Moderniser les aéroports internationaux O. R. Tambo de Johannesurg et de Cape Town

Moderniser les aéroports internationaux O. R. Tambo de Johannesurg et de Cape Town

Les objectifs de ce projet : favoriser le développement du tourisme et du commerce, dans une logique de création d’emplois, renforcer le rôle des aéroports internationaux d’Afrique du Sud dans le trafic aérien régional et intercontinental et développer la coopération régionale et internationale.

 

Contexte

Le transport aérien est un contributeur essentiel aux deux priorités nationales que constituent la croissance économique et à la création d’emplois en RSA. Les chiffres retenus en termes de création d’emplois directs et indirects pour justifier une politique d’appui au transport aérien sont considérables, notamment dans le secteur touristique. Ce secteur est en effet reconnu comme l’un des secteurs les plus prometteurs tant pour l’Afrique du Sud que pour la sous-région. L’Afrique du Sud constitue la plaque tournante des flux de personnes et de marchandises en Afrique australe et joue, à ce titre, un rôle de « hub » majeur pour le trafic aérien intra- et intercontinental. Le développement des infrastructures aéroportuaires représente donc un élément essentiel pour la croissance économique du pays et celle de la région toute entière. La perspective de la coupe du monde de football en 2010 dans ce pays a contribué à renforcer l’urgence du besoin et à la réalisation d’extension et de modernisation des infrastructures aéroportuaires nationales.
Airport Company of South Africa, ACSA, est l’opérateur public des 3 aéroports internationaux de Cape Town, Johannesburg et Durban qui génère 93% de ses revenus ainsi que  de 7 autres aéroports nationaux sud-africains. Afin de réaliser les travaux de modernisation requis dans ces aéroports, ACSA a défini un plan d’investissement de 17,9 Milliards de Rands (environ 1,7 Milliards d’euros) sur la période 2008-2012.
En 2008-2009, dans un contexte de crise financière internationale, le marché financier sud-africain avait restreint son offre de financements longs au profit de financements à court terme peu adaptés aux investissements à réaliser par ACSA. L’AFD a pour mandat de soutenir la croissance sud-africaine dans cette conjoncture difficile : via ses prêts à long terme, elle contribue à réduire le déficit de liquidités pour permettre aux principaux acteurs économiques de réaliser leur stratégie de développement. Elle est donc intervenue pour la première fois comme bailleur « contra-cyclique » en accordant à ACSA un prêt sur 15 ans (dont 3 ans de différé) de 85 millions d’euros pour l’aéroport de Johannesburg. L’accord de prêt a été signé entre les deux parties le 25 février 2009. L’AFD est ensuite intervenue une seconde fois afin de contribuer à la restructuration à long-terme des financements d’ACSA pour l’aéroport de Cape Town via un prêt de 200 millions d’euros également sur 15 ans, signé le 3 mars 2011.

Objectifs
Ces financements ont permis de soutenir le programme d’investissement à long terme d’ACSA afin de :
·          favoriser le développement du tourisme et du commerce, dans une logique de création d’emplois ;
·          renforcer le rôle des aéroports internationaux d’Afrique du Sud dans le trafic aérien régional et intercontinental ;
·          développer la coopération régionale et internationale.

Descriptif du projet
Le projet consiste à participer au financement de l’extension et la mise à niveau des aéroports internationaux O.R. Tambo de Johannesburg et du Cap. Les travaux entrepris par ACSA dans le cadre de ces deux aéroports portent  notamment sur :
·          la reconfiguration et la modernisation des aérogares : mise à niveau des terminaux international et domestique, création de nouveaux terminaux dits centraux pour les passagers (CBT)
·          Le développement des voies de circulation : construction de nouveaux tarmacs, réhabilitation et extension de pistes permettant d’accueillir, dans le cas d’OR Tambo, l’Airbus A 380, le dernier avion de ligne gros-porteur d’Airbus;
·          La facilitation de l’accès : amélioration du réseau routier interne, agrandissement des parkings, rationalisation des services
 
Ces projets sont étroitement liés aux développements des transports urbains afin de faciliter l’accès et les connexions villes-aéroports. Ainsi, à OR Tambo, le nouveau terminal central accueille le « Gautrain » au sein du complexe aéroportuaire. La construction et la gestion de ce train rapide, mis en service pour la coupe du monde de football en 2010, ont été respectivement confiées aux entreprises françaises Bouygues Travaux Publics et RATP Développement. Il relie l’aéroport de Johannesburg à Sandton, quartier d’affaires de Johannesburg, et depuis juillet 2011 à Prétoria, capitale administrative de l’Afrique du Sud.

Impacts
Le projet, en favorisant le développement du trafic aérien d’affaires domestique et international et l’exploitation du marché du tourisme au niveau national, régional et international concourt significativement à la réalisation des deux priorités nationales que constituent la croissance économique et la création d’emplois. 
Le secteur touristique notamment, dont le taux de croissance est estimé à 5% par an, contribue largement à la création d’emplois, sur un mode direct et indirect : il est estimé qu’un emploi direct est créé pour environ douze nouvelles arrivées touristiques dans le pays et 1100 nouveaux emplois sont créés dans l’année qui suit la mise en place d’une nouvelle ligne aérienne internationale régulière.
Au 31 mars 2011, l’aéroport de Johannesburg est le premier aéroport africain en termes de passagers (18,6 millions) tandis que celui du Cap (8,2 millions) se classe troisième, pour une capacité totale, suite aux extensions financées, de respectivement 28 et 14 millions donnant toute latitude à ACSA pour continuer de bénéficier de l’augmentation prévue du trafic national, régional et mondial.

Dates et montants
Les deux prêts ont respectivement été octroyés le  18 décembre 2008 pour un montant de 950 millions de rands (85 millions d’euros) et le 4 novembre 2010 pour un montant de 1 milliard 950 millions de rands (200 millions d’euros).