L'AFD et le Burkina Faso

L'AFD accompagne les acteurs burkinabé dans leurs efforts pour lutter contre la pauvreté et les inégalités, promouvoir une croissance juste et inclusive, et favoriser un développement durable, respectueux de l'environnement. l'AFD apporte un appui financier et technique à l'État burkinabé, aux entreprises publiques et privées, et aux collectivités territoriales.

Les secteurs prioritaires d'intervention sont l'éducation de base et la formation professionnelle, les infrastructures urbaines et hydrauliques, et le développement rural.  

À la une

[COP21] L’Afrique face au défi climatique : la France renforce les moyens d’action de l'AFD

02/12/2015

A l’occasion du sommet "Défi climatique et solutions africaines", le Président de la République française a confirmé, le 1er décembre, la hausse des financements de l’aide publique bilatérale en faveur de la lutte contre les changements climatiques de 3 à 5 milliards d’euros d’ici 2020, dont une part très substantielle en faveur de l’Afrique.

 

Il a en conséquence annoncé que la France, à travers l’Agence Française de Développement, consacrera à l’accès à l’énergie durable de l’Afrique 6 milliards d’euros entre 2016 et 2020, dont au moins 2 milliards pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD déclare : « À travers l’annonce du Président de la République, la France accroît considérablement la capacité d’action de l’AFD, particulièrement auprès des pays les plus affectés par le dérèglement climatique. L’AFD voit amplifié son rôle d’acteur bilatéral clé pour le financement du développement et de la lutte contre le changement climatique en Afrique continentale. En renforçant l’investissement dans les zones les plus vulnérables, c’est aussi la France qui sort renforcée dans sa capacité à mettre en œuvre les nouveaux objectifs de développement durable. »

 

Acteur-pivot de la politique française d’aide publique au développement, l’AFD poursuivra le déploiement de sa politique volontariste en faveur du climat : depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets de développement qui ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique pour atteindre en 2014, 53 % des financements de l’AFD dans les pays en développement.

Elle mettra en œuvre l’annonce du président de la République dès 2016, à travers le financement de centrales d’énergies renouvelables (solaires, éoliennes, géothermie et biomasse), comme elle le fait déjà au Maroc, Kenya, Djibouti, Afrique du Sud, et Burkina Faso…. Elle financera également des projets de mise à niveau des réseaux ou d’électrification à travers différentes solutions d’extension de réseaux ou de de systèmes individuels. De nouveaux projets sont déjà en préparation dans les pays tels que l’Egypte, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Guinée.

En matière d’adaptation au changement climatique, le Président a annoncé le triplement des financements annuels de la France à horizon 2020 ; l’AFD sera un acteur majeur de sa mise en œuvre.
Par ailleurs, l’AFD accompagnera les pays africains et des pays les moins avancés dans le déploiement de leurs contributions décidées au niveau national (INDC) et des accords issus de la COP21, entre 2016 et 2018.
 



Un appui innovant à la sécurité alimentaire au Burkina Faso

09/07/2015
Pour améliorer la sécurité alimentaire des populations de l’est du pays, le gouvernement burkinabè réalise des investissements sécurisés par une réforme foncière ambitieuse. Innovation importante : les activités seront décidées et pilotées par les collectivités territoriales.
Anticiper les aléas économiques et les conséquences du changement climatique

Principale activité économique du Burkina Faso (30% du PIB, 77% de la population est rurale), l’agriculture joue un rôle moteur dans la croissance du pays. 
Cependant, la pression démographique, notamment dans la région de l’Est, pourrait entrainer une dégradation très forte et rapide des conditions d’exercice de l’activité agricole et ruiner le potentiel existant. A l’heure actuelle, 35% des ménages de la région Est seraient déjà exposés à une insécurité alimentaire chronique.  
Renforcer les systèmes agro-pastoraux, en améliorant leur productivité et leur résilience face aux risques climatiques et économiques, tout en sécurisant la gestion de l’espace et l’utilisation du foncier, est donc une priorité pour garantir la sécurité alimentaire des populations. 
 
Donner aux collectivités de nouveaux moyens d’action

Pour répondre à ces enjeux, le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire a choisi de s’appuyer sur les collectivités territoriales qui ont mandat sur le développement économique local et le foncier. La coopération française et l’AFD en particulier ont fortement contribué à l’accompagnement du processus de décentralisation au Burkina Faso et à l’émergence de la loi de réforme foncière. Ce projet s’inscrit donc dans une longue histoire de collaboration franco-burkinabè sur le sujet en donnant aux collectivités de nouveaux moyens d’exercer leurs prérogatives.
 
Conseil agricole, infrastructures, réforme foncière et planification

Le projet a pour objectifs spécifiques :
- d’améliorer les conditions de production et de commercialisation des produits de l’agriculture et de l’élevage par la création et la réhabilitation d’infrastructures rurales (périmètres irrigués, aménagements de bas-fonds, bâtiments de stockage, puits pastoraux, pistes rurales, etc.) ;
- d’augmenter la productivité des systèmes de production agro-pastoraux et des filières agricoles et d’élevage (conseil agricole aux producteurs et aux organisations professionnelles, promotion des techniques d’agro-écologie incluant la conservation des eaux et des sols, appui à la transformation, etc.) ;
- de contribuer à une gestion durable et sécurisée des ressources naturelles et des terres agricoles, en renforçant l’application de la loi foncière en milieu rural et la planification locale du développement économique (appui à l’élaboration des plans de développement communaux, à la mise en place des services fonciers ruraux, à la délivrance d’attestation de possession foncière, etc.).
Chacun de ces objectifs correspond à une composante technique, auxquelles s’ajoute une composante de coordination du projet et d’appuis aux maîtrises d’ouvrage.  En effet les communes mais aussi le ministère de l’agriculture et ses services déconcentrés ont besoin d’être renforcés sur les plans technique, financier et méthodologique.


Santé au Sahel : l’AFD, la Fondation Bill & Melinda Gates et Gavi s’engagent ensemble pour renforcer la vaccination dans six pays de la région du Sahel

25/06/2015

L'AFD,  Gavi, l’Alliance du Vaccin et la Fondation Bill & Melinda Gates  ont signé aujourd’hui, au Quai d’Orsay, en présence de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international et d'Annick Girardin, secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, un partenariat innovant d’un montant de 100 M€, destiné à accroitre la couverture vaccinale dans six pays francophones de la zone sahélienne : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.

Cet accord de financement tripartite facilitera l’introduction de nouveaux vaccins ainsi que le renouvellement des programmes existants et le renforcement des systèmes de santé dans les pays concernés. Grâce aux efforts de ces pays, la couverture vaccinale s’est sensiblement améliorée ces 10 dernières années mais la proportion d’enfants ayant reçu une vaccination de base complète est encore insuffisante. 


Crédit : Fred Tissandier

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international a déclaré : "La santé occupe une place importante au sein de notre action internationale : non seulement parce qu’elle constitue une composante essentielle du développement,  mais aussi parce qu’elle est étroitement liée aux droits de l’homme et à la sécurité des populations - enjeux sur lesquels notre diplomatie est fortement mobilisée. Je me félicite de l’inauguration de ce  partenariat qui vise à renforcer les programmes de vaccination et les systèmes de santé dans six pays du Sahel et qui démontre que des "coalitions d’acteurs" peuvent être mises en place au service du développement."

Selon Anne Paugam, Directrice Générale de l’AFD,  "dans un contexte en forte mutation, l’AFD est engagée dans la recherche de mécanismes innovants, en développant de nouveaux partenariats et de nouveaux instruments, pour mobiliser des sources de financements additionnelles. L’AFD se félicite donc de cette première opération avec la Fondation Bill & Melinda Gates et Gavi, qui permettra d’améliorer la santé des populations des six pays ciblés et de contribuer à la sécurité sanitaire régionale."
 
"Gavi remercie la France ainsi que la Fondation Bill & Melinda Gates pour cet investissement par la voie de l’AFD qui contribuera à protéger 15 millions d’enfants contre des maladies évitables par la vaccination et sauver ainsi un demi-million de vies," a souligné le Dr Seth Berkley, Directeur exécutif de Gavi. "Ce partenariat innovant démontre une nouvelle fois l’engagement fort de la France en faveur de la santé mondiale et du développement des pays les plus fragiles." 
 
Bill Gates, Co-Président de la Fondation Bill & Melinda Gates, a déclaré : "Une nouvelle fois, la France s’engage au sein du programme de vaccination Gavi pour que des centaines de millions d’enfants puissent être immunisés et grandir en bonne santé.  La France a toujours joué un rôle pionnier dans le financement des programmes pour l’amélioration des systèmes de santé. Malgré un contexte économique difficile, la France réaffirme aujourd’hui son engagement en faveur de la solidarité internationale."
 
La France a réaffirmé son soutien à Gavi lors de la conférence de reconstitution de ses ressources, le 27 janvier dernier à Berlin, où la secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie, Annick Girardin, a annoncé cette initiative pilote de 100 millions d’euros en parallèle d’un nouvel engagement de 150 millions dans la Facilité internationale de financement pour la vaccination (IFFIm). Cette conférence a permis de lever 7,5 milliards US$ pour lancer des campagnes de vaccination efficaces et préparer l’avenir. 
 
 
Gavi, l’Alliance du Vaccin, est un partenariat public-privé qui a pour mission de sauver la vie des enfants et de protéger la santé des populations en élargissant l’accès à la vaccination dans les pays pauvres. L’Alliance réunit les gouvernements de pays donateurs et de pays en développement, l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF, la Banque mondiale, l’industrie pharmaceutique, des instituts techniques et de recherche, des organisations de la société civile, la Fondation Bill & Melinda Gates ainsi que d’autres partenaires du secteur privé. Gavi a mis en œuvre un certain nombre de mécanismes innovants, dont le cofinancement par les pays bénéficiaires, afin de garantir un financement durable et un approvisionnement adéquat en vaccins de qualité. Depuis 2000, 500 millions d’enfants ont été vaccinés et près de 7 millions de décès prématurés évités grâce aux programmes financés par GAVI.
Pour en savoir plus, visitez le site ►  www.gavialliance.org
 
► Animée par la conviction que toutes les vies ont la même valeur, la Fondation Bill et Melinda Gates œuvre pour que chaque individu puisse mener une vie productive, en bonne santé. Dans les pays en développement, elle tente principalement d’améliorer la santé des personnes et de leur donner une chance de se sortir de la faim et de la misère. Aux États-Unis, elle cherche à s’assurer que l'ensemble des individus, en particulier les plus démunis, aient accès aux opportunités nécessaires à leur réussitescolaire et personnelle. Basée à Seattle, dans l’État de Washington, la fondation est dirigée par son PDG, Dr. Susan Desmond-Hellmann, et son coprésident, William H. Gates Sr., sous la direction de Bill et Melinda Gates et de Warren Buffett.
Pour en savoir plus, visitez le site ►  http://www.gatesfoundation.org/

 



Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



Premier crédit en faveur de la "Facilité énergie durable" en Afrique de l'ouest

16/09/2014

Face à la crise croissante de l’énergie que connaît l’Afrique de l’Ouest depuis le milieu des années 2000, le premier prêt dans le cadre du projet SUNREF va contribuer à financer des investissements d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable de petite taille dans les pays de la zone.

Une demande croissante, une offre d'énergie fossile aux coûts élevés
 
L’Afrique de l’ouest connaît une crise croissante de l’énergie depuis le milieu des années 2000. Les capacités d’approvisionnement et les investissements réalisés dans le secteur ne permettent pas de répondre à une demande croissante en énergie, notamment en milieu urbain.
 
L’augmentation des importations d’énergie fossile fragilise également la santé financière de certains pays de la région et le développement de moyens de production d’énergie alternatifs et durables constitue pour ces États un sujet majeur.
 
Dans ce contexte, SUNREF contribue à soulager ces contraintes en finançant des investissements d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable de petite taille dans un certain nombre de pays de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Le projet comporte deux composantes essentielles.
 
Il met tout d’abord à la disposition des institutions financières locales, telles que Oragroup SA, une ligne de crédit de 30 millions d’euros en vue de financer des projets répondant à des critères d’éligibilité précis.

Aider les porteurs de projet à accéder aux financements bancaires
 
Le projet comprend par ailleurs un programme d’assistance technique, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et par l’Union européenne (Infrastructure Trust Fund), visant à faciliter l’accès aux financements bancaires pour les porteurs de projets et l’instruction technique des dossiers par les banques partenaires.
 
Echange des documents entre Patrick Mestrallet, directeur général Oragroup (à droite),
et Yves Boudot, chef Projets AFD.
 
 
La convention de prêt a été signée le 29 août dernier entre l’AFD et Oragroup SA, holding du groupe bancaire Orabank, pour un montant de 5 M€, soit environ 3,28 milliards de FCFA.
 
 
 


L’AFD et le CIRAD lancent Challenge Climat, un concours international sur l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique

09/09/2014

Appel à projets lancé au Forum mondial Convergences les 8, 9 et 10 septembre 2014

L’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) lancent le premier concours international « Challenge Climat Agriculture et Forêts », encourageant l’innovation agricole et forestière face au dérèglement climatique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD et Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD présentent le 9 septembre 2014 ce concours lors de la 7e édition du Forum Mondial Convergences qui réunit les acteurs publics, privés et solidaires mobilisés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Parce que le dérèglement climatique est un enjeu majeur pour l’agriculture et une menace pour la sécurité alimentaire mondiale, comme pour l’éradication de la pauvreté, l’Agence Française de Développement et le Cirad lancent le concours « Challenge climat Agriculture et forêts ». L’AFD est particulièrement impliquée dans le soutien aux pays en voie de développement dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pour le Cirad, la thématique du changement climatique est au cœur, depuis plus de 15 ans, des travaux de recherche menés avec ses partenaires du Sud pour permettre l’adaptation des agricultures de ces pays à cette contrainte majeure.

Ce concours international vise à encourager l’innovation, accélérer le transfert et la diffusion de technologies et savoir-faire, qui sont indispensables à l’émergence des réponses novatrices à imaginer pour l’avenir. Il permettra de soutenir la créativité et le succès de projets exemplaires, portés par des candidats d’Afrique, de Méditerranée, d’Asie d’Amérique Latine et de l'Outre-mer français : acteur individuel, organisation paysanne, institution financière, acteur du secteur économique et social, collectivités et territoires.

Quatre catégories de projets y sont mises en avant :

  • atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage
  • atténuation du dérèglement climatique dans le secteur de la forêt
  • substitution et transformation de produits agricoles et sylvicoles
  • adaptation au dérèglement climatique et gestion de la ressource eau

 

Les projets devront être déposés jusqu’au 1er décembre 2014 sur le site Internet dédié au concours, www.challenge-climat.com, via l’interface de candidature en ligne.

 

L’innovation : une nouvelle approche de la mobilisation des acteurs

Les innovations techniques, méthodologiques ou opérationnelles créant de nouvelles dynamiques locales ainsi que les démarches d’économies inclusives seront valorisées. Elles permettent aux acteurs et exploitations agricoles familiales d’adapter leurs pratiques au dérèglement climatique, tout en assurant une progression de leurs niveau et qualité de vie.

 

150 dossiers pré-sélectionnés, 12 projets majeurs retenus, 4 lauréats récompensés

Une sélection de 150 projets déposés sera établie sur la base de leur impact de l’innovation sur le climat, leur faisabilité, viabilité, et possibilité de réplication, ainsi que leur utilité et cohérence globale. Un comité de sélection composé d’experts du secteur du développement retiendra 12 innovations majeures transmises au jury final.

« Ce concours constitue une opportunité de mobiliser et de fédérer les énergies du Nord et du Sud autour des moyens innovants à mettre en œuvre pour soutenir le développement durable. L’agriculture et la forêt sont deux secteurs clés, porteurs d’innovations face au dérèglement climatique et de solutions face au défi majeur de la sécurité alimentaire mondiale. C’est pourquoi je suis très heureuse de lancer Challenge Climat en partenariat avec le Cirad » déclare Anne Paugam, Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD).

« Ce concours est l’occasion de mettre en valeur les innovations issues des travaux de recherche sur l’agriculture dite « climato-intelligente » ou « climate-smart agriculture ». Ces nouvelles pratiques agricoles doivent permettre de répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au changement climatique et de l’augmentation durable de la production en favorisant le développement de l’emploi en milieu rural. Elles sont notamment vitales pour l’avenir des agricultures familiales mais aussi pour penser et construire le monde de demain, selon les principes du développement durable. », précise Michel Eddi, Président-Directeur général du CIRAD.

 

Remise des prix par un jury de prestige au Salon International de l’Agriculture 2015

Les 12 porteurs de projets innovants seront invités en France à présenter leur projet lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à Paris à l’occasion du Salon international de l’agriculture (21 février au 1er mars 2015).

 

Le jury final comprend des personnalités du domaine de l’innovation et de l’investissement social et économique parmi lesquelles :

  • Brice Lalonde : Conseiller Spécial Global Compact Nations Unies, ex- sous-secrétaire général de l’ONU ; ancien secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.
  • Navi Radjou : consultant en innovation dans la Silicon Valley, père du concept du Jugaad et de l’innovation frugale.
  • Ibrahima Coulibaly : Ambassadeur auprès de l’ONU de l’Année International de l’Agriculture Familiale, Vice-président ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes d’Afrique de l’Ouest), Président CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du Mali).
  • Jean-Christophe Debar : Directeur de la fondation FARM (Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde).

 

Pour Brice Lalonde, Président du Jury : « L’humanité fait face à l’un de ses plus grands défis, comment assurer un développement pour tous, sans nuire à la planète. Dans ce défi, l’agriculture a toute sa part et il se pourrait bien que les solutions viennent des pays du Sud, dont la force créative n’est plus à démontrer. Je suis donc fier à travers ce challenge, de contribuer à faire émerger les solutions qui nous permettront de nourrir le monde tout en protégeant la nature, mère des récoltes futures. »

Pour en savoir plus sur :
Challenge Climat agriculture et forêts : www.challenge-climat.com
Le Cirad : www.cirad.fr
Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI) : www.diplomatie.gouv.fr



 
 
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