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Lutte contre la fièvre jaune : la Fondation Institut Pasteur de Dakar va se doter d’une nouvelle unité de production de vaccins

19/01/2016

Pour la fondation sénégalaise, seul producteur de vaccin pré-qualifié par l’OMS à être basé en Afrique, l'apport de l'AFD, par un prêt bonifié de 6,5 millions d’euros, va permettre de renforcer durablement la lutte contre cette maladie pour laquelle il n'existe pas de traitement.

30 000 décès dus à la fièvre jaune

L’OMS estime chaque année à 200 000 le nombre de cas de fièvre jaune et à 30 000 le nombre de décès dus à cette maladie dans le monde. Maladie hémorragique virale transmise par des moustiques infectés, la fièvre jaune est présente dans toute l’Afrique intertropicale, en Amérique du Sud et dans certaines îles de la Caraïbe. L’Afrique est cependant particulièrement touchée (90% des cas) et l’OMS estime que 610 millions de personnes dans 32 pays sont exposées à cette maladie sur ce continent.

Seule la vaccination permet de lutter contre la fièvre jaune 

Selon l'OMS, 32 pays africains sont considérés « à risque » de fièvre jaune, avec une population exposée de 610 millions de personnes, dont 219 millions en zone urbaine.Il n’existe pas de traitement et la vaccination constitue le seul moyen de lutter contre la fièvre jaune.

Or, le nombre de vaccins produits est aujourd’hui insuffisant pour pouvoir mener à terme toutes les actions de vaccination nécessaires dans les pays endémiques.


Génomes du virus de la Fièvre jaune dans des cellules de foie humain infectées
pendant 24 heures. © Institut Pasteur/Nolwenn Jouvenet

La seule unité de production basée en Afrique

La FIPD fait partie des quatre producteurs mondiaux pré-qualifiés par l’OMS pour la fabrication de ce vaccin et ce projet devrait donc permettre de renforcer durablement la lutte contre cette maladie. La FIPD est par ailleurs  la seule unité de production de ce vaccin basée en Afrique.

Le prêt de 6,5 millions d’euros accordé par l’AFD à la FIPD s’inscrit dans le cadre du projet AfricAmaril d’un coût total de 23 millions d’euros cofinancé par la Banque Islamique de Développement (BIsD) et l’Etat du Sénégal. La nouvelle unité sera installée sur un terrain de 2 ha, attribué par le Président Macky Sall, sur le site de Diamniadio à l’est de Dakar. Le futur bâtiment d’une surface d’environ 3 000 m² comprendra, une partie réservée à la production, un laboratoire de contrôle qualité, une partie administrative,  et des bâtiments annexes.

La réduction du taux d'intérêt (prise en charge par l'Etat français) - ou concessionalité - attachée au financement de l’AFD permettra de développer les activités de la FIPD sur la surveillance des arbovirus et des virus de fièvre hémorragiques et sur les réponses aux épidémies. Elle permettra également de poursuivre et d’intensifier ses actions de formation.

Les travaux débuteront fin 2016 et le bâtiment devrait être livré en mars 2019.

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La convention a été signée par Laurence Hart, directrice de l’AFD au Sénégal, et le Professeur André Spiegel, Administrateur de la Fondation Institut Pasteur de Dakar ,
en présence de Jean Félix Paganon, Ambassadeur de France au Sénégal.



Le président de la BAD à Paris pour un accord de cofinancement décisif avec l’AFD

26/11/2015

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina et la directrice générale de l'AFD, Anne Paugam,  ont signé, au siège de l’AFD  à Paris, un accord-cadre en vue d’accroitre le financement conjoint de projets en Afrique subsaharienne et en Méditerranée.

«Cet accord, le premier du genre, s’inscrit pleinement dans la Déclaration de Paris. Il favorise une meilleure coordination entre la BAD et l’AFD, simplifie les procédures et contribue ainsi à faciliter la mise en œuvre des projets par les pays bénéficiaires», a indiqué Anne Paugam.

Pour sa part, le président Adesina s’est réjoui de disposer d’un instrument qui va permettre de développer la collaboration AFD-BAD; et a souligné que le travail ne faisait que commencer. «Mon ambition est d’aider à bâtir une nouvelle Afrique caractérisée par une croissance durable et partagée, qui est unie, en paix et en sécurité, intégrée sur le plan régional et compétitive sur le plan mondial. En accord total avec les Objectifs du développement durables (ODD), cet accord va permettre à la BAD de mettre en œuvre cinq priorités majeures à savoir éclairer l’Afrique et lui donner de l’énergie; nourrir l'Afrique; intégrer l'Afrique; industrialiser l’Afrique; et améliorer la qualité de vie des peuples d'Afrique  pour renforcer le développement et la lutte contre le changement climatique sur le continent».

Libérer le potentiel de cofinancements

L’accord permettra également d’augmenter le nombre et le volume des cofinancements entre les deux institutions financières. L’enjeu, selon Anne Paugam, est de « démultiplier les ressources et mutualiser l’expertise pour répondre à l’ambitieuse feuille de route des ODD. 

La Banque africaine de développement est le premier cofinancier de l’AFD parmi les bailleurs multilatéraux régionaux. Entre 2005 et 2014, 36 projets ont été cofinancés par la Banque et l’AFD. Les deux institutions financent conjointement des projets dans les secteurs des infrastructures d’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement et l’éducation.

Incarner une nouvelle génération de bailleurs partenaires

La directrice générale  de l’AFD a rappelé que l’accord représentait «des opportunités d’activités, mais aussi des défis et une responsabilité commune pour obtenir des résultats sur le terrain et incarner une nouvelle génération de bailleurs partenaires».

La BAD et l’AFD,  engagées dans le financement du développement depuis plusieurs décennies, ont connu des transformations importantes et ont vu se préciser la convergence de leurs visions et stratégies. En matière de climat, les deux institutions se sont engagées à concilier développement et climat, à travers le financement des énergies renouvelables notamment.

«La collaboration entre la Banque africaine de développement et l’AFD témoigne, qu’au-delà des projets, une relation durable et de confiance s’instaure entre les équipes» ont conclu les deux dirigeants, avant de signer l’accord en présence de représentants des équipes opérationnelles et des partenariats de la BAD et de l’AFD, premiers impliqués dans l’opérationnalisation de l’accord.»

À propos de la Banque africaine de développement
L’accord créant la Banque africaine de développement (BAD) a été signé en 1963 et l’institution a lancé ses premières activités en 1966. Sa mission est de promouvoir une croissance économique et une réduction de la pauvreté durables en Afrique. 81 pays membres ont souscrit au capital autorisé de la BAD, dont 54 pays africains indépendants (membres régionaux) et 27 pays non africains (membres non régionaux). En vertu de l’article 8 de l’accord portant création de la BAD, la Banque peut instituer des fonds spéciaux ou assurer la gestion des fonds spéciaux destinés à servir ses fins dans le cadre de ses fonctions. Conformément à cette disposition, le Fonds africain de développement (FAD) a été créé en 1972, avec les Etats non africains, et le Fonds spécial du Nigeria (NTF), créé en 1976 avec le Gouvernement du Nigeria.
En 2014, le Groupe de la BAD a financé 232 opérations représentant au total 6,3 milliards d’euros dans les domaines de  l’infrastructure, la finance, l’agriculture et le développement rural, le secteur social, les projets intégrés, le secteur industriel et minier et l’environnement. Depuis sa création, le Groupe a financé 4 185 prêts et dons pour un total de 91 milliards d’euros. La BAD opère au plus près de ses clients car elle est représentée dans 38 pays africains.

 



Relancer une décentralisation essentielle au développement économique

27/10/2015

Le Projet d'Appui au Développement Rural au Mali a pour but de développer les territoires ruraux par le renforcement des filières agro-pastorales des régions de Ségou et Tombouctou. L'AFD apporte un nouveau et double soutien sur une décentralisation essentielle au processus de paix récemment signé.

Une priorité pour le gouvernement malien

La décentralisation constitue aujourd’hui une priorité du gouvernement malien. L’accord de paix récemment signé repose notamment sur la relance d’un processus faisant des régions les principaux moteurs du développement économique et social de leur territoire.
Le projet d'Appui au Développement Rural (PADER) s’inscrit dans cette dynamique, en transférant la maîtrise d’ouvrage aux deux collectivités territoriales et en leur donnant les moyens de sa mise en œuvre. Le projet a deux  composantes :
•    Le financement d’investissements productifs au niveau régional favorisant le développement des activités de production agricole et pastorale, d’élevage, de pêche, ainsi que les activités aval de transformation et de mise en  marché (prêt de 27 millions d'euros). Les deux régions de Ségou et Tombouctou assureront la maîtrise d’ouvrage de cette composante.
•    L’appui à l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques, le renforcement de capacités des acteurs régionaux et la coordination du programme (subvention de 6 millions d'euros). Le ministère de de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat et le ministère du Développement rural partageront la maîtrise d’ouvrage de cette composante.
Les signatures des deux conventions se sont déroulées à l'Élysée entre la directrice générale de l'AFD, Anne Paugam, le ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Igor Diarra, le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop en présence des chefs d’État malien et français.



L’Afrique sahélienne, un nouvel Afghanistan ?

16/10/2015

L'AFD accueille, le 3 novembre au Mistral, Serge Michailof qui présentera les principales conclusions de son ouvrage "Africanistan, l’Afrique en crise va-t-elle se retrouver dans nos banlieues ?"
 

Au-delà des différences géographiques et culturelles les points de similitude entre l’Afrique sahélienne et l’Afghanistan sont très inquiétants. Or l’aide internationale a échoué en Afghanistan ; est- elle également partie pour échouer au Sahel ? Les armées occidentales se sont enlisées en Afghanistan, l’armée française est-elle également condamnée à s’enliser au Sahel ? Que faire pour éviter  le destin de l’Afghanistan au Sahel qui se traduirait par un drame humanitaire et par une explosion des flux migratoires vers notre pays?

 


 
 

Serge Michailof, actuellement chercheur associé à l’IRIS, ancien directeur des opérations de l’AFD, conseiller de plusieurs gouvernements, jusqu’à tout récemment maitre de conférence à Sciences po, tente de répondre à ces questions dans son dernier ouvrage « Africanistan, l’Afrique en crise va-t-elle se retrouver dans nos banlieues ? ». Ce sont sur les principales conclusions de son ouvrage que se focaliseront les échanges durant cette rencontre.

► En vidéo, discussion autour du livre de Serge Michailof

► Cliquez ici pour vous inscrire

 

Programme


Co-organisée par l'AFD et la FERDI , cette rencontre sera introduite par Anne Paugam, directrice générale de l'AFD et animée par Patrick Guillaumont, président de la Ferdi.

Serge Michailof présentera ensuite les principales conclusions de son ouvrage avec un diaporama. Elles seront commentées et discutées par :
 

  • Tertius Zongo, ancien Premier ministre du Burkina Faso, ancien ministre des Finances, senior Fellow Ferdi
  • Alain Henry, conseiller du chef économiste de l’AFD
  • Bruno Joubert, ancien ambassadeur, ancien directeur Afrique au Ministère des affaires étrangères

     

La rencontre sera suivie d’un échange avec le public.
 
Elle se terminera par une brève présentation du groupe de travail que la Ferdi constitue pour éclairer les perspectives de développement du Sahel.
 



Être jeune en Afrique rurale - Appel à Contribution de la revue Afrique contemporaine

07/10/2015

Ce numéro d'Afrique Contemporaine sera consacré aux jeunes habitants dans l’Afrique rurale. Pour ce dossier, l'AFD invite les auteurs à faire acte de candidature en envoyant une courte note d’une page (problématique du texte, exposé du déroulé de l’argumentaire, exposé des données, des sources et terrains mobilisés) avant le 30 octobre à l'adresse indiquée ci-dessous.

 

Résumé du numéro

Ce numéro d'Afrique Contemporaine vise à  analyser les conditions de vie des jeunes qui résident aujourd'hui dans les milieux ruraux, leurs modalités d'autonomisation et leurs trajectoires familiales et économiques, notamment pour les jeunes agriculteurs (acquisition de la terre, des savoirs, nouvelles pratiques agricoles...). Ces jeunes de plus en plus instruits, de plus en plus connectés, mobilisent les moyens à leur disposition (familiaux, associatifs, étatiques) pour construire leur avenir, dans l’agriculture mais aussi dans les autres secteurs économiques.

 

Conditions de soumission

Les articles devront avoir un format de 35 000 signes espaces compris (notes de bas de page et bibliographie comprises) dans leur version destinée à la publication, ainsi qu’un court résumé de 800 signes (espaces compris), des mots clés et la biographie de l’auteur (150 signes). Les auteurs pourront intégrer à leur article des iconographies (cartes, graphiques, photos, dessins, etc.)

Ils suivront la procédure d’évaluation scientifique auprès de deux référés anonymes et du comité de lecture d’Afrique contemporaine.

La soumission des appels à propositions et des articles se fait sur la plateforme Editorial Manager à l’adresse suivante : http://www.editorialmanager.com/afriquecontemporaine/

La publication finale des articles sera conditionnée au succès de la procédure d’évaluation scientifique auprès de deux référés anonymes et du comité de lecture d’Afrique contemporaine.

Vous pouvez nous contacter pour toutes précisions aux adresses suivantes : benedicte.gastineau@ird.fr ; valerie.golaz@ined.fr et fortuiti@afd.fr .
 

Calendrier

  • Envoi de la proposition d’article : le 30 octobre 2015.
  • Réponse de la rédaction d’Afrique contemporaine aux auteurs : le 15 novembre 2015 au plus tard.
  • Envoi d’une première version des articles présélectionnés : le 15 mars 2016.
  • Publication du numéro : 4ème trimestre  2016.
     


"L'énergie des îles, de La Réunion à Maurice", Totem d'argent aux Deauville Green Awards

16/06/2015

L’AFD et le FFEM ont recueilli le 11 juin 5 récompenses aux Deauville Green Awards qui priment les meilleures productions audiovisuelles pour l’environnement et le développement durable. Plus de 300 films étaient en lice. "L'énergie des îles, de La Réunion à Maurice", film réalisé par NMC production autour d'un projet à l'initiative de l'AFD, a été récompensé d'un Totem d'argent dans la catégorie "Habitat et éco-innovation".

Au sud-est de l’Océan indien, la Réunion et l’île Maurice vivent sous l’influence du climat tropical et subissent régulièrement le passage de cyclones qui peuvent être dévastateurs. Les effets du changement climatique risquent d’augmenter la fragilité des habitants de ces territoires. Comment s’adapter ? Comment penser et construire autrement pour être plus résilient ? Quel est le rôle de l’être humain dans la planification de son avenir ?

 

 

Les Deauville Green Awards, c'est 300 films en compétition provenant de 30 pays dans le monde ! En plus de récompenser des films dans les domaines du développement durable et de l’environnement, cet événement propose de nombreuses actions à destination des festivaliers et du grand public, afin de les sensibiliser aux enjeux du développement durable.

 



 
 
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