Depuis 1994, l’AFD intervient en Afrique du Sud avec un objectif prioritaire : le soutien à la croissance et l’accompagnement des politiques publiques en faveur du rattrapage social et économique des populations historiquement défavorisées.
À la une
Conférence : L'Afrique et les grands émergents. Quels impacts pour le continent africain ?
Depuis le début du XXle siècle, l'irruption des grands pays émergents - la Chine, l'lnde et le Brésil - transforme profondément le continent africain, et plus particulièrement l’Afrique subsaharienne.
Y-a-t-il une stratégie globale de la Chine qui, en moins de dix ans, a multiplié son commerce avec l’Afrique par dix et redessiné, grâce à ses investissements, le réseau des infrastructures africaines ?
Comment expliquer le dynamisme des entreprises indiennes, qui, à travers une gamme variée de technologies et grâce à des business models frugaux, proposent des alliances d'un type nouveau à leurs partenaires africains ?
Le Brésil est-il réellement porteur d'un modèle alternatif de développement initié par le Président Lula ? Comment est ressentie l'arrivée de ces nouveaux partenaires par les dirigeants et les populations africaines ?
Quel est l'impact réel de ces grandes puissances sur le développement africain ?
Cette conférence sera l’occasion d’aborder ces questions et d’échanger sur les dynamiques à l’œuvre dans ce rapprochement Sud- Sud. Après une présentation du dernier numéro de l’ouvrage A Savoir intitulé « L’Afrique et les grands émergents » se tiendra une discussion entre les panélistes et l’auditoire.
Afrique Contemporaine n°244 | Les classes moyennes en Afrique | Inégalités et croissance, entretien avec François Bourguignon
L’éclosion des « classes moyennes » en Afrique subsaharienne est-elle une réalité ? Le point de vue est en tout cas partagé dans de nombreuses publications spécialisées et par nombre d’analystes d’institutions financières publiques et privées.
En réunissant les analyses d’éminents spécialistes et les résultats issus d’enquêtes de terrain dans des pays aussi variés que le Togo, le Cameroun, le Mozambique, le Gabon, le Kenya, le Niger et l’Afrique du Sud, Afrique contemporaine part « à la recherche des classes moyennes » en Afrique.
La notion de « classe moyenne » est difficile à saisir et recouvre des réalités très variées. L’importance du secteur informel, le cumul systématique des activités par un même individu, la non-fiabilité des répertoires professionnels établis par les États et le poids écrasant de la pauvreté ne cessent d’en diluer l’existence.
Derrière la question délicate mais cruciale du repérage se pose celle de savoir dans quelle mesure la vitalité économique et le dynamisme démographique modifi ent la donne sociale et politique. Le processus conduit-il à la formation d’une demande solvable de biens de consommation et de services publics de meilleure qualité ?
Retrouvez la collection "Afrique contemporaine" ici
Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives Conférence le 8 février à 16h Retransmise en DIRECT
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…
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Assessing Credit Guarantee Schemes for SME, Finance in Africa - Evidence from Ghana, Kenya, South Africa and Tanzania
Angela Hansen, Ciku Kimeria, Bilha Ndirangu, Nadia Oshry and JasonWendle, Dalberg Global Development Advisors
Contact: Cécile Valadier, Research Department, AFD
The purpose of this study, focused on Ghana, Kenya, South Africa and Tanzania, is to contribute directly to the efforts of practitioners so that they can more effectively leverage SME financing, through better-functioning credit guarantee schemes, where appropriate. Our primary audience includes development and public organizations engaged in supporting SME access to finance,as well as banks and SME representatives looking to understand the nature of such efforts and the implications for their business.
France-Afrique du Sud: saisons croisées 2012-2013
La France est engagée depuis plusieurs années dans des Saisons croisées avec des partenaires internationaux majeurs, parmi lesquels la Chine, le Japon, la Turquie, la Russie, le Brésil. Avec les Saisons croisées France-Afrique du Sud 2012&2013, il s'agira d'une première en Afrique Sub-saharienne.
L'objectif de ces saisons est d'améliorer la compréhension mutuelle entre nos deux peuples et de contribuer à diversifier notre image réciproque en mettant l'accent sur la modernité et les valeurs partagées par nos pays.
Dans le cadre des saisons, l’AFD proposera deux évènements, qui permettront de mettre en valeur son action et celle de la France en Afrique du Sud.
La Saison français en Afrique du Sud 2012, c'est :
- Une période festive : un large éventail de plus de 70 projets, représentations, manifestations auront lieu dans toute l'Afrique du Sud. Les manifestations culturelles se combineront avec une grande diversité d'événements dans domaines variés : innovation, science et technologie, éducation supérieure, monde des affaires, tourisme, sport, langue français, avec l'implication de multiples acteurs.
- Une vitrine des liens nombreux existants entre la France et l'Afrique du Sud.
- Une opportunité de renforcer les collaborations existantes et de constituer un legs durable pour les deux nations.
La Saison sud-africaine en France aura lieu de mai à décembre 2013
Le fonds pour l'agriculture africaine, une première pour lutter contre la faim
Face aux menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire africaine, des partenaires européens, africains et mondiaux ont, pour la première fois, mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund, AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique et l’accroissement de la production agricole destinée à la consommation intérieure.
Des menaces de plus en plus lourdes pour la sécurité alimentaire des Africains
Les émeutes alimentaires de 2008 avaient été le révélateur des nombreux défis auxquels fait face le continent africain en matière de sécurité alimentaire :
- l' accroissement non contrôlé des populations urbaines, dépendantes des importations alimentaires soumises à la volatilité des prix des matières premières agricoles ;
- la dépendance chronique de l’aide alimentaire d’urgence, notamment dans les régions déstabilisées, comme la zone sahélienne ;
- l'accaparement des terres agricoles par des fonds d’investissement spéculatifs au détriment des intérêts des producteurs villageois ;
- le manque de volonté politique pour asseoir des stratégies régionales axées sur les filières de production paysannes ;
- le manque de ressources propres des entreprises privées agricoles et des coopératives pour accroître leur production et moderniser les filières.
Une première : le Fonds pour l'agriculture africaine
Face à ces constats, la communauté internationale s’est mobilisée à travers différentes initiatives. Pour la première fois, des partenaires européens (AFD, Union européenne, Agence Espagnole de Coopération Internationale, Coopération Italienne), des partenaires africains (BAD, BOAD, BIDC, DBSA, Fondation AGRA) et des agences des Nations Unies (FIDA, ONUDI) ont mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund ou AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique.
une palmeraie au Ghana, © Agence AFD Ghana
Anti-blanchiment et bonne gestion des terres
Cité dans la Déclaration finale du G 20 agricole en juin 2011, ce fonds panafricain, qui devrait totaliser plus de 200 millions de dollars en juillet 2012, opère sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole (production, transformation, distribution) et en priorité dans le secteur primaire (céréales, élevage, aquaculture, productions fruitières…).
Les procédures du fonds couvrent notamment le respect de normes sociales et environnementales strictes, la réalisation de diligences systématiques en matière de lutte anti-blanchiment et de corruption ainsi que l’application d’un code de bonne gestion des terres.
Déjà deux projets pour l'AAF
AAF a déjà investi dans deux projets : le premier vise à réhabiliter une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone, par un investissement de 10 millions de dollars aux côtés d’un financement de Finnfund, l'agence finlandaise de développement. En associant plus de 8 000 planteurs indépendants et en augmentant la production destinée au marché domestique, ce projet s’intègre dans l'initiative post-conflit de la communauté internationale.
Le second investissement du fonds, d’un montant de 20 millions de dollars, permettra l’extension d’une ferme de production d’œufs en Zambie et le développement de différents acteurs de la filière (depuis la production de soja pour l’alimentation des volailles, jusqu’aux points de distribution en passant par l’amélioration du stockage).
Les prochains investissements devraient intervenir notamment en Afrique de l’ouest francophone (
Côte d’Ivoire
) et dans des secteurs variés (eau minérale, sucre, protection des récoltes…).
Le fonds dispose de deux instruments plus spécifiquement orientés vers les petits producteurs ou entrepreneurs : un fonds filiale de 30 millions de dollars consacré aux PME agricoles et une facilité d’assistance technique dotée de 15 millions de dollars subventionnant l’insertion professionnelle des petits producteurs, le renforcement de capacités et le développement de services auprès des PME.

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