L'AFD et le Burkina Faso
L'AFD accompagne les acteurs burkinabé dans leurs efforts pour lutter contre la pauvreté et les inégalités, promouvoir une croissance juste et inclusive, et favoriser un développement durable, respectueux de l'environnement. l'AFD apporte un appui financier et technique à l'État burkinabé, aux entreprises publiques et privées, et aux collectivités territoriales.
Les secteurs prioritaires d'intervention sont l'éducation de base et la formation professionnelle, les infrastructures urbaines et énergétiques, et l'eau et l'assainissement.
À la une
Potentiel solaire du Burkina Faso et cofinancement des bailleurs européens : une combinaison gagnante
L'AFD, la Banque Européenne d'Investissement et l'Union européenne cofinancent la construction de la première grande centrale solaire du Burkina Faso, sur le site de Zagtouli près de Ouagadougou, pour un montant total de 63 millions d'euros.
Un exemple de bonne coopération
Le commissaire européen en charge du développement, Andris Piebalgs, et le ministre burkinabé des mines, des carrières et de l’énergie, Lamoussa Salif Kabore, ont procédé à la signature d’une convention de financement, d’un montant de 25 millions d’euros, pour la construction de la première grande centrale solaire du Burkina Faso. L’AFD et la BEI, en cofinancement sur le projet à hauteur de 38 millions d’euros, ont été invitées à participer à l’événement.
Le Burkina Faso a un fort potentiel d’énergie solaire : 5,5 kilowattheures au mètre carré. Sa société nationale d’électricité, aujourd’hui contrainte de rationner ce qu’elle produit, souhaite développer le secteur des énergies renouvelable. Le commissaire Andris Piebalgs a décrit ce projet comme un exemple de bonne coopération entre l'UE et le Burkina Faso dans le domaine de l'énergie et souligné les avantages du cofinancement avec les institutions financières européennes. La contribution de l’UE, financée sur le 10ème Fed, correspond à 4% du programme indicatif national du Burkina Faso ; elle servira entre autres à couvrir les composantes d'ingénierie conseil, de renforcement de capacités, de dissémination et de sensibilisation.
Le Burkina Faso, pays pionnier
Le Burkina Faso, retenu comme pays pionnier au titre de l’initiative SE4all (Énergie durable pour tous), attend un soutien durable de l’Union européenne dans le secteur de l'énergie. Ce projet constitue par ailleurs un bon exemple de ce que peut signifier la visibilité européenne en matière de financement du développement.
burkina faso, Burkina Faso, Energie
Poursuivre les efforts en faveur de l'éducation de base
C’est « tout sourire » que s’est faite la poignée de mains entre Robert MOULIE, Directeur adjoint d’AFR et Koumba Boly Barry, ministre de l’éducation du Burkina Faso, qui a suivi la signature de convention consacrant le don de 7 millions d’euros de l’AFD destinés à l’éducation de base au Burkina Faso, ce 27 mars 2013 à Ouagadougou.
Depuis la première intervention de l’AFD pour l’éducation au Burkina Faso en 2002, c’est au total 59 millions d’euros qui ont été engagés en faveur de l’éducation de base auxquels s’ajoutent près de 7 millions d’euros pour la formation professionnelle. L’AFD contribue ainsi aux progressions spectaculaires des scolarisations observées en 10 ans.
Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives Conférence le 8 février à 16h Retransmise en DIRECT
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…
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L'AFD et la Banque Ouest-africaine de développement concluent trois nouveaux accords de coopération
Le Directeur général adjoint de l’AFD, M. Didier Mercier et le Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), M. Christian Adovelandé ont signé le 15 novembre 2012 trois nouveaux accords de coopération dans le cadre de leur 5ème rencontre annuelle.
- un accord de partenariat entre le Centre d'études financières économiques et bancaires (CEFEB) de l’AFD et la BOAD pour élargir le partenariat engagé dans le domaine de la formation, du renforcement des capacités et du développement des expertises des cadres de la BOAD ;
- une ligne de crédit de 75 millions d’euros destinée au refinancement de projets dans le cadre de l'Initiative Régionale pour l'Energie Durable (IRED) de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ;
- une subvention d'appui à la maitrise d’ouvrage dans le domaine de l’énergie de 0,5 million d’euros.
Le directeur général adjoint de l’AFD, Didier Mercier, et le président de la BOAD, Christian Adovelandé
Un accord qui marque près de 40 années de collaboration
Les deux institutions s’apprêtent à fêter, en 2013, 40 ans de partenariats financiers et techniques au service du développement de la zone UEMOA. Depuis 1973, onze lignes de crédit, concessionnelles ou non, ont été octroyées par l’AFD à la BOAD. Elles ont été accompagnées d’appuis au renforcement des capacités dans plusieurs domaines : gestion actif/passif, instruction et gestion des garanties, LAB/FT, RSE, expertise agricole, expertise énergie.
Cette collaboration a aussi permis de financer plusieurs projets de développement, notamment :
- au Sénégal : alimentation en eau potable des villes de Kaolack, Fatick, Koungheul et Ziguinchor;
- au Mali : aménagement agricole du casier de Molodo nord à l’Office du Niger ;
- en Côte d’Ivoire : aménagement hydro-agricole de M’Bahiakro;
- au Niger : l'implantation d'une cimenterie intégrée par la Société Nigérienne de Cimenterie (SNC) SA à Malbaza ;
- au Bénin : le renforcement et d’extension du système d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et ses environs;
- au Togo : la réhabilitation des infrastructures et équipements du Port Autonome de Lomé en République Togolaise ;
- au Burkina Faso : aménagement hydro-agricole du Liptako Gourma (phase 3)
- en Guinée Bissau : réhabilitation d’infrastructures.
La formation occupe également une large place dans ce partenariat. Le CEFEB accueille chaque année en formation les cadres de la BOAD.
A propos de la BOAD
La BOAD, Institution commune de financement des Etats de l’UEMOA, a pour mission aux termes de ses statuts, de promouvoir le développement équilibré de ses Etats que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo et de réaliser l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest.
La Banque intervient depuis l’origine sous forme de prêts directs à court et moyen termes, octroie des lignes de refinancement aux Banques locales pour assister les petites et moyennes entreprises, accorde des financements pour les études de faisabilité de projets ou les études d’ingénierie et garantit des emprunts obligataires. Pour faire face aux exigences du marché et mieux accompagner les Etats et le secteur privé de l’Union, la Banque a exploré d’autres axes et s’est positionné sur le court terme, l’assistance, le conseil financier, les arrangements de financement, la finance Carbone et le financement de projets éligibles au Mécanisme de Développement Propre (MDP).
Pour financer son activité, la BOAD dispose non seulement d’un réseau de coopération constitué de bailleurs de fonds internationaux, d’Etats Européens et asiatiques mais également d’un programme annuel d’émission de titres de créances. Son capital est passé de 350 en 2000 à 1050 milliards de FCFA en 2010 et ses fonds propres de 82 à 176 milliards de F CFA sur la même période. Forte de son expérience du marché financier régional, la BOAD se prépare pour une notation en vue d’accéder, à titre complémentaire, aux ressources du marché financier international. Ces différentes interventions traduisent la volonté de la BOAD de s’adapter à son environnement et de se maintenir aux côtés des populations de la zone UEMOA afin de relever les multiples défis du développement sous-régional.
Le volume des approbations de prêts depuis la mise en œuvre du plan stratégique 2009- 2013 s’élève à 504 654 M FCFA à fin septembre 2012.
Le cumul des approbations de prêts depuis 1976 de la Banque s’établit à 2227,1 MFCFA à fin septembre 2012, correspondant à 612 projets financés.
Éducation et formation en Afrique : quels enjeux ? Quels nouveaux outils ?
Où en est aujourd'hui l'Afrique subsaharienne en matière d'éducation et de formation professionnelle ? Est-elle en mesure d'accompagner ses futures générations vers l'emploi ? De quels atouts et outils dispose t-elle? Quatre experts de la division éducation (EDU) nous apportent dans une interview vidéo des éléments de réponse à travers un panorama de la problématique éducative et formative en Afrique subsaharienne.
Crédit photo : 2iE, AFD
En Afrique, les deux tiers de la population ont moins de 24 ans
L’éducation est à la fois un droit fondamental et l’une des clés du progrès social et du développement économique, essentiel à la lutte contre les inégalités. En
Afrique
, 2/3 de la population a moins de 24 ans. Cette jeunesse est l’avenir du continent, son plus grand espoir mais constitue aussi un énorme défi pour le développement puisque 20% des jeunes sont actuellement au chômage.
Cette croissance doit à tout prix rester un atout pour bâtir une Afrique innovante, productive, économiquement solide et socialement solidaire, et non devenir un obstacle à ses chantiers de développement. Pour y parvenir, il lui faut miser en priorité sur l'éducation et la formation professionnelle.
Éducation de base mais aussi formation professionnelle
Avec cette tendance démographique et la montée du chômage, il est nécessaire d'intégrer dans notre approche non seulement les préoccupations relatives à
l'éducation de base
mais également à l'enseignement secondaire, supérieur, la formation professionnelle, avec un accent mis sur
l’insertion et l’emploi des jeunes
. Face à ces défis, l'AFD au cours des dix dernières années a investi plus d'un milliard d'euros dans le secteur de l'éducation/formation, dont 2/3 sur le continent africain. Et dans les trois prochaines années, ses financements dans l'éducation devraient s'élever à plus de 500 millions d'euros, toujours majoritairement sur le continent africain.
(Synthèse de l'intervention de Virginie Bleitrach).
L’effectif scolarisé a augmenté de 31% en dix ans
Depuis une dizaine d’années, des progrès considérables ont été faits en termes d’accès à l’école primaire. L’Afrique subsaharienne a enregistré les résultats les plus importants ces dix dernières années.
Entre 1998 et 2009, l’effectif scolarisé a augmenté de 31% (soit 58 millions d'élèves supplémentaires).
En dépit de ces résultats, 1/4 des enfants qui devraient être à l’école n'est toujours pas scolarisé. C’est désormais aux autres cycles d’enseignement qu’il faut améliorer l'accès, notamment le cycle secondaire. Seuls 34% des enfants y accèdent à l'heure actuelle.
Le défi de la qualité de l'enseignement
Actuellement, 47 millions de jeunes en Afrique subsaharienne ne disposent pas des compétences de base pour lire et écrire. L’AFD s’est attachée ces dernières années à soutenir les réformes nationales éducatives en appui avec les autres partenaires techniques et financiers.
(Synthèse de l'intervention de Marion Butigieg)
La formation professionnelle est un secteur en pleine expansion dans la majorité des pays d'Afrique subsaharienne. Leurs dirigeants ont placé parmi leurs priorités la formation professionnelle et l'insertion des jeunes.
Cela dit, l'on part de loin, car beaucoup de pays ont des dispositifs de formation sous-dimensionnés, des équipements obsolètes, des formateurs n'ayant pas bénéficié de recyclage de formation continue depuis très longtemps.
Faire correspondre l'offre et la demande sur le marché du travail
Il résulte des éléments précédemment énoncés qu'un grand nombre de jeunes en fin de cursus, bien qu'effectivement formés, ont un profil en inadéquation avec les besoins du marché du travail qu'il faut, par ailleurs, identifier et anticiper. La situation est difficile, mais reste cependant encourageante puisque de nombreux pays ont mis ce point leur agenda politique.
L'AFD reçoit de plus en plus de demandes visant à réunir les conditions d'un rapprochement de la formation professionnelle et du marché de l'emploi. Cela passe par une mise en relation entre les centres professionnels et les entreprises (par le biais de partenariats publics-privés), de façon que les secondes puissent indiquer aux dispositifs de formation et d'apprentissage quels sont exactement leurs besoins de compétences actuels et les emplois à venir.
Revaloriser la formation aux métiers
Cette volonté se traduit par la mise en place de dispositifs de formations plus souples, courtes, orientées vers le métier, certifiées et reconnues et qui, de facto, vont bénéficier d'une image plus positive qu'elle ne l'est actuellement. En effet, dans ces pays, l'apprentissage ou la formation aux métiers est encore considéré comme peu valorisant par les parents et par les jeunes eux-mêmes.
Fédérer les compétences pour faire de la formation un outil complet
Dans la plupart des pays, on peut constater que seulement 5% du budget de l'Éducation nationale est alloué à la formation professionnelle. Ce qui est totalement insuffisant. Pour relever ces défis, nous essayons de travailler en synergie avec d'autres types de compétences que les nôtres - la formation professionnelle n'étant qu'un outil dans le paysage de l'aide au développement. Il faut des synergies avec, par exemple, les départements et les divisions qui s'occupent de l'appui au secteur privé et de la microfinance, ou encore les départements spécialisés dans l'appui au développement agricole et aux métiers en milieu rural.
L'AFD a appuyé un peu plus de 60 projets dans une quinzaine de pays pour un montant d'environ 280 millions d'euros et la demande est de plus en plus forte.
(Synthèse de l'intervention de Christian Fusillier)
Les NTIC, une solution pour améliorer l'accès et la qualité de l'éducation et de la formation ?
De manière générale, les problèmes identifiés ont trait à la qualité de l'éducation, au delà de l'accès proprement dit, et à l'adéquation des formations avec les besoins des secteurs productifs. À l'AFD, nous sommes convaincus que les outils numériques sont tout à fait adaptés au développement et à l'amélioration de la qualité de l'éducation et de la formation en Afrique. Aujourd'hui, beaucoup de freins sont levés. Le taux de pénétration du téléphone mobile en dix ans est considérable. On était au début des années 2000 à 10% de taux de couverture géographique en Afrique subsaharienne. Aujourd'hui, nous sommes à 80%. Cela représente par ailleurs 30 % de la population.
L'investissement dans les NTIC, un indicateur de performance des systèmes éducatifs ?
L'OCDE élabore des études et tests de performances des élèves, le PISA (acronyme de "Programme for International Student Assessment "), en français, "Programme international pour le suivi des acquis des élèves". Celui-ci montre que les pays qui utilisent de manière poussée les outils numériques sont les plus performants. Les jeunes Finlandais qui bénéficient d'un ordinateur pour deux élèves au collège sont les premiers en maths au test PISA, les Sud-Coréens, très bien équipés également, sont seconds alors que les français arrivent au 17ème rang parmi la soixantaine de pays évalués.
L'investissement dans les technologies joue un rôle déterminant dans les performances des élèves et donc des systèmes éducatifs. En Corée du sud, pays qui a fortement investi pour ses technologies en éducation dès le début des années 90, les enseignants utilisent les TIC pour enseigner. Avec l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), nous mettons en place des programmes et des dispositifs pour accompagner et sensibiliser les enseignants à la prise des nouvelles technologies de l'information
Trop de projets isolés, pas assez de coordination
Il existe aujourd'hui beaucoup de projets pilotes sans suite, sans écho du fait d'un manque de coordination entre les bailleurs de fonds et les programmes sectoriels de l'éducation mis en oeuvre par les gouvernements. Cette coordination est pourtant une condition pour que ces projets puissent être déployés à l'échelle d'un pays ou d'un système éducatif.
L'AFD a donc réuni un groupe de travail avec des bailleurs de fonds, des utilisateurs du sud, des universitaires et des chercheurs pour essayer de formuler des propositions qui aideront à passer du stade de l'expérimentation des projets à leur mise en oeuvre effective dans les systèmes éducatifs africains.
(Synthèse de l'intervention de Jean-Christophe Maurin)
Séminaire collaboratif sur l’accès à l’éducation et la formation par les TIC en Afrique subsaharienne : Des pistes de partenariat et de projets innovants à explorer
Comment créer, par le biais des TIC, une nouvelle dynamique en Afrique subsaharienne dans les domaines de l’éducation de base, de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle?
Un séminaire sur invitation organisé par l’AFD, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), Orange et la Fondation World Wide Web, les 4 et 5 octobre 2012 au siège de l'AUF, entend explorer les pistes de réflexion déployées par un groupe d'étude formé en septembre 2011.
Plaider pour davantage de partenariats Nord-Sud et public-privé (PPP)
Les nouvelles technologies de l’information pour l’éducation (TICE) sont porteuses de perspectives pour le continent africain, lequel s’ouvre lentement mais sûrement aux autoroutes de l’information et voit sa jeunesse manifester un intérêt certain pour les multiples possibilités offertes par les technologies numériques.
L’objectif de ce séminaire est, en outre, de consolider les mises en réseau des acteurs de ce secteur, d’identifier les partenariats innovants et les possibles financements de projets éducatifs à fort potentiel.
Dans leur démarche, la division Éducation et Formation professionnelle de l’AFD et les autres organisateurs souhaitent réaffirmer un fort ancrage du Sud à travers la participation à distance et en multiplex des campus numériques de l’AUF répartis sur 6 pays africains. Outre les deux partenaires que sont Orange et l’AUF, de nombreuses autres entreprises, organisations et opérateurs de la Francophonie prennent part à l’événement : Alcatel, la Fondation World Wide Web, l’UNESCO, l’Alliance française, TV5, la Chambre de commerce de Paris, les ONG concernées (Gret, Aide & Action, etc.). L'intervention de directeurs d’entreprises, recteurs d’université, éditeurs et hauts-fonctionnaire de l’éducation du Sénégal, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire et de Madagascar est également prévue.
Le séminaire doit permettre de croiser et d’harmoniser le niveau d’information entre ces acteurs aux parcours et horizons divers, de confronter les visions de chacun pour définir des thématiques communes, et enfin, de faciliter le réseautage et la mise en place de partenariats innovants.
Des tables rondes pour évoquer les opportunités et les premiers retours d'expériences de terrain
Le séminaire se base sur les travaux d’un groupe de réflexion pluridisciplinaire composé de différents acteurs (entreprises du secteur des TIC ou de l’édition, organismes de formation, institutions internationales, ONG) qui s’est reuni à quatre reprises depuis sa formation septembre 2011.
Deux expérimentations très récentes sont respectivement conduites et en cours de gestation à Madagascar et au Niger. La première, mise en œuvre depuis juillet 2012, cible la formation des enseignants via la mise à disposition de téléphones mobiles (basiques) dotés d’une carte SIM de 4 Go et d’une fonction MP3 (permettant l’accès à des ressources audio destinées notamment à l’enseignement du français). Le téléphone sert également à suivre le paiement des salaires des enseignants, à mettre en relation des enseignants via un réseau social, et à assurer une assistance grâce à un numéro vert en cas de problème. Le projet est financé par l’AFD, mené par l’AUF (en tant que partenaire technique) et l’OIF.
La deuxième expérimentation en gestation a pour but de mettre des tablettes à bas prix à disposition des élèves des collèges défavorisés du Niger (principe du cartable numérique). Ce projet soulève différentes questions inhérentes à la gestion du matériel défectueux, l’acceptation et la maîtrise de ces nouveaux outils, l’alimentation régulière en contenus pédagogiques par les différents acteurs.
L’une des ambitions majeures de cette rencontre est de faire en sorte que les projets pilotes TICE mis en oeuvre puissent inspirer des initiatives similaires dans d’autres pays subsahariens et sur le reste du continent.
