On sait très bien que la jeunesse urbaine au chômage, c’est un facteur de crise. Parce que ces jeunes, frustrés, peuvent prendre les armes. Nous savons que les tensions autour du foncier, c’est-à-dire autour de la propriété de la terre peuvent créer des conflits extrêmement forts et violents. Là aussi il y a des projets pour traiter cette gestion de la terre. On a aussi bien établi au niveau international que certaines formes d’inégalités sociales, économiques et politiques génèrent de la violence par la frustration. Là aussi des interventions de l’aide au développement permettent de travailler avec des partenaires pour réduire un risque d’embrasement. 

Dans l’urgence, l’AFD fait-elle de l’humanitaire ?

L’AFD quand elle intervient dans des Etats qu’on appelle fragiles ou des sociétés fragilisées par la récurrence de crises environnementales ou politiques, elle intervient dans une logique de développement.

Notre rôle, notre mandat n’est pas l’humanitaire à proprement parler mais il y a un enjeu fondamental qui se pose pour l’AFD, c’est : comment mieux agir dans cette zone grise entre l’action humanitaire et l’action de développement, à long terme et pérenne.

On ne peut pas se permettre d’avoir d’un côté l’action humanitaire portée par un certain nombre d’acteurs, et des actions de développement qui ont des interlocuteurs locaux différents. Parce que cette désynchronisation entre les réponses humanitaires dans l’urgence et les réponses de développement génère alors des vrais problèmes de politiques publiques à long terme. Ça c’est ce que nous enseigne l’expérience de la communauté internationale de ces dix dernières années. Et donc on travaille avec nos collègues du monde humanitaire pour articuler les réponses dans l’urgence et dans le développement.

L’AFD ne travaille-t-elle qu’avec les gouvernements ?
 
L’approche de l’AFD c’est d’être le plus flexible possible dans nos modes d’intervention dans ces situations complexes. Il va de soi qu’en fonction d l’évolution d’une situation, nos interlocuteurs vont être différents. Il peut être nécessaire et important de travailler avec la puissance publique dans son incernation nationale parce que c’est elle qui porte légitimement la politique publique.

Parfois ce n’est pas possible parce que la puissance publique nationale, le gouvernement ne contrôle pas tout son territoire. Ou parce que, à un moment donné, ce sont des acteurs avec lesquels le gouvernement français ne peut pas travailler, parce qu'ils massacrent leur population, par exemple. Et dans ces cas-là, l’objectif de l’AFD est de maintenir une capacité d’intervention au service des populations et en préparation de la reconstruction. Notre stratégie peut être d’aller travailler avec des acteurs du secteur privé qui restent une composante fondamentale pour la création de richesse et le pain quotidien des populations en temps de crise. Mais ça peut être aussi travailler avec des collectivités territoriales qui portent aussi la politique publique au niveau local et qui participent de la légitimité et de la crédibilité de la puissance publique
lorsque le gouvernement n’est pas à même de livrer les services publics.

 

► En savoir plus sur l'action de l'AFD dans les pays en crise



Un nouveau moyen de soutenir la création d’emploi dans les Territoires palestiniens

15/09/2014

Soutenir la création d’emplois, la création d’entreprises et la relance économique dans les Territoires palestiniens, sont les objectifs prioritaires de la garantie qu’apporte l’AFD aux PME palestiniennes auprès de la plus grande banque palestinienne. Grande première en Palestine, cet accord entre les deux banques cherche à favoriser l’innovation.

Favoriser l’innovation des PME palestiniennes

La Bank of Palestine et l’AFD ont signé un accord de garantie de portefeuille couvrant 4 millions de dollars US de prêts aux PME. Par ce dispositif, appelé ARIZ , l’AFD favorise la mobilisation des ressources bancaires locales. En apportant sa garantie, l’AFD permet de diminuer, en le partageant, le risque pris par les banques locales dans les prêts qu'elles accordent, et d'encourager l'investissement et la création d'emplois.

Ce dispositif permet donc :

1. aux entreprises, de la petite entreprise artisanale à la PME structurée, d’obtenir plus facilement des crédits d’investissement

2. aux prêteurs. En l’occurrence, la Bank of Palestine :

  • de réduire le risque pris
  • d’augmenter leur portefeuille PME
  • d’améliorer leur ratio de solvabilité avec la signature de l’AFD.


© Evelyne Baraquin, AFD

Une démarche pionnière de la part de la Bank of Palestine

En plus d’être le premier accord de garantie de portefeuille ARIZ en région Méditerranée, cette nouvelle approche favorise l’innovation et permet aux jeunes entreprises d’accéder aux financements nécessaires à leur développement. En effet, la démarche entreprise par la Bank of Palestine met davantage l’accent sur le projet visé par le prêt que sur l’historique bancaire du client et sur les sûretés apportées par l’emprunteur potentiel, comme c’est traditionnellement le cas. Ces prêts, qui seront accordés durant les deux années à venir, viseront principalement les secteurs de l’agriculture et de l’agro-business ainsi que les start-up tous secteurs confondus.

Stimuler le secteur privé et réduire la dépendance aux aides internationales

Après un premier prêt non-souverain (c’est-à-dire à un autre acteur qu’un Etat), accordé fin juillet à la société pharmaceutique Pharmacare , cet accord de garantie de portefeuille est une étape de plus dans la diversification des outils de financement et d’intervention de l’AFD en Palestine.

Enfin, cet accord constitue un excellent complément aux projets de soutien au secteur privé palestinien. Cette gamme de projets, y compris le projet terminé en 2012 de modernisation et de favorisation de l’export de la filière d’ huile d’olive palestinienne , visent à stimuler le secteur privé palestinien afin de réduire la dépendance de la Palestine aux aides internationales.



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



 
 
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