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La stratégie de l'AFD dans les Territoires Palestiniens vise à renforcer le cadre institutionnel pour favoriser un développement pérenne, et préserver la cohésion et la paix sociale.

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Stratégie

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Redéfinir les interventions de l’AFD dans les territoires palestiniens

19/03/2014

Riche en ressources naturelles, la zone C en Cisjordanie est une région à fort potentiel de développement économique. C’est également la seule portion de Cisjordanie sur laquelle l’Autorité palestinienne n’a ni contrôle administratif, ni mandat pour suivre les questions de sécurité qui restent de la responsabilité israélienne.

Les conditions de vie difficiles y menacent la préservation des richesses, du mode de vie, et surtout la présence des communautés palestiniennes. Ces dernières années, l’Autorité palestinienne et les acteurs internationaux ont accordé une attention croissante à la zone C, jugée essentielle pour assurer la contigüité et la pérennité d’une solution à deux Etats. 

Dans ce contexte, un travail de capitalisation a été lancé fin 2012 par le département Méditerranée et Moyen Orient et la division de l’évaluation de l’AFD pour affiner la stratégie d’intervention de l’AFD en zone C. Deux questions clés sont traitées dans ce rapport : quels sont les besoins prioritaires en zone C ? Quelles approches et modalités d’intervention l’AFD gagnerait elle à y déployer pour y répondre ?
 



Accès à l'eau : le défi majeur du nord de la Cisjordanie

28/02/2014

Au cours d’une visite politique, le gouverneur et le maire de Jénine ont appelé l’attention du Consul Général de France à Jérusalem sur de nombreux sujets dont leur désir de renforcer la coopération décentralisée avec les collectivités françaises, la promotion de la francophonie, mais surtout sur les difficultés d’accès à la ressource en eau dont souffre l’ensemble de la population du nord de la Cisjordanie.

Cette région est en effet fortement touchée par la rareté de la ressource en eau. L’AFD y finance un projet d’adduction et de distribution d’eau potable dans 11 villages pour améliorer les conditions de vie des 10 000 habitants qui seront ainsi raccordés au réseau.

Le forage du village de Kufeirit, visité par le Consul général lors de sa journée dans le Nord, fait partie des deux forages en eau potable financés dans le cadre de ce projet global sur la région.

Le consul général en visite sur le forage de Kufeirit

Pour plus d'informations, retrouvez la fiche projet ici.

 

 

 



Du vert à Beit Sira: Dominique Voynet, maire de Montreuil en visite à la commune palestinienne jumelée avec sa ville.

21/02/2014

C’était la dernière. Avant de quitter la tête de sa ville, Dominique Voynet était en Palestine pour inaugurer ou visiter les projets mis en place ces dernières années, notamment dans le domaine de l'énergie, dans le cadre d’une coopération décentralisée active.

La Maire a inauguré le projet d’énergie durable récemment mis en œuvre par ses services et rappelé l’importance de la place des femmes dans le village lors de l’inauguration du jardin d’enfant de l’école mixte de Beit Sira, financé sur fonds du Ministère des Affaires Etrangères.

Discours de Dominique Voynet lors de l'innauguration du jardin d'enfants de Beit Sira

Discours de D. Voynet lors de l'innaugiration du jardin d'enfants à Beit Sira.

En termes de projets, Montreuil s’est investie dans le domaine de l’eau, en co-financement avec l’AFD et la Coopération belge pour la rénovation des réseaux d’eau potable sur l’intercommunalité des quatre villages Beit Sira, Beit Liqya, Beit Nuba et Kharbata al Misbah et ainsi offrir une eau potable de meilleure qualité à ses 18 000 habitants.

Ce projet, outre sa dimension technique de réhabilitation de réseaux, comporte une composante d’appui institutionnel avec le soutien de la création de l’intercommunalité et notamment la mise en place d’un service des eaux commun aux quatre villages.
Innauguration des panneaux solaires installés sur le toit du conseil local
 D. Voynet avec le Vice-Consul de France à Jérusalem, M. Abu Ramadan, maire de Beit Sira et les équipes projets de Beit Sira lors de l'innauguration des panneaux solaires sur le toit du conseil local.
 
Montreuil a également souhaité s’investir dans la thématique de l’énergie et notamment des économies d’énergie :
  • Avec l’installation de panneaux solaires sur le toit du conseil local, destiné à alimenter le réseau d’électricité publique, Montreuil innove en termes de montage juridique entre le Conseil Local et la société de distribution d’électricité JDECO, sous le chapeau de l’Autorité Palestinienne de l’Energie.
  • Pour promouvoir les économies d’énergie au sein de la population, Montreuil s’est appuyée sur l’équipe Efficacité Energétique, financée par l’AFD dans le cadre du programme d’appui à la maitrise de l’énergie pour la communication dans les écoles, ou la réalisation d’audits dans les habitations. Faisant suite à ce diagnostic, Montreuil envisage d’aider les familles à remplacer les réfrigérateurs, première dépense énergétique des familles.
En réunion avec le Ministre de l’Energie la veille, Dominique Voynet a salué les orientations du gouvernement palestinien, proche des ses sensibilités notamment sur le plan de l’autonomie énergétique. Rappelant le partenariat avec l’AFD sur le domaine de l’eau, elle a lancé un appel à l’AFD sur la mise en place de son pendant sur l’énergie.
 
Rappelant les efforts faits par la ville de Montreuil pour réduire sa consommation d’énergie (investissements lourds et travail important de sensibilisation au changement des comportements), la Maire a formulé le souhait que Beit Sira puisse être un exemple de développement durable, avec une prise de conscience anticipée dans les habitudes de consommation et l’urbanisation.

Réunion entre Dominique Voynet et le ministre palestinien de l'énergie

D. Voynet et les équipes de la Ville de Montreuil à gauche, Dr. Omar Kittaneh, ministre de l'énergie et les équipes de l'Autorité Palestinienne de l'Energie à droite.

Enfin elle a rappelé qu’il ne pouvait y avoir de paix sans développement et c’est pourquoi la ville de Montreuil a souhaité renforcer sa coopération avec la Palestine, pour une paix juste et durable.

 



Tony Blair à la Zone Industrielle de Bethléem

30/01/2014

Tony Blair a visité le terrain de construction de la zone industrielle le 30 janvier dernier. Ce projet, financé par l’AFD à hauteur de 10 millions d’euros, vise à redynamiser des PME palestiniennes de l’agglomération de Bethléem, particulièrement affectées par la construction du mur de séparation. Avec plus de 450 000 m² mis à disposition des PME dans la première phase de la mise en oeuvre, il vise à terme la création de plus de 1000 emplois.

La présence de l’ancien Premier ministre britannique confirme son soutien à l’économie palestinienne et notamment au secteur privé. Tony Blair a ainsi pu constater l’avancement des travaux sur la zone et rencontrer les industriels déjà présents ou en cours de discussion avec la Bethleem Multidisciplinary Industrial Park (BMIP), le développeur de la zone.

Consulter la fiche projet ici

 

 



Promouvoir le tourisme rural le long du "Sentier d’Abraham"

29/01/2014

Le consortium d’associations Afrat et Tétraktys met en oeuvre, avec l’appui de l’AFD, un programme de structuration du tourisme rural en Palestine. Avec comme projet pilote le "sentier d’Abraham", le consortium a pour objectif de favoriser le développement économique local de territoires ruraux et de renforcer la société civile.

Marcher sur les traces d’Abraham
Le programme accompagne la mise en place du « Sentier d’Abraham », sentier culturel de randonnée entre Jéricho, Bethléem et Hébron. Cet itinéraire pilote, long de 125km, est composé de neuf étapes et traverse neuf communautés locales. Il est structuré par l’association palestinienne Masar Ibrahim al Khalil.

copyright AFRAT


Une multitude d’impacts positifs pour les communautés rurales
Malgré la richesse culturelle, historique et naturelle de la Palestine, et notamment de ses zones rurales, les séjours des touristes sont courts et concentrés dans les villes telles que Jérusalem et Bethléem. Cela a pour conséquence un impact économique faible sur les zones rurales et périphériques, qui sont les zones les plus isolées et vulnérables économiquement et socialement, notamment les zones C*.

Outre le développement économique, ce sentier impulse une véritable cohésion entre les communautés locales le long du sentier, dans un pays qui souffre du morcèlement engendré par la colonisation et l’occupation israélienne.

Avec ses projets, le consortium a pour objectif de favoriser le développement économique local de territoires ruraux et notamment des territoires de la zone C, de renforcer la société civile et les capacités professionnelles des acteurs locaux, de favoriser la cohésion entre la société civile et les professionnels et entre les partenaires français et palestiniens.
Les collectivités locales palestiniennes présentes le long du sentier, en coopération avec leurs homologues français, se sont impliquées dans le suivi des phases préparatoires du projet.

*La zone C est sous contrôle total d’Israël pour la sécurité et l’administration

copyright AFRAT

Soutien des collectivités françaises et palestiniennes

Le Conseil Général de l’Isère et son partenaire palestinien, le Gouvernorat de Bethléem, ont financé les missions exploratoires en 2012, et sont maintenant chefs de file d’une plateforme qui fédère seize collectivités locales : le conseil régional de Rhône-Alpes avec le gouvernorat de Jéricho, le conseil régional de Provence Alpes Côtes d’Azur avec le gouvernorat d’Hébron, Grand Lyon avec la ville de Jéricho, la ville de Grenoble avec la ville de Bethéem, les villes de Besançon et Neuchâtel  avec le camp de réfugiés d’Aqabat Jaber, les villes de Gières et Romans-sur-Isère avec la Ville de Beit Sahour. Cette plateforme cofinance et participe au pilotage du programme.

Lors des assises franco-palestiniennes de la coopération décentralisée organisées à Dunkerque en novembre 2013, les collectivités locales françaises et palestiniennes impliquées dans le programme « Sentier d’Abraham » et l’AFD ont signé un protocole d’accord pour la mise en œuvre du programme sur 3 ans.

Comment s’est faite la préparation ?
Les associations Afrat et Tétraktys ont réalisé en novembre 2013 un diagnostic du sentier existant et analyser les potentialités en termes de tracé, de guidage, d’hébergements et d’organisations artisanales et agricoles le long du sentier.  Les experts travaillent aujourd’hui sur des référentiels techniques afin d’accompagner l’association Masar Ibrahim al Khalil dans la structuration d’un itinéraire de randonnée pédestre qui proposera des hébergements de qualité gérés par les communautés locales, des guides formés à l’accompagnement de randonnée, des produits agricoles et artisanaux valorisés et un tracé permettant de mettre en valeur le patrimoine naturel, culturel et historique de la Palestine.

Un expert anthropologue est missionné en février 2014 pour réaliser une étude sur les différents sites historiques présents sur le chemin et les cultures, savoir-faire et traditions des communautés locales. Ces études permettront de mettre en valeur la richesse du patrimoine culturel et historique sur le sentier (zones d’observation, appui à l’artisanat, guide historique…).

Renforcer les acteurs locaux
Outre les études et élaboration des référentiels techniques, la première année du programme (2013-2014) a pour objectif d’accompagner l’association Masar Ibrahim al Khalil dans son organisation et renforcer ses capacités techniques en termes de développement de tourisme de randonnée. Un séjour de travail en France a été organisé pour les membres de l’association afin de rencontrer des acteurs privés et publics du développement touristique rural en Rhône-Alpes et ainsi découvrir les différents maillons et étapes de la structuration d’un sentier pédestre. De plus, cette première année a pour but d’organiser et de sensibiliser les acteurs privés et publics impliqués dans le projet « Sentier d’Abraham ». Le lancement du programme a été organisé en novembre 2013 au camp bédouin de Rashayda avec toutes les collectivités locales engagées dans le projet. En 2014, un comité d’orientation du programme, ainsi des ateliers de sensibilisation au tourisme de randonnée et une marche sur le sentier seront organisés.

Des liens entre agences de voyage françaises et tour opérateurs palestiniens

La deuxième année du programme (2014-2015) aura pour objectifs d’accompagner les acteurs privés et publics à travers des formations : formation des guides de randonnée en partenariat avec l’Université de Bethléem, renforcement des capacités des hébergeurs, formation en langue des acteurs, organisation d’ateliers sur le tourisme de randonnée pour les acteurs publics et privés du sentier. Des investissements seront aussi mis en œuvre pour structurer durablement le sentier : amélioration de l’hébergement, appui aux organisations artisanales et agricoles, création de zones d’observation, balisage et information sur le sentier, etc. La troisième et dernière année du programme (2015-2016) aura pour objectif la promotion du sentier, avec notamment la création de liens entre agences de voyage françaises et tour opérateurs palestiniens, ainsi que l’accompagnement des acteurs dans leur autonomisation.

copyright AFRAT


Ce programme se concentre sur un itinéraire pilote. L’évaluation du programme et sa capitalisation permettront de le répliquer sur d’autres territoires, et notamment entre Jenin et Jéricho, sur les premières étapes du sentier d’Abraham en Palestine.



 

Pour en savoir + sur 

AFRAT
Tétraktys
Masar Ibrahim al Khalil
 



Accord franco-palestinien de coopération entre services des eaux

19/12/2013

Le projet d’amélioration des services d’eau et d’assainissement de l’agglomération de Bethléem, financé par l’AFD et mis en œuvre par l’Autorité Palestinienne de l’eau (PWA) en étroite collaboration avec le service gestionnaire de ces compétences (WSSA), a mis en place une formule innovante pour assurer les activités de renforcement de capacités de la WSSA  : l’accord de partenariat entre services des eaux.

 

Ainsi le 24 Novembre 2013, l’ONEE (Maroc), Eau de Paris, Ville de Paris, l’AFD et le GWOPA/UN habitat ont signés un accord de coopération. Ce mécanisme découle des recommandations du Plan Hashimoto dont l’un des buts est de promouvoir les capacités des services des eaux. Cet accord doit permettre à la WSSA de partager les expériences et d’apprendre des  pratiques de l’ONEE et Eau de Paris.

La WSSA souhaite en effet bénéficier d’une assistance pour la réduction du pourcentage d’eau non facturé. Pour ce faire, elle a identifiée trois actions pour lesquelles elle bénéficiera de l’appui des partenaires cités plus haut :
-          l’amélioration de ses procédures d’exploitation et de réhabilitation des réseaux
-          la mise en place d’un SIG (Système d’Information Géographique)
-          le développement et la mise en œuvre d’un plan de gestion de l’eau.
La rationalisation et la réhabilitation du réseau d’eau (financé par le projet AFD), combinées au renforcement des capacités techniques et commerciales de WSSA (cofinancés par les signataires de l’accord), permettront de réduire les pertes et favoriseront une utilisation plus optimale de la ressource disponible dans un contexte hydrique fortement contraint.
Enfin, en permettant de développer les capacités de WSSA, le projet contribuera à faciliter son évolution vers une plus grande autonomie technique et financière et à terme vers un éventuel statut d’opérateur régional conformément aux orientations stratégiques de PWA.


 
 
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