Tunisie

Le Groupe de l’Agence Française de Développement est autorisé à intervenir en Tunisie depuis 1992, pour appuyer les politiques publiques du pays : politiques de croissance et d’emploi, politiques sociales et environnementales. Photo © Y. Rajat

À la une

Conférence sur la microfinance islamique, à Djeddah, co-organisée avec la Banque islamique de développement, les 30 avril et 1er juin

11/05/2012

L'AFD et la Banque islamique de développement, ont organisé à Djeddah (Arabie Saoudite), une conférence internationale sur la microfinance islamique, conjointement avec le CGAP (réseau animé par la Banque mondiale sur la microfinance). Rassemblant des acteurs majeurs de la microfinance islamique, cette conférence a permis de dresser un état des lieux des pratiques et produits de ce mode de financement en plein essor.

 

Un mode de financement de l'économie en plein essor

Les travaux de la conférence ont permis de dresser un état des lieux des pratiques, produits et volumes relatifs à ce mode de financement en plein essor, possédant un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars avec un taux de croissance annuel de 30%. Ils ont également permis de valoriser les résultats d'une étude copilotée par le CGAP et l'AFD. Cette conférence s'inscrit dans le cadre de l'accord de partenariat signé en janvier dernier entre l'AFD et la Banque islamique de développement (BisD). 

Les échanges, denses et animés, ont mis en lumière les forces et faiblesses de ces outils de plus en plus demandés dans nombre de pays d'intervention de l'Agence et de mieux cerner les besoins des bénéficiaires, des institutions financières et des banques centrales dont le rôle s'avère primordial en matière de cadre réglementaire et de régulation.

 

Une multitude d'expériences innovantes sur le terrain

Plusieurs constats se sont dégagés : l'existence d'une forte demande pour ce type de produits financiers, notamment de la part des plus pauvres ; la prolifération d'expériences innovantes sur le terrain, souvent mal répertoriées ; la nécessité de lancer des exercices d'étalonnage pour constituer des référentiels techniques, financiers et institutionnels.

 

Une plate forme de connaissances sur le web 

Il a été acté que les différents bailleurs et institutions intéressés, dont la BIsD et l'AFD, accompagnent cette dynamique en promouvant la mise en place d'outils d'informations et d'échanges tels qu'une plate forme de connaissances adossée à un site web dédié et la tenue d'une conférence annuelle. Invitation a été lancée pour que la prochaine se tienne à Paris dans les locaux de l'Agence.

En marge de cette conférence, un entretien bilatéral entre le directeur général de l'AFD, M. Zerah, et le Président de la BIsD, M. Ali, et des rencontres entre les services opérationnels respectifs ont permis de préciser les pistes concrètes de mise en œuvre de l'accord, notamment la possibilité d'un échange de personnels et de premières opérations en cofinancement en Méditerranée.

 

Des choix stratégiques compatibles et des géographies communes

La BIsD et l’AFD ont, en effet, de nombreuses géographies d’intervention communes, dans le bassin méditerranéen, en Afrique sub-saharienne ou encore en Asie centrale et du sud-est. Par ailleurs, le choix de secteurs prioritaires de la BIsD tel que les infrastructures (énergie, transports, urbain), l’agriculture, l’éducation et la santé est parfaitement compatible avec les orientations stratégiques de l’Agence.

Plus généralement, ce partenariat permettra à l’Agence d’amorcer une coordination plus poussée avec ce bailleur majeur dans le paysage des bailleurs arabes et islamiques, et de mieux comprendre le cycle du projet de la Banque (assez similaire entre les différents bailleurs du Golfe).

Publication de l'étude "Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement"

03/05/2012

Menée par une équipe d’experts sous la direction d’Épargne Sans Frontière, au Maroc et en Tunisie, au Sénégal, ainsi qu’aux Comores, cette étude propose des solutions concrètes pour réduire les coûts de transferts d'argent des migrants et augmenter leur impact sur le développement.

Les propositions de l’étude portent en particulier sur l’amélioration de la bibancarisation (bancarisation des migrants dans leur pays de résidence et dans leur pays d’origine, dans le cadre d’une action coordonnée entre les banques des deux pays), la mise au point de produits financiers innovants, le soutien aux technologies de paiement dématérialisé et l’adaptation de cadres réglementaires et législatifs.
L'étude a été financée par la Banque africaine de développement et l'AFD.

Quels sont les enseignements de l'étude ?

Du fait de leur importance pour les populations destinataires, les flux d’argent des migrants tendent à rester stables et sont peu sensibles aux évolutions de la conjoncture.

Comment optimiser les transferts d'argent et leur impact sur le développement

  • Réduire les coûts d’envoi d’argent des migrants permettra d’accroître leur contribution au développement.
  • La compréhension du contexte local constitue la clé d’une diminution des coûts des transferts d’argent et des flux informels.
  • Les coûts des transferts d’argent au Maghreb et dans la Zone franc semblent se stabiliser à un niveau encore trop élevé.
  • Si le profil des acteurs se diversifie, il reste nécessaire de faire évoluer les offres pour gagner en compétitivité.
  • Une modernisation des cadres réglementaires, favorisant la diversification de l’offre de services et de produits financiers, contribuerait à renforcer la concurrence et à réduire les coûts des transferts d’argent.
  • Quatre types de services et produits financiers et technologiques sont à même de contribuer à la baisse des coûts des transferts d’argent.
  • Acteurs, services, outils, nouvelles technologies… : au final, cinq pistes sont à explorer pour étoffer et renforcer l’offre de produits bancaires et non bancaires, et favoriser la baisse des coûts des transferts d’argent et le codéveloppement.

 

►Interviews des auteurs de l'étude

 

La restitution de l'étude a fait l'objet d'une journée de conférences et de rencontres au ministère de l'Economie et des finances, à Paris, le 21 février dernier. Près de 200 acteurs concernés par la question des transferts d’argent des migrants étaient présents. Pour visionner cette journée, cliquer ici.

Evaluation de la Politique d'aménagement du territoire en Tunisie

27/03/2012

Dans le cadre de son appui aux politiques publiques tunisiennes, l’AFD finance une étude d’évaluation de la politique d’aménagement du territoire en Tunisie. Cette étude est pilotée conjointement par l’AFD, le Ministère de l’Equipement et le Ministère du Développement Régional et de la Planification.

Après un séminaire de concertation conduit au mois de juin 2011, un deuxième séminaire, consacré cette fois-ci à la restitution des résultats provisoires de l’étude, a eu lieu les 28 et 29 février 2012 à Tunis.

Cet atelier tenu en présence du ministre de l’Equipement a réuni un grand nombre d’acteurs concernés par cette problématique.

Cet exercice, consacré à une politique publique particulièrement complexe à évaluer du fait de son caractère interministériel, avait été engagé juste avant la révolution de janvier 2011. Il traite d’enjeux qui se sont révélés particulièrement importants depuis la révolution, la question des inégalités territoriales s’avérant au cœur des revendications sociales qui se sont manifestées lors de ces évènements.

Les participants au séminaire se sont intéressés aux analyses évaluatives des outils, processus et pratiques d’aménagement du territoire en Tunisie ainsi qu’à l’atteinte des objectifs qui avaient été fixés par le passé à cette politique, dans le schéma national d’aménagement ainsi que dans les plans de développement économique et social quinquennaux. Mais surtout, ils ont largement débattu des différentes préconisations avancées par les consultants, au niveau des différentes échelles locale, régionale et nationale. La mise en œuvre d’un processus de décentralisation s’est ainsi trouvée notamment au centre des débats, alors que va se préparer dans les prochains mois la nouvelle constitution de la Tunisie. Cette démarche à la fois structurée et participative a été particulièrement appréciée du public.

Un rapport d’évaluation finalisé sera remis fin mai, et sur la base des résultats de ce séminaire et de la réalisation d’une dernière série d’entretiens.

Développement d’un réseau africain de télécommunications à large bande dans 29 pays

16/02/2012

Le 2 février dernier a été signée une convention de financement de 1,35 M€ en faveur du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Cette subvention financera les études complémentaires ayant pour objectif d’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent un concept de réseau virtuel de transmission large bande, déjà en cours de mise en œuvre en Afrique orientale et australe.

Lors de la signature, Ibrahim Mayaki, directeur exécutif de l’Agence de coordination et de planification du NEPAD (NPCA) et ancien premier ministre du Niger, et Yves Boudot, directeur du département Afrique Sub-Saharienne de l’AFD, ont pu aborder, outre le développement des TIC sur le continent africain, les avancées du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), initiative portée par la Commission de l’Union Africaine, le NEPAD et la Banque Africaine de Développement.

Un soutien de longue date de l’AFD aux initiatives Nouvelles technologies de l'Information du NEPAD

Depuis 2003, l’AFD soutient les actions du NEPAD dans le secteur des télécommunications (programme e-Afrique) à travers une subvention dédiée et le fonds commun AFD-DBSA d’études et de préparation de projet. Ces fonds ont permis de co-financer des prestations préparatoires aux opérations TIC du NEPAD et la mise à disposition d’un assistant technique résidentiel (en poste depuis juillet 2009) pour appuyer le projet de réseau virtuel de transmission large bande UMOJANET ( "umoja" signifiant l’union, en swahili).

Ce nouveau financement, sur délégation du  Fonds européen pour les infrastructures (EU-ITF), fait suite à une subvention AFD de 850 000€ (octroyée en 2006) visant à soutenir l’initiative du NEPAD de développement d’un réseau virtuel de transmission large bande à l’échelle du continent.

Umojanet prolonge Uhurunet

La subvention octroyée permettra de financer le programme d’études induit par les travaux de l’assistant technique pour compléter la mise au point du concept et du réseau UMOJANET en vue de l’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent. Complétant ainsi la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.

Ce projet vise à proposer aux opérateurs africains un maillage pan-africain de canaux de transmission sur fibres optiques dont l’offre d’interconnexion, qui doit en résulter répondr à des critères d’exhaustivité, de qualitée garantie, d’accès ouvert, de non discrimination et de moindre prix. Les appels d’offre doivent être publiés en février 2012.

La démarche de l’AFD en appui des actions du NEPAD procède d'une réflexion en faveur de l’intégration régionale via la construction de grandes artères de communications, en complément du secteur privé. Cette stratégie rejoint celles adoptées par d’autres bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, BEI, KFW, DBSA,…). Elle a précédemment conduit l’AFD à co-financer en 2007, aux côtés d’autres bailleurs, le câble sous-marin est-africain EASSy pour un montant de 9,5 MUSD.

La signature de ce financement additionnel pour la mise en œuvre du projet UMOJANET devra permettre à la NPCA de présenter sous 12 mois un véritable plan de mise en œuvre du réseau large bande par fibre optique en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord, qui complétera la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.

100 millions d'euros pour soutenir l’économie tunisienne

07/02/2012

L’AFD vient de décaisser la seconde et dernière tranche de 100 M€ du concours de 185 M€ accordé en 2011 pour soutenir le plan d’aide à la relance économique de la Tunisie. Ce concours s’inscrit dans une aide qui vise à protéger l’économie tunisienne des risques d’une forte récession et de destruction massive d’emplois.

Le plan d’aide à la relance économique couvre quatre piliers de réformes :

►Des mesures pour améliorer la gouvernance par une meilleure transparence de la commande publique et un accès plus facile à l’information.

►Des mesures immédiates pour l’emploi et le développement régional comme le transfert de la gestion du fonds national de l’emploi au Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, la conception et la mise en place du programme AMAL pour un accompagnement à la recherche active d’emploi.

►Des mesures pour stimuler le secteur financier afin d’améliorer le climat des affaires en Tunisie notamment en renforçant la stabilité du secteur (gouvernance des banques privées) ou encore en diversifiant les modalités de financement de l’économie (appui à la micro finance et la dynamisation de l’industrie du capital investissement).

►Des mesures pour soutenir les secteurs sociaux pour une meilleure couverture géographique de notamment en améliorant l’efficacité des services de santé et el contrôle par les usagers.

Enfin, l’AFD a proposé d’accélérer la mise en œuvre des projets en cours, ce qui permettrait d’apporter des fonds supplémentaires à la Tunisie, dans des secteurs aussi importants que la formation professionnelle jusqu’au niveau ingénieur, le financement des entreprises, la microfinance, les grandes infrastructures et l’amélioration de la qualité de la vie des Tunisiens.

Ces mesures viennent soutenir de nouveaux projets prônant un rééquilibrage régional et social du pays, notamment dans la distribution en eau potable. Il est également prévu d'adapter les projets en cours à ces nouvelles priorités.
 

De 2011 à 2013, le soutien de la France à la transition tunisienne et à la relance économique du pays va s’élever à 425 millions d'euros.


Les décaissements effectués en deux tranches (85 millions d’euros en juillet 2011 et 100 millions en février 2012) sont « à double dividende », dans la mesure où, d’une part, ils apportent de la trésorerie au budget de l’Etat - pour le ministère des finances -, et où, d’autre part, ils viennent renforcer les réserves de devises de la Banque centrale.

Ce soutien financier est complété par une coopération technique active dans plusieurs domaines clés de la transition en cours en Tunisie.

C’est ainsi que l’AFD, aux côtés de plusieurs autres bailleurs de fonds (dont l’Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement) appuie d’importantes réformes pour moderniser les outils du ministère de l’Emploi et pour faire évoluer le cadre réglementaire de la microfinance et du capital investissement. Cette modernisation doit permettre d'améliorer l'emploi en développant la formation des jeunes et en les incitant à créer des entreprises.

Soutenir le développement du Pôle de compétitivité de Sousse

16/01/2012

Spécialisé dans les industries mécaniques, électriques et électroniques, le Pôle de compétitivité de Sousse a une place centrale dans ce secteur, premier secteur d’exportation de la Tunisie. Une convention de subvention de 750.000 euros a été signée, le 10 janvier entre l'AFD, l'ambassade de France et le Pôle de compétitivité.

La subvention entre dans le cadre du Programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC) mis en œuvre conjointement par les ministères français de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et l’Agence française de développement (AFD).

Ce programme vise la bonne intégration des pays en développement et émergents dans le commerce mondial, à travers le renforcement des capacités commerciales en termes d’activité et de développement concret des exportations.

Compétitivité, attractivité du pays et création d’emplois

La création en Tunisie des pôles de compétitivité relève d’une politique nationale, qui répond à la nécessité d’appuyer la compétitivité, l’attractivité du pays et la création d’emplois. Pour réussir cet objectif, les sociétés de gestion des pôles ont une mission d’animation et de recherche de synergies à travers des processus de mise en réseau, des projets collaboratifs et d’innovation.

La démarche de "clustering" ou "systèmes productifs locaux (SPL)", qui permet de mettre en lien les entreprises entre elles, puis avec les autres composantes d’un pôle de compétitivité, est de nature à apporter une réponse à cette mission d’animation.

Le secteur des Industries mécaniques électriques et électroniques (IMEE), domaine de compétence du Pôle de compétitivité de Sousse, est aujourd’hui le premier secteur d’exportation de la Tunisie. L’enjeu de développement et de compétitivité internationale de ce secteur réside en l’essor d’activités à haute valeur ajoutée destinées à prendre le relais des industries traditionnelles.

Un "cluster mécatronique"!

Ce projet PRCC d’appui au "Cluster mécatronique" vise à fidéliser et prospecter de nouveaux membres pour le cluster et à développer des projets collaboratifs autour de l’emploi et des compétences, de l’accès aux marchés, du développement d’outil de veille et de l'optimisation de la chaîne de valeur.

 

 

 
 
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