L'AFD et le Burkina Faso

L'AFD accompagne les acteurs burkinabé dans leurs efforts pour lutter contre la pauvreté et les inégalités, promouvoir une croissance juste et inclusive, et favoriser un développement durable, respectueux de l'environnement. l'AFD apporte un appui financier et technique à l'État burkinabé, aux entreprises publiques et privées, et aux collectivités territoriales.

Les secteurs prioritaires d'intervention sont l'éducation de base et la formation professionnelle, les infrastructures urbaines et hydrauliques, et le développement rural.  

À la une

Un nouveau soutien pour augmenter la production en eau potable à Ouagadougou

30/11/2013
Pour améliorer l'accès à l'eau potable à Ouagadougou, dont la population devrait doubler d'ici 2030, l'AFD soutient l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) avec la signature du prêt « Ziga II » d'un montant de 30 millions d'euros.

Quatrième prêt à taux réduit accordé par l’AFD à l’ONEA, ce financement permettra de doubler la capacité de production d’eau potable à Ouagadougou de plus de 90 000 m3/jour, et d'étendre l’accès à l’eau potable dans les quartiers périphériques de Ouagadougou. 

La population de Ouagadougou doublera d’ici 2030, ce qui suscite des besoins constants d’amélioration et d’extension de ses infrastructures et services, en particulier dans le secteur de l’eau. Ce projet est ainsi essentiel d'autant plus que la croissance de la population ouagalaise atteint un taux annuel de plus 7%, et que le développement urbain est soutenu et mal maitrisé.

d'un coût total de 158,5 millions d'euros, le projet est cofinancé par la Banque européenne d'investissement (BEI) et bénéficie de financements parallèles de l' Association internationale de développement (IDA), l'ONEA et de fonds arabes.

La qualité et le professionnalisme de l’ONEA contribueront par ailleurs, à établir une gestion durable et fiable du secteur. L’Office représente en effet aujourd’hui une référence en Afrique et au niveau international.

Le président du conseil d’administration de l’ONEA, M. Lassané Kabore, a signé la convention du prêt « Ziga II » le 6 novembre 2013 après l'accord de l'AFD le 16 octobre 2013. Ce partenariat emblématique avait été annoncée le 28 novembre 2013 par le ministre Pascal Canfin lors de la signature du DCP France-Burkina. Elle perpétue la relation qu’entretient l’AFD avec l’ONEA depuis plusieurs décennies.


L'AFD présente au Sommet de Varsovie, du 11 au 22 novembre 2013, participe aux négociations internationales sur le climat

11/11/2013

Du 11 au 22 novembre 2013, Varsovie accueille le Sommet international sur le climat (COP 19). La communauté internationale s’y retrouve autour de la question du réchauffement climatique. L’enjeu de cette édition 2013 est double : préparer les conditions permettant d’aboutir à un accord international durable, engageant juridiquement tous les pays, et avancer sur la question du financement des actions « Climat » en précisant le calendrier d’abondement et de démarrage effectif du fonds vert prévus en 2014.

L’AFD, acteur financier majeur de la lutte contre le réchauffement climatique

Avec plus de 12 milliards d’euros octroyés depuis 2005 pour des activités ayant un co-bénéfice positif sur l’enjeu climatique, l’AFD compte parmi les premiers bailleurs de fonds internationaux de la lutte contre le réchauffement climatique. En 2012, le groupe AFD a autorisé l’engagement de 2,4 milliards d’euros de projets « climat » dans les pays en développement.

À Varsovie, l’AFD sera membre de la délégation française et apportera son expérience du terrain et sa connaissance des enjeux Nord-Sud. Conduite par Jean-Yves Grosclaude, Directeur exécutif de la stratégie, la délégation comptera divers experts de plusieurs services de l’AFD et du FFEM, et sera coordonnée par Pierre Forestier, responsable de la Division climat de l’AFD.

Pierre Forestier rappelle : « La COP 19 est une étape incontournable dans le cycle de négociation « Climat ». L’enjeu est fondamental pour les économies, avec des implications majeures sur les modèles de développement et les modes de vie. Il faut démontrer que, saisies à temps, des solutions positives existent pour traiter la question climat sans réduire les ambitions de développement de chacun des pays. »

Les experts climat de l’AFD seront à Varsovie pendant toute la durée du Sommet et disponible pour vous apporter un point de vue d’expert sur :

  • le financement de la lutte contre le réchauffement climatique et plus particulièrement le fonctionnement du Fonds Vert,
  • les enjeux climatiques Nord-Sud,
  • l’Afrique, les pays émergents,
  • la mesure de l’impact climat.

 

Les trois piliers de la stratégie climat-développement de l’AFD pour la période 2012-2016


Pour mener à bien cette mission, l’AFD s’est dotée d’une stratégie climat, assortie d’un plan d’action 2012-2016 qui repose sur trois piliers :

  • un engagement financier pérenne et ambitieux en faveur du climat représentant 50% des octrois de l’AFD dans les pays en développement et 30% des octrois de sa filiale PROPARCO en faveur du secteur privé;
  • une estimation d’impact des projets : une mesure systématique de l’empreinte carbone des projets financés selon une méthodologie robuste et transparente;
  • une politique de sélectivité des projets au regard de leur impact sur le climat, tenant compte du niveau de développement des pays concernés.

Pour se faire, l’AFD a à sa disposition toute une palette d’outils lui permettant d’apporter une réponse adaptée à la situation rencontrée que ce soit de l’aide budgétaire sectorielle à un plan « climat », des outils de marché (fonds propres, mezzanine, prêts, garanties), des instruments de prêts concessionnels ou encore des dons.

La stratégie climat de l’AFD comprend également une approche différenciée selon les géographies :

  • dans les pays émergents d’Asie et d’Amérique latine : l’AFD intervient en priorité sur l’appui aux trajectoires de développement sobres en carbone, via notamment le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, dans plusieurs domaines : transports urbains, collectivités locales, forêts.
  • en Méditerranée, les projets climat constituent autant d’opportunités pour construire les éléments structurants de son développement durable et résilient au changement climatique (énergie sobre en carbone, ville et transport durables, gestion de l’eau).
  • en Afrique subsaharienne et dans les PMA : les interventions climat ont pour priorité de participer à l’adaptation des économies et des sociétés de ces pays aux effets du changement climatique, mais également de valoriser les potentiels de ces régions en matière d’énergies renouvelables.


Parmi les projets emblématiques récents soutenus par l’AFD en matière de lutte contre le réchauffement climatique :

  • financer les investissements des entreprises dans l’efficacité énergétique en Turquie : en 2011, l’AFD a accordé une ligne de crédit de 50M€ à la Türkiye Kalkinma Bankasi pour financer des projets d’efficacité énergétique.
  • développer des dispositifs de gestion et de couverture des risques climatiques agricoles dans les pays d’Afrique de l’Ouest : l’AFD a contribué en 2012, à hauteur de 1M€, au programme de recherches, initiatives et projets pilotes menés par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et par PlaNet Guarantee pour le développement de l’assurance récolte indicielle au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso et au Bénin.
  • accompagner une gestion durable des ressources en eau du Maroc : aux côtés de la coopération allemande (KfW), l’AFD a octroyé en 2012 un prêt de 30M€ à l’Office national d’électricité et d’eau potable pour la réalisation de son programme de recherche de fuites et de réhabilitation des réseaux d’adduction d’eau potable de 30 petites et moyennes villes du Maroc dans un but d’adaptation au changement climatique.
  • produire de l’énergie renouvelable et non émissive en Afrique du Sud : dans ce pays à forte intensité énergétique dont le mix est caractérisé par la prépondérance du charbon, l’AFD a octroyé en 2012 un financement de 100M€ afin de participer à la construction d’une centrale solaire à concentration (CSP) d’une puissance de 100 MW avec un récepteur sur tour centrale et un système de stockage thermique permettant de générer de l’électricité en continu. Sa mise en service est prévue en 2018, et il s’agira de la première centrale solaire de ce type et avec ce niveau de capacité de production en Afrique subsaharienne.
  • préserver la biodiversité du Pacifique sud: en partenariat avec le secrétariat général de la communauté du Pacifique (CPS) en Nouvelle Calédonie, le FFEM et l’AFD ont contribué en 2012 et 2013, à hauteur de 1,5M€ chacun, à la mise en œuvre du projet RESCCUE, qui vise à améliorer la résilience des écosystèmes terrestres et marins du Pacifique face aux changements climatiques, par le renforcement de capacité des communautés et la mise en place de paiements pour le maintien des services éco-systémiques, sur des sites représentatifs de la diversité socio-économique, écologique, géographique et culturelle du Pacifique, à Fidji, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et au Vanuatu.
  • soutenir le développement urbain durable en Inde : en 2012, l’AFD a accordé un prêt de 110 M€ en cofinancement avec la coopération japonaise (JICA) et la Banque asiatique de développement pour équiper Bangalore d’une centaine de kilomètres de rails. En 2017, le métro devrait acheminer quotidiennement 1,5 million de personnes et permettre ainsi à la ville de faire face à sa forte croissance démographique en décongestionnant les réseaux de transport existants. Grâce au report modal et à la densification urbaine, la construction du métro devrait permettre d’éviter l’équivalent de 230 000 tonnes de CO2 par an.


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Cliquez ici pour consulter l’ensemble des initiatives de l’AFD en matière de lutte contre le réchauffement climatique  disponibles sur le portail climat .






 



De nouveaux financements pour le secteur agricole et agro-alimentaire africain

16/10/2013

Le fonds africain pour l’agriculture, premier fonds d’investissement essentiellement consacré à la production alimentaire pour l’Afrique sub-saharienne, vient d’achever sa seconde levée de fonds à hauteur de 243 millions de dollars. Le fonds, à la création duquel l'AFD a beaucoup contribué et dans lequel elle est très investie, va ainsi pouvoir ainsi financer de nouveaux projets, toujours avec des procédures environnementales et sociales exigeantes.

Des capitaux pour l’agriculture

Le fonds africain pour l'agriculture (African Agriculture Fund, AAF) est destiné au renforcement des capitaux propres des entreprises agricoles. Les investissements prioritaires doivent porter sur la production alimentaire, principalement à destination des consommations locales, la distribution des produits alimentaires et les services liés sur l’ensemble du continent africain.

Avec des investissements compris entre 5 et 20 millions de dollars, le fonds opère ainsi sur l’ensemble de la chaîne de valeur alimentaire :
 - L’agriculture primaire est comprise comme le spectre complet des activités agricoles incluant les cultures vivrières (produits amylacés, protéagineux, oléagineux, fruits, légumes, sucre), l’élevage (œuf, lait, viandes) et l’aquaculture;
- L’agriculture secondaire inclut les minoteries (blé et maïs), les huileries, les sucreries, les provenderies, les boissons, la transformation agro-alimentaire et les emballages;
 - L’agriculture tertiaire inclut les infrastructures, la logistique, le stockage, les semences, la sous-traitance, la protection des cultures, et les engrais.

Une structure actionnariale innovante

L’AAF présente une structure capitalistique unique avec différentes catégories d’actions, permettant d’associer, au sein d’un même fonds, des institutions de développement qui acceptent une rentabilité différée, et des investisseurs privés attirés par des perspectives de rentabilité plus favorables compte tenu des risques associés au secteur. Les bailleurs de fonds tel que l'AFD jouent ainsi pleinement leur rôle en assurant un effet de levier pour attirer des ressources privées et maximiser les montants investis sur des projets agricoles et agro-alimentaires en Afrique.

Une gouvernance socialement responsable

Le fonds a des procédures environnementales et sociales contraignantes et mises en œuvre par le gestionnaire avec l’aide notamment d’un consultant indépendant ; une procédure relative à la lutte contre la corruption et le blanchiment ; une politique en matière de gestion des terres ; et enfin, un guide de bonnes pratiques sur les questions fiscales.

 
Quelques exemples de projets

Le fonds poursuit un rythme d’investissement satisfaisant avec quatre transactions finalisées à ce jour : un investissement en août 2011 aux côtés de  Finnfund pour la reconstruction d’une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone (Goldtree) ; un investissement en avril 2012 en Zambie pour le développement d’une entreprise de production d’œufs (Golden Lay) ; un investissement en décembre 2012 en RDC pour une entreprise cherchant notamment à réhabiliter une plantation de palmiers à huile (Feronia), et enfin un investissement en février 2013 en Côte d’Ivoire pour le développement et la diversification d’une entreprise d’eau minérale (CBC).

AAF a également réalisé trois investissements via sa filiale AAF PME : une ferme mixte au Cameroun, une entreprise zimbabwéenne spécialisée dans plusieurs cultures végétales, notamment les citrons, et une entreprise malgache productrice d’engrais biologique.

L'équipe

Le fonds est géré par Phatisa Fund Managers composé d’une équipe anglophone et francophone experte du capital investissement et du secteur agricole et agroalimentaire. Phatisa dispose de plateformes à Johannesburg, Nairobi, Lusaka, Maurice et Accra et les premiers investissements réalisés témoignent de sa capacité à intervenir sur l’ensemble du continent.

Les deux outils complémentaires du fonds

Le fonds AAF PME
Par une dotation initiale de 30 millions de dollars, l’AAF a créé une filiale « AAF PME » chargée, selon la même thèse d’investissement et le même mode de gouvernance, de réaliser des investissements de taille plus petite (entre 150 000 dollars et 4 millions de dollars) dans des PME. Sa gestion a été confiée à Databank Agrifund Manager, dont les équipes sont présentes à Johannesburg et Accra.

La facilité d’assistance technique
Avec l’appui de la fondation AGRA, de la coopération italienne et de l’ONUDI, le FIDA a conçu et mis en place une facilité d’assistance technique dotée d’une subvention de 14 millions de dollars, en grande partie apportée par l’Union Européenne. Celle-ci vise à (i) renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises et des petits exploitants agricoles, (ii) insérer les producteurs villageois dans les grandes filières agro-industrielles (organisation et structuration des filières), et (iii) améliorer leurs accès aux marchés et aux financements afin d’accroître leur productivité et leurs revenus.
La facilité d’assistance technique est mise en œuvre sur le terrain par l’ONG Technoserve qui réalise l’évaluation des programmes d’appui et de renforcement de capacité en articulation avec les diligences des deux gestionnaires de fonds. Sur la base des recommandations de Technoserve, le comité technique de la facilité, composé des donateurs, décide en tout indépendance de l’allocation des subventions.


Concernant la facilité d’assistance technique, les premières opérations ont démarré début 2013 avec le financement d’études (réhabilitation des routes d’accès aux plantations en Sierra Leone, étude sur les acteurs de la filière avicole à la base de la pyramide en Zambie) et le financement de programmes d’assistance technique (au Cameroun, assistance en agronomie ; en Zambie, assistance technique de deux ans destinée aux producteurs de soja ; en Sierra Leone, programme de soutien de 4 000 petits planteurs afin de faciliter l’accès aux intrants et d’améliorer le rendement et le transport des productions).

La part de l'AFD dans ce fonds d'investissement
Le groupe AFD a investi 40 M$ (30M$ AFD et 10M$ via FISEA) dans le fonds. 
Si elle ne décide pas des investissements qui sont de la responsabilité du gestionnaire, l’AFD est impliquée à plusieurs niveaux dans les instances de gouvernance (conseil de surveillance du fonds AAF, conseil de surveillance du fonds AAF PME et comité de la facilité d’assistance technique).

 

A propos de l'AAF
Promu, à la suite des directives de l’Aquila, dans le cadre d’un partenariat entre des institutions financières de développement européennes (Groupe Agence Française de Développement et Agence Espagnole pour la Coopération et le Développement International), des banques de développement africaines (Banque Africaine de Développement, Development  Bank of Southern Africa, Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO, Banque Ouest africaine de Développement) ainsi que le FIDA et la Fondation AGRA, le fonds a été incorporé en novembre 2010 à la suite de sa première levée de fonds à hauteur de 151 millions de dollars.
De nouveaux investisseurs institutionnels (FMO et le Fonds des pays de l’OPEP, OFID) ainsi que des investisseurs privés (entreprise, fonds d’investissement et banque) ont rejoint le fonds qui bénéficie par ailleurs d’un prêt de 50 millions de dollars de l’Overseas Private Investment Corporation (Etats-Unis).

Pour aller plus loin

Site internet du fonds AAF
Site internet du fonds AAF PME
Site internet de la facilité d’assistance technique



Forum AFRIQUE 100 innovations pour un développement durable

16/09/2013

La France soutient les innovations au service du développement durable en Afrique 

Parce qu’une des clés du développement durable réside dans l’innovation, le Ministère des affaires étrangères, sous l’impulsion du Ministre délégué chargé du Développement, Pascal Canfin, lance l’initiative : Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable, en partenariat avec l’AFD.  

 

Pour la première fois, la France organise un événement entièrement destiné à soutenir et à aider à la diffusion d’innovations pour le développement durable, portées par des innovateurs africains, dans de nombreux domaines : la santé, l’environnement, l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’éducation, l’égalité femmes-hommes, les nouvelles technologies ou encore l’appui aux entreprises…

 
Ce forum donnera lieu à un événement à Paris, le 5 décembre 2013, en amont du sommet de l’Elysée pour la Paix et la sécurité en Afrique, qui permettra aux innovateurs sélectionnés de présenter leurs innovations et de les mettre en relation avec des partenaires financiers, des créateurs d'entreprises, des scientifiques, des ONG…
 
Inventions scientifiques, création de micro-entreprises, découvertes innovantes, innovations sociales, recyclage de matières premières….  Autant d’innovations initiées en Afrique qui pourront ainsi trouver soutien et diffusion lors de leur présentation au  « Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable ». 
Afin de proposer leur innovation au comité de sélection, constitué d’un panel de personnalités et d’experts renommés comme Esther Duflo,  les porteurs de projets sont invités, dès aujourd’hui et jusqu’au 15 octobre,  à remplir un dossier de candidature en ligne.
 

> Accéder au formulaire

 
 
« A chacun de mes déplacements en Afrique, je suis frappé par le nombre d'entrepreneurs, d'agriculteurs, de chercheurs, d'ONG qui chaque jour innovent, trouvent des solutions pour permettre un développement nouveau. Ces innovatrices et innovateurs inventent l’Afrique de demain, lui ouvrent un nouvel horizon soutenable et prometteur, et il s’agit pour la France de contribuer à l’élargissement de cet horizon. Leurs innovations méritent d'être connues, soutenues, et leurs auteurs mis en relation avec des scientifiques, des partenaires financiers, des créateurs d'entreprises. C'est aussi le rôle de la France de créer des passerelles avec tout celles et ceux qui innovent, qui créent de la richesse, de l'emploi, autour de projets concrets qui permettent et permettront au plus grand nombre de sortir de la pauvreté. »  souligne Pascal Canfin, Ministre délégué chargé du développement. 
 
Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD ajoute : « Je me réjouis de voir l’AFD associée à l’organisation du Forum Afrique - 100 innovations pour un développement durable. Le continent dans sa diversité est en pleine transformation. Il est confronté à des enjeux qui nécessitent des solutions nouvelles. Les intervenants publics et privés africains sont porteurs d’initiatives pour accompagner un développement économique et humain durable. Cette créativité doit être encouragée et promue là où c’est nécessaire. C’est aussi le rôle de l’Agence Française de Développement. »
Au-delà des qualités d’entreprenariat et de viabilité économique, les projets seront choisis pour leurs contributions au développement durable et leurs dimensions sociales et environnementales.
 
LES MODALITÉS PRATIQUES
 
Pour postuler, les candidats doivent remplir les critères de sélection suivants :
  • Être citoyen(ne) d’un pays d’Afrique (pays d’Afrique du Nord inclus) ;
  • être résident (e) sur le continent africain ;
  • avoir développé et mis en œuvre une innovation (sociale, écologique, technologique, financière, économique, etc.) qui répond aux objectifs du développement durable ;
  • présenter une innovation qui doit avoir déjà été réalisée ou expérimentée (au moins à l’échelle locale).
Les étapes-clés :
  1. 15/10/2013 : date limite de dépôts des dossiers
  2. 05/12/2013: présentation des projets lors du Forum Afrique
 
Un panel d’experts 
 
Sur les 100 projets, 21 seront sélectionnés par un panel composé de grandes figures du développement : Winnie Byanyima, Directrice exécutive d’Oxfam International ; Jean-Michel Séverino, ancien Directeur Général de l’AFD, aujourd’hui gérant d’une société de gestion de fonds consacrée aux PME d'Afrique subsaharienne ; Esther Duflo,économiste, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT) où elle détient la « chaire Abdul LatifJameel sur la réduction de la pauvreté et l'économie du développement » et Malamine Koné, fondateur et PDG d’Airness.


Nouveau numéro de la lettre "Au sud du Sahara" - Produire et accéder à une énergie durable au sud du Sahara

29/08/2013

Au sud du Sahara est la lettre du département Afrique de l’AFD. Tous les trois mois, elle rassemble dans un format synthétique les contributions d’experts de l’AFD qu’ils soient à son siège parisien ou dans l’une de ses 30 agences africains sur une thématique qui fait l’actualité des enjeux économiques et sociaux des pays d’Afrique subsaharienne. Ce nouveau numéro aborde le thème de la production et de l'accès à une énergie durable au sud du Sahara.

Le président américain Barack Obama a annoncé cet été une initiative américaine en faveur du financement de l’accès à l’électricité en Afrique, au sud du Sahara. Cette annonce fait suite à l’initiative des Nations Unies : Sustainable Energy for all, et aux efforts concertés des Etats, des acteurs privées et des bailleurs de fonds depuis quelques années pour faire face à ce défi prioritaire.

Près de  600  millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité. La capacité de production totale d’électricité des 49 pays de l’Afrique subsaharienne hors Afrique du Sud atteint 28 gigawatts (GW), soit la capacité de l'Argentine. Le rattrapage de cette fracture énergétique nécessite des investissements de près de 300 milliards de dollars d’ici 2030. La durabilité économique, sociale et environnementale des modèles énergétiques choisis pour relever ce défi est le sujet du dernier numéro de la lettre Au sud du Sahara.

 

Les contributeurs de ce nouveau numéro sont :

  • Energie : fracture multiple, Yves Boudot, directeur du département Afrique de l’AFD
  • L’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne, Rima le Coguic, responsable adjointe de la division transport et énergie durable de l’AFD
  • L’hydroélectricité en Afrique ; potentiels avérés et risques à maîtriser, Christian de Gromard, référent Energie à la division Transport et Energie Durable de l’AFD et Jean-Noël Roulleau, responsable de la division d’appui environnemental et social de l’AFD
  • Vers des politiques publiques de promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ? , Maitane Concellon, chargée de mission à l’agence AFD de Nairobi et Damien Navizet, chef du Bureau Changement Climatique et Maîtrise de l'Energie Direction des Affaires Européennes et Internationales au Ministère de l'Ecologie du Développement Durable et de l'Energie
  • Les banques commerciales, un levier de soutien à la transition énergétique, Céline Bernadat, chef de projet au sein de la division Institutions financières et appui au secteur privé de l’AFD

 

En sept pages, et dans un format numérique librement téléchargeable, Au sud du Sahara propose un éditorial, un dossier thématique et un agenda africain. Il suffit, pour la recevoir tous les trois mois, de s’abonner en ligne sur le site Internet de l’AFD directement sur cette page.
 



9 millions d'euros pour la santé des mères et des enfants burkinabé

18/07/2013

Pour appuyer la politique nationale en faveur de la santé maternelle et infantile, l’AFD a signé une convention de 9 millions d’euros le 16 juillet dernier.

Le taux de mortalité maternelle au Burkina avoisine les 341 décès pour 100 000 naissances vivantes, tandis que le taux de mortalité infantile s’élève à 65% selon l’ Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En outre, le maintien d’une fécondité élevée (5,8 enfants par femme) altère les efforts consentis en faveur des services sociaux de base.

Dans ce contexte, la subvention de l’AFD permettra d’améliorer l’offre et la demande de services de santé maternelle et infanto-juvénile, et de planification familiale. Elle contribuera également à promouvoir les droits des femmes en matière de santé reproductive, afin d’accompagner la transition démographique du pays.
 

Une mise en oeuvre transversale

La maîtrise d’ouvrage du projet sera confiée au  Programme d’Appui au développement sanitaire (PADS) du ministère de la Santé. Appuyé par plusieurs bailleurs, ce dispositif vise à financer des interventions prioritaires à gain rapide, sur la base d’une approche sectorielle et d’une planification décentralisée. La mise en œuvre sera assurée conjointement par les ministères : de la Santé, de la Promotion de la femme et du genre, ainsi que de l’Economie et des finances. Chaque ministre a tenu à assister à la signature de cette convention qui consacre la dimension transversale des questions de santé maternelle et infantile. Cet apport concrétise, par ailleurs, les engagements de la France pris à Muskoka et à Ouagadougou pour soutenir les politiques nationales de santé et de population.



 
   
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