L'AFD en Afrique du Sud

Depuis 1994, l’AFD intervient en Afrique du Sud avec un objectif prioritaire : le soutien à la croissance et l’accompagnement des politiques publiques en faveur du rattrapage social et économique des populations historiquement défavorisées. 

À la une

Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Les films Sunref 1 en Afrique du Sud sont en ligne !

12/05/2016

Les films réalisés par l'agence Afrique du Sud afin de présenter les lignes de crédit Sunref financées avec ABSA, IDC et Nedbank entre 2012 et 2015 sont désormais en ligne.

L’initiative « Futurs ruraux » pour renforcer et accélérer la transformation rurale

06/05/2016

L’AFD et le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique ont signé le 6 mai une subvention de 0,5 million d’euros. Objectif : promouvoir des approches multi-sectorielles et territoriales pour réduire la pauvreté rurale et les inégalités villes-campagnes. 

 

Une nouvelle ruralité émergente en Afrique

Intervenant dans un contexte d’attention croissante des pays et de leurs partenaires pour les approches territoriales des enjeux de développement, le financement de l’AFD a pour but d’appuyer la mise en œuvre de l’initiative « Futurs ruraux » en travaillant sur deux aspects spécifiques :

  • la constitution d’une position africaine sur le développement rural et territorial ; 
  • la structuration d’une plateforme de pilotage des politiques, d’échange et d’expertise sur ce sujet aux enjeux multiples en termes d’emplois, de réduction de la pauvreté et des inégalités, de sécurité alimentaire et de gestion des ressources naturelles.

Le projet se déroulera sur un peu plus de deux ans. L’AFD contribuera à l’organisation du Forum Transforming Africa’s Rural Space through Youth Empowerment, Job Creation and Skills Development prévu en juillet 2016 à Yaoundé.


Établir  une position africaine sur le développement rural et territorial

« Futurs ruraux » devrait déboucher sur l’élaboration d’une position officielle et d’un Plan directeur (Blueprint) qui sera soumis pour approbation à l’Assemblée des Chefs d’Etats de l’Union africaine. Au-delà de cet évènement, l’AFD soutiendra notamment la production d’outils, de connaissances et la structuration d’une plateforme d’échange sur le thème du développement rural et territorial.

Le CIRAD (Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement) sera mobilisé sur la mise en œuvre de ce programme. 

Au total, avec cette signature, ce sont plus de 8 millions d’euros que l’AFD aura mis en œuvre en faveur d’initiatives NEPAD depuis 2003. 

 


Etudes de l'AFD n° 4 | Green Growth and its Implications for Public Policy. The Case of South Africa

28/04/2016

L’Afrique du Sud tire la majeure partie de son énergie du charbon, source de pollution et de réchauffement climatique. Le pays s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 42% en 2020 : comment atteindre cet objectif tout en contribuant à la croissance économique ? 

 

Mettre en place une taxe carbone en Afrique du Sud ?

L'Afrique du Sud est une économie à revenu intermédiaire avec un système énergétique basé sur le charbon générant des émissions de gaz à effet de serre très élevées, à un niveau similaire à celui des économies les plus développées.

Le pays s’est engagé à réduire significativement ses émissions de gaz à effet de serre : de 34 % en 2020 et de 42 % en 2025 par rapport à un scénario « business as usual », trajectoire conditionnée à des financements et à de l'assistance technique de la part de la communauté internationale. 

Le pays est en train de débattre activement des politiques requises pour atteindre ce but, y compris une taxe carbone. Cependant, l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre n’est pas le seul défi auquel fait face l'Afrique du Sud. 

 

La pauvreté et les inégalités persistent

Malgré les progrès significatifs dans la réduction des inégalités héritées de l'apartheid et dans l’amélioration de la qualité de vie depuis la démocratisation en 1994, le pays fait face depuis quelques années au ralentissement de sa croissance économique, à la persistance de la pauvreté  et  de grandes inégalités. Le taux de chômage est très élevé particulièrement parmi les individus moins qualifiés tandis qu'il y a un manque de travailleurs qualifiés.

 

Comment concilier efficacement croissance économique et environnement

Le rapport a pour but de fournir quelques aperçus sur l'articulation entre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre au niveau national et les défis de développement clés décrits ci-dessus. Ce rapport se concentre en particulier sur la croissance économique et le chômage, avec des discussions sur les inégalités et l’éducation.

Il est pertinent pour les débats sur "la croissance verte" d’explorer les conditions dans lesquelles les objectifs environnementaux (ici l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre) peuvent être réalisés à côté d'autres objectifs de développement clés pour l'Afrique du Sud. 

 


 
 
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