L'AFD et le Burkina Faso

L'AFD accompagne les acteurs burkinabé dans leurs efforts pour lutter contre la pauvreté et les inégalités, promouvoir une croissance juste et inclusive, et favoriser un développement durable, respectueux de l'environnement. l'AFD apporte un appui financier et technique à l'État burkinabé, aux entreprises publiques et privées, et aux collectivités territoriales.

Les secteurs prioritaires d'intervention sont l'éducation de base et la formation professionnelle, les infrastructures urbaines et hydrauliques, et le développement rural.  

À la une

Favoriser l’insertion professionnelle
de 42 000 jeunes par la formation professionnelle

10/07/2012

Afin de mettre en oeuvre le programme de renforcement de l'enseignement et de la formation technique et professionnelle, et permettre notamment une meilleure orientation des jeunes vers des secteurs porteurs de l’économie, une convention de subvention a été signée entre l'AFD et le ministère de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l'Emploi.

 

Moderniser l'appareil de formation pour répondre efficacement aux besoins de l'économie

Le Gouvernement burkinabé a adopté, fin 2010, le Plan d’action pour l’enseignement et la formation professionnelle et technique (PA-EFTP) pour la période 2011-2015. Celui-ci renforce le processus de repositionnement de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle (EFTP) amorcé par le Gouvernement burkinabé afin de renforcer le lien entre croissance et emploi des jeunes, et bénéficiant de l'accompagnement de l'AFD depuis 2007. 

Fruit d’un dialogue étroit entre les différents acteurs du secteur, le plan d'action se veut la traduction opérationnelle de la politique sectorielle validée en 2008, et entend résoudre les nombreuses lacunes diagnostiquées en amont telles que le manque de formateurs qualifiés, l'obsolescence des centres, la rigidité de l’appareil public de formation, le pilotage défaillant, l'éparpillement et le manque de cohérence de l’offre, l'inadéquation des programmes avec les profils professionnels et les besoins de l’économie.

Le ministère de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi (MJFPE) est chargé de la mise en œuvre du PA-EFTP.

 
Un diplômé de l'école d'ingénieurs 2IE déjà en activité professionnelle, pour la
construction de la tour de contrôle de l’aéroport de Bobo Dioulasso. Crédit photo : Bruno Barbey pour Magnum Photos

 

Répondre au défis concordant de la croissance et de l'emploi des jeunes

L'AFD a appuyé le processus d'élaboration de ce plan d'action dont l'objectif de répondre aux défis de la croissance économique et de l’emploi, en particulier celui des jeunes. Celle-ci a octroyé une subvention d'un montant de 5M€ pour financer un programme d’appui à la mise en œuvre du PA-EFTP (la convention a été signée le 21 juin dernier par les deux parties).

Ce programme prévoit un ensemble d’activités cohérentes à même de mieux orienter la formation des jeunes vers les besoins en compétences des acteurs économiques, en priorité dans certains secteurs porteurs de l’économie (filières agro-sylvo-pastorales et BTP).

 

 
Laboratoire biomasse, énergie et carburant à 2iE. Crédit photo : Bruno Barbey pour Magnum Photos

 

Améliorer la qualité des formations dispensées

Le programme d'appui de l'AFD est destiné à renforcer le Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage (FAFPA) – l’instrument principal de financement du secteur – en appuyant son développement organisationnel et sa capacité à cibler ses appuis de façon plus prospective et stratégique. Ce programme s’inscrit dans le cadre d’un Protocole de Financement Conjoint (PFC), auxquels les coopérations luxembourgeoise et autrichienne sont également parties prenantes, en tant que cofinanceurs. 

En parallèle, le programme prévoit des activités tendant à l’amélioration de la qualité des formations dispensées à travers la révision des référentiels, le renforcement des compétences en matière d’ingénierie de formation, le soutien à l’innovation, etc.

Il a également vocation à favoriser les initiatives conjointes entre opérateurs économiques et promoteurs de formation, afin d’améliorer l’adéquation emploi-formation.

En définitive, à travers le renouvellement de l’offre de formation, ce programme devrait contribuer à favoriser l’insertion professionnelle de près de 42.000 jeunes.

 
 
Jeunes en séance de formation pratique en mécanique au Centre d'education de Base non formel (CEBNF) soutenu par l'AFD. Crédit photo : Bruno Barbey pour Magnum Photos

 

Crédit vignette de l'article : Bruno Barbey pour Magnum Photos



L’accaparement des terres, une menace pour l’agriculture familiale africaine ? Le point de vue d’Ibrahima Coulibaly

28/05/2012

Dans cet entretien accordé à l'AFD en mai 2012, Ibrahima Coulibaly, président de la Coordination nationale des organisations paysannes du Mali (CNOP-Mali) et vice-président du ROPPA (Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest), évoque la menace que représente l'acquisition des terres à grande échelle pour l'agriculture familiale africaine.

Quelles menaces l'acquisition rapide et à grande échelle fait-elle peser sur les exploitations d’Afrique de l’Ouest ?

La situation des exploitations familiales en Afrique de l’Ouest est rendue très difficile, du fait notamment des tensions que connaît actuellement le secteur foncier. Depuis la crise alimentaire de 2008, les petits, moyens et gros acquéreurs ont compris que la terre a désormais une grande valeur et que l’alimentation est en passe de devenir un enjeu majeur pour l'avenir. Il en a résulté une accélération desdites tensions, une course aux acquisitions foncières, phénomène communément appelé « accaparement des terres ». Quelle que soit la taille des acquéreurs, ce schéma se vérifie dans la plupart des pays de la région. Face à cette situation, les exploitations familiales sont hélas très mal préparées, ce qui entraîne un processus de marginalisation voire de sortie de l’agriculture pour beaucoup de ces petits exploitants agricoles, avec entre autres conséquences logiques, un phénomène d'exode rural.

Que peuvent faire les organisations paysannes pour remédier à ce problème ?

Les organisations paysannes agissent à plusieurs niveaux. Elles s'engagent à renforcer les capacités de leurs membres afin de les aider à défendre leurs terres, d'une part face aux acquéreurs qui tentent de les convaincre de les vendre, d'autre part face aux acteurs étatiques qui veulent s'accaparer ces terres dans l'intention de les céder ensuite à des investisseurs privés.

C'est dans ce contexte que les organisations paysannes mènent des actions de plaidoyer et de lobbying en vue de sensibiliser les autorités sur l’importance de la mise en oeuvre de politiques publiques qui reconnaîtraient pleinement le rôle et la place de l’agriculture familiale. Il s'agit, en effet, du premier secteur créateur d’emploi en Afrique, puisqu'il concerne environ 75% de la population.

Ces familles subsistent exclusivement des produits de leurs propres exploitations, sans bénéficier du soutien ou de subventions de l'Etat. Le discours général des gouvernements tend malheureusement à marginaliser ce type d’agriculture, qu'ils considèrent comme une forme "archaïque", incapable de s’insérer dans les marchés dits modernes au profit des plus gros exploitants, lesquels sont capables de fournir ces mêmes marchés avec des garanties sûres, notamment en termes de prévisibilité et de stabilité de la production. Ce choix revient à minorer voire ignorer l'importance de l'agriculture familiale et vivrière en tant que facteur important de stabilité sociale et économique dans les pays d'Afrique subsaharienne.

Quel rôle pourraient jouer les partenaires comme l’AFD pour renforcer les organisations paysannes dans cette mobilisation ?


Les partenaires au développement ont un rôle extrêmement important dans la mesure où ils participent activement au financement des politiques publiques dans nos pays depuis des décennies. Les bailleurs de fond, notamment, ont un rôle essentiel mais l'on ne peut plus continuer dans la logique de l’aide budgétaire directe aux gouvernements. Il faut orienter cette aide vers les organisations locales, ce qui sera en définitive beaucoup moins couteux et plus efficace.

Force est de constater aujourd'hui que les méthodes de financement actuelles ont rendu peu de services aux petits exploitants agricoles, et ont eu peu de prise sur les difficultés et obstacles rencontrés par ceux-ci au quotidien. Il est donc impératif d'inventer d'autres méthodes d'intervention ciblant prioritairement et directement les vrais problèmes et défis, notamment en termes d'accès aux équipements de base qui leur permettraient d'être opérationnels et de faire face aux aléas climatiques, d'accès à la formation et aux marchés locaux, de valorisation de leur production et de conservation de leur outil de production. Il n'y a guère de solution viable en dehors de celle-ci.

Si l'agriculture familiale est négligée et, à terme, détruite, ce sont plus des deux tiers des populations des pays d’Afrique qui se trouveront en grande difficulté pour accéder à l'autosuffisance alimentaire.



Trois conférences sur les perspectives de l'économie africaine

13/05/2012

Dans le cadre du cycle de conférences "Des idées pour le développement", l'AFD organise trois conférences sur les prespectives de l'économie africaine : le 29 mai, en collaboration avec le FMI, "Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain"; le 31 mai, avec les revues Politique africaine et Afrique contemporaine, " Macroéconomie et politique en Afrique" et le 6 juin "Enjeux et défis de la question foncière : regards croisés sur la situation foncière en Afrique"

 

Du 29 mai au 13 juin, l’AFD organise le cycle "Des idées pour le développement" : cinq conférences interdisciplinaires et abordant des thématiques variées. Ces rendez-vous constituent un cadre de réflexion sur les problématiques de développement, avec la participation de nombreux experts engagés dans ce domaine, de par leur métier et leurs convictions personnelles. Ils permettent d’offrir un nouveau lieu de débat et de rencontre entre chercheurs, étudiants, professionnels de divers horizons et grand public.

Voici les trois premières conférences, dont les réflexions sont axées autour de l'économie africaine : ses performances, ses opportunités, ses écueils et ses perspectives.  

 

1° conférence : "Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain"

Le 29 mai, en partenariat avec le FMI

Dans une conjoncture marquée par la reprise hésitante de l’activité dans le monde, l’environnement international des économies d’Afrique subsaharienne demeure incertain et pourrait menacer les bonnes performances de croissance observées sur ce continent depuis plusieurs années.

Autour de la présentation du rapport du FMI sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne et de l’étude de l’AFD sur les structures d’exportation en zone Franc, cette table ronde est l’occasion de s’interroger sur les défis que les pays de la région auront à affronter à brève échéance, notamment à travers deux questions portant sur la gestion de leurs ressources naturelles et sur leur intégration au commerce mondial.

Intervenants
Roger Nord
, Directeur-adjoint Département Afrique du FMI
François-Xavier Bellocq, responsable de la division Analyse macroéconomique et risque pays de l’AFD

Conférence le 29 mai 2011, à partir de 14h30 à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris 12°.
 

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2° conférence : "Macroéconomie et politique en Afrique"

Le 31 mai, en partenariat avec les revues Politique africaine et Afrique contemporaine

La macroéconomie est le plus souvent abordée comme un corpus théorique, celui des économistes et des techniciens de l’action publique. Mais ne peut-on également le comprendre comme expression du politique par excellence ? L’objet de cette réunion est de proposer une lecture autre de la macroéconomie, comme un lieu de luttes sociales, de conflits entre groupes, un matériau pour comprendre les logiques de l’État et les mécanismes de pouvoir. Analysées « par le bas», les techniques de la macroéconomie mettent en lumière l’émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux instruments, de nouvelles positions de pouvoir et de rapports de force, autrement dit de nouvelles façons d’appréhender la réalité des sociétés africaines :

Intervenants
Béatrice Hibou, CNRS, Sciences Po / CERI, FASOPO
Boris Samuel, SciencesPo CERI, FASOPO
Un débat sera ensuite ouvert avec la salle. 

Conférence le 31 mai 2011 de 10h00 à 12h30 à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris, 12°.
Conférence gratuite dans la limite des places disponibles, réservation obligatoire

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3° conférence : "Enjeux et défis de la question foncière : regards croisés sur la situation foncière en Afrique"

Le 6 juin

A l'occasion de cette conférence-débat organisée par l’AFD, le ministère des Affaires étrangères et européennes et le Comité technique « Foncier et développement » de la Coopération française, il sera question de croissance démographique galopante, raréfaction et dégradation des ressources naturelles, pressions commerciales croissantes sur les terres… Face à ces évolutions tendancielles fortes, comment s’affranchir de tous les risques qui pèsent sur les terres et ceux qui les valorisent pour faire du foncier un véritable levier du développement ? 

Conférence le 6 juin, de 14h à 17h, à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris, 12°.
Conférence gratuite dans la limite des places disponibles, réservation obligatoire

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Le fonds pour l'agriculture africaine, une première pour lutter contre la faim

16/04/2012

Face aux menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire africaine, des partenaires européens, africains et mondiaux ont, pour la première fois, mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund, AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique et l’accroissement de la production agricole destinée à la consommation intérieure.

Des menaces de plus en plus lourdes pour la sécurité alimentaire des Africains

Les émeutes alimentaires de 2008 avaient été le révélateur des nombreux défis auxquels fait face le continent africain en matière de sécurité alimentaire :

  • l' accroissement non contrôlé des populations urbaines, dépendantes des importations alimentaires soumises à la volatilité des prix des matières premières agricoles ;
  • la dépendance chronique de l’aide alimentaire d’urgence, notamment dans les régions déstabilisées, comme la zone sahélienne ;
  • l'accaparement des terres agricoles par des fonds d’investissement spéculatifs au détriment des intérêts des producteurs villageois ;
  • le manque de volonté politique pour asseoir des stratégies régionales axées sur les filières de production paysannes ;
  • le manque de ressources propres des entreprises privées agricoles et des coopératives pour accroître leur production et moderniser les filières.

Une première : le Fonds pour l'agriculture africaine

Face à ces constats, la communauté internationale s’est mobilisée  à travers différentes initiatives. Pour la première fois, des partenaires européens (AFD, Union européenne, Agence Espagnole de Coopération Internationale, Coopération Italienne), des partenaires africains (BAD, BOAD, BIDC, DBSA, Fondation AGRA) et des agences des Nations Unies (FIDA, ONUDI) ont mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund ou AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique. 


une palmeraie au Ghana, © Agence AFD Ghana

Anti-blanchiment et bonne gestion des terres

Cité dans la Déclaration finale du G 20 agricole en juin 2011, ce fonds panafricain, qui devrait totaliser plus de 200 millions de dollars en juillet 2012, opère sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole (production, transformation, distribution) et en priorité dans le secteur primaire (céréales, élevage, aquaculture, productions fruitières…).

Les procédures du fonds couvrent notamment le respect de normes sociales et environnementales strictes, la réalisation de diligences systématiques en matière de lutte anti-blanchiment et de corruption ainsi que l’application d’un code de bonne gestion des terres.

Déjà deux projets pour l'AAF

AAF a déjà investi dans deux projets : le premier vise à réhabiliter une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone, par un investissement de 10 millions de dollars aux côtés d’un financement de Finnfund, l'agence finlandaise de développement. En associant plus de 8 000 planteurs indépendants et en augmentant la production destinée au marché domestique, ce projet s’intègre dans l'initiative post-conflit de la communauté internationale.

Le second investissement du fonds, d’un montant de 20 millions de dollars, permettra l’extension d’une ferme de production d’œufs en Zambie et le développement de différents acteurs de la filière (depuis la production de soja pour l’alimentation des volailles, jusqu’aux points de distribution en passant par l’amélioration du stockage).

Les prochains investissements devraient intervenir notamment en Afrique de l’ouest francophone ( Côte d’Ivoire ) et dans des secteurs variés (eau minérale, sucre, protection des récoltes…).

Le fonds dispose de deux instruments plus spécifiquement orientés vers les petits producteurs ou entrepreneurs : un fonds filiale de 30 millions de dollars consacré aux PME agricoles et une facilité d’assistance technique dotée de 15 millions de dollars subventionnant l’insertion professionnelle des petits producteurs, le renforcement de capacités et le développement de services auprès des PME.



Accompagner les besoins croissants en eau de la ville de Ouagadougou

20/03/2012

700.000 personnes devraient bénéficier des effets de l’extension du « Projet Ziga », inaugurée le 1er mars dernier. En augmentant de 50 % la capacité de production d'eau potable issue de la station de traitement, les investissements couvrent également la pose de 300 km de conduits de distribution, via des systèmes de gestion innovants, en direction notamment des quartiers informels.

Alimenter en eau potable une population en constante augmentation
Initié à la fin des années 90 par l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA), le « Projet Ziga » vise l’augmentation de l’accès à l’eau potable dans la ville de Ouagadougou. Ce projet, développé à partir du barrage de Ziga, se traduit en un important programme d’investissement en faveur du renforcement des systèmes de production, d’adduction et de distribution.

Pour appuyer la réalisation du projet, depuis 1999, l’AFD a accordé à l’ONEA un financement cumulé de plus de 32 Md FCFA sous forme de prêts concessionnels (c'est à dire à taux bonifiés) et de subventions.
Pour renforcer les capacités de maîtrise d’ouvrage de l’ONEA, l’AFD finance également de l’expertise et de l’assistance technique (accompagnement par des experts dans le but de former les acteurs locaux).

 
Visite lors de l'inauguration de l'extension de la station de traitement Ziga

Dans sa première phase, le « Projet Ziga » a permis la construction d’un barrage d’une capacité de 200 millions de m3 qui permet d’alimenter une station de traitement produisant 60.000 m3 d’eau potable par jour. Le fort taux d’accroissement démographique (supérieur à 3% par an) auquel est confrontée Ouagadougou, et le défi toujours aussi prégnant des Objectifs du millénaire pour le développement, imposent des investissements continus et adaptés, en faveur de l’accès à l’eau potable.

Une augmentation de 50 % de la capacité de production d'eau potable
Dans cette perspective, le 1er mars dernier, a été inauguré le module complémentaire de la Station de traitement de Ziga, en présence du Ministre de l’Agriculture et de l’Hydraulique, du Directeur Général de l’ONEA, de l’Ambassadeur de France et du Directeur de l’agence AFD de Ouagadougou.

Cette extension, cofinancée par l’AFD, permettra de porter la capacité de production à 90.000 m3 et bénéficiera à près de 700.000 personnes.

Les investissements financés couvrent également le développement des réseaux de distribution, via des systèmes de gestion innovants, en direction notamment des quartiers informels. A cet égard, ce sont plus de 300 km de conduits de distributions qui sont en train d’être posés à travers l’agglomération ouagalaise.

Dans le cadre du projet Ziga, afin d’accompagner la croissance démographique de la capitale et d’accompagner l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, d’autres investissements majeurs seront réalisés dans les années à venir.
L’AFD continuera de se positionner comme un partenaire clé du projet.



Développement d’un réseau africain de télécommunications à large bande dans 29 pays

16/02/2012

Le 2 février dernier a été signée une convention de financement de 1,35 M€ en faveur du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Cette subvention financera les études complémentaires ayant pour objectif d’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent un concept de réseau virtuel de transmission large bande, déjà en cours de mise en œuvre en Afrique orientale et australe.

Lors de la signature, Ibrahim Mayaki, directeur exécutif de l’Agence de coordination et de planification du NEPAD (NPCA) et ancien premier ministre du Niger, et Yves Boudot, directeur du département Afrique Sub-Saharienne de l’AFD, ont pu aborder, outre le développement des TIC sur le continent africain, les avancées du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), initiative portée par la Commission de l’Union Africaine, le NEPAD et la Banque Africaine de Développement.

Un soutien de longue date de l’AFD aux initiatives Nouvelles technologies de l'Information du NEPAD

Depuis 2003, l’AFD soutient les actions du NEPAD dans le secteur des télécommunications (programme e-Afrique) à travers une subvention dédiée et le fonds commun AFD-DBSA d’études et de préparation de projet. Ces fonds ont permis de co-financer des prestations préparatoires aux opérations TIC du NEPAD et la mise à disposition d’un assistant technique résidentiel (en poste depuis juillet 2009) pour appuyer le projet de réseau virtuel de transmission large bande UMOJANET ( "umoja" signifiant l’union, en swahili).

Ce nouveau financement, sur délégation du  Fonds européen pour les infrastructures (EU-ITF), fait suite à une subvention AFD de 850 000€ (octroyée en 2006) visant à soutenir l’initiative du NEPAD de développement d’un réseau virtuel de transmission large bande à l’échelle du continent.

Umojanet prolonge Uhurunet

La subvention octroyée permettra de financer le programme d’études induit par les travaux de l’assistant technique pour compléter la mise au point du concept et du réseau UMOJANET en vue de l’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent. Complétant ainsi la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.

Ce projet vise à proposer aux opérateurs africains un maillage pan-africain de canaux de transmission sur fibres optiques dont l’offre d’interconnexion, qui doit en résulter répondr à des critères d’exhaustivité, de qualitée garantie, d’accès ouvert, de non discrimination et de moindre prix. Les appels d’offre doivent être publiés en février 2012.

La démarche de l’AFD en appui des actions du NEPAD procède d'une réflexion en faveur de l’intégration régionale via la construction de grandes artères de communications, en complément du secteur privé. Cette stratégie rejoint celles adoptées par d’autres bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, BEI, KFW, DBSA,…). Elle a précédemment conduit l’AFD à co-financer en 2007, aux côtés d’autres bailleurs, le câble sous-marin est-africain EASSy pour un montant de 9,5 MUSD.

La signature de ce financement additionnel pour la mise en œuvre du projet UMOJANET devra permettre à la NPCA de présenter sous 12 mois un véritable plan de mise en œuvre du réseau large bande par fibre optique en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord, qui complétera la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.



 
   
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