Sauvegarder la forêt du Day

Sauvegarder la forêt du Day

La forêt du Day

Contexte :

La médiatisation de la sécheresse dans la Corne d’Afrique, durant l'été 2011, liée à la famine qui semble, de manière tragique, s’être installée durablement en Somalie, aura néanmoins eu le mérite d’attirer l’attention sur la situation extrêmement difficile sur le plan climatique que connaît la région dans son ensemble depuis plusieurs années maintenant.

Djibouti est particulièrement touché par la raréfaction des pluies, puisque des précipitations dépend la capacité de régénération des puits et des pâturages, donc l’état général du cheptel, et l’équilibre économique et alimentaire des ménages nomades ou sédentaires, pasteurs ou éleveurs, de l’intérieur du pays. C’est dans ce contexte marqué par une détérioration rapide des conditions environnementales qu’a éclos le projet PROMES-GDT, initié en 2008.

  

 

Objectifs :

Le PROMES-GDT avait pour objectif principal d’améliorer les conditions de vie d’environ 6000 ménages des communautés pastorales vivant dans les régions de Day/Randa, Dorra, Magdoul au Nord et Grand Barra, Petit Barra et Gobaad/Dakka au Sud, en permettant un meilleur accès aux ressources en eau et la promotion d’une gestion durable des ressources naturelles sylvicoles et pastorales. 

 

Depuis son lancement, le projet, mis en œuvre par le Ministrère de l’Agriculture et supervisé par le PNUD, a mobilisé le concours de nombreux partenaires ; FIDA, PAM, et Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), qui a octroyé à la République de Djibouti un cofinancement de 1 million d’Euros pour ce projet, d’un montant total de 11,6 millions d’Euros.

 

Descriptif :

Les fonds accordés par le FFEM sont destinés à la mise en œuvre d’actions de sauvegarde de la forêt de genévriers du massif du Day.

Dernière forêt primaire du territoire djiboutien, avec le massif du Mabla, sa superficie a été fortement réduite ces cinquante dernières années, sous l’effet conjugué de la désertification, du surpâturage et de la surconsommation des ressources boisées pour leur valorisation en matériaux de construction ou en charbon de bois.

Pourtant, cette forêt, outre l’intérêt que présente sa sauvegarde pour le patrimoine mémoriel du pays, tant elle est devenue un symbole du paysage djiboutien, est aussi un sanctuaire de biodiversité aujourd’hui menacé, autant qu’un rempart contre l’érosion des sols.

Des interventions conjointes, sur la mobilisation des eaux de ruissellement, sur la mise en défens d’une partie de la forêt, articulées avec un programme de reboisement à partir de jeunes pousses de genévriers, pourraient parvenir à stopper le déclin de cette forêt et à garantir sa régénérescence. 

 

 

Impact :

A mi-parcours du projet, il est encore trop tôt pour en mesurer les impacts réels sur la conservation de la forêt. Les actions entreprises – retenues d’eaux de surface, reboisement, mettront plusieurs années avant de faire voir leurs possibles effets, sur la régénération de la ressource.

Détails des opérations :

Projet de mobilisation des eaux de surface et de gestion durable des terres
Financement : Fond français pour l'environnement mondial (FFEM)
Bénéficiaire : République de Djibouti
Maîtrise d’ouvrage : Ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l'Elevage et des Ressources Halieutiques
Durée du projet : 2009/2014
Concours : Subvention de 1 Million d’Euros