Soutenir le parc national Addo Elephant park

Appui à la création et à la gestion du Parc National d’Addo Elephant

 
En soutenant ce projet de Parc national, l'AFD contribue à la protection de la biodiversité, à la lutte contre la désertification et la dégradation des terre. Il permet enfin de valoriser la faune sauvage par le biais du tourisme.

Contexte

 
ADDO Elephant National Park se situe près de Port Elizabeth, dans la province de l’Eastern Cape. En 1931, la première zone protégée du parc est créée, avec pour objectif de protéger les éléphants menacés d’extinction suite à la déforestation.
 
A partir de la fin des années 1990 la région, une des plus pauvres d’Afrique du Sud avec 60% des individus vivant en dessous du seuil de pauvreté, connaît un déclin continu qui laisse de nombreuses fermes inoccupées et des ouvriers agricoles sans emploi. L’écotourisme et la gestion de la faune sauvage sont rapidement identifiés comme des alternatives économiques viables pour la région qui abrite une des biodiversités les plus riches d’Afrique Australe. Dans le but de favoriser ces activités génératrices de revenus et de protéger la biodiversité le gouvernement Sud Africain s’engage dans la création du Grand Parc National d'Addo Elephant, par l’extension de la zone historiquement protégée. Ce nouveau parc doit couvrir à terme plus de 400 000 hectares, dont une zone marine protégée, et constituer ainsi le troisième plus grand parc du pays. En plus de la protection de l’environnement, cette initiative contribue au développement socio-économique des communautés locales par la création de nombreux emplois.
 
Ce projet est géré par SANPark, l'établissement paragouvernemental responsable de la gestion des parcs nationaux en Afrique du Sud. SANParks fonctionne avec une contribution de 14 % de l’Etat à son budget, le reste provenant des revenus tourisme, de partenariats publics-privés et de donts nationaux ou internationaux.
 
Pour soutenir cette initiative, qui vise à la fois à conserver la biodiversité mais aussi à favoriser le développement économique et sociale des populations, l’AFD s’est associée, aux côtés de la Banque Mondiale, à SANParks et s’est engagée à financer une partie de ce projet via le Fond Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), un fond bilateral crée en 1994 par le gouvernement français suite au Sommet de la Terre à Rio et hébergé par l’Agence Française de Développement. Ce fond a vocation à promouvoir la protection de l’environnement au niveau mondial dans une logique de développement durable dans les pays en développement. 
 
Objectifs
Les objectifs finaux de ce projet sont en accords avec ceux du FFEM :
- La protection de la biodiversité en appuyant SANParks dans la création et la gestion du troisième plus grand parc national en Afrique du Sud (280.000 ha de terre et 120.000 ha de milieu marin
- Lutte contre la désertification et la dégradation des terres
- Valoriser la faune sauvage par le biais du tourisme, en alternative à l’élevage, activité traditionnelle de la région en perte de vitesse
 
Les objectifs spécifiques poursuivis par le volet financé par le FFEM sont les suivants :
- Protection de l’aire marine du parc et de sa biodiversité
- Soutien de partenariats innovants entre SANParks, les propriétaires privés et communautés locales
-  Développement des communautés locales par la création de 250 postes permanents responsables de l’administration du Parc et dans les structures annexes destinées à accueillir les touristes
-  Soutient économique à SANParks et aux autorités locales
 
 
Descriptif du projet
La contribution du FFEM au projet cible :
- Le développement des aires marines protégées
-  Le développement de la parcelle Kuzuko (16 000 ha) en finançant la mise en place d’un lodge et d’une entreprise d’écotourisme au format innovant associant le propriétaire du terrain et les communautés locales. L’objectif du montage est d’intégrer entièrement les communautés locales à la gestion du Parc en favorisant la création de micro entreprise dans les secteurs des services, du tourisme et de l’agriculture.
 
Les approches expérimentées ont pour vocation d’être reproduites dans d’autres sites en Afrique du Sud et ailleurs.
 
Impacts
Le projet contribuera de manière significative à la conservation de l'environnement mondial car l'extension du parc couvrira des écosystèmes fortement menacés. En outre, la restauration des terres incorporées dans le parc (la plupart d'entre elles ayant été dégradées par le surpâturage et les espèces invasives) aidera à améliorer le statut de conservation des espèces autochtones menacées.
L'impact du projet en termes de développement socio-économique sera significatif : depuis le commencement du projet PNAE, le niveau d’emploi dans la périphérie du parc a augmenté de 35%, ceci en raison principalement d’une augmentation marquée du tourisme local.
 
Dates et montants
Démarrage : Novembre 2007
Financement FFEM : 984 000 euros sur un budget total de 25 millions d’euros.