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La stratégie de l'AFD dans les Territoires Palestiniens vise à renforcer le cadre institutionnel pour favoriser un développement pérenne, et préserver la cohésion et la paix sociale.

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"On ne va pas partir au premier coup de feu"

01/10/2014

Dans cette interview vidéo, Olivier Ray, responsable de la cellule Crises et conflits, nous explique le rôle d’une agence de développement dans un pays en plein désarroi.

  

 

Sur l'année 2014, on a vu se multiplier des terrains de crises, de violences et de conflits. On a tous les images en tête : la crise syrienne qui perdure et reste une crise chaude, c'est la République centrafricaine qui est dans un état de crise extrêmement forte, mais c'est aussi le virus Ebola en Afrique de l'ouest, sans parler de l'Irak,  de gaza ou de crises pas si lointaines en Haïti et en Afghanistan.

Dans ces pays là, la France ne peut pas dire à ses partenaires "en situation de paix, on vous aide dans un processus de développement mais lorsqu'il y a des difficultés et que votre population souffre, on s'en va." C'est au contraire à ces moments-là que la solidarité, la coopération prend tout son sens.

Est-ce le rôle d’une agence de développement d’intervenir dans un pays en conflit ?

Un conflit c’est dix, vingt parfois trente années de développement perdu. Agir sur les situations de crise, en relèvement post-conflit et en prévention des crises, c’est fondamentalement être dans notre cœur de métier de développeur.

C’est important de continuer à travailler, à trouver les bons instruments, les bons modes opératoires pour agir dans ces situations parce que c’est, quelque part, le défi du développement du siècle à venir. Et donc il ne fait pas sens pour le développeur de partir au premier coup de feu. Notre raison d’être c’est d’accompagner ces sociétés dans le temps long, au moment de leur croissance et de leur développement, pour travailler sur les goulets d’étranglement de cette croissance.

Et aussi de manière préventive, contre ces crises qui restent de faire passer la richesse d’un pays du niveau d’aujourd’hui au niveau auquel il était il y a dix ou vingt ans. Un exemple, la RDC a perdu vingt années de croissance économique dans la crise des années 90.

On a, à l’AFD, beaucoup de projets qui contribuent à réduire ce terreau de la violence. On sait très bien que la jeunesse urbaine au chômage, c’est un facteur de crise. Parce que ces jeunes, frustrés, peuvent prendre les armes. Nous savons que les tensions autour du foncier, c’est-à-dire autour de la propriété de la terre peuvent créer des conflits extrêmement forts et violents. Là aussi il y a des projets pour traiter cette gestion de la terre. On a aussi bien établi au niveau international que certaines formes d’inégalités sociales, économiques et politiques génèrent de la violence par la frustration. Là aussi des interventions de l’aide au développement permettent de travailler avec des partenaires pour réduire un risque d’embrasement. 

Dans l’urgence, l’AFD fait-elle de l’humanitaire ?

L’AFD quand elle intervient dans des Etats qu’on appelle fragiles ou des sociétés fragilisées par la récurrence de crises environnementales ou politiques, elle intervient dans une logique de développement.

Notre rôle, notre mandat n’est pas l’humanitaire à proprement parler mais il y a un enjeu fondamental qui se pose pour l’AFD, c’est : comment mieux agir dans cette zone grise entre l’action humanitaire et l’action de développement, à long terme et pérenne.

On ne peut pas se permettre d’avoir d’un côté l’action humanitaire portée par un certain nombre d’acteurs, et des actions de développement qui ont des interlocuteurs locaux différents. Parce que cette désynchronisation entre les réponses humanitaires dans l’urgence et les réponses de développement génère alors des vrais problèmes de politiques publiques à long terme. Ça c’est ce que nous enseigne l’expérience de la communauté internationale de ces dix dernières années. Et donc on travaille avec nos collègues du monde humanitaire pour articuler les réponses dans l’urgence et dans le développement.

L’AFD ne travaille-t-elle qu’avec les gouvernements ?
 
L’approche de l’AFD c’est d’être le plus flexible possible dans nos modes d’intervention dans ces situations complexes. Il va de soi qu’en fonction d l’évolution d’une situation, nos interlocuteurs vont être différents. Il peut être nécessaire et important de travailler avec la puissance publique dans son incernation nationale parce que c’est elle qui porte légitimement la politique publique.

Parfois ce n’est pas possible parce que la puissance publique nationale, le gouvernement ne contrôle pas tout son territoire. Ou parce que, à un moment donné, ce sont des acteurs avec lesquels le gouvernement français ne peut pas travailler, parce qu'ils massacrent leur population, par exemple. Et dans ces cas-là, l’objectif de l’AFD est de maintenir une capacité d’intervention au service des populations et en préparation de la reconstruction. Notre stratégie peut être d’aller travailler avec des acteurs du secteur privé qui restent une composante fondamentale pour la création de richesse et le pain quotidien des populations en temps de crise. Mais ça peut être aussi travailler avec des collectivités territoriales qui portent aussi la politique publique au niveau local et qui participent de la légitimité et de la crédibilité de la puissance publique
lorsque le gouvernement n’est pas à même de livrer les services publics.

 

► En savoir plus sur l'action de l'AFD dans les pays en crise



Un nouveau moyen de soutenir la création d’emploi dans les Territoires palestiniens

15/09/2014

Soutenir la création d’emplois, la création d’entreprises et la relance économique dans les Territoires palestiniens, sont les objectifs prioritaires de la garantie qu’apporte l’AFD aux PME palestiniennes auprès de la plus grande banque palestinienne. Grande première en Palestine, cet accord entre les deux banques cherche à favoriser l’innovation.

Favoriser l’innovation des PME palestiniennes

La Bank of Palestine et l’AFD ont signé un accord de garantie de portefeuille couvrant 4 millions de dollars US de prêts aux PME. Par ce dispositif, appelé ARIZ , l’AFD favorise la mobilisation des ressources bancaires locales. En apportant sa garantie, l’AFD permet de diminuer, en le partageant, le risque pris par les banques locales dans les prêts qu'elles accordent, et d'encourager l'investissement et la création d'emplois.

Ce dispositif permet donc :

1. aux entreprises, de la petite entreprise artisanale à la PME structurée, d’obtenir plus facilement des crédits d’investissement

2. aux prêteurs. En l’occurrence, la Bank of Palestine :

  • de réduire le risque pris
  • d’augmenter leur portefeuille PME
  • d’améliorer leur ratio de solvabilité avec la signature de l’AFD.


© Evelyne Baraquin, AFD

Une démarche pionnière de la part de la Bank of Palestine

En plus d’être le premier accord de garantie de portefeuille ARIZ en région Méditerranée, cette nouvelle approche favorise l’innovation et permet aux jeunes entreprises d’accéder aux financements nécessaires à leur développement. En effet, la démarche entreprise par la Bank of Palestine met davantage l’accent sur le projet visé par le prêt que sur l’historique bancaire du client et sur les sûretés apportées par l’emprunteur potentiel, comme c’est traditionnellement le cas. Ces prêts, qui seront accordés durant les deux années à venir, viseront principalement les secteurs de l’agriculture et de l’agro-business ainsi que les start-up tous secteurs confondus.

Stimuler le secteur privé et réduire la dépendance aux aides internationales

Après un premier prêt non-souverain (c’est-à-dire à un autre acteur qu’un Etat), accordé fin juillet à la société pharmaceutique Pharmacare , cet accord de garantie de portefeuille est une étape de plus dans la diversification des outils de financement et d’intervention de l’AFD en Palestine.

Enfin, cet accord constitue un excellent complément aux projets de soutien au secteur privé palestinien. Cette gamme de projets, y compris le projet terminé en 2012 de modernisation et de favorisation de l’export de la filière d’ huile d’olive palestinienne , visent à stimuler le secteur privé palestinien afin de réduire la dépendance de la Palestine aux aides internationales.



L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



Accompagner le développement de l'entreprise pharmaceutique productrice de médicaments génériques

30/07/2014

Grâce au prêt long terme, d’un montant de 2.5 MEUR, l'AFD  accompagnera le développement de Pharmacare, entreprise pharmaceutique productrice de médicaments génériques établie à Ramallah (Cisjordanie) depuis 1985. Ce prêt contribuera à l’augmentation de la capacité de production de Pharmacare de 7 millions à 20 millions d’unités par an et à la mise en place d’une nouvelle unité de production de gélules encore inexistante dans les Territoires Palestiniens.

Evoluant dans un environnement très contraignant, les entreprises palestiniennes du secteur pharmaceutiques produisent aujourd’hui insuffisamment de médicaments pour répondre aux besoins du pays. L’Autorité palestinienne est donc contrainte d’importer plus de 50% de ces médicaments à des coûts supérieurs de 30% aux produits fabriqués localement et dont l’accès n’est pas garanti en raison des contraintes liées aux conditions d’importation.

Le développement des capacités de production locales permettra d’élargir la gamme des médicaments à disposition de la population, d’en sécuriser l’approvisionnement et d’alléger la dépense en médicament de l’Autorités Palestinienne.

Dans ce contexte, le financement apporté par l’AFD à Pharmacare contribue directement à l’amélioration de la disponibilité en médicaments essentiels en Palestine. En soutenant le programme d’investissement de Pharmacare, l’AFD participe également au développement du secteur privé palestinien.

 Ce premier prêt non souverain de l’AFD dans les Territoires Autonomes Palestiniens a été signé ce mercredi 30 juillet.



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



L’AFD soutient 19 nouveaux projets d’organisations françaises de la société civile pour un montant de 16 millions d’euros

15/05/2014

Le Comité spécialisé du Conseil d’administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 29 avril 2014. Il a approuvé l’attribution des subventions suivantes :

Agrisud international – Foresterie et agroforesterie au Nord du Laos

Subvention de 430 000 euros sur 4 ans à Agrisud international, pour un projet de foresterie et agroécologie en zone de montagne au Nord Laos, une région fortement menacée par la dégradation de l’environnement. L’objectif est de faire évoluer les systèmes agricoles vers des pratiques plus durables et de mettre en place un système de suivi environnemental. Le projet prévoit la formation des agriculteurs sur les techniques agro-écologiques, la réhabilitation et la protection de plus de 10 000 hectares de forêts, la mise en œuvre de plans d’aménagement locaux et la protection de sources et de points d’eau. Un volet de capitalisation est aussi prévu, avec la rédaction de guides d’évaluation de l’empreinte environnementale et des bonnes pratiques agro-écologiques, en langue locale. Ce projet devrait toucher directement 600 familles de producteurs soit 3 600 personnes, dans 20 villages.

 

SFE – Développement rural au Sud Laos

Subvention de 312 000 euros sur 3 ans au Service fraternel d’entraide (SFE) pour un projet de développement rural intégré dans la province du Sekong, au Sud Laos, classée parmi les plus pauvres du pays. Le projet permettra d’appuyer la production agricole (riz, maraîchage, cultures fruitières, élevage et pisciculture). Les activités comprennent des formations sur de nouvelles techniques, la fourniture de variétés améliorées et de petits équipements, la vaccination d’animaux et l’amélioration des réseaux d’irrigation. Des volets complémentaires seront aussi développés sur l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que des formations sur la santé et la nutrition. Les actions menées s’intègreront dans des plans locaux de développement. Le projet concernera près de 6 000 bénéficiaires directs dans 14 villages.

 

CFSI – « Coopérer autrement, en acteurs du changement »

Subvention de 845 000 euros sur 4 ans au Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) pour un projet de structuration du milieu associatif visant à aider les acteurs français à mettre en œuvre de nouvelles pratiques de coopération internationale. Le projet soutiendra 10 initiatives de coopération entre territoires du Nord et du Sud, pluri-acteurs, innovantes, visant à réduire la pauvreté et les inégalités. Ces projets seront proposés par les membres du CFSI et leurs partenaires locaux, et sélectionnés sur la base d’appels à propositions. L’approche retenue est la coopération de territoire à territoire, avec une forte synergie entre le société civile, les pouvoirs publics et les acteurs économiques. Le projet vise également à partager et diffuser les connaissances issues de ces initiatives afin de faire évoluer les pratiques. Des séminaires d’échanges et la publication de documents de capitalisation permettront de toucher les acteurs économiques des territoires concernés, les collectivités locales, les acteurs régionaux français, les réseaux nationaux et internationaux.

 

Association Salon des solidarités  - Appui à la 5e édition du Salon des solidarités

Subvention de 150 000 euros sur 21 mois pour un appui à la 5e édition du Salon des solidarités qui se tiendra du 12 au 14 juin 2014 à Paris, Porte de Versailles. L’événement attend 22 000 visiteurs et 230 exposants sur 3 jours. Au-delà de cette opération, il s’agit de contribuer à la structuration du milieu de la solidarité internationale. L’objectif est de développer les liens entre les acteurs, en les faisant sortir de l’isolement via l’adhésion à des réseaux et des collectifs et contribuer à leur professionnalisation, notamment par la création et la diffusion d’informations et de méthodologies. Il s’agit aussi de sensibiliser le grand public sur les enjeux de la solidarité internationale et l’engagement bénévole. Cette édition s’ouvrira cette année aux entreprises afin de promouvoir leur engagement dans le secteur.

 

GRDR – Inscrire les acteurs de la migration dans le paysage de l’éducation au développement

Subvention des 484 757 euros sur 3 ans au Groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural (GRDR) pour un projet d'éducation au développement qui vise à articuler deux finalités importantes de la solidarité internationale : la valorisation des actions de développement portées par les migrants et la sensibilisation des différents publics tant au Nord qu'au Sud aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le projet permettra ainsi de renforcer les capacités des associations de migrants à construire une offre d'éducation au développement et à s'investir dans des actions de sensibilisation à l’échelle locale. Il contribuera aussi à renforcer le dialogue entre les associations de migrants et les acteurs de la solidarité internationale et de l'éducation au développement. L'action se déroulera majoritairement en France dans les territoires d'implantation des fédérations de migrants partenaires du programme.

 

Ligue de l’enseignement – Développer le volet « éducation au développement » de la Campagne  de solidarité internationale « Pas d’éducation pas d’avenir »

Subvention de 165 000 euros sur 2 ans pour un appui à la campagne nationale « Pas d'Education, pas d'Avenir! ». Cette campagne qui se déroule chaque année en mai depuis bientôt 12 ans, vise à accroître le nombre d’actions de solidarité en faveur de l’éducation et à sensibiliser, en France, la communauté enseignante, les éducateurs, les enfants et plus largement le grand public, à la question du droit à l’éducation pour tous. Porté par la Ligue de l'enseignement en partenariat avec Solidarité Laïque, Milan Presse et le ministère de l’Education nationale, le projet articule trois modalités d’intervention : appel à la générosité et aux dons, financement de projets éducatifs au Sud et éducation au développement et à la solidarité internationale.

 

Coordination Sud - Soutien aux activités de Coordination Sud (2014-2016)

Subvention de 2 910 850 euros sur 3 ans à Coordination Sud, la coordination nationale des ONG française de solidarité internationale qui compte 138 membres. Ce nouveau projet triennal a pour objectif d’une part de renforcer les capacités des ONG françaises à conduire des actions de qualité, développer la connaissance mutuelle et la cohésion au sein du réseau et développer  des synergies avec d’autres acteurs de la solidarité internationale. Il s’agit aussi de  promouvoir un environnement favorable et influencer les décideurs politiques et économiques français et européens sur les enjeux majeurs de développement et de solidarité internationale. Ce financement fait suite à une évaluation externe des activités de Coordination Sud finalisée en 2013 et portant sur la période 2006/2012.

 

Coordination Sud – Contribution à la structuration de la société civile mondiale

Subvention de 587 500 euros sur 33 mois pour financer le Forum international des plateformes (FIP) qui vise à contribuer à la construction et à la structuration de la société civile mondiale. L’objectif est de renforcer les capacités des membres du FIP et partager les connaissances et porter la voix collective des ONG dans la contribution à un cadre international de développement durable. La mission du FIP est d’avoir un impact positif sur l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités, la promotion de la justice et de la paix dans le monde en coordonnant la production et l’échange d’informations et de savoirs entre ses membres, en influençant les décisions des politiques publiques qui affectent les questions de développement et en renforçant la capacité des plateformes nationales d’ONG et de leurs membres.

 

Eau Vive – Appui à la Coalition eau

Subvention de 600 000 euros sur 3 ans et demi pour le projet « Coalition eau » porté par Eau Vive. L’objectif de la coalition est un accès universel et durable à l’eau potable et à l’assainissement, tout en préservant les ressources. Ce programme vise à influencer les décideurs, les politiques publiques et la gouvernance du secteur, tant en France qu’à l’international, valoriser et renforcer l’expertise et la force de proposition de la société civile, informer, sensibiliser et mobiliser les citoyens sur les enjeux du secteur. Le programme entend inscrire durablement la Coalition eau comme l’interlocuteur français de référence, pour la solidarité internationale du secteur de l’eau et de l’assainissement, force collective de proposition, d’analyse et d’action.

 

CFSI – Renforcer la société civile au Congo 

Subvention de 2 290 000 euros sur 3 ans pour la deuxième phase du Programme concerté pluri acteurs (PCPA) au Congo dont l’objectif consiste à renforcer la société civile congolaise afin qu’elle participe à l’élaboration et au suivi des politiques publiques dédiées à la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Le programme mettra l’accent sur trois axes majeurs : renforcer la crédibilité et l’exemplarité des organisations de la société civile congolaise, appuyer la structuration collective et l’expertise de la société civile et expérimenter des initiatives de développement local participatives. Ce programme bénéficie d’un cofinancement important des autorités congolaises et de l’Union européenne, signe d’un engagement fort sur ces enjeux de gouvernance démocratique.

 

CCFD TS – Réduire les conflits agricoles et environnementaux au Guatemala

Subvention de 271 708 euros sur 3 ans au Comité catholique contre la faim et pour le développement – Terre solidaire pour un projet visant à réduire les conflits agro-environnementaux dans la région Sud-Ouest du Guatemala. Le projet propose des mécanismes alternatifs de résolution des conflits, basés sur le dialogue entre les acteurs non étatiques et institutionnels et une meilleure articulation entre le mouvement paysan et indigène. Il s’agit d’une deuxième phase d’une action qui avait été cofinancée par la Commission européenne. L’enjeu de cette nouvelle phase est de parfaire les méthodologies de résolution des conflits et de former et outiller davantage les acteurs parties prenantes à la résolution pacifique des conflits que sont les organisations paysannes et indigènes et les fonctionnaires de l’Etat.

 

AEDH – Accompagner les initiatives des organisations de défense des droits de l’homme en Afrique centrale

Subvention de 316 994 euros sur 3 ans à l’association Agir ensemble pour les droits de l’homme (AEDH) pour un projet visant à renforcer sur le plan structurel de très petites organisations de défense des droits de l’Homme au Cameroun, en RDC, au Congo, au Gabon et au Burundi. Le projet prévoit un mécanisme d’appels à projets doublé d’une stratégie d’accompagnement sous la forme de suivi-formation sur mesure et la mise en place d’échanges entre organisations au niveau régional. L’enjeu est d’appuyer la professionnalisation de structures indispensables à la construction de l’Etat de droit en accompagnant d’organisations souvent isolées et dont les besoins sont peu soutenus.

 

AFRANE – Soutien à l’enseignement en Afghanistan

Subvention de 883 038 euros sur 3 ans à Afrane (Amitié franco-afghane) pour un projet visant à améliorer la qualité de l'enseignement et des conditions d'apprentissage des élèves de 32 écoles des provinces de Kaboul, Hérat, Parwam, Nangarhar et Bamyan. L’ONG organisera la formation continue de 600 professeurs par an (dont 70% de femmes) dans les matières fondamentales (mathématiques, patchou, dari) et en sciences expérimentales. Suivant les besoins des établissements, le projet permettra d’apporter un soutien matériel, administratif et organisationnel aux écoles, ainsi qu'un appui à la mise en place d'activités culturelles et d'éducation citoyenne. Il favorisera par ailleurs l'accès des filles aux études supérieures, et renforcera l'insertion professionnelle des jeunes dans le Waras avec la construction d'un lycée agricole.

 

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine - Mieux agir pour le respect du droit dans les territoires palestiniens

Subvention de 225 000 euros sur 3 ans en appui au fonctionnement et aux activités de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Ce financement permettra d’une part d’accompagner la structuration du milieu associatif français mobilisé sur le sujet, autour des 42 ONG de ce collectif, et d’autre part d’informer le public sur le conflit et ses enjeux (élus, acteurs de la solidarité internationale institutionnels ou non-gouvernementaux, journalistes, grand public dont la jeunesse). Il s’agit de diversifier le public ciblé par les activités et les publications en s’ouvrant à la jeunesse et aux journalistes, et en parallèle d’accroître la visibilité de la Plateforme et de ses membres.

 

CCFD-TS – Education et implication citoyenne des enfants et des jeunes de Gaza

Subvention de 770 032 euros pour 3 ans pour un projet éducatif et citoyen mis en œuvre à Gaza par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement - Terre Solidaire et son partenaire gazaoui Culture et Pensées Libres. Il permettra de développer des activités socio-éducatives dans la zone de Khan Younis. Elles incluent des méthodes pédagogiques alternatives, un soutien psychosocial et des activités de plaidoyer pour les enfants et jeunes. Il s’agit d’améliorer la qualité de l’éducation à Khan Younis et de développer les capacités d’expression des enfants et des jeunes. Les activités bénéficieront quotidiennement en 3 ans à 1 140 jeunes. Grâce à  la vitalité des centres communautaires et les activités récréatives (programmes radio, blogs, pièces de théâtre et films, etc.), il touchera aussi indirectement 25 000 personnes.

 

AIDES – Appui à 4 Plateformes régionales de lutte contre le VIH/Sida

Subvention de 1 465 398 euros sur 2 ans à AIDES pour un programme qui  vise à installer des dynamiques régionales de renforcement de capacités au Sud et à mettre en place des leaderships d’acteurs de la lutte contre le sida. Il s’agit pour AIDES de transférer ses méthodes, outils et bonnes pratique vers quatre associations partenaires leaders dans leur sous-région (ARCAD Mali, ANSS Burundi, ALCS Maroc et PILS Maurice) et d’accompagner la mise en place de chaque plateforme au sein de l’association partenaire. Il s’agit aussi d’accompagner la nouvelle plateforme dans ses missions de renforcement des associations locales qui en émettent le besoin (appui à la vie associative et à la mobilisation communautaire, appui à la méthodologie de projet, à la démarche qualité, au suivi-évaluation, à la mobilisation de ressources financières, appui à la gestion financière et appui à des activités en direction des groupes clefs). En fin de programme, une quarantaine d’associations de lutte contre le sida seront ainsi appuyées.

 

Coalition Plus – Renforcer le plaidoyer de 4 associations leader de lutte contre le VIH/Sida.

Subvention de 755 484 €eurospour un projet de 3 ans, qui  vise à améliorer la réponse VIH/Sida dans 4 pays francophones d’Afrique par le renforcement du métier de plaidoyer de 4 associations membres de Coalition Plus (ARCAD Mali, ANSS Burundi, ALCS Maroc et PILS Maurice). Le premier volet permettra de structurer la fonction du plaidoyer au sein des 4 associations (recrutement, appui au fundraising, plan d’action de plaidoyer…). Le second accompagnera la mise en œuvre de plaidoyers nationaux et internationaux sur la qualité des soins et l’acceptation sociale des personnes vivant avec le VIH. Le troisième volet vise à impliquer les équipes dans des actions régionales de plaidoyer. A la fin du projet, les quatre associations leader auront intégré et professionnalisé le plaidoyer et seront en capacité d’interpeller les dirigeants des institutions nationales et internationales qui jouent un rôle majeur dans la définition et la mise en œuvre des politiques de lutte contre le sida (gouvernement, élus nationaux ou locaux, cadres de la fonction publique, fonctionnaires internationaux) mais aussi les prescripteurs de normes et d’opinion (organes de presse, leaders religieux et communautaires).

 

Handicap International – Lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale

Subvention de 2 192 482 euros à Handicap international pour un programme de 4 ans visant à accompagner les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale dans 4 pays en situation de crise ou de post-crise (Togo, Madagascar, Liban et Sud Soudan). L’objectif est de développer une prise en charge globale de ces personnes et de leur environnement afin qu’elles retrouvent une place au sein de la communauté. Il s’agit de renforcer la gouvernance des politiques publiques dans les secteurs sanitaires, sociaux et pénitentiaires, d’améliorer la protection des droits des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale par une approche communautaire et de promouvoir le modèle d’intervention innovant pour construire un plaidoyer international sur ce thème. Dans les 4 pays d’intervention, le programme visera les enfants et adultes vivant avec des problèmes de santé mentale, les personnes en conflit avec la loi, les familles, les professionnels de santé mentale des service de santé, les professionnels de l’administration pénitentiaire et les personnels et volontaires des organisations de la société civile. A terme, ce sont près de 21 500 bénéficiaires directs qui seront impactés.

 

Développement sans frontières – Accompagner les personnes en situation de handicap au Maroc 

Subvention de 407 887 euros sur 3 ans à Développement sans frontières pour un projet visant à améliorer la prise en charge des personnes en situation de handicap au Maroc. Il s’agit de mettre en place un programme de formation à destination du personnel médical et paramédical, de renforcer les capacités organisationnelles des structures de santé spécialisées en rééducation et réadaptation fonctionnelle et de mettre en œuvre un volet plaidoyer afin de sensibiliser les pouvoirs publics sur une meilleure prise en compte du handicap dans la stratégie nationale de santé. Cette initiative est mise en œuvre en étroite collaboration avec l’Amicale marocaine des handicapés (AMH). Au terme du projet, près de 210 professionnels auront bénéficié de formations et 10 associations verront leurs capacités organisationnelles renforcées. Deux centres de rééducation fonctionnelle seront opérationnels et bénéficieront de personnels qualifiés. Près de 1800 personnes en situation de handicap et issus de milieux défavorisés bénéficieront d’une offre de soins accessible et adaptée à la rééducation fonctionnelle.



 
 
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