L'AFD accompagne la Tunisie depuis 1992. Elle l'appuie dans ses politiques de croissance et d’emploi, de formation professionnelle, de réhabilitation des quartiers populaires, de développement rural et de préservation de l'environnement.

À la une

Lancement du programme Tounes Tekhdem !

09/05/2013

Mercy Corps Tunisie et le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi signent, le 9 mai 2013, en présence des ambassadeurs de France et de Grande Bretagne, un accord de coopération pour la mise en œuvre d’un programme de trois ans destiné à améliorer l’employabilité et l’entreprenariat des jeunes dans quatre gouvernorats du sud de la Tunisie (Gafsa, Kasserine, Médenine, Tataouine). Les deux agences du Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (MFPE), l’ANETI et l’ATFP, sont également parties prenantes de cet accord.

 

Le financement de ce programme est assuré par l’Agence Française de Développement (AFD) et par la Coopération Britannique (à travers leur département chargé du développement international, DFID).

Un atelier de présentation du programme Tounes Tekhdem ! et de l’étude conduite récemment par Mercy Corps sur les Perceptions des Jeunes et des Employeurs sur la Situation de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de l’Inclusion financière, réalisée dans les quatre gouvernorats, suivra la signature.

Le programme Tounes Tekhdem ! a pour objectif d’améliorer les capacité des femmes et des jeunes à devenir des entrepreneurs et à améliorer leurs compétences pour mieux répondre au marché du travail. En se concentrant sur le renforcement du système local de services d'appui aux entrepreneurs (services financier et de développement commercial), Mercy Corps vise l'amélioration des opportunités d'initiative d'entrepreneur, notamment dans les gouvernorats de Gafsa, Kasserine, Tataouine et Médenine. Le projet Tounes Tekhdem !  ciblera 3 500 jeunes bénéficiaires par des activités d'éducation financière, par l'appui à la création d’entreprise et le développement d’esprit entrepreneurial chez les jeunes, et par des activités visant l'amélioration de l'employabilité des jeunes. Le projet appuiera également la création et le développement d'entreprises par 125 jeunes.


 

Au centre : Mr François GOUYETTE, ambassadeur de France en Tunisie et Mr Nawfel JEMMALI, Ministre de la Formation Professionnelle et de l'emploi



Economie sociale et solidaire en Méditerranée

05/05/2013

Les 3, 4 et 5 mai 2013, s'est tenue à Tunis la première conférence MedESS à l’initiative des dirigeants de la MACIF et du Crédit Coopératif. Intitulée 'le printemps de l'engagement solidaire", cette conférence a réuni des représentants d'entreprises, d'associations, de coopératives, de mutuelles, et de l’Etat localisés dans plusieurs pays méditerranéens et venus découvrir et partager leurs expériences en matière d'Economie Sociale et Solidaire (ESS). Cet événement avait pour objectif le lancement d’un mouvement en faveur de l’ESS en Méditerranée par la multiplication des initiatives, en vue de la reconnaissance institutionnelle du secteur, pour un changement d’échelle et d’accroissement du poids économique et de l’influence sociale de l’ESS.

Les participants ont souligné, en se faisant les porte parole de nombreux projets, combien l’ESS pouvait sur le champ du Sud Méditerranée offrir des solutions à la crise, au développement local, à l’emploi, et à l’autonomie des acteurs, notamment, les jeunes et les femmes, tout en portant des principes de solidarité, d’intérêt général et de respect de l’environnement.  La promotion des entreprises et activités sociales est un chantier innovant qui peut entrainer de nombreuses énergies créatives.

L'Agence Française de Développement était présente. Elle est intéressée aux modalités de contribution à ce secteur en plein développement, et dont les opportunités sont réelles pour répondre aux grands enjeux de la région : chômage des jeunes, déséquilibres agricoles, fragilités environnementales, stabilité sociale, etc. Henry de Cazotte, Directeur au siège, et Audrey Séon (Agence) ont assisté aux débats, sont  intervenus au cours de l’atelier « Produire autrement » et ont noué de nombreux contacts, potentiellement fructueux. Au moment où l’AFD et Proparco réfléchissent à leur stratégie respective d’appui à l’ESS, le contact avec de nombreux partenaires du Nord et du Sud lors de MedESS 2013 a validé l’idée que ce secteur était un élément porteur des priorités d’inclusion économique et sociale de l’AFD.

Ces journées ont été conclues par des prises d’engagements, portant sur la poursuite de la mise en réseau des acteurs méditerranéens de l’ESS,  et sur l’essaimage et le lancement de nouvelles initiatives,  notamment au Maghreb. Pour l’AFD plusieurs dossiers concrets seront étudiés en vue de participer à cette dynamique.

Plus d’information sur le site www.medess.org/

 



L’AFD valorise les produits de terroir tunisiens

24/04/2013

Un séminaire de démarrage du projet d’Appui aux Indications Géographiques (IG) en Tunisie s’est tenu le 24 avril 2013 à Hammamet. Le projet d’un million d’euros de subvention est inscrit sur le Programme de Renforcement des Capacités commerciales (PRCC), co financé par  l’AFD et le Ministères Français des Finances.

Le projet vise la promotion des exportations agricoles tunisiennes, à travers la mise en place d’un développement agricole privilégiant la diversité et la qualité des produits de terroir tunisiens.
 

La valorisation des produits typiques et des produits de terroir par le recours à des signes distinctifs tel que les labels ou les IG permettent la réorganisation de la filière en favorisant une meilleure inclusion de la base productive. Pour les producteurs, les IG constituent une démarche permettant  de faire connaître leur production, de favoriser les contacts avec les acheteurs,  de valoriser l’originalité et la qualité des produits et d’augmenter les revenus.

Le projet d’Appui aux indications géographiques en Tunisie comprend l’accompagnement de trois IG pilotes : la Grenade de Gabès, les Dattes Deglet Nour de Tunisie et L’Huile d’Olive de Téboursouk. Outre l’obtention d’une reconnaissance internationale pour ces produits pilotes, le projet vise la capitalisation sur les démarches d’accompagnement afin d’identifier les stratégies opportunes d’intervention sur d’autres filières d’exportation ou à l’échelle nationale. Le projet comprend également un volet de renforcement institutionnel des différentes structures impliquées dans la démarche de mise en place des indications géographiques.

La convention de subvention a été signée en janvier 2012. La première année de ce projet a permis la mobilisation d’un réseau IG regroupant les structures institutionnelles concernées par les IG et les producteurs des produits pilotes dans la localité de Téboursouk et les régions de Gabes, Tozeur  et Kibili. Le projet est mis en œuvre par le Ministère de l’agriculture et réalisé avec l’appui du CIRAD (Centre de Coopération International en Recherche Agronomique pour le Développement).
 



Transport urbain et formation professionnelle au menu de la visite du Ministre Pascal Canfin à Tunis

05/04/2013

A l’occasion de sa visite à Tunis du 27 au 29 mars 2013 en marge du Forum Social Mondial, Pascal Canfin, Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, a effectué une visite de projets financés par l’AFD.

Le Ministre a d’abord emprunté, en compagnie des responsables du secteur, une ligne du métro léger de Tunis dont l’extension a été réalisée dans le cadre d’un important programme de modernisation du réseau d’un montant global de 325 M€ financé à hauteur de 40 M€ par l’Agence.

Cette extension dessert des quartiers populaires du sud du Grand Tunis. La population touchée est estimée à 120 000 personnes. Cette ligne et plus largement une partie du réseau sont équipées de rames (Citadis) fournies par Alstom et financées sur RPE (170 M€). La dernière partie du programme actuellement en cours concerne des travaux de réhabilitation de la ligne Tunis-Goulette-Marsa (TGM).

Le Ministre s’est ensuite rendu directement au centre de formation professionnelle Kabaria qui se situe sur cette ligne de métro léger et dont la construction est financée à hauteur de 7,2 millions d’euros par l’AFD en subvention à travers les fonds du développement solidaire. Il a été reçu par le Ministre de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, M. Naoufel Jemmali et ils ont parcouru ensemble l’établissement qui doit ouvrir en septembre. Ce centre a vocation à devenir un pôle de référence pour les métiers du BTP en accueillant à terme 1200 apprenants par an. L’accent sera mis sur l’innovation dans les techniques de construction, répondant aux nouvelles exigences en matière d’efficacité énergétique, de respect de l’environnement et de nouvelles normes architecturales.

Au-delà de ces deux opérations, la visite a également permis de mettre en avant les autres activités de l’AFD dans les secteurs du transport urbain et de la formation professionnelle en Tunisie.
 



Forum social mondial à Tunis

04/04/2013

L’AFD a financé la participation de 80 associations du Sud au Forum social mondial qui s’est tenu à Tunis du 26 au 30 mars derniers. Intégrés à une délégation de 300 représentants d’ONG françaises membres ou proches du Centre de recherche et d'information pour le développement (CRID), ces associations ont pu prendre part aux nombreux débats et rencontres qui se sont tenus durant cinq jours à l’université El Manar.


Cette douzième édition du FSM est la première à s’être tenue en Afrique du Nord.

Elle a réuni environ 25 000 personnes venues de 127 pays et représentant plus de 4500 organisations. Près de 1000 débats, fora, conférences, spectacles de toute nature s’y sont succédés pendant 5 jours.

Sur le site du campus universitaire, vide de ses étudiants qui étaient en vacances, des centaines d’associations y tenaient également des stands afin de favoriser les échanges informels.
 

 

De l’avis de tous, le FSM de Tunis a été salué pour la qualité de son organisation.

Les principales thématiques abordées ont concerné les droits des femmes, l’accaparement des terres, l’environnement, la cause palestinienne, les droits des migrants, ou encore les droits de l’homme.

Créé à l’origine en 2000, à l’initiative de personnalités brésiliennes et françaises (Oded Grajew, Francisco Whitaker et Bernard Cassen), comme contre-sommet de Davos, le FSM s’est tenu 4 fois au Brésil, deux fois en Asie (Inde et Pakistan), trois fois en Afrique (Nairobi, Bamako et Dakar).En Tunisie, les délégations du Maghreb et du Moyen Orient étaient fort représentées.

Le FSM est aujourd’hui le plus important rassemblement international d’organisations de la société civile, c’est un espace ouvert, sans hiérarchie, ni porte-parole, et dont l’élément fondateur est l’auto-organisation qui permet à l’ensemble des participants d’organiser des temps de rencontre et de débat.

L’ouverture du Forum a été marquée par l’Assemblée des femmes qui a réuni plusieurs centaines de femmes puis par la marche d’ouverture dans les rues de Tunis.
 



Un modèle innovant d’insertion professionnelle de la jeunesse en Méditerranée

05/03/2013

Comment améliorer l’insertion économique et sociale des jeunes, en région Méditerranée ? C’est à ce défi que tente de répondre le réseau Nouvelle Chance (MedNC), destiné à des jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification et des jeunes diplômés au chômage. Le premier centre Nouvelle Chance, à Khouribga, au Maroc, devrait accueillir mille jeunes en 2013.


Lancé à l’initiative de l’Office de Coopération Economique pour la Méditerranée et l’Orient ( OCEMO ), en partenariat avec l’ Ecole de la Deuxième chance de Marseille , il est soutenu par l’AFD.

Le taux de chômage des jeunes le plus élevé du monde
Dans les pays méditerranéens , les jeunes recherchent de plus en plus d’emplois qualifiés. En Tunisie, parmi les nouveaux entrants sur le marché du travail, les diplômés universitaires sont en effet majoritaires. Paradoxalement, le marché du travail évolue lentement et le schéma ancien d’une spécialisation en travail peu qualifié reste plus qu’actuel.
D’où un taux de chômage élevé pour la jeunesse (le plus élevé du monde), marqué par deux caractéristiques :
-    il touche plus particulièrement les jeunes diplômés du supérieur et les « drops out » (les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification)
-    il est de longue durée.
Ces deux particularités entraînent un phénomène d’exclusion sociale durable des jeunes, notamment des plus diplômés pour lesquels la file d’attente pour accéder à un travail correspondant à leurs qualifications et compétences est très longue.


Des diplômes inadaptés aux futurs emplois
Ces derniers, encore fortement attirés par les emplois publics (et la prime salariale et de stabilité qui les accompagne), se tournent vers des formations peu spécialisées préparant à des concours de recrutement généralistes. Or, les emplois à venir se trouveront davantage dans le développement du secteur privé que dans le secteur public.
Les jeunes adultes sans qualification et sans aucun soutien social public (la très grande partie n’est pas considérée comme au chômage et donc pas répertoriée) doivent quant à eux retrouver un cadre de réinsertion par la formation, le soutien social et la connivence avec les réseaux d’entreprises dont bénéficient les enfants de l’élite.


Un changement de mentalité s’impose

Un changement de mentalité s’impose afin de replacer la culture managériale de base comme un élément de culture générale et non plus comme un enseignement réservé aux formations spécialisées.
Il semble donc urgent pour les pays de :
-    Réajuster l’approche diplômante classique vers davantage de qualité ;
-    Développer une approche orientée vers des compétences plus ciblées permettant notamment d’acquérir un socle de connaissances de base en création et gestion d’entreprise.


Les écoles de la seconde chance du réseau MedNC : un modèle innovant
Ce projet a pour objectif d’adapter le modèle des écoles de la deuxième chance, d’inspiration européenne, au contexte des pays arabes : en dotant les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification et les jeunes diplômés au chômage d’un socle de compétences de base et d’un parcours pédagogique avec une expérience en entreprise,

Piloté par l’OCEMO en partenariat avec l’Ecole de la Deuxième chance de Marseille et soutenu par l’AFD, il vise à développer un réseau de dispositifs labellisés « nouvelle chance » destinés à la fois aux jeunes qui ont quitté le système scolaire sans diplôme (les drops out) et aux jeunes diplômés au chômage.
Il a pour objectif de proposer une réponse à l’ampleur du défi économique et social que représente le chômage des jeunes dans la région Méditerranée.
Ce réseau, porté par les dynamiques internes aux différents pays, se développe à ce jour avec cinq pays partenaires (Maroc, Algérie, Tunisie, Liban, Jordanie).
L’enjeu du projet MedNC est d’utiliser les acquis de l’école de la deuxième chance de Marseille et son centre de recherche pédagogique, ceux des réseaux méditerranéens d’écoles d’ingénieurs et de management ( RMEI-RMEM ), tous membres de l’OCEMO. Il s’agit de développer, en Méditerranée, un réseau de dispositifs labélisés « nouvelle chance » opérationnellement mis en place par des associations « nouvelle chance » appuyées par de grandes entreprises et/ou les pouvoirs publics.

La combinaison de l’alternance en entreprise, du suivi individualisé et d’un soutien social

Un dispositif labellisé Nouvelle Chance (école ou simple salle de classe dans un établissement déjà existant) propose notamment aux drop-outs et aux jeunes diplômés au chômage :
-    Un modèle pédagogique innovant qui allie alternance en entreprise, suivi individualisé et soutien social sur la base des principes qui fondent les écoles de la deuxième chance ;
-    Un socle de compétences de base notamment en création et gestion de petites entreprises (réalisation d’un business plan, recherche de financement, etc.) ;
-    Un appui à la création d’activités/ d’entreprises par les étudiants des écoles d’ingénieurs et de management membres du RMEI-RMEM, dans le cadre du projet « JEY – Jeunes Entrepreneurs- Entrepreneurship for Youth », projet co-piloté par le Réseau Méditerranéen des Ecoles d’Ingénieurs et de Management (RMEI-RMEM) et l’OCEMO.
 
Impacts
Le premier centre Nouvelle Chance situé à Khouribga au Maroc devrait accueillir 1000 jeunes en 2013.
Etat d’avancement (janvier 2013)
Phase de construction et développement du réseau : 2013/2015
Création officielle du réseau MedNC : le 19 octobre 2012
Le 6 avril 2012, une convention entre l’E2C Marseille, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) et l’OCEMO a été signée en vue de l’installation par l’OCP (via son programme OCP Skills) de plusieurs centres labellisés « Nouvelle Chance » dans les villes minières d’El Jadida, Khouribga et Safi.


A l’occasion de la Semaine Economique de la Méditerranée qui s’est tenue en octobre 2012 à Marseille, un MoU multilatéral concrétisant et officialisant la création du réseau MedNC a été signé le 19 octobre par les partenaires suivants :
o    Maroc : L’Association New Chance,
o    Liban : La Fondation Nouvel Horizon,
o    Tunisie : L’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises,
o    Algérie : Le Management Development International Institute,
o    L’OCEMO (Office de Coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient)
o    L’Ecole de la Deuxième Chance de Marseille
o    Le Réseau Méditerranéen des Ecoles d'Ingénieurs et de Management (RMEI-RMEM) représenté par Euromed Management

Le ministère de l’Education jordanien est également impliqué dans ce projet. Au sein du réseau, la Jordanie est représentée par Dr. Abdalla Ababneh, Président du National Center for Human Resources Development, et est à date membre associé du réseau.


En 2012, trois associations Nouvelle Chance ont été créées :
- Association Nouvelle Chance au Maroc, présidée par M. Chafiki (Directeur des Etudes et des Prévisions Financières, ministère de l’Economie et des Finances – MAROC)  ;
- Association Nouvel Horizon au Liban, présidée par M. Bifani (Directeur Général du ministère des Finances libanais- membre du conseil d’administration de la Banque Centrale au Liban)  ;
- Association Nouvelle Chance en Tunisie, présidée par M. Ben Kahla (Directeur de l’Institut supérieur de comptabilité et d'administration des entreprises) .

Le 12 décembre 2012, une convention de partenariat stratégique et financier entre l’OCEMO et l’AFD a été signée officialisant le soutien de l’AFD à ce projet.

Le premier Centre Nouvelle Chance ouvrira officiellement en avril 2013 à Khouribga, au Maroc.
Ce centre est financé et mis en place par l’Office Chérifien des Phosphates avec le soutien technique de l’E2C de Marseille et de l’association New Chance Maroc.



 
 
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