Le Congo

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Conte du Congo : la forêt, les villageois et l'exploitant

05/05/2014

Avec près de 230 millions d’hectares de forêt, le Bassin du Congo constitue le deuxième massif forestier tropical du monde après l’Amazonie. La forêt est un enjeu majeur du développement économique du Congo. Elle représente plus de 65% de son territoire national. Sa préservation et son exploitation durable sont des atouts essentiels pour la diversification de l'économie et le développement social.
 

Présenter le projet d'appui à la gestion durable de forêts du Congo (PAGEF) par le biais d’une bande dessinée animée, c’est le pari qu’a fait l’AFD pour rendre compte de l’évolution du projet auprès des populations locales et souligner l’opportunité pour les différents acteurs de participer à une gestion des forêts bénéfique pour tous.


Le PAGEF , mis en place en 2007, a pour but l’appui à la gestion durable des forêts dans le Sud Congo. Cette partie des forêts a été depuis longtemps exploitée de manière anarchique et très intensive : les autorités congolaises souhaitaient donc mettre en œuvre des plans d’aménagement afin de rationaliser et pérenniser la gestion de ces massifs.

Ce sont ainsi près de 4 millions d’hectares de forêts qui sont actuellement en cours d’aménagement. Le projet offre un service d’assistance technique aux sociétés engagées dans la démarche, pour conduire le processus d’inventaires écologique et d’études socio-économiques, puis concevoir leur plan d’aménagement.

Il comprend également un volet important de transfert de compétences techniques à l’administration forestière ainsi qu’auprès des ouvriers des sociétés, des universités congolaises qui dispensent des formations forestières, et appuie l’émergence de bureaux aménagistes locaux compétents. Figurant parmi les actions emblématiques de l’AFD dans le secteur forestier du Bassin du Congo, ce projet est au cœur du dialogue entre l’Agence et les autorités du Congo pour la gestion durable de leurs forêts. Il s'achèvera en octobre 2014 ; la seconde phase est en cours d’élaboration.
 

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L'AFD soutient l'Association des Mamans Couturières Unies du quartier de Mfilou (AMCUMF) à Brazzaville

13/01/2014

Grâce à la ligne « dons et subventions » de son budget de fonctionnement 2013, l’agence de Brazzaville a fait un don matériel d’une valeur de 645 000 FCFA au profit de l’Association des Mamans Couturières Unies du quartier de Mfilou (AMCUMF) à Brazzaville.

L’AFD a souhaité ainsi apporter son soutien aux activités de cette association qui favorise la formation professionnelle à la base de jeunes filles défavorisées.

Fondée par Mme Françoise Loubondo, l’association  forme les jeunes filles défavorisées et les filles-mères du quartier de Mfilou à Brazzaville au métier de la couture. En 3 ans, 80 jeunes filles ont été formées. Elle travaille aussi à leur insertion dans des ateliers de couture. Le dynamisme de l’AMCUMF est avant tout l’œuvre de sa Présidente, Mme Françoise Loubondo, très engagée dans la défense, la protection et la formation des jeunes filles.

Impliquée dans le soutien de la politique publique de formation professionnelle, l’AFD était restée très attentive aux activités de l’AMCUMF qu’elle avait contribué à appuyer en 2011 dans le cadre du projet MICAB, cofinancé avec l’Union Européenne.

Ce don de l’AFD a permis l’achat d’un groupe électrogène qui fournira l’énergie aux machines à broder et à surfiler pendant les très longs délestages dont souffre l’atelier de formation, deux machines à coudre et un lot de pagnes, pour une valeur totale de 645 000 FCFA.

La remise de ce don a eu lieu le 17 décembre dans le quartier NGambio du 7 ème arrondissement Mfilou en présence du représentant du maire d’arrondissement, du chef de quartier, de la Présidente de l’AMCUMF ainsi que les jeunes filles et les filles-mères bénéficiant de la formation donnée par l’association.

 

 



L’AFD soutient 15 nouveaux projets d’Organisations françaises de la société civile pour un montant de 8,9 millions d’euros

18/12/2013

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 17 décembre 2013. Il a approuvé l’attribution de 15 subventions.

AIDES - Accès à la prévention et aux traitements du VIH/sida en Afrique et dans les Caraïbes
Subvention de 912 175 euros sur 3 ans à Aides pour un projet visant à améliorer l’accès à la prévention et au traitement du VIH/Sida et des hépatites des groupes les plus vulnérables face à l’épidémie dans 10 pays d’Afrique et de la Caraïbe. Hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, transgenres, usagers de drogue injectable, travailleurs/ses du sexe… Ces populations se retrouvent très souvent en dehors des dispositifs de prise en charge en raison des discriminations dont ils sont victimes et de la criminalisation de leurs pratiques. Le projet prévoit de renforcer les capacités de plaidoyer et de sensibilisation des associations partenaires de lutte contre le sida ainsi que de travailler sur l’environnement juridique qui entrave l’accès aux traitements et la prévention du VIH.

Eau vive - Accès à l'eau potable et à l'assainissement au Mali
Subvention de 331 575 euros sur 3 ans à Eau Vive pour un projet visant à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans 4 communes de la région de Koulikoro, située à 100 km au Nord de Bamako. Adossé à une contribution du Lions Club, le projet comprend la construction de forages, de points d’eau et de latrines et des actions de sensibilisation à l’hygiène auprès des populations. Il prévoit aussi un accompagnement des autorités locales, compétentes en matière d’eau et d’assainissement dans le cadre de la politique malienne de décentralisation. Un volet « sécurité alimentaire » permettra d’appuyer 5 groupements d’agriculteurs pour développer des activités maraîchères. 112 300 habitants bénéficieront à terme du projet.

CCFD-TS  - Accès à l'information et renforcement des acteurs non étatiques au Tchad
Subvention de 504 000 euros sur 2 ans au CCFD-Terre solidaire pour un projet d’accès à l’information et de renforcement des capacités des acteurs non étatiques et des autorités locales dans 17 régions du Tchad. Monté en partenariat avec le Groupe de recherches alternatives et de monitoring du projet pétrole Tchad-Cameroun (GRAMP-TC), le projet vise à impliquer les populations de manière effective dans la gestion des budgets publics et communaux, notamment en ce qui concerne les ressources issues de l’exploitation pétrolière. A terme, 16 conseils municipaux et leurs personnels techniques se verront dotés d’outils leur permettant de s’impliquer plus efficacement dans la bonne gestion des fonds publics et l’élaboration des plans de développement locaux. 500 travailleurs des industries extractives seront informés sur la gouvernance de leurs entreprises.

Plan international France - Eradiquer le travail des enfants en Tanzanie 
Subvention de 180 000 euros sur un an et demi à Plan international France pour un projet visant à éradiquer le travail des enfants dans 11 circonscriptions minières de la région de Geita en Tanzanie. L’enjeu est d’assurer un meilleur suivi de l’application des lois et des politiques sur le travail des enfants. Le projet prévoit de sensibiliser les jeunes, leurs parents et les exploitants du secteur minier à la situation du travail des enfants et ses conséquences. Il renforcera aussi des associations villageoises d’épargne et de crédit pour améliorer la sécurité économique de 4 500 foyers vulnérables. A terme, le projet permettra de former 60 élus à cette question et de réintégrer 12 000 enfants âgés de 5 à 13 ans dans un parcours scolaire.

GRET - Microprojets communaux et associatifs au Congo Brazzaville
Subvention de 300 000 euros sur 3 ans au GRET pour un projet visant à donner aux acteurs locaux de 4 arrondissements défavorisés de Brazzaville des outils pour améliorer l’accès aux services urbains de base. Il s’agit de renforcer la capacité des acteurs locaux à agir de façon partenariale et de permettre aux mairies d’arrondissement de mieux piloter le développement de leur territoire. Le projet gère un fonds d’appui aux initiatives d’aménagement, l’animation d’espaces de concertation et propose un important plan d’accompagnement à tous les niveaux. Il bénéficiera à une quarantaine d’agents des mairies d’arrondissement, à une trentaine d’organisations de la société civile, à une vingtaine d’entreprises ou bureaux d’études, pour permettre à 600 000 habitants un meilleur accès aux services urbains de base.

Inter Aide – Renforcement des exploitations familiales agricoles en Afrique subsaharienne
Subvention de 1 671 339 euros sur 3 ans à Inter Aide pour la poursuite de la convention-programme portant sur le renforcement des capacités des exploitations familiales agricoles et la structuration de services mise en œuvre dans des zones rurales défavorisées d’Ethiopie, de Madagascar, du Malawi et de la Sierra Leone. Ce projet appuie le déploiement et la structuration des dispositifs d’appui-conseil et des filières semencières dans les zones rurales concernées, en vue d’accroître la résilience des exploitations familiales agricoles. Cette convention-programme bénéficie à environ 13 000 familles, soit 66 000 personnes.

CCFD Terre solidaire – Faire émerger un dialogue politique concerté sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest
Subvention de 804 163 euros sur 3 ans au CCFD - Terre Solidaire pour un projet de structuration du monde associatif visant à faire émerger un dialogue politique concerté sur la sécurité alimentaire dans deux zones transfrontalières de la Mauritanie, du Sénégal, du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Il s’agit d’améliorer les connaissances des organisations professionnelles et des collectivités locales sur les politiques publiques de sécurité alimentaire et de renforcer leurs capacités de dialogue afin qu’elles participent activement à leur élaboration. 298 organisations professionnelles et 45 collectivités locales seront mobilisées dans le cadre de cette initiative qui impactera deux zones frontalières comptant un million d’habitants.

AVN – Développement d’une offre d’habitat rural en Afrique de l’Ouest
Subvention de 680 000 euros sur 3 ans à l’Association de la voûte nubienne (AVN) visant à renforcer les capacités des organisations d'Afrique de l'Ouest pour développer un marché de bâtiments construits en voûtes nubiennes adaptés localement aux besoins économiques, sociaux et environnementaux de la région. Ce programme repose sur un concept : la voûte nubienne ; un métier : l’artisan-maçon spécialisé dans ce type de construction ; une méthode : la promotion régionale du marché de voûtes nubiennes. Le projet permettra d’accompagner la création de 2 500 voûtes nubiennes qui assureront l’hébergement de 20 000 personnes dans des conditions de confort  améliorées par rapport aux maisons courantes construites en tôle et en béton.

Initiative développement - Diffusion d'unités de distillation à foyer économe aux Comores
Subvention de 240 422 euros sur 3 ans à Initiative développement pour un projet visant à diffuser des unités de distillation plus économes en bois auprès des producteurs d’ylang ylang, une huile essentielle produite sur l’île d’Anjouan et très prisée de l’industrie cosmétique. L’objectif est de réduire la consommation de bois grâce à des unités de distillation plus durables et de structurer et améliorer les revenus des petits producteurs. Le projet s’appuie notamment sur une valorisation des réductions d’émissions via la finance carbone. Il bénéficiera à au moins 200 petits producteurs distillateurs et indirectement à l'ensemble des acteurs impliqués dans la filière, notamment les femmes en charge de la cueillette.

FERT – Education au développement dans l’enseignement agricole
Subvention de 267 600 euros sur 3 ans à FERT pour un projet visant à ancrer durablement l’éducation au développement au sein de l’enseignement agricole en France. L’objectif est d’accroitre la sensibilisation  aux enjeux du développement des personnels de l’enseignement agricole ainsi que des jeunes scolarisés dans les établissements et de leurs familles.  Développé sur  18 régions françaises, il est monté en partenariat avec le  Conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP), l’Institut formation enseignement agricole privé (IFEAP) et le ministère de l’Agriculture. Le projet qui implique des acteurs diversifiés (professionnels du monde agricole, réseaux éducatifs et réseaux régionaux) permettra de toucher à terme 5 000 éducateurs et 50 000 jeunes et leurs familles.

Batik international - Insertion socio-économique des femmes au Vietnam
Subvention de 220 000 euros sur 3 ans à Batik international pour un projet d’amélioration des conditions de vie des femmes dans deux zones industrielles du Nord Vietnam. Il s’agit d’améliorer leurs conditions de travail, de logement, de prise en charge sanitaire, ainsi que leur insertion économique, en les aidant à mieux connaître leurs droits, à s’organiser pour les faire respecter et à développer leurs compétences. Le projet prévoit de créer des instances de dialogue entre acteurs locaux et de renforcer les services sociaux.  Il permettra la formation de 60 « femmes-leaders », la création de 30 « clubs de femmes » auto-gérés et la participation de plusieurs entreprises à l’amélioration des conditions de travail. 960 femmes seront touchées directement dans les deux provinces.

GERES - Structuration des ONG françaises sur la question du climat
Subvention de 368 247 euros sur 3 ans pour un projet de structuration des ONG françaises, porté par 8 organisations membres de la Commission climat-développement de Coordination Sud. Dans le contexte des négociations mondiales sur le climat, en vue d’établir un régime climatique global pour la période post-2020, ce nouvel appui permettra de poursuivre des actions de production intellectuelle, d’échanges de savoirs, d’amélioration des pratiques des ONG et de plaidoyer. Il contribuera au renforcement des capacités des ONG françaises sur les thèmes du risque climatique, de l’atténuation, de l’adaptation, du financement du climat, des liens avec l’agriculture, etc. Dans la perspective de la 21ème Conférence des Parties sur le climat organisée à Paris en 2015, ce projet devrait aboutir à une meilleure structuration et visibilité des acteurs français engagés sur cette question.

Quartiers du Monde – Renforcement d’un réseau d’entrepreneuses solidaires en Afrique et en Amérique Latine
Subvention de 659 000 euros sur 5 ans à Quartiers du Monde pour le renforcement d’un réseau d’entrepreneuses solidaires entre le Mali, le Sénégal, le Maroc, la Bolivie, la Colombie et la France. Cette initiative contribuera à l’amélioration de la vie de 400 femmes et de 2 000 membres de leurs familles et de leur entourage par la création ou la transformation d’entreprises économiques sociales et solidaires. Le projet mettra l’accent sur la thématique du leadership féminin ainsi que sur la sensibilisation des hommes aux questions de genre et de d’égalité femmes-hommes.

Handicap international - Contribuer au développement économique et social via la réduction de la menace des mines au Liban et Laos
Subvention de 1, 5 millions euros sur 2 ans à Handicap International pour poursuivre les activités de déminage et de réduction de la menace liée aux mines et autres engins non explosés menée depuis plusieurs années au Liban et au Laos en partenariat avec les centres nationaux de coordination du déminage. La dépollution de sites minés et la prévention des risques permettront à terme la relance d’activités sociales et économiques dans les zones concernées : la région de Batroun dans la province du Nord Liban et les districts de Nong, Sepon et Vilabuly dans la Province de Savannakhet au Laos. Cette intervention bénéficiera directement à plus de 30 000 personnes.

Force Ouvrière –  Projet de coopération technique syndicale en Tunisie
Subvention de 236 000 euros sur 3 ans à un projet de coopération technique syndicale visant la modernisation du système d’information et de communication du partenaire. Le projet, qui s’inscrit dans le cadre de la politique d’appui à la consolidation de l’Etat de droit et de renforcement des capacités de la société civile en Tunisie, aura pour objectifs d’informatiser le service d’adhésion et le service comptabilité, d’améliorer la lisibilité et la gestion des adhésions, de fluidifier la communication interne. Le projet souhaite mettre en place un logiciel unique qui automatisera les données relatives aux coordonnées des adhérents, permettra une meilleure maîtrise et organisation des charges et des dépenses, modernisera le système de gestion des adhésions et de la comptabilité interne, recensera l’ensemble des informations sur les syndicats affiliés et les unions départementales.



La France soutient l’innovation en Afrique - Forum 100 Innovations pour un développement durable

05/12/2013

Le ministère des Affaires étrangères (MAE), sous l’impulsion de Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement, a organisé le 5 décembre 2013, de 8 h 30 à 12 h 30, le Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable, en partenariat avec l’AFD. En marge du Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique, ce forum met en lumière des innovations, inscrites dans le développement durable, portées par des innovatrices et des innovateurs africains. Ces innovations ont déjà été mises en place localement pour améliorer la vie quotidienne. Elles concernent en particulier le recyclage de matières premières, la valorisation des déchets, les techniques de construction d’habitat, l’éducation et la santé.

Pour Pascal Canfin, « l’objectif de ce Forum est de mettre en lumière les réalisations de celles et ceux qui en Afrique mettent l’innovation en action. L’ensemble de ces innovations proposent des solutions à des besoins concrets de la vie quotidienne. Elles contribuent à la fois à la lutte contre la pauvreté et à la préservation de la planète. Ce forum sera l’occasion pour les innovateurs de rencontrer de nouveaux partenaires pour aider la diffusion de leurs initiatives ».

Lancé en septembre 2013, l’appel à projets 100 innovations pour un développement durable a permis, en un mois, la réception de plus de 800 dossiers de candidature.

Ces 800 dossiers ont été examinés par 45 spécialistes du développement de l’AFD, puis par un comité de sélection composé de trois grands témoins, actrice et acteurs du développement : Winny Byanyima, directrice générale d’OXFAM International, Malamine Koné, PDG d’Airness, Jean-Michel Severino, gérant d’Investisseurs et Partenaires Conseil, ancien directeur général de l’AFD.

Ce travail a permis une sélection de 100 dossiers qui feront l’objet d’une reconnaissance officielle par le ministère des Affaires étrangères, permettant d’augmenter la visibilité globale de l’innovation et facilitant leur diffusion et la recherche de financements publics ou privés. 21 innovations seront présentées par leurs porteurs à Paris le 5 décembre, devant des représentants institutionnels, des bailleurs publics ou privés, des chercheurs et représentants d’ONG.

 









Formation professionnelle : Inauguration à Douala du nouveau campus de l’Institut Supérieur de Technologie d'Afrique Centrale

28/11/2013

Le nouveau campus de l’Institut Supérieur de Technologie d’Afrique Centrale (ISTAC) à Douala a été inauguré le jeudi 28 novembre 2013 en présence de l’Ambassadrice de France au Cameroun. C'est un prêt non souverain de 4 millions d'euros de l'AFD qui a permis de financer la construction de ce nouveau campus, ainsi que celui de Pointe-Noire (Congo).

Ecole d'ingénieurs présente au Cameroun depuis neuf ans, l’ISTAC est le fruit d'un partenariat entre l'Université Catholique d'Afrique Centrale (UCAC) et l'Institut Catholique d'Arts et Métiers (ICAM) de Paris. L'objectif de l'ISTAC est de former des ingénieurs africains en Afrique et pour l'Afrique.

L'Institut est aujourd'hui présent au Cameroun (Douala), au Congo (Pointe-Noire). Il propose des formations qualifiantes toutes par alternance et des formations continues à destination des étudiants comme des salariés d’entreprises et vise ainsi à former des ingénieurs généralistes et des techniciens en maintenance industrielle techniquement compétents mais aussi humainement responsables. Le recrutement est réalisé au niveau régional (14 centres d’examens) et privilégie la diversité des publics.

L’Institut est soutenu par de nombreux partenaires industriels, dont le Groupement Inter patronal du Cameroun (GICAM), qui ont signé avec l’ISTAC des conventions de partenariat, notamment pour les contrats d’alternance, démontrant leur confiance dans la qualité des formations proposées et permettant ainsi à l’ISTAC de présenter un taux d’insertion de ses étudiants de près de 100%. A travers l’AFD et le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), la France consacre de nombreux efforts financiers à l’éducation de base, ainsi qu’à la formation technique et professionnelle au Cameroun.

Ainsi, sur financement C2D, deux futurs centres de formation professionnelle vont être créés en collaboration avec le Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP) et le GICAM. Ces derniers formeront des ouvriers et des techniciens dans les domaines de l’agro-alimentaire, de la maintenance industrielle, du transport et de la logistique. Les deux centres se situeront dans la région du Littoral. Des synergies seront donc possibles avec l’ISTAC dans le domaine de la maintenance industrielle.

L’AFD soutient donc également la formation professionnelle supérieure grâce à des prêts non souverains : au-delà du prêt à l’ISTAC, l’AFD appuie également le développement du futur campus de l’Université des Montagnes à Bangangté et étudie le projet d’extension du campus de l’UCAC à Yaoundé. Le prêt de 4 millions d’euros de l’AFD a permis de financer la construction du nouveau campus de Douala ainsi que celui de Pointe Noire permettant ainsi à l’ISTAC d’augmenter ses effectifs (108 étudiants par promotion au lieu de 72 pour les deux sites). Le campus de Douala se compose de 9 salles de classe, un amphithéâtre, 4 plateaux-laboratoires et d’une résidence pouvant accueillir 96 étudiants. Tous les bâtiments sont équipés de panneaux solaires, de systèmes de gestion de la consommation d’énergie (détecteurs de mouvements pour la gestion des éclairages et des climatiseurs…) et de systèmes de récupération d’eau de pluie.

Par ailleurs, un partenariat avec la Société Générale du Cameroun (SGC), appuyé par l'AFD, permet de proposer des prêts d'études à remboursement différé et à taux bonifié aux étudiants de l’ISTAC.

L’inauguration du nouveau campus fut également l’occasion pour l’AFD de contribuer à deux conférences organisées par l’ISTAC, et ainsi de partager son expertise, sur l’adéquation formation/emploi et sur l’efficacité énergétique.



De nouveaux financements pour le secteur agricole et agro-alimentaire africain

16/10/2013

Le fonds africain pour l’agriculture, premier fonds d’investissement essentiellement consacré à la production alimentaire pour l’Afrique sub-saharienne, vient d’achever sa seconde levée de fonds à hauteur de 243 millions de dollars. Le fonds, à la création duquel l'AFD a beaucoup contribué et dans lequel elle est très investie, va ainsi pouvoir ainsi financer de nouveaux projets, toujours avec des procédures environnementales et sociales exigeantes.

Des capitaux pour l’agriculture

Le fonds africain pour l'agriculture (African Agriculture Fund, AAF) est destiné au renforcement des capitaux propres des entreprises agricoles. Les investissements prioritaires doivent porter sur la production alimentaire, principalement à destination des consommations locales, la distribution des produits alimentaires et les services liés sur l’ensemble du continent africain.

Avec des investissements compris entre 5 et 20 millions de dollars, le fonds opère ainsi sur l’ensemble de la chaîne de valeur alimentaire :
 - L’agriculture primaire est comprise comme le spectre complet des activités agricoles incluant les cultures vivrières (produits amylacés, protéagineux, oléagineux, fruits, légumes, sucre), l’élevage (œuf, lait, viandes) et l’aquaculture;
- L’agriculture secondaire inclut les minoteries (blé et maïs), les huileries, les sucreries, les provenderies, les boissons, la transformation agro-alimentaire et les emballages;
 - L’agriculture tertiaire inclut les infrastructures, la logistique, le stockage, les semences, la sous-traitance, la protection des cultures, et les engrais.

Une structure actionnariale innovante

L’AAF présente une structure capitalistique unique avec différentes catégories d’actions, permettant d’associer, au sein d’un même fonds, des institutions de développement qui acceptent une rentabilité différée, et des investisseurs privés attirés par des perspectives de rentabilité plus favorables compte tenu des risques associés au secteur. Les bailleurs de fonds tel que l'AFD jouent ainsi pleinement leur rôle en assurant un effet de levier pour attirer des ressources privées et maximiser les montants investis sur des projets agricoles et agro-alimentaires en Afrique.

Une gouvernance socialement responsable

Le fonds a des procédures environnementales et sociales contraignantes et mises en œuvre par le gestionnaire avec l’aide notamment d’un consultant indépendant ; une procédure relative à la lutte contre la corruption et le blanchiment ; une politique en matière de gestion des terres ; et enfin, un guide de bonnes pratiques sur les questions fiscales.

 
Quelques exemples de projets

Le fonds poursuit un rythme d’investissement satisfaisant avec quatre transactions finalisées à ce jour : un investissement en août 2011 aux côtés de  Finnfund pour la reconstruction d’une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone (Goldtree) ; un investissement en avril 2012 en Zambie pour le développement d’une entreprise de production d’œufs (Golden Lay) ; un investissement en décembre 2012 en RDC pour une entreprise cherchant notamment à réhabiliter une plantation de palmiers à huile (Feronia), et enfin un investissement en février 2013 en Côte d’Ivoire pour le développement et la diversification d’une entreprise d’eau minérale (CBC).

AAF a également réalisé trois investissements via sa filiale AAF PME : une ferme mixte au Cameroun, une entreprise zimbabwéenne spécialisée dans plusieurs cultures végétales, notamment les citrons, et une entreprise malgache productrice d’engrais biologique.

L'équipe

Le fonds est géré par Phatisa Fund Managers composé d’une équipe anglophone et francophone experte du capital investissement et du secteur agricole et agroalimentaire. Phatisa dispose de plateformes à Johannesburg, Nairobi, Lusaka, Maurice et Accra et les premiers investissements réalisés témoignent de sa capacité à intervenir sur l’ensemble du continent.

Les deux outils complémentaires du fonds

Le fonds AAF PME
Par une dotation initiale de 30 millions de dollars, l’AAF a créé une filiale « AAF PME » chargée, selon la même thèse d’investissement et le même mode de gouvernance, de réaliser des investissements de taille plus petite (entre 150 000 dollars et 4 millions de dollars) dans des PME. Sa gestion a été confiée à Databank Agrifund Manager, dont les équipes sont présentes à Johannesburg et Accra.

La facilité d’assistance technique
Avec l’appui de la fondation AGRA, de la coopération italienne et de l’ONUDI, le FIDA a conçu et mis en place une facilité d’assistance technique dotée d’une subvention de 14 millions de dollars, en grande partie apportée par l’Union Européenne. Celle-ci vise à (i) renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises et des petits exploitants agricoles, (ii) insérer les producteurs villageois dans les grandes filières agro-industrielles (organisation et structuration des filières), et (iii) améliorer leurs accès aux marchés et aux financements afin d’accroître leur productivité et leurs revenus.
La facilité d’assistance technique est mise en œuvre sur le terrain par l’ONG Technoserve qui réalise l’évaluation des programmes d’appui et de renforcement de capacité en articulation avec les diligences des deux gestionnaires de fonds. Sur la base des recommandations de Technoserve, le comité technique de la facilité, composé des donateurs, décide en tout indépendance de l’allocation des subventions.


Concernant la facilité d’assistance technique, les premières opérations ont démarré début 2013 avec le financement d’études (réhabilitation des routes d’accès aux plantations en Sierra Leone, étude sur les acteurs de la filière avicole à la base de la pyramide en Zambie) et le financement de programmes d’assistance technique (au Cameroun, assistance en agronomie ; en Zambie, assistance technique de deux ans destinée aux producteurs de soja ; en Sierra Leone, programme de soutien de 4 000 petits planteurs afin de faciliter l’accès aux intrants et d’améliorer le rendement et le transport des productions).

La part de l'AFD dans ce fonds d'investissement
Le groupe AFD a investi 40 M$ (30M$ AFD et 10M$ via FISEA) dans le fonds. 
Si elle ne décide pas des investissements qui sont de la responsabilité du gestionnaire, l’AFD est impliquée à plusieurs niveaux dans les instances de gouvernance (conseil de surveillance du fonds AAF, conseil de surveillance du fonds AAF PME et comité de la facilité d’assistance technique).

 

A propos de l'AAF
Promu, à la suite des directives de l’Aquila, dans le cadre d’un partenariat entre des institutions financières de développement européennes (Groupe Agence Française de Développement et Agence Espagnole pour la Coopération et le Développement International), des banques de développement africaines (Banque Africaine de Développement, Development  Bank of Southern Africa, Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO, Banque Ouest africaine de Développement) ainsi que le FIDA et la Fondation AGRA, le fonds a été incorporé en novembre 2010 à la suite de sa première levée de fonds à hauteur de 151 millions de dollars.
De nouveaux investisseurs institutionnels (FMO et le Fonds des pays de l’OPEP, OFID) ainsi que des investisseurs privés (entreprise, fonds d’investissement et banque) ont rejoint le fonds qui bénéficie par ailleurs d’un prêt de 50 millions de dollars de l’Overseas Private Investment Corporation (Etats-Unis).

Pour aller plus loin

Site internet du fonds AAF
Site internet du fonds AAF PME
Site internet de la facilité d’assistance technique



 
   
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