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Afrique contemporaine n°238 | L'industrie du cinéma en Afrique, Espaces de la mémoire du génocide des Tutsis au Rwanda
Complémentaires des approches esthétiques et critiques du champ cinématographique, les recherches sur la dimension industrielle du cinéma restent rarissimes dans le cas de l’Afrique.
Afrique contemporaine décrypte les filières de cette industrie culturelle. Si l’Afrique du Sud et le Nigeria sont des exceptions, un constat s’impose : la production cinématographique du continent s’est globalement effondrée. Ce dossier de référence donne les clés pour comprendre ce phénomène et cette industrie, dont les modèles économiques sont bouleversés par la vidéo et le numérique. Alors que les modèles industriels occidentaux ne peuvent être transposés en Afrique, se pose la question de la place de l’État dans la réglementation du marché, largement marquée par la fraude et la piraterie.
Dans trois rubriques distinctes, Hélène Dumas et Rémi Korman donnent une analyse novatrice des lieux de mémoire et mémoriaux du génocide au Rwanda ; Pierre Jacquemot met en perspective cinquante ans de coopération française au développement en Afrique ; et Michel Griffon s’interroge sur les enjeux historiques pour l’agriculture africaine de l’accaparement des terres.
Renforcer la coopération économique entre les pays de l’océan Indien
L’AFD et la Commission de l’océan Indien (COI) ont signé, le 13 décembre 2011, une convention de financement de 200 000 euros qui servira à alimenter un fonds d’études et à dynamiser la coopération économique et commerciale entre les pays membres de la COI. Cette convention marque une nouvelle étape de la coopération entre la COI et l’AFD.
Ce fonds d’étude va permettre d’identifier les leviers de l’intégration régionale et d’approfondir, à travers une ou deux études, certains volets sectoriels de la coopération régionale ciblés par le Comité de pilotage sur l’espace économique et commercial (CPEEC), récemment mis en place par la COI.
La sécurité alimentaire, l’autonomie énergétique, la gestion des flux (personnes, fret…), l’environnement (déchets, eau), l’aménagement du territoire et la construction, le tourisme, la valorisation de la biodiversité marine ou encore les technologies de l’information et de la communication figurent parmi les thématiques prioritaires d’études possibles. L’objectif de l’AFD est de choisir des sujets sur lesquels il est possible d’obtenir très vite des réalisations concrètes.
Une nouvelle étape de la coopération entre la COI et l’AFD
L’AFD intervenait à travers ses différents projets, sur la préservation des biens publics mondiaux (lutte contre les pandémies, changement climatique, biodiversité). L’accent mis sur le renforcement de la coopération économique et commerciale répond aux demandes des pays membres de la COI, exprimées lors du dernier Conseil des Ministres (6 octobre 2011), et aux attentes du secteur privé. L’AFD compte d’ailleurs accorder 1,5 millions d’euros de subventions en 2012 pour animer davantage le dialogue entre la COI et le secteur privé et en faire un moteur de l’intégration régionale.
Pour mémoire, ces quatre dernières années, la France a accordé 12 millions d’euros à la COI, à travers son dispositif d’aide déployé par l’AFD, le Ministère des Affaires étrangères et européennes, le FFEM et les collectivités locales réunionnaises.
La France est aujourd’hui le deuxième partenaire financier de la COI, après l’Union Européenne.
Conférence Afrique Contemporaine "Les investissements agricoles en Afrique"
Abandonnée par l’aide publique au développement, l’agriculture des pays d’Afrique subsaharienne fait l’objet d’importants investissements à l’initiative d’acteurs publics ou privés. Au travers d’études de cas, les contributions réunies dans le numéro 237 d'Afrique contemporaine donnent un éclairage sur la nature de ces investissements et leurs conséquences en Afrique subsaharienne en termes de sécurité alimentaire et de transformations du secteur agricole. En plus d’offrir un large panorama des dynamiques à l’œuvre dans le secteur, la conférence sera l’occasion d’aborder des cas précis de projets agricoles à grande échelle comme à Madagascar et au Mali.
La revue Afrique contemporaine
a le plaisir de vous inviter à une Conférence-débat
"Les investissements agricoles en Afrique"
Le mercredi 21 décembre 2011 de 14h30 à 17h30
à l’Agence Française de Développement (AFD) – salle Jacques Alliot
7, rue Roland Barthes – 75012 PARIS
M° Gare de Lyon
Abandonnée par l’aide publique au développement, l’agriculture des pays d’Afrique subsaharienne fait l’objet d’importants investissements à l’initiative d’acteurs publics ou privés. Ces investissements aident à la transformation des processus d’élaboration des politiques agricoles et ont d’importantes implications en termes d’évolution des structures de production agricole, de revenus, d’emplois ruraux et de sécurisation foncière des producteurs ruraux. Au travers d’études de cas, les contributions réunies dans ce dossier donnent un éclairage sur la nature de ces investissements et leurs conséquences en Afrique subsaharienne en termes de sécurité alimentaire et de transformations du secteur agricole. Les conséquences des investissements dans des productions non alimentaires (agrocarburants, par exemple) dans des pays touchés par la crise alimentaire sont également posées.
La conférence présentera et discutera les articles publiés dans ce dossier. En plus d’offrir un large panorama des dynamiques à l’œuvre dans le secteur, elle sera l’occasion d’aborder des cas précis de projets agricoles à grande échelle comme à Madagascar et au Mali.
En présence de : Jean-Bernard Veron, Rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine, Pierre Jacquet, Chef des économistes de l’AFD et Directeur de publication de la revue, Perrine Burnod, chercheure au Cirad (Observatoire du foncier, Madagascar), Hermine Papazian, ingénieure agronome, François Pacquement, chargé de mission à l’Agence Française de Développement (AFD), Jean-Jacques Gabas, économiste et chercheur au Cirad, Vatche Papazian, ingénieur et membre du comité technique "Foncier et développement" (AFD), et Antonin Vergez, agronome, ingénieur des Ponts des eaux et des forêts et doctorant au CIRAD.
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Améliorer les conditions de vie dans les quartiers défavorisés de l’agglomération d’Antananarivo
Le projet Lalan Kely (ruelles d'Antananarivo) a pour objet la réalisation d’infrastructures de désenclavement et d’assainissement
Contexte
L’agglomération d’Antananarivo doit faire face à une croissance démographique parmi les plus importantes d’Afrique. Presque tous les nouveaux urbains sont pauvres, et au fur et à mesure que les quartiers défavorisés se densifient, les conditions de vie s’y détériorent en raison d’une insuffisance chronique d’infrastructures et d’équipements. On voit par exemple des quartiers proposant une borne fontaine pour 6 000 habitants, et il est difficile de pénétrer ou de sortir de certaines zones d’habitation pendant la saison des pluies tant les chemins sont impraticables.
En termes de développement économique, de santé publique ou d’apaisement des tensions sociales, la lutte contre la pauvreté et l'extrême pauvreté urbaine devient donc un enjeu national majeur, renforcé par le contexte actuel de crise politique que vient de traverser le pays. La crise sociale qui en découle se traduit en effet par une augmentation de la pauvreté, du chômage et de l'insécurité affectant les populations urbaines défavorisées, particulièrement vulnérables.
Réalisations envisagées
Le projet sera mis en œuvre dans environ 79 quartiers répartis dans 14 communes de l’agglomération, dont la principale, celle d’Antananarivo. Il concerne avant tout la construction de ruelles (Lalan Kely en malgache), environ 130 km au total. Elles seront équipées de drains permettant l’évacuation des eaux usées et pluviales, et parfois éclairées afin d’améliorer les conditions de sécurité.
En fonction des besoins de chaque quartier, le projet financera la construction ou la réhabilitation de bornes fontaines, de latrines, de blocs sanitaires, de lavoirs et de bacs à ordures. La phase de travaux, à haute intensité de main d’œuvre, permettra dans la mesure du possible l’emploi des habitants des quartiers, souvent jeunes et peu qualifiés.
La sélection des quartiers a été effectuée sur la base de différents critères reflétant leur degré de pauvreté, en particulier celui de la densité et du niveau d’équipement. Enfin, le projet ne concerne pas les quartiers situés en zones inondables ou non constructibles.
Mode opératoire
Le montant du projet est de 9 M€, dont 7,6 M€ pour les travaux. La maîtrise d’ouvrage sera assurée par le ministère de l’Aménagement du Territoire, qui la délèguera à l’AGETIPA à travers un Contrat de Maîtrise d’Ouvrage Délégué. Le projet démarrera en 2011 et s’achèvera au plus tard en 2015.
Pour bénéficier au plus grand nombre, l'ensemble des ruelles, escaliers et équipements seront construits suivant les recommandations d'Handicap International, qui a contribué à la préparation du projet dans le cadre d’une prestation financée par l’AFD. Leur entretien courant sera assuré par la mise en place d'une gestion communautaire accompagnée par les ONG et associations locales.
Le bilan des expériences de gestion communautaire précédemment menées à Antananarivo, principalement par l’ONG ENDA, sont en effet très positives, car elles contribuent entre autres à combler un vide et à lutter contre l’exclusion sociale qui touche de nombreux nouveaux urbains.
Montant total du projet : 9 M€ en subvention financé à 100 % par l’AFD
A Savoir n° 10 | Le risque prix sur les produits alimentaires importés - Outils de couverture pour l’Afrique
Alors qu’en 2011, dans le cadre de la présidence du G20, la France a fait de la lutte contre la volatilité de ces prix l’une de ses priorités, cet ouvrage propose d’identifier les mécanismes de gestion des risques prix utilisables dans les pays africains, qui méritent une attention particulière en raison de leur dépendance croissante au marché alimentaire mondial.
Questions à Bruno Vindel, coordinateur de l’étude
Comment est née l’idée de cette étude ?
Dans le cadre du G20, la présidence française a fait de la lutte contre la volatilité des prix agricoles l’une de ses priorités. Nous avons donc cherché à réaliser une étude exhaustive de toutes les solutions existantes que peuvent utiliser les pays importateurs – et les moins prospères -, pour lutter contre cette volatilité en prenant en compte les avantages et les inconvénients de chacune.
L’étude ne s’est pas cantonnée à la théorie. Pendant quatre mois, les chercheurs ont enregistré autant de retours d’expérience terrain dans les six pays concernés par l’étude : le Burkina Faso, Cameroun, l’Ethiopie, le Kenya, le Maroc et le Sénégal.
Les analyses sont pertinentes pour les principaux produits alimentaires importés du marché international (le blé, le soja, le riz, le maïs et l’huile de palme) mais peuvent s’appliquer également la volatilité des prix des produits locaux (mil, sorgho par exemple).
Quels types d’outil existe-t-il ?
Vous pouvez les rassembler en six familles :
1. La régulation par le stockage qui est un des outils privilégiés de régulation de marché et d’atténuation des risques. L’idée est de développer un instrument régionale de « communautarisation » partielle des stocks et d’inciter le stockage privé soutenu par les pouvoirs publics
2. La régulation budgétaire en développant les prêts contracycliques (qui permettent de rembourser le remboursement d’une échéance en cas de crise) et les facilités budgétaires
3. La régulation des prix. Notamment le fonds de lissage, élaboré pour réduire l’exposition des filières africaines agricoles aux fluctuations brutales des cours mondiaux
4. La régulation tarifaire
5. La régulation de type assurantiel
6. Des filets de sécurité pour les populations vulnérables
Au regard de l’étude, y a-t-il un outil qui semble meilleur que les autres ?
Non, c’est ce que révèle l’étude. Seule la combinaison d’outils est adaptée à la situation particulière de vulnérabilité d’un pays (ou d’une région) vis-à-vis des crises alimentaires et de la volatilité des prix. Au reste, ce problème concerne tout autant
Quelle est l’originalité de cette étude ?
C’est une des premières fois que l’on demande aux analystes de réfléchir à des instruments de politique alimentaire selon la méthode SWOT qui présente de façon synthétique les avantages, les faiblesses, les opportunités et les menaces liées à chaque outil (Strenght, Weaknesses, Opportinities, Threats – SWOT). Elle oblige à la concision.
Quel usage peut-il être fait de cette étude ?
Le G20 a pris la décision de développer, pour lutter contre la volatilité des prix agricoles, des instruments basés sur le marché (market based instruments) via un dispositif international de conseil aux Etats. Dans ce cadre, cette étude est opérationnelle. Elle apparaît comme un véritable manuel.
Afrique contemporaine n°237 | Investissements agricoles en Afrique, les migrants dans les villes postcoloniales d’Afrique centrale
Abandonnée par l’aide publique au développement, l’agriculture des pays d’Afrique subsaharienne fait l’objet d’importants investissements à l’initiative d’acteurs publics ou privés.
Ces investissements aident à la transformation des processus d’élaboration des politiques agricoles et ont d’importantes implications en termes d’évolution des structures de production agricole, de revenus, d’emplois ruraux et de sécurisation foncière des producteurs ruraux.
Au travers d’études de cas, les contributions réunies dans ce dossier donnent un éclairage sur la nature de ces investissements et leurs conséquences en Afrique subsaharienne en termes de sécurité alimentaire et de transformations du secteur agricole.
Les conséquences des investissements dans des productions non alimentaires (agrocarburants, par exemple) dans des pays touchés par la crise alimentaire sont également posées.

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Emission "C'est pas du vent" sur RFI, le 15 avril 2012, avec :