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L'AFD en Afrique du Sud
Depuis 1994, l’AFD intervient en Afrique du Sud avec un objectif prioritaire : le soutien à la croissance et l’accompagnement des politiques publiques en faveur du rattrapage social et économique des populations historiquement défavorisées.
À la une
Assessing Credit Guarantee Schemes for SME, Finance in Africa - Evidence from Ghana, Kenya, South Africa and Tanzania
Angela Hansen, Ciku Kimeria, Bilha Ndirangu, Nadia Oshry and JasonWendle, Dalberg Global Development Advisors
Contact: Cécile Valadier, Research Department, AFD
The purpose of this study, focused on Ghana, Kenya, South Africa and Tanzania, is to contribute directly to the efforts of practitioners so that they can more effectively leverage SME financing, through better-functioning credit guarantee schemes, where appropriate. Our primary audience includes development and public organizations engaged in supporting SME access to finance,as well as banks and SME representatives looking to understand the nature of such efforts and the implications for their business.
France-Afrique du Sud: saisons croisées 2012-2013
La France est engagée depuis plusieurs années dans des Saisons croisées avec des partenaires internationaux majeurs, parmi lesquels la Chine, le Japon, la Turquie, la Russie, le Brésil. Avec les Saisons croisées France-Afrique du Sud 2012&2013, il s'agira d'une première en Afrique Sub-saharienne.
L'objectif de ces saisons est d'améliorer la compréhension mutuelle entre nos deux peuples et de contribuer à diversifier notre image réciproque en mettant l'accent sur la modernité et les valeurs partagées par nos pays.
Dans le cadre des saisons, l’AFD proposera deux évènements, qui permettront de mettre en valeur son action et celle de la France en Afrique du Sud.
La Saison français en Afrique du Sud 2012, c'est :
- Une période festive : un large éventail de plus de 70 projets, représentations, manifestations auront lieu dans toute l'Afrique du Sud. Les manifestations culturelles se combineront avec une grande diversité d'événements dans domaines variés : innovation, science et technologie, éducation supérieure, monde des affaires, tourisme, sport, langue français, avec l'implication de multiples acteurs.
- Une vitrine des liens nombreux existants entre la France et l'Afrique du Sud.
- Une opportunité de renforcer les collaborations existantes et de constituer un legs durable pour les deux nations.
La Saison sud-africaine en France aura lieu de mai à décembre 2013
Le fonds pour l'agriculture africaine, une première pour lutter contre la faim
Face aux menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire africaine, des partenaires européens, africains et mondiaux ont, pour la première fois, mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund, AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique et l’accroissement de la production agricole destinée à la consommation intérieure.
Des menaces de plus en plus lourdes pour la sécurité alimentaire des Africains
Les émeutes alimentaires de 2008 avaient été le révélateur des nombreux défis auxquels fait face le continent africain en matière de sécurité alimentaire :
- l' accroissement non contrôlé des populations urbaines, dépendantes des importations alimentaires soumises à la volatilité des prix des matières premières agricoles ;
- la dépendance chronique de l’aide alimentaire d’urgence, notamment dans les régions déstabilisées, comme la zone sahélienne ;
- l'accaparement des terres agricoles par des fonds d’investissement spéculatifs au détriment des intérêts des producteurs villageois ;
- le manque de volonté politique pour asseoir des stratégies régionales axées sur les filières de production paysannes ;
- le manque de ressources propres des entreprises privées agricoles et des coopératives pour accroître leur production et moderniser les filières.
Une première : le Fonds pour l'agriculture africaine
Face à ces constats, la communauté internationale s’est mobilisée à travers différentes initiatives. Pour la première fois, des partenaires européens (AFD, Union européenne, Agence Espagnole de Coopération Internationale, Coopération Italienne), des partenaires africains (BAD, BOAD, BIDC, DBSA, Fondation AGRA) et des agences des Nations Unies (FIDA, ONUDI) ont mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund ou AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique.
une palmeraie au Ghana, © Agence AFD Ghana
Anti-blanchiment et bonne gestion des terres
Cité dans la Déclaration finale du G 20 agricole en juin 2011, ce fonds panafricain, qui devrait totaliser plus de 200 millions de dollars en juillet 2012, opère sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole (production, transformation, distribution) et en priorité dans le secteur primaire (céréales, élevage, aquaculture, productions fruitières…).
Les procédures du fonds couvrent notamment le respect de normes sociales et environnementales strictes, la réalisation de diligences systématiques en matière de lutte anti-blanchiment et de corruption ainsi que l’application d’un code de bonne gestion des terres.
Déjà deux projets pour l'AAF
AAF a déjà investi dans deux projets : le premier vise à réhabiliter une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone, par un investissement de 10 millions de dollars aux côtés d’un financement de Finnfund, l'agence finlandaise de développement. En associant plus de 8 000 planteurs indépendants et en augmentant la production destinée au marché domestique, ce projet s’intègre dans l'initiative post-conflit de la communauté internationale.
Le second investissement du fonds, d’un montant de 20 millions de dollars, permettra l’extension d’une ferme de production d’œufs en Zambie et le développement de différents acteurs de la filière (depuis la production de soja pour l’alimentation des volailles, jusqu’aux points de distribution en passant par l’amélioration du stockage).
Les prochains investissements devraient intervenir notamment en Afrique de l’ouest francophone (
Côte d’Ivoire
) et dans des secteurs variés (eau minérale, sucre, protection des récoltes…).
Le fonds dispose de deux instruments plus spécifiquement orientés vers les petits producteurs ou entrepreneurs : un fonds filiale de 30 millions de dollars consacré aux PME agricoles et une facilité d’assistance technique dotée de 15 millions de dollars subventionnant l’insertion professionnelle des petits producteurs, le renforcement de capacités et le développement de services auprès des PME.
Accès à l’eau et usages militants du droit - Étude de cas à Soweto
En Afrique du Sud, à la fin de l’apartheid (1994), l’une des préoccupations du nouveau gouvernement ANC est de gommer les inégalités en généralisant l’accès aux services de base. La réalisation du droit à l’eau, tel que reconnu par la nouvelle Constitution, devient ainsi l’une des priorités. En 2003, la municipalité de Johannesburg lance le projet Gcin'amanzi (OGA) dans son plus important township : Soweto. Dès ses prémices, il est l’objet de nombreuses controverses et donne lieu, en 2006, à un procès : « l’affaire Mazibuko ». Sous l'impulsion d’organisations militantes et avec le soutien d’une organisation de défense des droits humains et d’un avocat constitutionnel renommé, cinq résidents de Soweto attaquent deux aspects du projet: l’installation de compteurs à prépaiement, et la politique de l’eau gratuite, dont le volume est jugé insuffisant.
En retraçant l’histoire de cette « affaire » et en étudiant les répercussions de l’usage militant du droit sur la politique municipale de l’eau, cette étude permet d’appréhender les effets potentiels du droit à l’eau, de juger de l’effectivité de sa justiciabilité et, plus généralement, de celle des droits sociaux.
► Télécharger le document (PDF)
Pour une présentation officielle du projet, écoutez Ntshaveni Mukwevho, directeur général de Johannesburg Water, société publique qui gère l'eau de la capitale économique et acteur dans l’affaire Mazibuko relatée dans l’ouvrage. Financé par l'AFD, le projet mené par cette société consiste notamment à installer des compteurs d'eau avec système de prépaiement, à réparer les nombreuses fuites d'un réseau devenu vétuste, et à sensibiliser les usagers à un meilleur usage de l'eau. Interview réalisée durant le Forum mondial de l'eau à Marseille (en anglais).
Le programme "Gcin'amanzi" ("conservation de l'eau" en zoulou) à Soweto est l'un des plus importants projets du pays dans le domaine de l'eau. C'est un projet nécessaire dans l'Afrique du Sud post-apartheid. Depuis la fin du régime ségrégationniste, le pays cherche sa voie, entre des exigences économiques fortes et des inégalités sociales immenses qui fragilisent la nouvelle société sud africaine.
L'AFD fête ses 70 ans à Liliesleaf
L’agence de Johannesburg a fêté les 70 ans de l’AFD lundi 5 décembre en présence de M. Dov Zerah, Directeur Général de l’AFD, M. Jean-Yves Grosclaude, Directeur des opérations de l’AFD, et M. Jacques Lapouge, Ambassadeur de France en Afrique du Sud.
Afrique contemporaine n°238 | L'industrie du cinéma en Afrique, Espaces de la mémoire du génocide des Tutsis au Rwanda
Complémentaires des approches esthétiques et critiques du champ cinématographique, les recherches sur la dimension industrielle du cinéma restent rarissimes dans le cas de l’Afrique.
Afrique contemporaine décrypte les filières de cette industrie culturelle. Si l’Afrique du Sud et le Nigeria sont des exceptions, un constat s’impose : la production cinématographique du continent s’est globalement effondrée. Ce dossier de référence donne les clés pour comprendre ce phénomène et cette industrie, dont les modèles économiques sont bouleversés par la vidéo et le numérique. Alors que les modèles industriels occidentaux ne peuvent être transposés en Afrique, se pose la question de la place de l’État dans la réglementation du marché, largement marquée par la fraude et la piraterie.
Dans trois rubriques distinctes, Hélène Dumas et Rémi Korman donnent une analyse novatrice des lieux de mémoire et mémoriaux du génocide au Rwanda ; Pierre Jacquemot met en perspective cinquante ans de coopération française au développement en Afrique ; et Michel Griffon s’interroge sur les enjeux historiques pour l’agriculture africaine de l’accaparement des terres.

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